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Panorama

Géopolitique 2014 : fractures, points chauds et espoirs pour la planète

Publié le 30 décembre 2013
Avec
Des rivalités entre la Chine et le Japon aux risques de partitions au Proche-Orient, tour d'horizon des sujets qui risquent d'inquiéter ou de réjouir le monde en 2014.
Nicolas Mazzucchi est géoéconomiste spécialiste des questions énergétiques. Il est chercheur associé à l’IRIS, fondateur du cabinet Polemos Consulting et professeur associé à l’Ecole de Guerre Economique, HEC et Sciences-Po Lille.Jean-Sylvestre...
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Nicolas Mazzucchi est géoéconomiste spécialiste des questions énergétiques. Il est chercheur associé à l’IRIS, fondateur du cabinet Polemos Consulting et professeur associé à l’Ecole de Guerre Economique, HEC et Sciences-Po Lille.Jean-Sylvestre...
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Des rivalités entre la Chine et le Japon aux risques de partitions au Proche-Orient, tour d'horizon des sujets qui risquent d'inquiéter ou de réjouir le monde en 2014.
Avec
  • Le réalignement diplomatique de Washington au Moyen-Orient

Jean-Sylvestre Mongrenier : Primitivement, le terme utilisé à Washington, dans les débuts du premier mandat de Barack Obama, était celui de "pivot", qu’il faudrait traduire en français par "pivotement". La "diplomatie du pivot" était fondée sur l’idée d’un redéploiement des efforts et des moyens américains vers la Chine, l’Asie-Pacifique et, plus largement, le "monde des émergents". Se détourner d’une Vieille Europe, centrée sur ses problématiques internes, se désengager des conflits du Grand Moyen-Orient (Irak, Afghanistan), pour saisir les opportunités de croissance et relever les défis du "monde des émergents".

De fait, la "diplomatie du pivot" de Barack Obama a vite montré ses limites. Les pays émergents ne sont guère pressés d’assumer des responsabilités internationales et s’en tiennent à la stricte défense de leurs intérêts nationaux-étatiques, perçus et définis de manière étroite. Quant aux hommes qui dirigent la Chine de Pékin, ils ont dédaigné la politique d’"engagement coopératif" d’Obama, interprétée comme un signe de déclin, et ils ont brutalement affirmé leur puissance dans les "méditerranées asiatiques" (mers de Chine méridionale et orientale). En retour, les alliés des Etats-Unis dans la région se sont tournés vers Washington et l’"engagement coopératif" a pris une dimension beaucoup plus sécuritaire, voire militaire.

Désormais, le terme en usage à Washington est celui  de "rebalancing", traduit par "rééquilibrage", ce qui semble plus adéquat que "réalignement" (sur qui ?) ou "réajustement" (trop limitatif). Ce rééquilibrage est souvent présenté comme un retrait américain depuis l’Europe ou le Moyen-Orient, au bénéfice de l’Asie-Pacifique. C’est oublier que la mondialisation n’est pas seulement économique, commerciale et financière : la mise en relation généralisée des différents lieux de la Terre, l’affirmation séculaire d’un monde interconnecté, constitue un phénomène géostratégique majeur. En raison de cette mondialisation géostratégique – une réalité évidente depuis les "guerres en chaîne" (Raymond Aron) du XXe siècle -,  la première puissance mondiale ne saurait s’abstraire de l’Europe ou du Moyen-Orient. En Europe, les Etats-Unis assurent toujours la sécurité de leurs alliés, mais ils entendent à partager avec eux le "fardeau" des responsabilités (le thème du "burden sharing" n’est pas nouveau). Les alliés européens, tout au moins les principaux d’entre eux, ont longtemps demandé le partage du pouvoir dans l’Alliance, mais ils refusent les responsabilités qui lui sont liées. A cet égard, la baisse des dépenses militaires en Europe, y compris en France, est significative : elle révèle les préférences stratégiques souvent peu ambitieuses du Vieux Continent.

