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Populisme : assiste-t-on à un retour aux années 1930 qui menacerait la démocratie ?

Publié le 16 novembre 2013
Dans cet entretien avec l'anthropologue Régis Meyran, Raphaël Liogier décortique les ingrédients originaux du populisme actuel, nourri par le sentiment de frustration collective qui contamine une Europe, France en tête, définitivement déchue de sa prééminence mondiale. Extrait de "Ce populisme qui vient" (1/2).
Raphaël Liogier
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Raphaël Liogier est sociologue et philosophe. Il est professeur des universités à l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence et dirige l'Observatoire du religieux. Il a notamment publié : Le Mythe de l'islamisation, essai sur une obsession...
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Dans cet entretien avec l'anthropologue Régis Meyran, Raphaël Liogier décortique les ingrédients originaux du populisme actuel, nourri par le sentiment de frustration collective qui contamine une Europe, France en tête, définitivement déchue de sa prééminence mondiale. Extrait de "Ce populisme qui vient" (1/2).

Régis Meyran : J’aimerais revenir sur les six facteurs du populisme que vous avez avancés, pour vérifier avec vous s’ils se retrouvent vraiment aussi bien dans les années 1930 qu’aujourd’hui. Commençons donc par le premier point, la référence à une vérité à la fois évidente et cachée.

Raphaël Liogier : Il y a une sorte d’équivalence mystérieuse entre le Peuple et le Réel. Ce que le Peuple veut, ce qu’il éprouve, c’est cela le réel et rien d’autre : la Vérité avec un grand V. Le reste n’est que mensonge, maquillage, falsification, fadaises.

N’y aurait-il pas, dès lors, une contradiction, voire une concurrence, entre ce réel populiste, simpliste, et la réalité dans toute sa complexité décrite par les sciences?

Effectivement. Ce réel simple, évident, qui est ressenti par le peuple permet justement d’immuniser les discours populistes contre toute critique rationnelle, par exemple contre une argumentation scientifique. Néanmoins le populiste préfère, quand il le peut, prétendre aussi s’appuyer sur la science, pour bénéficier de son prestige.

Mais le populiste ne peut pourtant pas rejeter la science au nom du bon sens populaire et en même temps prétendre s’appuyer sur elle!

Si, et sa méthode consiste à opposer, là aussi de façon manichéenne, la « vraie science » (qui rejoint par enchantement les intuitions du peuple) et la « fausse science » (qui n’est que désinformation). Une tribune récente du sulfureux intellectuel Robert Redeker intitulée « L’Homme nouveau ou la Société contre le peuple », publiée dans Le Figaro, est à cet égard éloquente. C’est une violente charge tous azimuts contre le mariage homosexuel, le vote des étrangers et le féminisme. La sociologie et l’anthropologie seraient en grande partie responsables de ces évolutions « sociétales » (mot devenu péjoratif chez la plupart des populistes actuels) désastreuses. Ce serait de fausses sciences qui auraient cherché à « dénaturaliser la différence naturelle des sexes, base historique et biologique du mariage ». L’horrible concept de « société », à la différence de la belle et « naturelle » idée de Peuple, aurait été tout bonnement « fabriqué dans les laboratoires des sciences humaines ». Le polémiste déplore même l’abandon de la notion de race, si naturelle. Je ne crois pas, très sincèrement, qu’un tel article aurait pu passer aussi facilement il y a dix ans dans un grand quotidien, qui plus est sans déclencher une quelconque polémique.

L’idée de l’existence « indiscutable » de la notion biologique de race nous ramène en effet aux années 1930 ! Le débat lancé par la romancière Nancy Huston et le (socio)biologiste Michel Raymond, visant à réhabiliter la « réalité objective » de la race (et à nier son aspect idéologique), est à ce titre révélateur… On n’avait pas lu d’articles de ce type depuis longtemps.

Je ne vous le fais pas dire. À côté de la fausse science, qui ne serait que propagande, trône la vraie science qui confirme le bon sens du peuple. Rappelons que, jusqu’au milieu du XXe siècle, les distinctions raciales ou l’inégalité entre les sexes étaient l’objet de démonstrations scientifiques communément admises. L’homosexualité était même scientifiquement considérée comme une maladie. Michel Foucault et d’autres ont bien montré comment la médecine en particulier a participé au contrôle social au XIXe siècle. Le nazisme prétendait s’appuyer sur la biologie et la physiologie, réinterprétant l’évolutionnisme darwinien (la sélection naturelle) pour justifier la plus grande pureté de ladite race arienne par rapport au reste de l’humanité. Le nazisme était un mélange de mythologie traditionaliste et d’utopie pseudo-scientifique !

