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Pourquoi la Chine a soudain fait irruption parmi les grands détenteurs de bons du Trésor américain

Publié le 15 décembre 2013
David Graeber démontre que l'endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Extrait de "Dette : 5 000 ans d'histoire" (2/2).
David Graeber est l’un des intellectuels les plus en vue du moment et les plus ancré dans les réalités socio-économiques actuelles. Il est l'un des intellectuels les plus influents dans le classement du Times de cette année. Docteur en anthropologie...
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David Graeber démontre que l'endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Extrait de "Dette : 5 000 ans d'histoire" (2/2).

Répétons-le : on ne sait pas clairement s’il vaut mieux assimiler à des « prêts » ou à des « tributs » les capitaux siphonnés d’Asie pour financer la machine de guerre américaine. Il reste que, de toute évidence, l’irruption soudaine de la Chine parmi les grands détenteurs de bons du Trésor des États-Unis a modifié la dynamique. Certains se demanderont peut-être pourquoi, s’il s’agit vraiment d’un tribut, le principal rival des États-Unis achète des bons du Trésor – sans parler des divers accords monétaires tacites auxquels il consent pour maintenir la valeur du dollar et par là même le pouvoir d’achat des consommateurs américains19. Mais, à mon sens, c’est une parfaite illustration de l’utilité d’adopter une perspective historique à très long terme.

Si on l’appréhende dans la longue durée, le comportement de la Chine n’a rien d’énigmatique. Il est même tout à fait dans la norme. La spécificité de l’Empire chinois est d’avoir adopté, au moins depuis la dynastie Han, un type particulier de système du tribut : en échange de la reconnaissance de l’empereur de Chine comme souverain du monde, cet empire acceptait de prodiguer à ses États clients des cadeaux bien supérieurs à ce qu’il recevait d’eux. La technique semble avoir été mise au point presque à titre d’astuce dans les transactions avec les « barbares du Nord », les peuples des steppes qui menaçaient constamment les frontières chinoises : on allait les submerger sous les produits de luxe, à tel point qu’ils deviendraient imbus d’eux-mêmes, efféminés et militairement incompétents. Puis la Chine a systématisé cette politique dans le « commerce du tribut », pratiqué avec des États clients comme le Japon, Taïwan, la Corée et divers pays d’Asie du Sud-Est ; pendant une brève période, de 1405 à 1433, elle l’a même élargie au monde entier, sous le célèbre amiral eunuque Zheng He. Celui-ci a mené sept expéditions successives au-delà de l’océan Indien. Quel contraste entre sa grande « flotte du Trésor » et les flottes du Trésor espagnol qui navigueraient un siècle plus tard ! La sienne transportait non seulement des milliers de marins armés, mais d’immenses quantités de soieries, de porcelaines et d’autres biens de luxe chinois à offrir aux monarques locaux disposés à reconnaître l’autorité de l’empereur20. Cette politique était ancrée, semble-t-il, dans une idéologie d’un chauvinisme extraordinaire (« qu’est-ce que ces barbares pourraient avoir dont nous aurions vraiment besoin, de toute façon ? ») ; toujours est-il que, appliquée aux voisins de la Chine, elle s’est révélée extrêmement judicieuse pour un empire prospère entouré de royaumes beaucoup plus petits mais potentiellement capables de jouer les fauteurs de troubles. C’est d’ailleurs une sage politique de ce genre que l’État américain a été plus ou moins contraint d’adopter pendant la guerre froide : il a instauré des termes de l’échange remarquablement favorables avec les États qui avaient été les tributaires traditionnels de la Chine – Corée, Japon, Taïwan, certains alliés privilégiés en Asie du Sud-Est –, et il l’a fait pour endiguer la Chine21.

Si l’on garde tout cela à l’esprit, le paysage actuel commence à se mettre en place aisément. Lorsque les États-Unis étaient, de très loin, la puissance dominante de l’économie mondiale, ils ont pu se permettre d’entretenir des tributaires de style chinois. C’est pourquoi ces États, et eux seuls parmi les protectorats militaires américains, ont été autorisés à se catapulter hors de la pauvreté et à se doter d’un statut de pays du premier monde22. Après 1971, quand la puissance économique américaine par rapport au reste du monde s’est mise à décliner, ils ont été progressivement retransformés en tributaires de type traditionnel. Mais, en entrant dans le jeu, la Chine a introduit un élément entièrement neuf. Tout porte à croire que, du point de vue chinois, ce qui se passe est la première étape d’un très long processus visant à réduire les États-Unis à un statut proche de celui de l’État-client traditionnel de la Chine. Et les dirigeants chinois, bien sûr, ne sont pas plus que ceux de n’importe quel autre empire essentiellement motivés par la bienveillance. Il y a toujours un coût politique. Le grand titre cité plus haut donnait peut-être les premiers indices de la forme finale qu’il pourrait prendre.

Tout ce que j’ai dit jusqu’ici sert simplement à souligner une réalité qui n’a cessé de se manifester au fil de ce livre : la monnaie n’a pas d’essence. Elle n’est pas « réellement » quelque chose ; par conséquent, sa nature a toujours été et sera probablement toujours l’enjeu de controverses politiques. Elle l’a incontestablement été dans les premières phases de l’histoire des États-Unis, soit dit en passant – les interminables batailles du xixe siècle entre fanatiques de l’or, partisans des greenbacks, tenants de la banque libre, bimétallistes et défenseurs de l’argent le prouvent assez, ou d’ailleurs l’extrême méfiance des électeurs américains à l’égard de l’idée même de banque centrale, si vive que le système de la Federal Reserve n’a été créé qu’à la veille de la Première Guerre mondiale, trois siècles après la Banque d’Angleterre. Même la monétisation de la dette nationale, je l’ai dit, a deux visages. On peut y voir – comme le faisait Jefferson – l’ultime alliance pernicieuse entre guerriers et financiers ; mais elle a aussi permis de regarder l’État lui-même comme un débiteur moral, et la liberté comme quelque chose qui est littéralement dû à la nation. Personne peut-être ne l’a dit avec autant d’éloquence que Martin Luther King Jr. dans son discours « J’ai fait un rêve », prononcé sur les marches du Lincoln Memorial en 1963 :

En un sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre Constitution et notre Déclaration d’Indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont hériterait chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur ; un chèque qui est revenu avec la mention « Provisions insuffisantes » a.

On peut voir le grand krach de 2008 sous le même jour – comme l’aboutissement de nombreuses années d’affrontements politiques entre créanciers et débiteurs, entre riches et pauvres. À un certain niveau, bien sûr, il était exactement ce qu’il semblait être à première vue : une arnaque, une pyramide de Ponzi incroyablement sophistiquée qui avait été conçue pour s’effondrer, car les arnaqueurs savaient pertinemment qu’ils pourraient forcer les victimes à les renflouer. À un autre niveau, on peut y voir le point culminant d’une bataille sur la définition même de la monnaie et du crédit.

Extrait de "Dette : 5000 ans d'histoire" , David Graeber, (Editions Les Liens qui Libèrent), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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