Nicolas Mazzuchi : On voit dans un premier temps que l’administration Obama, bien consciente du fait qu’elle mène son dernier mandat, cherche effectivement à avancer autant de pions que possibles dans la normalisation de ses relations avec l’Iran. Il s’agit là d’achever un acte qui devrait être l’un des grands objectifs géopolitiques du locataire de la Maison Blanche, ce dernier courant toujours, pour ainsi dire, derrière la justification de son Prix Nobel de la Paix. Des gages ont été donnés de chaque côté et devraient continuer de l’être, en particulier du côté de Téhéran qui a fini par mettre de l’eau dans son vin alors que le pays souffre d’un taux d’inflation annuel proche de 40% suite aux sanctions prises par Washington et Bruxelles. Il y a donc, au-delà des purs intérêts diplomatiques, de véritables motivations commerciales à une telle réorientation.

Cependant, on peut affirmer que ce processus s’étalera sur le temps long et rencontrera logiquement de nombreuses difficultés de réalisation. A tel point d’ailleurs que les avancées qui seront obtenues risquent de basculer à tout moment face aux antagonismes du passé. L’opposition idéologique entre les deux pays reste de taille, et elle ne saurait complètement s’effacer devant ces récentes tentatives d’ouverture. Le moindre grain de sable peut ainsi potentiellement bloquer toute la mécanique mise en place.

Plus largement, on peut dire que Barack Obama considère que son objectif n’est pas encore accompli au Moyen-Orient. La première étape de sa politique dans la région (premier mandat, NDLR) avait été d’annoncer le retrait des troupes américaines en Irak puis en Afghanistan, la seconde ayant été la mort de Ben Laden. Il semble que nous entrons aujourd’hui dans une troisième et dernière étape qui viendrait boucler l’action américaine dans cette partie du monde depuis le 11 septembre 2001 à travers la normalisation des relations avec l’ensemble des acteurs régionaux. L’abandon des rhétoriques autour de "l’axe du mal" et du "terrorisme international" en sont d’ailleurs des signes révélateurs.

  • Les rapports de force dans le Pacifique

Jean-Sylvestre Mongrenier : L’océan Pacifique est le plus vaste au monde et il recouvre les deux cinquièmes de la surface planétaire. La question devra donc être resserrée. Les rapports de force suggérés par la question concernent plus spécifiquement le Pacifique occidental et les "méditerranées asiatiques" évoquées plus haut (sur le plan géographique, seule la mer de Chine méridionale peut être véritablement qualifiée de "méditerranée"). Les revendications chinoises en mer de Chine méridionale – voir les Paracels et les Spratleys, ainsi que les eaux territoriales et zones économiques exclusives se rattachant à ces archipels –, ne sont pas neuves et les tensions sont constantes depuis 25-30 ans. Le conflit entre la Chine et les pays riverains est éminemment géopolitique. En effet, les enjeux sont multiples : la valeur intrinsèque des espaces considérés (pétrole off-shore) ; les enjeux de circulation (détroits indonésiens/voies de passage des flux pétroliers entre le golfe Arabo-Persique et les économies d’Extrême-Orient) ; les enjeux symboliques (Pékin argue de la dénomination de cette mer pour revendiquer une souveraineté d’ensemble, prétendument héritée de l’Empire du Milieu). Ces toutes dernières années, les rivalités en mer de Chine orientale se sont accrues, avec la contestation par Pékin de la souveraineté japonaise sur les îles Senkaku : incursion de navires de guerre et de bâtiments de pêche chinois ; délimitation unilatérale d’une zone d’identification aérienne. A l’évidence, les dirigeants chinois veulent bousculer le Japon, l’autre grande puissance asiatique – dépassé sur le plan du PIB global, mais toujours devant la Chine selon bien d’autres critères de richesse et de puissance -, et Pékin entend s’assurer une sphère d’influence dans le Pacifique occidental.