On ne peut en effet que constater aujourd’hui un retour en force de certaines idéologies « biologistes » (la sociobiologie, la psychologie évolutionniste et même certains secteurs des neurosciences) et une suspicion corrélative vis-à-vis des sciences sociales…

Tout à fait, même si, par rapport aux années 1930, le contexte est très différent. L’évolutionnisme biologique transposé aux sociétés humaines a été trop radicalement discrédité pour être encore politiquement correct. Aujourd’hui encore, il rappelle trop la folie sélectrice et exterminatrice, l’horreur absolue du projet de « solution finale ». Seuls quelques extrémistes osent encore y faire allusion positivement, et encore à demi-mot. En revanche, on aura une attaque ouverte contre les sciences sociales qui veulent nier les évidences biologiques dont le Peuple a l’intuition dans sa sagesse immémoriale. Le sociologue est ainsi devenu l’imposteur par excellence, puisqu’il se refuse à admettre l’existence d’un peuple naturel qui serait une sorte d’entité métaphysique, sans causes économiques ni sociales. Aujourd’hui, lorsqu’il fait référence à la science, à la rationalité, le populiste, s’il hésite à mobiliser directement la biologie, se dira en revanche cartésien sans aucune hésitation, valorisant la physique, les mathématiques qui font que deux et deux font quatre, les statistiques, les sciences dites dures qui, elles, ne mentent pas, et rejoignent le « bon sens », contrairement aux sciences sociales qui ne « servent à rien », seulement à entretenir des faux chercheurs aux frais de l’État.

Extrait de "Ce populisme qui vient - Conversation avec Régis Meyran", Raphaël Liogier, (Editions Textuel), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici

 

 

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vangog
- 18/11/2013 - 00:55
Qui est ce Robert Redeker?
Nous aimerions en entendre parler plus souvent!
Je ne l'ai jamais lu, mais il devient sympathique par la censure que prétend exercer contre lui cet obscur rédacteur, pour illustrer (ou justifier, on ne sait plus très bien...) sa thèse fumeuse sur le populisme...
J'espère lire Redeker très prochainement!
casanova
- 17/11/2013 - 00:08
"le mythe de l'islamisation"
Ah ouais, "le sulfureux intellectuel Robert Redeker" en sait quelque chose; lui qui pendant près de 12 ans a fait l'objet d'une fatwa et de menaces de mort pour avoir publié dans le figaro un article intitulé "Face aux intimidations islamistes que doit faire le monde libre?".
"Mythe de l'islamisation" ? le ministre de l'intérieur doit en savoir quelque chose lui qui nous annonce qu'environ 3000 musulmans en France seraient prêts pour le djihad..J'imagine que Mohamed Merah et toute sa clique, pour vous, n'est qu'un accident de parcours dans "ce mythe de l'islamisation".
Jusqu'à quand, allez vous nous prendre pour des bulots ?

Ah monsieur, si j'osais .....
casanova
- 16/11/2013 - 23:35
Tout y passe jusqu'au point Godwin
Ah l'horrible peuple! l'horrible populace! l'horrible populisme ! l'horrible pays réel !
Que n'est-il encore soumis après tant de décennies de matraquage médiatique et intellectuelle , de culpabilisation, d'auto-flagellation, de lavage de cerveau , d'histoire réécrite , de dépossession de sa mémoire longue et de son identité......La populace se rebelle, ah la belle affaire ! ...allez oser le dire, "la bête immonde " ressurgit ....puisque telle sont vos propres obsessions bien réelles que vous ne cessez de nous régurgiter jusqu'à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, jusqu'à l'écoeurement. Mais c'est votre liberté d'expression que je ne me permettrai pas de remettre en question, alors, monsieur, souffrez un peu que d'autres puissent penser différemment et surtout en adéquation avec la réalité, la vraie vie, la vie réelle du peuple.
Mais qu'avons nous fait pour mériter une telle haine de la part de certains intellectuels ?