En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Justice
"Dépression sévère"
Julian Assange serait confronté à des tendances suicidaires suite à son emprisonnement
il y a 6 heures 51 min
pépites > France
Prévention du risque
Incendie de Lubrizol à Rouen : un appel à manifester a été lancé pour ce samedi 26 septembre
il y a 9 heures 26 min
décryptage > Culture
Série télévisée

Grand Hôtel : ces riches qu’on adore détester sur TF1

il y a 10 heures 39 min
pépite vidéo > Europe
Mauvaise surprise
Brexit : vers une fermetures de comptes bancaires pour les Britanniques au sein de l'UE ?
il y a 13 heures 16 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

La peur de l'Iran redistribue les cartes au Proche-Orient

il y a 13 heures 33 min
light > Justice
Internet
Harcèlement en ligne : le YouTubeur français Marvel Fitness condamné et incarcéré
il y a 13 heures 42 min
décryptage > Environnement
Climate week

Emission de CO2 : à calculs irrationnels, conclusions (volontairement) biaisées

il y a 14 heures 22 min
pépites > Santé
Covid-19
Coronavirus : début de saturation dans certains services hospitaliers en Île-de-France
il y a 14 heures 41 min
pépites > Santé
Fragiles
Emmanuel Macron dans un Ehpad du Loir-et-Cher
il y a 15 heures 2 min
pépites > Terrorisme
Danger immédiat
Menacée : une collaboratrice de Charlie Hebdo obligée de quitter son domicile
il y a 15 heures 24 min
pépite vidéo > Politique
LFI
Jean-Luc Mélenchon se félicite de la "créolisation" au coeur de la société française
il y a 8 heures 30 min
light > Justice
FFR
Bernard Laporte et Mohed Altrad ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour conflit d'intérêts
il y a 9 heures 51 min
pépites > Société
Religion
Le Vatican condamne à nouveau toutes les formes d'euthanasie et de suicide assisté
il y a 12 heures 24 min
pépites > Justice
Business
Airbnb : la justice européenne valide la législation française sur la location de résidences secondaires
il y a 13 heures 24 min
décryptage > Politique
LREM (La République en Miettes)

Non, les adhérents de LREM ne méritent pas Macron ! Il est trop grand, trop beau, trop génial pour eux.

il y a 13 heures 42 min
décryptage > Mode
Impact du confinement

Fahion week de Milan : la mode est en train d'opérer un grand virage

il y a 14 heures 6 min
décryptage > Société
Vie en société

Sos civilité : le Coronavirus a malmené les bonnes manières. Voilà pourquoi nous avons besoin de les sauver

il y a 14 heures 38 min
décryptage > Politique
Naufrage de LREM

Emmanuel Macron, le président sans parti : pas (nécessairement) de quoi perdre 2022 mais mauvais coup garanti pour la démocratie

il y a 14 heures 53 min
décryptage > Justice
Justice

Réforme de l’ENM : les ambitions à la baisse d’Eric Dupond-Moretti

il y a 15 heures 16 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Bridgestone : tout le monde ment et l’État paie très cher pour faciliter le mensonge partagé

il y a 16 heures 31 min
© Reuters
François Hollande n'est plus qu'à 24% d’opinions favorables selon un sondage Ipsos réalisé pour Le Point
© Reuters
François Hollande n'est plus qu'à 24% d’opinions favorables selon un sondage Ipsos réalisé pour Le Point
Rien à perdre

Avec seulement 24% d’opinions favorables, quelles réformes courageuses François Hollande pourrait-il se permettre, maintenant qu'il ne risque plus rien en matière d'impopularité ?

Publié le 21 octobre 2013
Avec
Selon un sondage Ipsos pour Le Point, François Hollande n'a plus que 24% d'opinions favorables, le score le plus faible jamais mesuré pour un chef de l'Etat depuis la création de ce baromètre en 1996.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Carole Barjon est rédactrice en chef adjointe à la rubrique politique, chargée de l’Elysée et de la droite au Nouvel Observateur.André Bercoff est journaliste et écrivain. Il est notamment l'auteur de La chasse au Sarko (Rocher, 2011), et de Qui choisir...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Selon un sondage Ipsos pour Le Point, François Hollande n'a plus que 24% d'opinions favorables, le score le plus faible jamais mesuré pour un chef de l'Etat depuis la création de ce baromètre en 1996.
Avec

Atlantico : François Hollande n'est plus qu'à 24% d’opinions favorables selon un sondage Ipsos réalisé pour Le Point, un record d'impopularité historique qui pourrait compromettre sa réélection. Dans ces conditions, quelles grandes  réformes courageuses le président de la République pourrait-il mettre en œuvre ?  