Il semble que la crise de 2008 ait conduit les dirigeants chinois à surestimer leur puissance et, a contrario, à sous-estimer la volonté des Etats-Unis de conserver leur suprématie. Toujours est-il qu’ils ont cédé à une forme d’hubris et affirmé brutalement leurs projets dans les espaces convoités. Si bien des Occidentaux sont séduits par les écrits de Sun Tsu – un recueil de stratagèmes qui date des luttes entre les "Royaumes combattants" (Ve-IIIe siècles avant J.-C.) -, il faut conserver à l’esprit que les dirigeants chinois sont des "légistes rouges", adeptes de méthodes brutales (en quoi le maoïsme était-il donc raffiné et subtil ? Néo-maoïsme et léninisme de marché le sont-ils plus ?). Du reste, le stratégiste américain Edward Luttwak a montré que les écrits de Sun Tsu n’avaient guère de valeur, aux yeux des dirigeants chinois, pour les conflits avec des puissances extérieures à leur sphère culturelle. Toujours est-il que les pays voisins, alliés ou partenaires des Etats-Unis, se sont tournés vers Washington, ce qui nous ramène au "rebalancing". Les alliances sont consolidées (Japon, Corée du Sud, Taïwan), renouvelées (Philippines), voire élargies (Vietnam). L’envoi de bombardiers B-2, immédiatement après la proclamation par Pékin de la zone d’identification aérienne précédemment évoquée, est venu manifester la volonté américaine, et ce immédiatement après la signature de l’accord partiel et provisoire sur le nucléaire iranien. Un signe des temps ?

Expression hypermoderne et orientale du "règne de la quantité", la Chine fascine mais il reste qu’elle n’a guère d’alliés dans la région. Sa précipitation et son hubris ont provoqué un fort réinvestissement des Etats-Unis dans une zone quelque peu négligée, en raison des guerres en Afghanistan et en Irak. Dans cette partie du monde, il faut aussi prendre en compte le régime nord-coréen, doté de l’arme nucléaire et de missiles balistiques toujours plus puissants. D’aucuns expliquaient, il y a peu encore, que la Chine contrôlait la situation et ne laisserait pas faire (le moindre communiqué était surinterprété), ce qui dispensait les Américains d’une action de vive force. Bon gré, mal gré, les dirigeants chinois ne se sont pas opposés à leur allié nord-coréen, pourtant très dépendant de Pékin sur le plan économique. Notons que le viol par Pyongyang des accords de dénucléarisation, signés avec les Etats-Unis dans les années 2000, n’est pas de bon augure quant à la négociation en cours avec Téhéran (l’accord signé en novembre 2013 n’est pas "historique" et il n’est qu’une étape vers un hypothétique règlement d’ensemble). Au total, c’est une situation de type "Guerre froide" qui sévit dans la région. Si la situation devait dégénérer, il serait illusoire de penser que l’Europe serait préservée : globalisé et interconnecté, ce monde est unifié, sur le plan de l’économie, de la technologie et de la géostratégie. "Amor Fati" !

Nicolas Mazzuchi : On est sur le fameux grand rapport de forces annoncé pour ce XXIe siècle, à savoir la confrontation sino-américaine. Les Etats-Unis, en accord avec leur logique de création d’un adversaire géopolitique, ont effectivement tendance à présenter l’émergence d’une menace chinoise qui viendrait remplacer la menace soviétique qui a animé la seconde moitié du XXe siècle. A l’inverse on peut affirmer que les Chinois refusent d’être considérés comme le futur grand challenger de Washington, notamment parce que l’idée de devenir le "gendarme du monde" ne les enchante pas du tout. Néanmoins, il est clair que le désengagement progressif des Américains au Moyen-Orient devrait amener un redéploiement des moyens dans la zone Pacifique afin d’appliquer une stratégie de "containment" de la puissance chinoise. Cela devrait amplifier logiquement le regain de tensions plutôt sur un plan commercial que purement militaire d’ailleurs. S’il est vrai que Pékin augmente chaque année son budget de défense, il faut plutôt l’interpréter comme une modernisation nécessaire d’une armée encore rudimentaire (l’équipement date pour une bonne partie des années 1960...) que comme le marqueur d’une stratégie d’expansion et d’escalade vis-à-vis des Américains et des Japonais. Nous devrions donc rester pour l’instant dans des affrontement de nature commerciaux, ce qu’illustre bien les négociations autour du traité trans-pacifique, texte qui scellerait un accord de libre-échange entre l’Amérique du Nord et plusieurs pays asiatiques (États-Unis, le Japon, le Mexique, le Canada, l’Australie, la Malaisie, le Chili, Singapour, le Pérou, le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et Brunei, NDLR). L’objectif d’un tel accord serait ainsi de contrer la dévaluation du yuan ainsi que les avantages chinois en matière de coût de production.

