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Le nu à toutes les sauces : la transgression n'est-elle que le symptôme d'une société qui a perdu tout goût pour le sexe ?

Publié le 30 mars 2013
Alors que la photo d'un homme entièrement nu dans Vogue créé le buzz, les Occidentaux semblent coincés entre une fascination pour la nudité et un désintérêt croissant pour le sexe. Reste à savoir qui de la de l'hypersexualisation de la société ou de son discours puritain est en cause.
Pascal De Sutter
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Pascal de Sutter est psychologue-sexologue et enseigne dans plusieurs universités de France et de Belgique, dont Lille et Metz. Il est l'auteur, avec Catherine Solano, de plusieurs ouvrages sur la mécanique sexuelle des hommes aux éditions Robert...
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Alors que la photo d'un homme entièrement nu dans Vogue créé le buzz, les Occidentaux semblent coincés entre une fascination pour la nudité et un désintérêt croissant pour le sexe. Reste à savoir qui de la de l'hypersexualisation de la société ou de son discours puritain est en cause.

Atlantico : Un homme nu dans Vogue Homme, c’est le dernier buzz qui agite le petit milieu de la mode et les médias qui gravitent autour, ce qui n’est pas sans rappeler les guerres pubiennes entre Penthouse et Playboy des années 1970. Que recherche la société occidentale dans cette transgression permanente de l’image ? Sommes-nous incapables de nous arrêter de montrer toujours plus ?

Pasacal de Sutter : Avant tout, il est important de comprendre que de tout temps, la nudité a fasciné l’homme et la femme. Il suffit pour s’en convaincre de regarder l’art de l’antiquité pour constater que la nudité y est omniprésente. Les premiers dessins de l’humanité n’étaient autres que des vulves de femmes. On constate cependant au cours de l’histoire que les périodes les plus sombres ont toujours fait réapparaître le puritanisme, comme par exemple l’inquisition européenne, ou ce que connaît une partie du monde arabo-musulman aujourd’hui alors qu’à la gloire de l’Empire Ottoman, le monde musulman était un univers de sensualité comme le montrent les Milles et une nuit ou la danse des sept voiles. Que certains puissent s’offusquer de cette photo n’est que la démonstration d’une France qui devient puritaine et pudibonde, ce qui n’est jamais loin de la privation de liberté.

Ce que recherche la société n’est donc rien d’autre que d’assouvir une fascination tout à fait fondamentale et qui se libère depuis la fin du puritanisme victorien qui a duré jusqu’au début du XXe siècle et durant lequel on ne pouvait même pas montrer une cheville. La libération de l’image et du corps a atteint son paroxysme dans les années 1970 où, une fois par semaine, une "playmate" faisait un striptease avant le journal de 20h. Contrairement à ce que l’on pense, la logique est donc plutôt en train de s’inverser et la nudité ne va pas grandissante. La société occidentale actuelle n’est pas plus voyeuriste qu’avant. Des études montrent en effet à quel point la nudité a toujours fasciné les humains, des tests montrent que les bébés eux-mêmes sont plus attentifs aux images de nu qu’aux images d’humains habillés. Ce n’est pas pour autant quelque chose de pervers ou de sexualisé. Il est vrai cependant que les hommes, à la différence de la plupart des femmes, peuvent être excités par la simple nudité. L’utilisation qui est faite de la nudité "transgressive", et bien que ce terme témoigne de notre pudibonderie, n’a donc d’autre but que celui-ci de se servir d’une fascination naturelle et saine pour vendre des magazines ou des produits.

L’utilisation "inutile" de la nudité n’est-elle pas en train de mettre à mort l’érotisme ? En montrer trop ne finit-il pas par limiter le désir ?

Dans les cultures où les gens sont presque entièrement nus, qu’il s’agisse de la Papouasie ou de certaines anciennes tribus africaines, la nudité n’a jamais engendré de problèmes de désir ni de fécondité puisqu’elles ont parfaitement survécu. La nudité en elle-même n’est donc pas fondamentalement opposée au désir. La culture occidentale me direz-vous, est très différentes de ces tribus aux modes de vies particuliers. Là encore, je ne crois pas que l’époque où il y avait des femmes presque ou complètement nues sur les plages françaises, qui ont presque entièrement disparues, ait été une période de plat sexuel total. Bien au contraire. Une fois encore, il ne me semble pas qu’il y ait plus d’images de nu aujourd’hui qu’avant. Nous sommes encore à une époque où l’on floute les mamelons, les vulves et les pénis. Dans un monde plus sain, personne ne trouverait ça anormal.

Ce rapport au nu n’est-il pas le signe d’un désintérêt croissant des Occidentaux pour le sexe, pour le contact physique avec l’autre ?