Carole Barjon : François Hollande aurait pu lancer des réformes courageuses au lendemain de son élection même s’il faut rappeler qu’il a été élu par rejet de Nicolas Sarkozy plus que par adhésion à sa personne et à son programme. François Hollande a réuni sur son nom moins de 50 % des votants en raison de la proportion importante de bulletins blancs. Ce chiffre explique en grande partie son échec et démontre que sa majorité dans le pays était extrêmement fragile à la base.

On peut regretter que François Hollande ait renoncé à la grande réforme fiscale avec la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. C’était pourtant la proposition phare de sa campagne. Aujourd’hui, compte tenu de son impopularité dans l’opinion et du fait qu’il n’a pas fait de réformes de structure lorsqu’il en avait la possibilité, on voit mal comment il pourrait engager de grands changements. Les réformes structurelles touchent toujours des intérêts particuliers et provoquent du mécontentement dans le pays. Il est donc en réalité très difficile de répondre à votre question. 

André Bercoff :  Aujourd’hui, il s’agit moins de lancer des grandes réformes que de rétablir une crédibilité dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est fortement entamée. Le triste feuilleton Leonarda n’a rien fait de ce point de vue pour arranger les choses. Pour le reste, tous, à commencer par le président et son gouvernement, savent ce qu’il y a à faire : aller plus loin dans la réforme des retraites, et surtout dans la diminution des dépenses publiques. Quelques gestes ont été effectués dans ce sens, mais le plus obtus des économistes sait qu’on est loin du compte.

Evidemment, on sait aussi que rien ne sera entamé véritablement avant les résultats des élections municipales et probablement des européennes. Le plus préoccupant est cette absence quasi pathologique du président à fixer un cap et surtout à le formuler et à s’y tenir. Pour ne citer qu’un exemple : l’annonce d’une soi-disant « pause fiscale » qui a servi d’envoi à une formidable généralisation de l’impôt. Quant aux sondages et à la réélection, 2017 est loin, et la marmite bout de plus en plus.

La réforme des retraites a fait reculer de nombreux gouvernement. La réforme actuelle est-elle pérenne ? François Hollande devrait-il aller plus loin ? 

Carole Barjon : La réforme des retraites de François Hollande est une réforme à minima. L’objectif idéal vers lequel il faudrait tendre est celui d’un régime universel des retraites avec un alignement du public sur le privé. Le président et le gouvernement n’ont même pas tracé cette perspective. Il me paraît trop tard pour engager une nouvelle réforme. 

André Bercoff : Il est évident que cette réforme n’est que prolégomènes. Avec une espérance de vie qui augmente tous les ans, et donc l’explosion de la population senior et, par ailleurs, la pérennisation du chômage des jeunes, la faille intergénérationnelle devient abyssale : les 20-30 ans savent désormais que non seulement leur retraite n’est plus assurée, mais qu’ils doivent payer pour leurs parents et grands-parents qui ont pu jusqu’ici bénéficier des fruits de celle-ci. En fait, depuis trente ans, les gouvernements de gauche ou de droite ont joué à Bernard Madoff, sans être jamais condamnés quant à eux à 150 ans de prison. Mais c’est bien ce schéma de Ponzi qui se dévoile aujourd’hui. J’en parle assez longuement dans mon prochain livre Je suis venu te dire que je m’en vais.

François Hollande est connu pour être un homme de synthèse ménageant toutes les sensibilités de la gauche. Devrait-il plutôt choisir un cap clair. Quel devrait-être ce cap ? 