  • Les risques de partitions du Proche-Orient


Jean-Sylvestre Mongrenier : Aux plans militaire et stratégique, la partition de la Syrie est déjà engagée. Ces derniers mois, les forces du régime baasiste ont regagné une partie du terrain perdu au bénéfice de l’Armée syrienne libre (ASL) et des différents groupes islamistes et jihadistes qui constituent l’opposition armée à Bachar Al-Assad. Pourtant, Damas ne semble pas en mesure de l’emporter, et si la balance des forces penche en la faveur du régime, l’impasse demeure parce que les puissances occidentales ont renoncé à appuyer directement les insurgés. Les Etats-Unis et la Russie ont convenu de limiter l’escalade verticale du conflit – voir l’accord russo-américain de Genève et la résolution des Nations unies sur le désarmement chimique du régime syrien (résolution 2118, 27 septembre 2013) -, mais la menace d’une "escalade horizontale", c’est-à-dire d’une extension aux pays voisins, est toujours pressante.

La diplomatie du désarmement chimique et le pré-accord avec l’Iran sur le nucléaire militaire (24 novembre 2013) ont ainsi éclipsé la guerre en Syrie, mais nous n’en avons pas fini avec ce conflit. De fait, le territoire syrien est fragmenté entre le régime baasiste, le fragile regroupement d’unités recouvert par l’acronyme "ASL", les divers groupes islamistes et djihadistes ainsi que, dans les zones de peuplement kurde, les forces du Parti de l’union démocratique (PYD, considéré comme la branche syrienne du PKK). Au regard de cet éclatement territorial, le projet de "Grande Syrie", autrefois porté par Hafez Al-Assad, semble relever d’une autre ère historique. La Syrie forme une sorte de résumé ethnique et confessionnel du Machrek, dont la géographie humaine plus complexe que celle du Maghreb et de la péninsule Arabique. Cette situation préfigurerait-elle l’avenir du Proche et Moyen-Orient ? Le Liban est le lieu d’une partition de ce genre, le Hezbollah constituant un Etat dans l’Etat, avec quelque 40.000 combattants surarmés par Damas et Téhéran. L’Etat central n’a plus le monopole de la violence physique légitime, et ce depuis longtemps. L’armée libanaise est virtuellement prise entre les forces sunnites-islamiques, qui opèrent en Syrie depuis des bases libanaises, et le Hezbollah chiite-islamique. Les attentats terroristes ensanglantent Beyrouth et d’autres villes du Liban, partagées entre les confessions. Une nouvelle guerre du Liban, à caractère sectaire, ne saurait être exclue.

On connaît par ailleurs la fragilité constitutive de l’Irak, composé d’Arabes chiites, de Kurdes sunnites et d’Arabes sunnites, auxquels il faut ajouter les Turcomans ainsi que les Assyro-chaldéens et Nestoriens, qui comptent parmi les plus anciennes chrétientés au monde. La quasi-guerre civile du milieu des années 2000 n’a pas débouché sur une partition géopolitique, la stratégie contre-insurrectionnelle du général Paetrus ayant permis de redresser la situation, mais l’Etat fédéral, tel qu’il a été défini par la Constitution de 2005, ne fonctionne guère. L’autonomie de fait du Kurdistan irakien a été transformée en une autonomie de droit et la région kurde forme un Etat de facto, avec sa politique extérieure propre (voir la quasi-alliance entre Erbil et Ankara). De surcroît,  la guerre en Syrie retentit sur la situation en Irak où la fréquence des attentats rappelle les pires heures de la décennie antérieure. Pour résumer, le Proche et Moyen-Orient comprend effectivement quelques "poids lourds" - l’Egypte, la Turquie, l’Iran, l’Arabie Saoudite –, qui ne sont pas au bord de l’éclatement, mais l’isthme syrien, soit l’espace qui relie la Méditerranée orientale au Golfe, est menacé par des forces internes et externes de dislocation. Au total, l’expression de "désordre post-ottoman" n’est pas vaine : les régimes autoritaires-patrimoniaux de la région ont échoué à ouvrir une voie propre vers la modernité et nombre d’Etats-nations du monde arabe sont agités par de puissantes contradictions. Cet Orient complexe et belligène demeure un "nœud gordien". Il relève du voisinage géographique de l’Europe. Notons qu’il en va de même pour l’Afrique du Nord, l’aire Sahel-Sahara et l’hinterland subsaharien relevant d’un étranger plus lointain, sur le plan géographique, mais dans notre proximité immédiate via la démographie et les flux migratoires.

