En direct
Best of
Best of 15 au 21 juin
En direct
© Reuters
Bonnes feuilles
Bertrand Cantat : ces premiers signes qui auraient dû pousser Marie Trintignant à le quitter tout de suite
Publié le 20 août 2013
10 ans après la mort de l'actrice Marie Trintignant sous les coups du chanteur Bertrand Cantat, Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard enquêtent sur la relation fusionnelle du couple. Extrait de "Marie Trintignant - Bertrand Cantat : l'amour à mort" (1/2).
Stéphane Bouchet, reporter au Parisien en 2003, fut le premier journaliste français présent à Vilnius au lendemain des faits ; il dirige aujourd'hui une agence de presse audiovisuelle. Frédéric Vézard, également reporter au Parisien à cette époque,...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Stéphane Bouchet, reporter au Parisien en 2003, fut le premier journaliste français présent à Vilnius au lendemain des faits ; il dirige aujourd'hui une agence de presse audiovisuelle. Frédéric Vézard, également reporter au Parisien à cette époque,...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
10 ans après la mort de l'actrice Marie Trintignant sous les coups du chanteur Bertrand Cantat, Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard enquêtent sur la relation fusionnelle du couple. Extrait de "Marie Trintignant - Bertrand Cantat : l'amour à mort" (1/2).

Début septembre, Marie invite Bertrand à passer un week-end dans sa maison du Gard. Il franchit le pas mais décide d’en parler à son épouse avant d’accepter. « Il m’a dit être invité chez Marie, à Uzès, se souvient Kristina. Je me suis posé des questions. Elle le cherchait et il en était touché. Cette relation s’est installée lentement. Il s’en voulait énormément de me faire cela et de faire cela à notre enfant à naître. Il m’a accompagnée jusqu’à la naissance à venir. Je l’ai poussé à me quitter. »

Dès l’origine, aux yeux de Bertrand Cantat, son histoire d’amour avec Marie Trintignant est donc placée sous le signe de la culpabilité. Quand Alice naît, fin septembre 2002 à Bordeaux, son père est présent dans la salle d’accouchement. Les jours qui suivent sont pénibles. Bertrand est perdu. Il paraît déprimé, malheureux, suspendu aux petits messages de Marie. Kristina lui demande de partir. Au début du mois d’octobre, il prépare ses affaires et prend le train pour Paris. Marie l’attend. Bertrand s’installe à l’hôtel. C’est là qu’ils passent leur première nuit ensemble. Comme n’importe quel couple illégitime. Elle prend les choses en main et demande à Samuel Benchetrit de quitter la maison de la rue de la Mare. Cette grande bâtisse, située au fond d’une impasse et entourée d’un jardin, appartient à Marie. Samuel encaisse le coup, mais réclame un peu de temps pour s’organiser. « Je tenais à préserver nos relations, confiera-t-il plus tard. Je ne voulais pas me mêler de leurs histoires. Je n’appelais Marie qu’en cas de nécessité. Je le savais très jaloux. Elle m’en parlait. Mais son amour était très fort. »

D’octobre à décembre, Marie et Bertrand s’aiment comme des adolescents. Ils passent le maximum de temps ensemble, se bombardent de messages tendres lorsqu’ils sont séparés par leurs obligations professionnelles, se fixent des rendez-vous secrets. Marie s’occupe de ses enfants. Bertrand ne manque pas d’appeler régulièrement son fils Milo. La tournée de Noir Désir n’est pas terminée. Son père est absent mais le petit garçon ne comprend pas que quelque chose a changé.

