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Le secteur maritime devrait peser 2 000 milliards d'euros d'ici 2020.
Le secteur maritime devrait peser 2 000 milliards d'euros d'ici 2020.
Decod'Eco

Transport maritime : ce marché insoupçonné qui pèse plus lourd que l'aéronautique et les télécoms

Publié le 14 mai 2013
Totalement insoupçonné, le transport maritime est un marché de 1 500 milliards d'euros dont les perspectives restent positives dans les années qui viennent...
Florent Detroy
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"Florent Detroy est journaliste économique, spécialisé notamment sur les questions énergétiques, environnementales et industrielles. Voir son site."  
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Totalement insoupçonné, le transport maritime est un marché de 1 500 milliards d'euros dont les perspectives restent positives dans les années qui viennent...

Savez-vous quel marché pèse plus lourd que le marché de l'aéronautique ou des télécoms ? Le transport maritime !

Ce secteur pèse la bagatelle de 1 500 milliards d'euros. Il devrait même arriver à 2 000 milliards d'euros d'ici 2020. On sous-estime l'importance de la marine dans notre vie de tous les jours. Le transport de marchandises passe pourtant à 90% par la mer.

L'augmentation a été radicale ces 30 dernières années, avec un quintuplement des marchandises transportées dans le monde. Aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 50 000 navires qui sillonnent les mers. D'ici 2020, l'activité aura encore doublé, pour représenter 15 milliards de tonnes transportées par an dans le monde.

Tous secteurs confondus, la croissance exponentielle de ce trafic a amené le marché du transport maritime à se classer au second rang en termes de chiffre d'affaires, avec un poids de 1 500 milliards d'euros. C'est moins important que l'industrie agroalimentaire, mais bien plus imposant que l'aéronautique ou les télécoms.

Sur quoi repose la croissance du secteur ?

Le développement des activités maritimes s'explique d'abord par le faible coût du transport. Il coûte plus cher d'acheter un billet d'avion entre l'Europe et l'Asie que de transporter 20 tonnes de marchandises sur la même distance. Au petit jeu des comparaisons, il est également amusant de noter qu'il coûte moins cher d'importer des marchandises de Pékin à Paris que de Romorantin.

Ces dernières années, une nouveauté est venue modifier le marché maritime : la mise en valeur des ressources maritimes. Le site Mer et Marine rappelle que seulement 10% de la flore et de la faune marine sont connus, et seulement 5% des sols marins. Mais c'est bien évidemment la mise en valeur des ressources énergétiques sous-marines qui a déclenché les plus fortes évolutions du marché. Ce territoire océanique est d'ailleurs régulièrement présenté comme un sixième continent, le seul quasiment inexploré.

Le pétrole offshore, l'eldorado du secteur

Jusque dans les années 1960, le marché des hydrocarbures était essentiellement concentré sur les ressources onshore, c'est-à-dire sur la terre ferme. Certains d'entre vous se rappelleront toutefois que c'est à la fin des années 1940 que la première plateforme pétrolière a été créée, sur la mer Caspienne, en URSS.

C'est cependant dans le monde capitaliste que les premières plateformes apparaissent de manière industrielle, dans le golfe du Mexique et dans la mer du Nord dans les années 1970. C'est l'époque du choc pétrolier, où le quadruplement des prix du pétrole permit de financer l'achat de ces monstres d'acier des mers.

La décrue des prix du pétrole dès les années 1980 va donner un coup de frein à l'activité. Il faudra attendre encore 20 ans avant que la demande de plateformes retrouve une nouvelle vigueur, dans le sillage de la remontée des prix du pétrole des années 2000.

Ainsi entre 2005 et 2008, alors que les prix du WTI passent de 60 $ le baril à près de 140 $, les investissements dans les activités offshore passent de 90 milliards de dollars à 154 milliards de dollars.

Après le coup de massue de la crise économique de 2008, le nombre de plateformes pétrolières en mer est remonté petit à petit en parallèle des prix du baril. Ainsi entre 2008 et 2012, la flotte de plateformes a augmenté de 56%.