Nicolas Mazzuchi : On pourrait aller au-delà du Proche-Orient puisque certains pays d’Afrique du Nord sont aussi concernés par cette dynamique, tout particulièrement la Libye. Nous savons que les mouvements de révolte contre Kadhafi reposaient ainsi sur une partition entre l’est (la Cyrénaïque) et l’ouest (la Tripolitaine) du pays, ces deux régions appartenant depuis l’Empire romain à des ensembles politiques et culturels totalement dissociés (cette séparation devint ainsi la frontière entre Empire romain d’Orient et Empire Romain d’Occident à la fin du IVe siècle, NDLR). La situation lybienne n’est donc quelque part qu’un retour de cette fracture vieille de plusieurs siècles et il n’est clairement pas impossible d’imaginer des sécessions face à la faiblesse de l’actuel gouvernement central. Maintenant il est clair que le Proche-Orient, pour des raisons différentes, est lui aussi confronté au risque de partition à la suite du renforcement des divisions ethnico-confessionnelles. C’est évidemment le cas de la Syrie, mais aussi de l’Irak dont on parle moins mais qui est aujourd’hui plongé dans un véritable chaos entre pouvoirs sunnites et chiites, ces derniers pouvant potentiellement former un bloc parrainé par l’Iran, tandis que les premiers chercheront à accroitre la protection des pétromonarchies du Golfe. En parallèle, les velléités d’indépendance des Kurdes vont croissantes, certains nationalistes allant jusqu’à théoriser la formation d’un grand Kurdistan incluant une partie de la Turquie, de la Syrie, de l’Irak et aussi de l’Iran. La question Kurde restera ainsi un élément majeur qui concernera de nombreux pays où cette minorité est présente.

  • La confrontation entre Bruxelles et Moscou pour le Vieux Continent

Jean-Sylvestre Mongrenier : Le terme de "confrontation" renvoie à une situation de conflit ouvert, voire de conflit armé, et à des lignes de front. Aussi me semble-t-il exagéré. Je parlerais plutôt de rivalités géopolitiques et d’un conflit émergent dans l’Est européen et dans le Sud-Caucase, cette zone intermédiaire que Moscou considère comme son "étranger proche", c’est-à-dire une sphère exclusive d’intérêts vouée à rejoindre l’Union eurasienne dont Vladimir Poutine a fait son grand dessein. Notons qu’à Bruxelles, on parle plutôt de "voisinage commun" : l’expression n’est pas exclusive et elle est un appel à la bonne volonté des dirigeants russes, d’une part pour coopérer et apporter des réponses aux "conflits gelés" (à l’instar des abcès de fixation en Géorgie, ils sont parfois "chauds"), d’autre part pour relever ensemble les défis de la modernisation économique et politique. Enfin, il faut se défier des fausses symétries : l’UE ne constitue pas un acteur géopolitique unifié mais un Commonwealth paneuropéen dont les membres cherchent à mutualiser certaines politiques. Aussi l’UE ne saurait-elle développer un projet unifié de puissance, au contraire de la Russie qui vit sous un régime à caractère autoritaire et patrimonial, fortement personnalisé. Indubitablement, Poutine a un dessein et il le poursuit.

Du côté russe, cette rivalité géopolitique est consciente et voulue. L’Ukraine n’est pas perçue comme une libre nation, un sujet de droit, pleinement autonome sur les plans politique et stratégique. Dans les représentations géopolitiques russes,  l’Ukraine est plus un enjeu qu’un acteur : une pièce d’importance majeure sur l’échiquier européen/eurasiatique. Poutine en fait un enjeu quasi-existentiel pour une Russie vouée, selon lui, à la "Derjava", c’est-à-dire une idéologie de la puissance (la puissance pour la puissance). L’Union eurasienne qu’il entend mettre sur les rails n’a pas de rationalité économique forte mais elle renvoie à un projet de puissance. Sans l’Ukraine, ladite union n’atteindrait pas une certaine masse critique. Aussi et surtout, l’Union eurasiatique serait privée de sens, l’Ukraine étant considérée comme le berceau historique de la Russie. A ce propos, rappelons tout de même que l’émergence de la principauté de Moscou, longtemps aux marges du monde slave oriental, s’explique par le choc mongol et la destruction de la Rus’ de Kiev (1240). Si l’on considère le cas d’Alexandre Nevski, le prince de Novgorod élevé depuis à la stature de héros national de la Russie, l’investiture de la principauté de Kiev lui a été conférée par le khan de la Horde d’Or. Comme toujours dans les rivalités géopolitiques, les arguments historiques sont contradictoires : bien des Ukrainiens peuvent légitimement invoquer les périodes d’étroite association aux destinées de la Pologne, la principauté de Moscou se tournant quant à elle vers l’Oural et la Sibérie. In fine, c’est aux Ukrainiens de ce siècle de faire leurs choix géopolitiques : être membre d’un regroupement de régimes autoritaires-patrimoniaux, avec pour adjuvent des prêts russes (ils auront leur contrepartie), ou être partie prenante d’une Europe du "grand large" fondée sur le droit et la reconnaissance des libertés fondamentales.

