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Quand le lapin sort du chapeau, la carotte fiscale entre les dents
Abracadabra

Les raisons d'une crédibilité zéro : quand le lapin sort du chapeau, la carotte fiscale entre les dents

Publié le 24 novembre 2013
Personne n'est dupe et face au peu de légitimité du gouvernement allié à la situation de crise et une incertitude majeure, tout le monde a conscience qu'une réforme fiscale sérieuse est impossible.
Bruno Bertez est un des anciens propriétaires de l'Agefi France (l'Agence économique et financière), repris en 1987 par le groupe Expansion sous la houlette de Jean-Louis Servan-Schreiber.Il est un participant actif du Blog a Lupus, pour lequel il...
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Bruno Bertez est un des anciens propriétaires de l'Agefi France (l'Agence économique et financière), repris en 1987 par le groupe Expansion sous la houlette de Jean-Louis Servan-Schreiber.Il est un participant actif du Blog a Lupus, pour lequel il...
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Personne n'est dupe et face au peu de légitimité du gouvernement allié à la situation de crise et une incertitude majeure, tout le monde a conscience qu'une réforme fiscale sérieuse est impossible.

Nous avons très souvent développé l’idée que le monde socialiste est un monde pour enfants. Le monde de Peter Pan, le monde des dessins animés. Irrésistiblement, le spectacle que donne le gouvernement nous plonge dans ce monde infantile. Hollande et Ayrault étaient encerclés. Le ras-le-bol fiscal, la grogne dans les chaumières, la chienlit dans la rue, comme dirait Gattaz, les tracteurs des paysans sur les routes, un homme à la carabine qui attaque les médias, tout cela crée un climat ; les socialistes se croient assiégés.

Dans le meilleur des cas, la popularité de Hollande et de Ayrault se réduit maintenant au noyau dur de leur électorat. Cela se situe autour des 20%. Conclusion, pour eux, ils sont encerclés par les 80% restants. Évidemment, il n’y a aucune analyse dans tout cela. Nos deux compères ne se rendent pas compte que tout cela est de la comédie et qu’il n’y a rien à craindre. De la même manière que le président et son équipe, jouent la comédie du pouvoir, les Français, eux, jouent la comédie du contre-pouvoir. Ils se donnent en spectacle pour la télévision, pour leurs copains, pour leurs collègues, pour leurs femmes et pour leurs mamans. Il n'y a rien de sérieux dans tout cela, c’est une évidence, pas plus d’un côté que de l’autre, on estime que l’on a un pouvoir sur le réel.

Le réel, vous le savez, est une affaire d’hommes, une affaire de pères, une affaire de chefs. Le réel, c’est ce qui s’impose tout seul en ces temps de dérives, ou pas tout à fait, puisque le réel, maintenant, est incarné par une femme, une Allemande en particulier ; c’est elle qui commande et les autres s’agitent dans leur petit bocal.

Pris dans l’illusion qu’ils étaient encerclés, Hollande et Ayrault sont persuadés qu’il leur faut tenter une sortie. Et comme le danger est imaginaire, et qu’ils vivent dans l’imaginaire, leur parade, elle aussi, est imaginaire. Et c’est dans cette logique qu’il faut comprendre que le lapin de la réforme fiscale sorte du chapeau.

Personne ne pense un seul instant qu’il est possible de faire une vraie, une sérieuse réforme fiscale, avec un gouvernement qui n’est soutenu que par une infime minorité et surtout dans une situation de crise et d’incertitude majeure.

Les éléments importants à retenir sont ceux-là :

  • 1) une absence de légitimité ;
  • 2) une situation de crise ; 
  • 3) une incertitude majeure.
 

Comment faire une réforme fiscale qui serait adaptée aux défis des prochaines années, alors que nul ne sait de quoi ces années seront faites. Comment opérer des consultations  fiscales utiles avec les  partenaires sociaux alors que les tensions sont exacerbées, alors que les corporatismes et les intérêts particuliers sont à leur comble, et que plus personne n’a en vue l’intérêt général. Existe-t-il seulement, d’ailleurs ?