Fin décembre, lors du dernier concert du groupe à Évry, dans l’Essonne, Cantat présente Marie aux autres membres de Noir Désir. « Il m’a dit qu’il était avec elle depuis le mois de juillet, raconte le guitariste, Serge Teyssot-Gay. Elle est venue nous voir à Évry et a passé la soirée avec nous. Il était amoureux comme jamais. C’était comme si Bertrand avait trouvé la femme de sa vie. Il l’embrassait tout le temps. » Marie fait des efforts pour que cette nouvelle reconstruction de sa vie se passe au mieux. Celle que son entourage appelle parfois « la reine des familles recomposées » se rapproche de Kristina. L’épouse de Bertrand veut faire sa connaissance avant d’accepter de lui confier ses enfants.En novembre 2002, Marie rejoint donc Bertrand à Bordeaux. Elle rencontre sa « rivale ». « Marie est venue, se souvient Kristina. Nous avons discuté de sa relation avec Bertrand, pour résoudre les problèmes… Elle n’a jamais exprimé de prétentions pendant nos conversations. Ses paroles étaient gentilles et tendres. »

En janvier 2003, les deux amants franchissent une étape importante : Bertrand s’installe dans la maison de la rue de la Mare. C’est à partir de cette date que les premières difficultés apparaissent. Il y a d’abord l’attitude de Samuel Benchetrit, vite jugée ambiguë par le chanteur. Le réalisateur affirme avoir tout fait pour faciliter la transition, mais ce n’est pas l’avis des proches de Bertrand Cantat. « J’ai appris par ma soeur Anne, qui travaille dans le milieu du cinéma, que Samuel Benchetrit vivait très mal leur séparation. Il pétait les plombs et était très malheureux », rapporte Xavier Cantat.« Ma fille m’a dit que Bertrand et Marie vivaient un enfer, qu’ils étaient harcelés par Samuel Benchetrit », ajoute Danièle Cantat.

Quelle que soit la réalité de ces affirmations – il ne s’agit que de propos rapportés dans le cercle familial par la soeur de Bertrand –, elles donnent des indications précieuses sur l’état d’esprit de Bertrand Cantat et de ses proches en ce début d’année 2003. D’autant que, dans la maison de Belleville, le nouvel arrivant a des rapports délicats avec Roman Kolinka, le fils aîné de sa compagne âgé de dix-sept ans.

« Au début, je n’avais pas de bonnes relations avec lui, reconnaît ce dernier. En effet, je préférais mon précédent beau-père, Samuel Benchetrit. J’avais du mal à accepter Bertrand. Ensuite, cela allait mieux mais je n’avais pas beaucoup de discussions avec lui. Il ne m’intéressait pas. C’est quelqu’un qui parlait essentiellement de lui. Il dormait peu et avait des problèmes d’insomnie. Il suivait tout le temps ma mère… » L’adolescent apporte aussi un éclairage différent sur l’attitude du réalisateur à l’égard du couple : « Samuel me demandait de faire des efforts vis-à-vis de Bertrand, de bien vouloir l’accepter, notamment pour ma mère. Quand elle quitte quelqu’un, c’est qu’elle ne l’aime plus. Bertrand était jaloux de tout ce qui pouvait concerner ma mère. »

(...)

Les amies de Marie Trintignant perçoivent, elles aussi, un malaise. La plus proche d’entre elles, l’actrice Zoé Chauveau, ne cache pas son animosité envers le chanteur. « Quand nous l’avions rencontré, avec Marie, il tenait un discours en contradiction avec son statut professionnel. Il rejetait la société capitaliste avec haine, mais se trouvait sous contrat avec une multinationale et profitait des avantages qui en découlaient. Nous avons perçu avec un certain malaise sa violence rentrée, son caractère possessif. »

La chanteuse et comédienne Lio, qui partage une récente complicité avec Marie, va encore plus loin : « Marie était une femme sous influence. Bertrand flippait sur son passé. Il était très jaloux. Elle me l’avait dit textuellement. Elle envoyait des textos toute la journée pour le rassurer. »