Vue d’Europe, la question de l’Ukraine n’est pas existentielle : l’UE et ses Etats membres peuvent vivre et envisager leur avenir sans cet Etat de l’"entre-deux". Les intérêts sont indirects et s’inscrivent dans la durée. La position de Bruxelles relève tout à la fois d’une question de principe (les fondements de l’ordre public européen) et d’une démarche prudentielle. Les dirigeants des Etats membres qui ont longtemps été soumis à la domination russe puis soviétique, domination sanglante trop vite passée « par pertes et profits », redoutent les intentions et les projets des dirigeants russes. Ceux-là ne s’en cachent guère. L’association de l’Ukraine et d’autres Etats de cet "entre-deux" à l’UE serait une sorte de garantie contre un retour de puissance belliqueux de la "Russie-Eurasie". Rien à voir avec le "cordon sanitaire" sempiternellement dénoncé à Moscou : la Russie dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies et elle est partie prenante des différentes instances internationales. Faut-il rappeler qu’elle est associée au G-7 (le G-8), depuis le milieu des années 1990, sans réelle considération pour les critères politiques et économiques qui justifient l’accès à ce club diplomatique ? La Russie a également obtenu des partenariats spécifiques avec l’UE et avec l’OTAN, l’obsession russe étant alors de ne pas être mêlée au vulgum pecus des PECO (Pays d’Europe centrale et orientale), ces derniers ayant le plus souvent rejoint ensuite les structures euro-atlantiques (UE et OTAN). Elle est membre de l’OMC et participe aux échanges internationaux. A l’évidence, il n’y a pas de "cordon sanitaire". En revanche, l’UE et ses Etats membres, soutenus par les Etats-Unis, refusent d’avaliser une sorte de nouvelle "doctrine Brejnev", dans l’Est européen comme dans le Sud-Caucase et la région Caspienne-Asie centrale.

Nicolas Mazzuchi : L’année 2013 a été marquée par une volonté d’affirmer la puissance russe sur l’échiquier continental, et cette dynamique continuera logiquement de s’imposer sur l’année à venir. On peut dire au passage, en lien avec le thème précédent, que le Kremlin vit particulièrement mal l’arrivée des gaz de schistes qui ont fait s’effondrer les prix du gaz "classique" à partir de 2009 et provoqué le gel de d’investissements pour certains gisements (notamment celui de Chtokman en mer de Barents). Cela a depuis provoqué un flottement stratégique pour Moscou qui se voyait privé de la pression gazière comme ultimatum diplomatique. Cette année à cependant été celle de la porte de sortie pour la Russie qui a su s’imposer sur plusieurs dossiers, et tout particulièrement bien sûr dans l’affaire syrienne. Ayant su marquer des points au Proche-Orient, le Kremlin tente aujourd’hui d’en faire de même en Europe : c’est justement dans cette logique qu’il vient de porter plainte contre l’Union européenne devant l’OMC en affirmant que Bruxelles surtaxait les produits d’importations russe. S’il s’agit avant tout d’une volonté d’expansion commerciale, cette plainte doit aussi être interprétée comme une démonstration de force alors que l’Union européenne avait elle-même porté plainte contre la Russie devant le même institut en juillet dernier.