Le grand mot que l’on met généralement pour couvrir toutes les ignorances et toutes les imbécilités, c’est généralement le mot "justice". Ah la justice sociale ! L’ennui, c’est que la justice, il n’y a personne qui sache véritablement ce que c’est. La justice n’est définie nulle part. Pas plus dans le ciel de gauche que dans le ciel de droite. On ne connaît de la justice qu’une sorte de sentiment vague qu’éprouve le peuple. La justice, c’est cela. C’est un sentiment qui se manifeste par son contraire, le sentiment d’injustice. Nous avons tous, parce que nous le ressentons, à un certain moment, un sentiment de grande injustice. Aller mettre des mots dessus, aller mettre des lois, aller mettre des raisonnements rigoureux, personne n’en est capable.

L’adolescent qui a sacrifié sa jeunesse et ses nuits pour faire des études et réussir un concours, cet adolescent qui réussit à devenir cadre supérieur et touche une rémunération qui correspond à la rareté de ses compétences, cet adolescent a un sentiment d’injustice lorsqu’on lui confisque le produit de son travail et de ses efforts. Inversement, le jeune, comme on dit, défavorisé, qui n’a eu ni le courage, ni les moyens de préparer son avenir, et qui se retrouve chômeur ou RMIste, est scandalisé par le train de vie du manager. Tous deux ont des sentiments d’injustice, lequel est le plus valable, bien malin celui qui peut trancher. Le premier est certes plus utile à la société, mais est-ce que les inégalités ne sont pas excessives ? Le second s’enfonce dans l’oisiveté et l’amertume, est-ce qu’il mérite véritablement d’être mis au ban de la société comme il l’est ? Est-il vraiment responsable de ce qui lui arrive ? Est-il responsable du fait qu’il n’y a plus d’emplois à la campagne, du fait qu’à la ville le SMIC l’empêche de concurrencer les travailleurs existants. Finalement, est-ce de sa faute à celui-là si nos sociétés ne savent plus employer ceux qui n’ont rien d’autres à offrir qu’une potentielle force de travail physique. Tout ceci pour dire que la justice, c’est un bien grand mot. Mais aussi, c’est une réalité, car toute société civile a, au fond d’elle même, un sentiment de ce qui est juste et de ce qui est injuste.

Selon toute probabilité, la question de la réforme fiscale, dès lors qu’elle est lancée par un gouvernement socialiste, va être abordée sous l’angle manifeste de la justice, mais en réalité sous la logique profonde, non dite, de la nécessité d’augmenter les prélèvements. Ce n’est pas quand on est déficitaire et archi-déficitaire, ce n’est pas quand on est réprimandé par Ollie Rohn et Merkel que l’on peut entreprendre une réforme fiscale adaptée au besoin du pays. Aux besoins des citoyens. Aux besoins de la société. Et puis, il y a les braillards de l’extrême gauche, ils ont prévu le 1er décembre de manifester eux aussi. Eux aussi pour une réforme fiscale dont le contenu est facile à deviner, il se résume à ceci : ils veulent que ce soit les autres qui paient.

Tant en raison des circonstances présentes qu’en raison des perspectives de moyen terme, une réforme fiscale digne de ce nom est impossible. Cahuzac, le seul socialiste qui savait à peu près de quoi il parlait, l’avait dit clairement dans le débat qui l’avait opposé à Mélenchon : la réforme fiscale, c’est terminé. Nous avons fait ce qu’il y avait à faire, il n’y aura plus rien d’ici la fin de la législature. Vous savez, ce fameux débat au cours duquel Mélenchon nous avait ressorti la tarte à la crème de la lutte des classe et où Cahuzac s’était emmêlé les pieds entre le libéralisme social et le social-libéralisme. Ah, c’était un morceau de bravoure que ce débat. 