L’industrie pornographique étant probablement la plus grosse industrie du monde, il n’est pas possible de dire que les Occidentaux se désintéressent du sexe en lui-même. Mais la pornographie n’est pas du sexe. Il y a par contre une diminution chez les Occidentaux, hommes comme femmes, du désir sexuel qui est plus liée au stress et à la pression de la société qu’à l’envahissement supposé de la vie quotidienne par les images de corps nus. Nous travaillons moins qu’autrefois mais nous sommes plus stressés, ce qui est directement lié à l’intérêt sexuel. Certaines personnes en arrivent parfois au point extrême qui consiste à se désintéresser du fait de vivre avec un autre être humain pour se concentrer sur le visionnage de contenus pornographiques ou d’échange de type cybersexe de grande ampleur. Ce phénomène prend une importante ampleur dans certains pays asiatiques comme le Japon où de plus en plus d’hommes vivent véritablement enfermés dans des bulles desquelles ils ne sortent plus pour essayer de créer des interactions sociales dans le monde physique.

Alors que nous sommes supposés être intellectuellement plus libres que nos grands-parents, sommes-nous plus libres sexuellement qu’eux ?

Il est effectivement vrai qu’à certains égards, il y avait plus de spontanéité, de plaisir et de fantaisie dans les bals de village ou dans les soirées du début du siècle dernier que dans les boites de nuit actuelles dans lesquelles on ne se parle ni ne se touche plus. De la même manière que le sexe existait déjà, les représentations de nu ou de pornographie existaient déjà et mon grand-père racontait que dans les tranchées les soldats s’échangeaient les photos et ils remplissaient leurs soirées d’histoires croustillantes. Il est cependant certains que la sexualité de l’époque connaissait d’autres freins que la nôtre puisque les gens n’avaient pas accès à tous nos moyens de contraception modernes, ce qui la rendait différente ou pouvait la rendre problématique. Il est toutefois intéressant de constater que l’âge du premier rapport n’a presque pas changé en un siècle. Ainsi, de nombreuses études montrent que malgré des différences contextuelles, les pratiques sexuelles connaissent très peu d’évolution. Les puritains vous parleront de clubs échangistes comme si tous les couples s’y rendaient quotidiennement mais dans les faits ce genre de pratiques ne concerne qu’un pourcentage minime de la population.

Le discours culpabilisateur et l’auto-centrage de la société sont-ils venus à bout du sexe ?

Pascal de Sutter : Il faut bien dire que dans le milieu hétérosexuel, il est très difficile de trouver un partenaire sexuel à la différence du milieu homosexuel dans lequel cela est relativement facile. Trouver une partenaire sexuelle "bénévole" pour un homme est donc devenu une épreuve, de la même manière qu’il est complexe pour une femme hétérosexuelle de trouver un partenaire amoureux avec qui vivre une sexualité épanouie. Il est souvent plus facile pour certains et certaines de se contenter de ce qu’offre Internet en terme de contenus sexuels, ou de possibilités d’échanges cybernétiques, ou encore de rêvasseries romantiques ou de plaisirs solitaires devant des films pornographiques. Il y a donc, surtout dans la grande ville, une perte du lien qui permet la rencontre amoureuse et sexuelle dans les milieux hétéros. La pression de la société et le stress que j’évoquais sont des motifs mais ce ne sont pas les seuls. Les maladies sexuellement transmissibles, le SIDA en tête, ont contribué à donner au sexe une image négative, dangereuse même, qui créé un climat de peur. Quand le partenaire sexuel potentiel peut devenir mortel, cela ne contribue pas à créer un climat de confiance et d’épanouissement sexuel. Enfin, il y a un discours puritain dans toutes les couches de la population qu’elles soient religieuses ou pas, éduquées ou pas. Même lorsque certains sexologues participent à des émissions sur des grandes chaines télévisées, il y a un avocat derrière eux pour leur expliquer qu’il ne faut pas dire "éjaculation" ou "sodomie" parce que ce n’est pas correct. Cela témoigne d’une société e plus en plus puritaine qui rend le sexe coupable.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Bonaventure

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (13)
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lunatu
- 05/04/2013 - 14:15
@ léa
Non, ce monsieur ne vit pas sur la planète Mars. C'est l'analyse d'un homme qui de toute évidence a vécu dans plusieurs sociétés et à plusieurs époques, connu différents paradigmes et peut comparer en toute connaissance de cause.
lunatu
- 05/04/2013 - 14:03
Un facteur à prendre en compte
Ne pas oublier le féminisme qui diabolise la sexualité masculine et de plus en plus d'hommes se sentent coupables de leur sexualité voire menacés de représailles en cas de dérapage ou même de soupçon de dérapage.

Je ne parle que de mon expérience personnelle où le moindre reproche le rend paranoïaque, mais je suppose que ça doit arriver à beaucoup d'hommes.
lunatu
- 05/04/2013 - 13:58
Proposition à l'auteur
Cet auteur est très pertinent dans ces propos. Il se serait interessant qu'il se penche sur le phénomène chipendale ou "Dancing bear" où des femmes se réunissent pour célébrer des anniversaires, des promotions ou des enterrements de vie de jeune fille, autour de spectacles de nus masculins en se bousculant pour aller faire des fellations au danseurs.