L’Ukraine est un autre théâtre des confrontations actuelles, bien que cela ne soit pas particulièrement nouveau.Ainsi, le nom de ce pays vient du russe ancien "oukraïna", terme que l’on pourrait traduire par "la région à la frontière", fait qui illustre bien la notion de séparation qui a toujours animé l’histoire de ce pays, partagé entre une population plutôt catholique à l’ouest tandis que l’est reste orthodoxe et pro-russe. Cette division a fait du pays un facteur d’affrontements réguliers, entre Ouest et Est, le dernier datant de 2005 lorsque Kiev s’est déclarée prête à rentrer dans l’OTAN. Depuis que les Etats-Unis se sont progressivement désintéressés du sort de l’Europe Centrale et Orientale, l’Union Européenne a peu à peu pris le rôle du rival face à Moscou, notamment à travers l’intégration de pays de l’Est que Moscou appelle "les étrangers proches" et qui sont un élément particulièrement sensible de leurs géopolitiques. Cette remise en cause de la sphère d’influence de Moscou a donc bien toutes les chances de déboucher sur une confrontation économique et politique

  • Le développement des gaz de schiste et la réorganisation des rapports de force énergétiques

Jean-Sylvestre Mongrenier : La "révolution du gaz de schiste" et, plus largement, la dynamique des hydrocarbures non-conventionnels, auront trop longtemps été l’objet d’un déni de grande ampleur. Les Etats-Unis sont en passe de devenir un exportateur de gaz naturel liquéfié, ce qui serait un début de solution à la trop forte dépendance de l’Europe vis-à-vis du gaz russe (voir aussi, dans le cas de l’Europe, les ressources continentales en gaz de schiste ainsi que les perspectives pétro-gazières de Chypre et de la Méditerranée orientale). En dynamique, cela affaiblirait le pouvoir de coercition de la Russie, ledit pouvoir reposant avant tout sur l’"arme énergétique" et les ressources qu’elle assure. Au gaz de schiste, il faut ajouter le pétrole non-conventionnel. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les Etats-Unis pourraient devancer à nouveau l’Arabie Saoudite (2017 ?). Outre les Etats-Unis, il faut prendre en compte le Canada, très grand producteur d’hydrocarbures non-conventionnels, qui prévoit la construction d’un oléoduc géant vers le Pacifique, pour exporter en direction de la Chine et de l’Asie-Pacifique.  C’est donc une vaste « plaque » énergétique nord-américaine qui s’affirme. Cela change la donne énergétique sur le plan mondial et le thème du « Peak Oil » est relégué à l’arrière-plan.

Pour autant, doit-on voir dans le développement des hydrocarbures non-conventionnels une révolution géopolitique, c’est-à-dire un bouleversement du rapport des forces, des  systèmes d’alliances et  des configurations géopolitiques? Le plus souvent, cette perspective est évoquée à propos du Moyen-Orient, plus précisément du golfe Arabo-Persique, la principale région pétrolière mondiale du point de vue des réserves, de la production et des exportations. Schématiquement, cette région serait progressivement marginalisée et les Etats-Unis, dotés d'une plus grande autonomie énergétique, s’en dégageraient. Ce scénario appelle des correctifs. D’une part, c’est dans le golfe Arabo-Persique que le pétrole reste le plus abondant (plus de la moitié des réserves mondiales) et, en raison des caractéristiques géologiques, le meilleur marché (environ 2 $ le baril). D’autre part, l’engagement américain dans le golfe Arabo-Persique ne s’explique pas uniquement par le facteur pétrolier, à des fins d’approvisionnement domestique (la part du pétrole moyen-oriental dans les importations américaines n’a guère dépassé 10 à12 %). Les Etats-Unis s’engagent dans la région, avec en toile de fond la Seconde Guerre mondiale, alors qu’ils sont encore les premiers producteurs mondiaux et s’autosuffisent. Le pétrole moyen-oriental alimente principalement les économies en cours de reconstruction d’Europe occidentale et du Japon, bientôt celles des NPI d’Extrême-Orient (nouveaux pays industriels).