Mais Cahuzac était loin d’être stupide, la preuve, c’est qu’il avait compris que les impôts étaient excessifs… Cahuzac avait compris une chose, ce qui est quand même bien pour un chirurgien esthétique, il avait compris une loi économique de base, une loi que tout dirigeant se doit de connaître, la loi de Higgs.

L’économiste Robert Higgs a été l’un des premiers à analyser en économie les effets négatifs de ce que l’on appelle l’incertitude réglementaire. L’incertitude réglementaire, c’est quand les gouvernements ont la bougeotte et qu’ils changent sans arrêt les règlements et les lois fiscales et sociales. L’instabilité réglementaire fiscale et sociale brouille l’horizon économique. Les prévisions deviennent impossibles. La seule façon de faire face à l’incertitude réglementaire, c’est la prudence. Quand on ne sait pas ce qui va se passer, quand l’horizon est bouché, quels que soient les partis pris personnels, on hésite à s’engager, on diffère les décisions. Bref, avec l’incertitude réglementaire et fiscale, on accroît les comportements de rétention et de prudence

C’est un comble de voir que les Draghi et autres appuient à fond sur la pédale monétaire pour inciter les gens à prendre des risques et à oser alors qu’un gouvernement particulièrement victime de la frilosité, lui, appuie sur le frein. Monétairement, toute la politique est conçue pour stimuler la prise de risques. Politiquement, budgétairement, fiscalement, Hollande et son gouvernement font tout pour que les agents économiques fassent le gros dos, temporisent, et se disent, finalement, on verra plus tard. Et cela est valable à tous les niveaux, au niveau de la grande entreprise qui va craindre que l’on passe le rateau fiscal sur son bénéficie mondial, que sur la petite et moyenne qui va craindre pour son cash-flow et la rémunération de la son dirigeant, que pour les familles qui vont hésiter à demander un crédit pour acheter une maison ou pour envoyer leurs enfants faire des études longues et coûteuses. Quand on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé, et que déjà tout est sur le fil du rasoir, lorsqu’on est en situation de tout ou rien, les incertitudes ont des effets démultipliés.

Hélas, la logique politique a sa logique que la raison ignore. La logique politique, c’est de durer. De faire diversion. D’enfumer. Et y a-t-il plus bel enfumage que l’enfumage fiscal. Cela permet de dégager en touche sur toutes les questions pendantes, de tenir en haleine toutes les catégories de population. Un animal blessé est un animal dangereux, il peut faire n’importe quoi. Nous nous souvenons il y a de nombreuses années d’un voyage en Afrique du Sud, nous visitions au lever du jour un parc du type Krugger. Un troupeau d’éléphants a barré notre route. Confiant, notre guide nous dit : ce sont des animaux tranquilles, ne bougez pas il n’y a rien à craindre. Hélas, le chef du troupeau avait une large blessure à une patte avant et d’un seul coup, sans raison, il a chargé.

Ne voyez nulle allusion aux éléphants du PS bien évidemment, mais une classe politique aux abois est une bête dangereuse, elle peut faire n’importe quoi. Y compris fourvoyer le pays comme elle le fait dans des opérations militaires, y compris engager l’avenir par des réformes malencontreuses.

Il ne fait aucun doute que la France a besoin d’une réforme fiscale sérieuse et raisonnable. Cette réforme doit répondre aux besoins fondamentaux aux besoins de long terme du pays. On s’accorde à dire que la lutte contre le  chômage et la création d’emplois sont les priorités des priorités et il faut acquiescer, à condition de bien ajouter : emplois productifs.

On a raison également de mettre l’accent sur la question de la compétitivité. La France depuis l’euro a considérablement perdu en compétitivité. Elle a lâché la proie de l’investissement pour l’ombre de la consommation.