Extrait de "Marie Trintignant - Bertrand Cantat : l'amour à mort", Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, (Editions l'Archipel), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Quand les secrets du succès du Bon Coin intriguent Amazon et eBay
02.
Taxe d’habitation : les Français organisent leur propre malheur immobilier
03.
Vol MH370 : "le pilote se serait envolé à 12 000 mètres pour tuer l'équipage dans la cabine dépressurisée ", selon un nouveau rapport
04.
Retour des moustiques tigre : voilà comment s'en protéger efficacement cet été
05.
Quand les tabloïds britanniques s’inquiètent de voir Paris livrée aux bandes pendant la fête de la musique : fantasme de no-go zones ou début de réalité ?
06.
Amazon : 11,2 milliards de profit, 0 dollars d’impôts payés… : mais dans quel état erre un certain capitalisme ?
07.
PMA et filiation : ces difficultés humaines prévisibles que le gouvernement écarte bien rapidement
01.
Retour des moustiques tigre : voilà comment s'en protéger efficacement cet été
02.
Pourquoi les Francs-maçons ne sont certainement pas les héritiers des constructeurs de cathédrale qu’ils disent être
03.
L'homme qui combat la bien-pensance pour sauver le monde agricole
04.
Dents de la mer : les grands requins blancs remontent vers le Nord aux Etats-Unis, faut il redouter la même chose en Europe ?
05.
Meghan & Harry : all is not well in paradise; Mariage sous couvre-feu pour Laura Smet; Laeticia Hallyday, délaissée ou entourée par ses amis ? Voici & Closer ne sont pas d’accord; Taylor Swift & Katy Perry se câlinent vêtues d’un burger frites de la paix
06.
Notre-Dame de Paris : l’incendie aurait été causé par une série de négligences
01.
Amin Maalouf et Boualem Sansal, deux lanceurs d'alerte que personne n'écoute. Est-ce parce qu'ils sont arabes ?
02.
L'Ordre des médecins autorise Jérôme Cahuzac à exercer la médecine générale en Corse
03.
Ce piège dans lequel tombe le gouvernement en introduisant le concept d’islamophobie dans le proposition de loi Avia sur la lutte contre les contenus haineux
04.
PMA et filiation : ces difficultés humaines prévisibles que le gouvernement écarte bien rapidement
05.
Et la banque centrale américaine publia une bombe sur les "méfaits" du capitalisme financier
06.
Nominations européennes: le jeu dangereux d’Emmanuel Macron face à l’Allemagne
Commentaires (40)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
lolodirezo
- 23/08/2013 - 23:38
les rageux de droite confondent tout
En quoi Xavier Cantat et Cécile Duflot ont quelque chose à voir dans ce drame passionnel ?
Il est vrai que le manque de discernement est commun à droite, qui se rapproche de plus en plus de l'extrême droite.
La droite a tellement eu du mal à digérer la branlée de 2012, qu'ils sont d'une mauvaise fois accablante ... justes bons pour les délits d'initiés, détournements en tous genres... affaires judiciaires en cours et à venir... ruine du pays... à vomir ces populistes ...
Redmonde
- 23/08/2013 - 22:11
PAS CHER PAYE
Amanda: "Gôcho ou pas, faussement engagé ou non, sombre, sans aucun doute, et ayant payé sa dette encore une fois, "

Donc d'après vous, passer moins de 4 ans en prison pour avoir tué une femme, c'est payer sa dette?
A ce tarif là, en effet, c'est donné, pourquoi les assassins se gêneraient ils.
Cantat a bénéficié de remises de peine scandaleuses, et a profité de sa liberté rapidement retrouvée pour battre et pousser au suicide une autre femme.
S'il avait fait les 8 ans de sa condamnation initiale, Kristina Rady serait encore vivante.
Grâce à cette brute, il y a 6 enfants orphelins, ça ne semble pas vous préoccuper: ceux de MT et les siens avec Rady.
Et bravo la justice une fois de plus, indulgente aux criminels et sévère avec les citoyens sans histoire.

Vous incarnez de façon particulièrement choquante la culture de l'excuse qui est à l'origine de ces remises en liberté de criminels et de la mort des innocents qui en paient le prix.
laguna
- 23/08/2013 - 20:22
Lâchez lui la grappe
Ou alors pendez le.
C'est un musicien, il sort de taule après un crime qui doit le poursuivre.
Tuer et se priver ainsi de son grand amour n'est pas un geste anodin.
Il doit vivre avec et avancer dans la vie.
Il est musicien que faire d'autre que la musique pour vivre.