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Dans l’émission, Christiane Taubira assène à plusieurs reprises : "tous les prisonniers sortent à un moment donné".
Bête de scène

Christiane Taubira, la "tornade" qui n'éprouvait pas le moindre besoin de répondre aux questions

Publié le 06 septembre 2013
Christiane Taubira et Christian Estrosi étaient les invités de David Pujadas jeudi soir sur le plateau de "Des paroles et des actes" sur France 2.
André Bercoff est journaliste et écrivain. Il est l'auteur de La chasse au Sarko (Rocher, 2011), de Qui choisir (First editions, 2012), Moi, Président (First editions, 2013),  Je suis venu te dire que je m’en vais (Michalon, 2013), Donald Trump les...
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Christiane Taubira et Christian Estrosi étaient les invités de David Pujadas jeudi soir sur le plateau de "Des paroles et des actes" sur France 2.

Christiane Taubira fait bloc. A elle seule, dans l’émission « Des paroles et des actes », elle fait le show. Elle remplit largement son contrat de bête de scène. Elle admoneste, interrompt, tance ses interlocuteurs, les foudroie du regard, et de temps en temps, elle essaye des sourires vite abandonnés pour retrouver sa posture favorite : l’attaque. Quand la question peut lui apparaître gênante, comme ce fut rarement le cas hier, elle botte en touche, tout en souffletant le journaliste de son mépris. Si celui-ci l’avait vraiment lue, voire vraiment écoutée, il ne prononcerait pas des paroles aussi vaines. Valls ? C’est l’amour. Probation ? Suppression des peines plancher ? Individualisation de la peine ? C’est pour mieux assurer la sécurité de la population, victimisée par des années de laxisme sarkozyste. Rétention de sûreté ? Ce n’est pas le sujet, vous ne m’avez pas lue, vous ne m’avez pas écoutée, fermez le ban.

Personne ne résiste. Pujadas, Saint-Criq, Wittemberg, Fressoz, Giesbert, pourtant loin d’être des perdreaux de l’année, essayent de planter les banderilles, mais le taureau ne se laisse pas faire et montre dents et cornes. Ils sourient, ils respectent le processus, c’est elle la vedette, elle a le droit de les engueuler, ils esquissent une réponse, sourient encore, et se retirent au coup de gong : règle de l’émission oblige. Quant au seul interlocuteur politique présent, Christian Estrosi, auteur de la pétition anti-loi Taubira, il reste calme et poli, lance quelques généralités, mais n’essaye pas d’interrompre la tornade à la voix de crécelle convaincante : lui aussi respecte les règles du système : the show must go on.

Seul moment de vraie rupture : l’apparition, en ombre chinoise, de la mère de Priscilla, qui a passé trois semaines dans le coma, violemment tabassée par un individu qui était en régime de semi-liberté et qui, le même soir, a violé et estropié une autre jeune femme. Il était d’ailleurs récidiviste. Pas de surveillance, pas de contrôle, rien. Témoignage glaçant, terrible, prononcé très calmement. Christiane Taubira réplique qu’elle s’incline devant la douleur et qu’il n’y a pas de réponse à ce drame, mais refuse de qualifier le juge ou les contrôleurs. Petite parole fugace de la mère : « C’est trop facile ». Et on passe à autre chose.

Plus tard dans l’émission, Christiane Taubira assène à plusieurs reprises : tous les prisonniers sortent à un moment donné ; il faut penser à la réinsertion, il faut penser à la suite. Très bien. Mais...tous sortent ? Même les serial violeurs ? Les serial tueurs ? Les serial tortionnaires ? Même les barbares ? Au fond, selon vous madame la ministre, il n’y a pas de bêtes sauvages, pas d’assassins, pas de perpétuité, tout être humain, y compris celui qui a fait le malheur de plusieurs familles, a droit à l’angélique rachat ? La question ne sera pas posée.

 

A lire, de l'auteur de l'article :  "Moi, Président", André Bercoff, (First édition), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Commentaires (42)
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Aswan
- 09/09/2013 - 11:22
On pendait les voleurs à la tir...
Il y a quelques siècles, 3 par exemple, on pendait publiquement les voleurs à la tir. Croyez-vous que cela décourageaient les autres? Pas du tout! La pendaison était un excellent moment pour détrousser les gens.
Il faut être ignorant pour croire que des peines longues et pénibles puissent diminuer la délinquance.

Faire sortir les prisonniers " à vif" sans bagage pour vivre dans la société est le moyen pour augmenter la délinquance.

Aswan
- 09/09/2013 - 11:13
La véritable "perpet" n'existe pas en France
Je trouve cet article de mauvaise foi. Ecrire que:
:"Au fond, selon vous madame la ministre, il n’y a pas de bêtes sauvages, pas d’assassins, pas de perpétuité, tout être humain, y compris celui qui a fait le malheur de plusieurs familles, a droit à l’angélique rachat ? La question ne sera pas posée."

Que je sache, même Pasqua qui n'est pas un tendre n'a pas demandé une véritable "perpet."Donc, le journaliste devrait poser la même question à Pasqua! Mais, il s'en gardera bien!

La "perpet" n'est pas une solution, car extrêmement difficile à gérer.
Il suffit de voir la situation aux USA où des condamnations à 1000 ans sont courantes! Un prisonnier grabataire de 88 ans, croyez-vous réellement que sa place est dans une prison? Le journaliste voudrait-il être gardien de prison de gars condamné à" perpet?". Un condamné à perpet peut tout se permettre, il ne risque plus rien. Tuer un gardien pas de souci, perpet na na !!!
pguillermo
- 08/09/2013 - 04:05
@ trentenaire-du-14
Le jour où l'un de vos proches aura été assassiné, revenez mettre un avis. Ce jour là, je serai heureux se savoir si vous êtes encore aussi niais qu'aujourd'hui.

En marge de ça je ferai une remarque de détail. Rien qu'à votre pseudo on voit que vous vous êtes bien imprégné des habitudes de la presse collabo, si prompte à tout déformer. Les journaleux désignent les victimes par les termes trentenaire", quinquagénaire", "sexagénaire", "l'octogénaire" etc..... Employer le mot "victime" ça diaboliserait un peu trop le criminel.
Votre cerveau me parait bien rincé à l'eau de rose !!!!