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Energies renouvelables

Sortons du nucléaire, misons sur le solaire !

Publié le 14 avril 2011
On n'en attendait pas moins du numéro 1 européen de l'énergie solaire mais Guy Vicente, président de Schüco France et vice-président de Schüco Europe, ose quand même taper du poing sur la table et appelle les politiques à prendre leurs responsabilités : sortons du nucléaire au profit des énergies alternatives comme le solaire.
Guy Vicente est président de Schüco France et Senior Vice-Président du groupe, en charge de l’Europe de l’Ouest. 
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On n'en attendait pas moins du numéro 1 européen de l'énergie solaire mais Guy Vicente, président de Schüco France et vice-président de Schüco Europe, ose quand même taper du poing sur la table et appelle les politiques à prendre leurs responsabilités : sortons du nucléaire au profit des énergies alternatives comme le solaire.

Les événements actuels qui se déroulent à la centrale de Fukushima, aussi dramatiques soient-ils, ont toutefois le mérite de remettre sur le devant de la scène le débat, depuis trop longtemps écarté par les politiques gouvernementales successives, sur l’intérêt réel du nucléaire comme source énergétique. Notre mix pétrole/atome doit clairement être remis en cause. Jusqu’à présent, nous vivions dans l’illusion que l’énergie nucléaire était la meilleure qui soit et que nous étions à l’abri du moindre incident. Le drame japonais nous rappelle brutalement qu’il s’agit là d’une chimère. Il n’est plus temps de prétendre que ça ne nous arrivera jamais, mais de nous demander quand viendra notre tour ?

Et pourtant, ceux qui œuvrent au cœur des plus grandes instances énergétiques du pays tentent encore, avec conviction, de persuader la population que sortir du nucléaire n’est ni souhaitable, ni envisageable dans l’état actuel des choses. Qu’il s’agit d’une énergie propre, sûre, économique et qui garantit notre indépendance. C’est sans doute oublier un peu vite l’augmentation régulière du prix de l’électricité, le coût d’entretien des centrales, qui progresse avec leur ancienneté, notre incapacité actuelle à les démanteler ou à enfouir durablement et proprement leurs déchets radioactifs. Sans parler des risques éventuels de fuites ou des conséquences dramatiques de possibles catastrophes naturelles, qui ne peuvent aujourd’hui être ignorés ou simplement relayés au rang des probabilités infinitésimales.

A l'aube d'un nouveau cycle énergétique

Il est temps de lever la tête et de regarder les choses en face ! Nous sommes à l’aube d’un nouveau cycle énergétique, comme ce fut le cas lorsque le charbon remplaça le bois, puis quand le nucléaire se substitua au charbon. Il ne faut pas craindre ce changement, mais l’accompagner. Ce dont la France a besoin, c’est d’une forte volonté politique, capable de définir un cap avec des objectifs précis et des moyens en conséquence. Rome ne s’est pas construite en un jour et il est évident que sortir du nucléaire prendra de très nombreuses années, coûtera cher et bouleversera profondément nos habitudes de consommation. Mais continuer de remettre à plus tard cette transition, c’est prendre un risque écologique et humain inacceptable. D’autant que les énergies alternatives, respectueuses de l’environnement et sans risque pour nos vies, font chaque jour la preuve de leur efficacité.

Ainsi, 43 % (1) de l’énergie est consommée par le bâtiment. Or, nous sommes désormais capables d’ériger des constructions BBC ou encore à énergie positive pour un coût supplémentaire de seulement 5 à 15 %. Dans ce cadre, l’énergie solaire dispose d’ailleurs de réels atouts. C’est une technologie qui progresse et qui s’adapte aujourd’hui à tous types de bâtiments et partout, peu importe le climat. En plus d’être efficace, elle préserve l’environnement, apporte un réel confort aux utilisateurs tout en contribuant passivement à la diminution de la consommation énergétique. Car, on ne le répètera jamais assez,  l’énergie la plus propre et la moins chère reste celle que l’on ne consomme pas.

Le recours au solaire est également particulièrement démocratique, puisqu’il entraîne inévitablement une décentralisation de l’énergie. Actuellement, le citoyen est obligé de passer par un tiers pour obtenir son électricité. Demain, il deviendra autonome, produisant sa propre énergie.

Pour un soutien incitatif et financier de l'Etat

Toutefois, ces technologies alternatives, solaire ou éolienne, n’en sont pas moins des solutions émergentes, encore peu répandues et qui nécessitent, pour se développer et produire à des coûts acceptables pour tous, de bénéficier d’un soutien financier important. Or, sous couvert de préserver le budget de la France, le gouvernement revient actuellement sur un certain nombre de mesures incitatives. Récemment, il a ainsi décrété un moratoire gelant pendant 3 mois les projets industriels solaires puis annoncé, en mars dernier, une baisse significative du prix de rachat du kilowatt produit grâce aux panneaux solaires, brisant dans l’œuf la croissance de cette filière émergente et menaçant directement 25 000 emplois (2).

Il est donc plus que temps de prendre exemple sur ce qui se passe chez nos voisins, comme en Allemagne, un pays qui s’est engagé concrètement pour sortir du nucléaire. La modification de notre mix énergétique est un passage obligé pour une économie évoluée comme la nôtre, reste à savoir si nous voulons l’encourager dès à présent ou attendre que des événements dramatiques viennent nous rappeler qu’au fond, en matière de nucléaire, nous ne maîtrisons rien ou si peu de chose !

 

 (1) Source Ademe

 (2) Source : Syndicat des Énergies Renouvelables (SER)

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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LouisArmandCremet
- 15/04/2011 - 11:02
Réponse ?
je suis étonné que M Guy Vicente ne daigne répondre aux objections soulevées par les commentaires. Pourtant si ses arguments sont aussi solides et valables que le laisse supposer le côté assuré de son propos, le débat ne devrait pas lui poser problème.
Cicero
- 15/04/2011 - 05:14
100 balles et un mars aussi?
La seule chose qui int'eresse ce monsieur ce sont ses profits et sa marge bénéficiaire. Demain aura-t-on droit à un article d'Anne Lauvergeon, le pdg d'Areva pour défendre le nucléaire?
Soyons un peu sérieux, ce type utilise la crainte générée par l'accident de Fukushima pour défendre son fonds de commerce. C'est lamentable.
Nicolas B
- 14/04/2011 - 20:07
Ben voyons
Si c'est efficace, pas besoin de subventions. Je suis vert de voir ma facture augmenté pour payer des panneaux toxiques et financer de ma poche les travaux sur de belles maisons de personnes qui gagnent surement plus que moi. Alors non aux subventions pour le solaire, l'éolien... Quant au nucléaire, vivent les centrales au thorium.