La perception américaine des enjeux pétroliers est donc globale : le marché et les prix du pétrole sont mondiaux ; la déstabilisation du golfe Arabo-Persique aurait des conséquences gravissimes sur l’économie mondiale, celle des Etats-Unis et de leurs partenaires commerciaux. Dans le Golfe et au Moyen-Orient, le principal objectif énergétique des Américains est d’assurer la liberté d’accès aux régions pétrolifères et la libre circulation des flux de pétrole (voir l’importance du détroit d’Ormuz). Si l’on ajoute au pétrole les enjeux en termes de défense et de non-prolifération des armes de destruction massive (voir la question du nucléaire iranien), on comprend que les Etats-Unis ne se désengageront pas de la région. En revanche, les dirigeants américains ne veulent plus se faire « absorber » par les conflits régionaux, ni se laisser entraîner par leurs alliés régionaux (voir la Syrie). La politique américaine privilégie la diplomatie (voir l’Iran), mais les Etats-Unis demeurent fortement présents sur le plan militaire (Bahreïn, Qatar, Koweït, Oman, Arabie Saoudite, accords militaires avec l’Irak post-Saddam). Ils réassurent la sécurité des Etats du Golfe et ils ont des liens étroits avec l’Egypte, nonobstant les tensions des derniers mois (coup de force militaire du 3 juillet 2013), ou encore avec la Jordanie. Faut-il rappeler l’étroite alliance avec Israël ? L’écume des jours et les réajustements entraînés par les événements des dernières années ne sauraient dissimuler cette importance et multiforme présence américaine.

Nicolas Mazzuchi : Il existe deux écoles dans l’analyse des conséquences de l’arrivée des gaz de schistes : les très optimistes et les très pessimistes.

Dans un récent numéro du magazine The Economist : "Le monde en 2014", on pouvait lire que la baisse des coûts de l’énergie aux Etats-Unis provoquée par l’exploitation du gaz de schiste amènerait l’économie américaine à connaître un véritable bond de production. Cela aboutirait d’après eux à un rattrapage sur la Chine, et donc à un rééquilibrage de la croissance à l’échelle globale. S’annulerait donc ainsi la tendance qui a émergé à partir de 2010, à savoir le fait que les locomotives du monde (en termes de production toujours) n’étaient plus les pays les plus avancés technologiquement. Voici pour la prévision optimiste qui voit dans le gaz de schiste un véritable détonateur économique et, par extension, géopolitique.

A l’opposé se trouve un discours bien plus réservé qui pointe la faiblesse des réserves disponibles ainsi que les difficultés d’exportations. Le gaz de schiste est relativement cher à produire et il faudra en toute logique construire des terminaux, acheter des méthaniers, afin de pouvoir le transporter sous forme liquéfiée et le vendre aux éventuels pays-clients. Cela donnerait à l’arrivé un coût de vente et un potentiel de rentabilisation moins important que ceux prévu par les rapports les plus optimistes. Pour ce qui est de la situation européenne, les sceptiques pointent aussi les difficultés rencontrés par certaines compagnies, dont Chevron en Roumanie qui a fini par abandonner un forage, en partie à cause de la pression politique, mais aussi à la suite de la réalisation des faibles ratios coût/profits que semblait dégager l’affaire. Idem pour la Pologne, où certaines estimations démontreraient qu’il faudrait 10 puits polonais pour obtenir l’équivalent d’un puits américain. 

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Sniper
- 31/12/2013 - 10:24
Non
les américains n'ont pas survolé l'ADIZ chinoise avec des B-2, mais des B-52, non armés.
ignace
- 30/12/2013 - 23:42
article interessant.mais
malgré le respect que j'ai pour les américains (ayant travaillé avec un certain nombre) il n’empêche que la politique Étasunienne de l’après guerre a été une succession d’échecs voire de désastres
Vietnam désastre....Irak échec.......Afghanistan désastre (comme l'URSS)
toutes ces guerres ont enrichies (comme la guerre froide) le lobby militaro-industriel...puis la finance les a achevé
Il est donc normal qu'ils se calment qu'ils pansent les plaies de leur dette monstrueuse, de leur pauvreté, et de leur délinquance en cours
smiti
- 30/12/2013 - 17:46
Intéressant de rappeler à ceux qui assènent en boucle
Que les USA n'intervenaient pas au Moyen-Orient dans le seul but de s'approprier les ressources pétrolières (éternels arguments des gauchistes et des pro-islamistes), mais bel et bien d'assurer à l'ensemble des économies planétaires (à commencer par celles d'Europe), un prix du baril stabilisé, rempart indispensable contre les risques de conflits majeurs.