Il n’existe qu’une politique fiscale susceptible de répondre aux besoins à long terme du pays, c’est une politique fiscale orientée vers l’investissement. Pourquoi ? Parce que l’investissement apporte des solutions aux deux problèmes en même temps, celui de la compétitivité et celui de l’emploi. Il n’y a que deux véritables corrélations qui marchent. La première, c’est la corrélation investissement/compétitivité, et la deuxième, c’est la corrélation investissement/création d’emplois. Ce sont les seules qui soient constantes et prouvées. Toutes les autres sont temporaires et circonstancielles.

Mais il existe une autre corrélation importante. Pour un pays qui ne veut pas continuer de céder aux délices empoisonnés de l’endettement, c’est la corrélation épargne/investissement. Pour augmenter le volume d’investissement, il faut augmenter le volume de l’épargne. Il faut cesser de rêver d’importer l’épargne étrangère, cesser de croire que la planche à billets va toujours être possible.

Une fois passé l’épisode de la crise en cours, il est évident qu’il y aura retour à la normale. L’épisode du recours à la dette et à la création monétaire touchera dans quelques années à sa fin. Et le pays qui repartira le mieux, celui qui aura des atouts, sera celui qui aura à sa disposition un vrai fond d’investissement, une véritable épargne disponible pour créer des richesses, prendre des risques, offrir des emplois. Une réforme fiscale qui aurait un sens, une réforme fiscale qui serait digne d’un homme politique et non pas d’un tribun de cour d’école serait une réforme qui se projetterait dans une situation de moyen terme et jetterait les bases d’un véritable renouveau financé sainement et de façon équilibrée.

L’une des pistes à explorer par exemple dans la perspective du défi qui s’ouvre à la France est celle du généreux et courageux Michel Jobert en son temps. Comme tous les grands, il était raillé, en particulier pour sa petite taille, mais c’était un homme politique d’envergure, soucieux à la fois de la prospérité de la France, soucieux de justice sociale et soucieux de la place de la France dans le monde. Michel Jobert partait de l’idée que l’impôt sur le revenu était une imbécillité. En effet, quoi de plus stupide que de taxer le travail, l’effort et de désinciter les gens à acquérir des revenus. Michel Jobert partait donc de l’idée qu’il fallait à tout prix préserver l’incitation au travail à l’effort et à l’initiative. Il proposait une réforme fiscale qui supprimait l’impôt sur le revenu et ne comportait que deux branches. Une branche fiscale qui taxe la consommation, une branche fiscale qui taxe l’emploi des revenus autres que la consommation. En termes d’outils de politique économique, l’avantage est considérable. Avec d’un côté des impôts sur la consommation, le régulateur peut appuyer sur le frein ou l’accélérateur selon la conjoncture; avec le volet fiscal sur l’emploi des capitaux et des revenus, il est possible de favoriser, d’orienter l’investissement. Un tableau de bord fiscal de ce type est adapté à la situation présente, il est simple et il s’articule autour de leviers facilement manœuvrables.

*Cet article a précédemment été publié sur le blog A Lupus

 

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pierre325
- 24/11/2013 - 20:54
la seul raison de la presence des syndicats
C'est qu'ils vont être la pour servir vitrine dans les journaux pour faire un semblant d’appui social histoire de faire gober que le peuple comprend qu'on le ponctionne comme une truie. Non seulement ils n'ont aucune raison d'être la mais ils viennent de perdre le peux de crédibilité qu'ils avaient encore.
Firenze
- 24/11/2013 - 17:22
Je ne vois pas en quoi les syndicats sont concernés
Si réforme fiscale il y a , que viennent donc faire les syndicats dans la négociation ?

C'est un véritable scandale que la CGT et la CFDT qui ne représentent rien soient en première ligne pour discuter avec le gouvernement d'une réforme fiscale.

Cela me met dans une grande colère.
mx
- 24/11/2013 - 13:54
le mariage
Peut être autoriseront ils le mariage legumophile avec comme maire mamere qui pleure mdr