Carole Barjon : Sans même avoir la prétention de porter « un grand dessein », François Hollande devrait au moins bien expliquer ce qu’il fait. Ce n’est pas le cas comme en témoigne sa maladresse dans l’affaire syrienne. Le président de la République a expliqué que la France allait lancer une expédition punitive sans préciser son objectif politique. Or, le peuple français, qui est un peuple très politique, avait besoin de trouver un objectif clair. François Hollande n’a rien dit. Idem sur la question des impôts. Annoncer une pause fiscale, au moment même où les gens subissent les premières hausses d’impôts n’a pas de sens. Le dernier exemple est l’affaire Leonarda qui renvoie à toutes les contradictions de la gauche sur la question de l’immigration. Contradictions que François Hollande avaient tenté d’éviter durant la campagne. François Hollande est trop « techno » et n’assume pas. Ce n’est pas à Jean-Marc Ayrault de s’expliquer sur des sujets aussi graves et symboliques que la question des Roms ou la question de l’intégration. Le symbolique est le domaine du président de la République.

André Bercoff : Comme d’habitude, il continue dans le non-dit. Il convient absolument, aujourd’hui, d’inverser la célèbre formule du cardinal de Retz, qui affirmait qu’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. En 2013, la politique de l’ambiguïté devient mortelle pour ses auteurs. François Hollande, tout le monde le sait, est un social-démocrate et un social-libéral : il se fait quotidiennement insulter pour cela par la gauche de la gauche, et même dans son propre parti. Qu’est-ce qu’il attend pour l’affirmer haut et fort, et dire crûment les batailles qu’il mène ? Ce flou même pas artistique qui convenait peut-être à la rue de Solferino, devient ici pire qu’un crime : une faute.

François Hollande semble reculer sur la question du droit de vote des étrangers : l'une des grandes promesses de la gauche depuis 1981. Doit-il tout tenter pour faire passer cette réforme ? Existe-t-il d'autres grandes réformes de gauche que François Hollande pourrait pousser ? 

Carole Barjon : Depuis François Mitterrand  la gauche est soupçonnée de vouloir conduire cette réforme pour une raison « manœuvrière » : faire monter le FN et ainsi diviser les voix de la droite. Dans le contexte actuel, alors que le Front national enregistre une forte percée, une telle réforme serait prise pour une provocation. Je doute que l’opinion soit mûre pour cela. 

André Bercoff : François Hollande est habile et connaît sa géographie politique. Il sait très bien que le droit de vote des étrangers, en l’occurrence, ne passerait pas, eu égard au nombre de votes nécessaires au Parlement pour changer la loi, et  surtout au climat qui règne actuellement dans le pays. A-t-il trouvé une parade, par Valls interposé, en accélérant et en facilitant le processus de naturalisation ? L’avenir le dira. Quant aux réformes de gauche qu’il pourrait entreprendre, la plus importante serait de prendre en compte enfin, le sort des millions de Français qui sont au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté. C’est-à-dire se préoccuper un peu moins de la famille de Léonarda et un peu plus des populations de la Creuse ou du Cantal pour ne citer qu’elles, complètement abandonnées à leur sort. 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (60)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Chupula
- 22/10/2013 - 07:31
24%
2 % de "favorables" et 22% de "plutôt favorables", ça fait une nuance.
Il ne fera rien, car il ne saura pas le faire.
Il est tombé dans le dogme lorsqu'il était tout petit.
Après cela, on ne peut plus avoir d'imagination.
Bruxelle43
- 22/10/2013 - 05:02
@benvoyons
Mise à part le caractère ordurier de votre prose, je pense que Merkhur émet une hypothèse qui serait plausible.
.
F.Hollande sera t-il assez courageux et ira t-il jusqu'au bout de ce qui est effectivement un sans faute en terme de carrière ... Là c'est l'avenir qui le dira.
.
Moi j'ai des doutes mais politiquement ce serait logique et très malin de la part du président ...
MrFernand
- 22/10/2013 - 03:05
héros national ?
Maintenant qu'il sait qu'il ne sera jamais réélu, il devrait lancer les vraies réformes de fond impopulaires que tous nos dirigeants n'ont pas eu les c... de faire, comme l'a fait Schroeder en Allemagne ! Il sera honni, mais après, il passera pour un héros national et entrera dans l'histoire, comme Schroeder !