Aujourd'hui, près de 1 200 plateformes sillonnent les mers du monde entier – majoritairement localisées dans le golfe du Mexique, dans le golfe de Guinée et au Brésil.

Les dernières réserves géantes sont en offshore

La montée en puissance des investissements dans l'offshore est logique car, comme l'explique Sylvain Serbutoviez, ingénieur exploration-production à la direction Economie et Veille d'IFP Energies nouvelles, "c'est l'une des rares zones d'accès aux réserves à l'exception des sables asphaltiques du Canada", les réserves étant monopolisées par les sociétés d'Etat.

Surtout, la poursuite des investissements dans ces zones s'explique tout simplement par le succès des forages. En 10 ans, les découvertes faites dans le pétrole sont passées de 30% en offshore à pratiquement 40%.

Surtout, les découvertes en offshore sont bien plus profitables. En eaux peu profondes, la moyenne de la découverte par forage depuis 2002 est de 21 millions de barils équivalent pétrole (boe). A titre de comparaison, un forage en onshore ne permet de découvrir "que" 12 millions de barils selon les analystes de Wood Mackenzie.

En eaux profondes, c'est-à-dire dans des eaux supérieures à 360 mètres de profondeur, la moyenne des découvertes passe tout de suite à 55 millions de boe. Et dans l'ultra-profond, au-delà de 1 400 mètres de profondeur, on flirte avec le jackpot, soit 140 millions de boe.

Investir dans le "triangle d'or"

Selon un calcul simple, forer dans des eaux ultra-profondes s'avère 11,5 fois plus efficace et rentable qu'en onshore, chaque forage générant 14 milliards de dollars, soit de quoi couvrir largement les coûts de production.

Bien sûr, les majors ne forent pas par hasard et cherchent avant tout les grands gisements. Mais, comme le souligne Tom Kellock du cabinet d'analyses spécialiste de l'énergie IHS, "la bonne nouvelle, c'est que les foreurs trouvent ce qu'ils cherchaient". En particulier, c'est le "triangle d'or" (Golfe du Mexique, Golfe de Guinée, côtes brésiliennes), selon les professionnels du secteur, qui est la vraie corne d'abondance pour tous les pétroliers aujourd'hui.

[Pour en savoir plus sur ce secteur -- et ses opportunités pour un investisseur individuel -- suivez les conseils de Florent Detroy au jour le jour : c'est par ici... et c'est gratuit !

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
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Le gorille
- 14/05/2013 - 20:25
Pas rêver ? pas d'accord !
@Vat78 - 14/05/2013 - 12:53
Oh que si ! Le transport maritime fait encore rêver ! C'est plutôt l'avion qui tue le rêve... en allant si vite ! (;-0)
J'en veux pour preuve les navires de croisière qui proposent des traversées de plusieurs jours de mer d'affilée sans voir âme qui vive ni même une terre ! Les cargos offrent des cabines autour du monde (12 passagers maximum à la fois) ! Des sociétés proposent des croisières de 15 jours en cargo mixte (fret et plus de 12 passagers) avec cabotage dans des îles reculées...
Et si vous habitez près d'un port, le spectacle des navires et des déchargements reste fascinant...
Vat78
- 14/05/2013 - 12:53
On est dans le monde
où tout doit aller vite... alors vous pensez bien le transport maritime ça fait pas rêver :)
Le gorille
- 14/05/2013 - 09:13
Le maritime, bonne idée, mais...
Oui bonne idée Atlantico, de se pencher sur le secteur maritime ! Mais si vous vous adressiez à des journalistes compétents en la matière ? Un coup de bigo à "Journal de la Marine Marchande" (+331 76 73 39 04) ou "Le marin" (+332 99 32 58 75) ? Cela éviterait de cataloguer "transport maritime" les "plateformes pétrolières", non ? Qui "sillonnnent" difficilement la mer, puisqu'elles sont fixes...
Vous aurez matière, c'est vrai, mais il faudra tout de même un peu d'ordre, de méthode et cadrer les sujets. Et puis les superlatifs ne vous feront pas défaut... à commencer par les porte-boîtes, les immeubles flottants, les perce-vagues ! Allez-y quand même mollo !