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Problème budgétaire

Après la pièce de platine à 1 milliard de dollars, que faut-il retenir de la dernière lubie politico-médiatique américaine sur le séquestre budgétaire ?

Publié le 26 février 2013
Les négociations entre républicains et démocrates sur la réduction des déficits sont de nouveau bloquées. Il ne reste plus que cinq jours avant la date butoir du 1er mars qui prévoit plus de 1000 milliards de coupes budgétaires sur dix ans en cas d'échec des discussions.
Clémentine Gallès
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Clémentine Gallès est économiste, spécialiste de l'Amérique du Nord, au sein du département des Etudes économique de la Société Générale.
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Les négociations entre républicains et démocrates sur la réduction des déficits sont de nouveau bloquées. Il ne reste plus que cinq jours avant la date butoir du 1er mars qui prévoit plus de 1000 milliards de coupes budgétaires sur dix ans en cas d'échec des discussions.

Atlantico : Qu'est ce que le "budgetary sequester" ? Quelle est la différence avec le "fiscal cliff" et le "debt ceilling" ?

Clémentine Gallès : La cohabitation politique que connaissent les États-Unis a rendu difficile toute décision de politique budgétaire depuis début 2011. En conséquence, les accords trouvés depuis entre Démocrates et Républicains ont davantage été de repousser les échéances plutôt que de prendre des décisions. Et ces échéances reviennent vite sur le devant de la scène politique.

Parmi elles, le « budgetary sequester » est constitué de coupes automatiques de dépenses publiques planifiées sur 10 ans à compter de cette année. Ces coupes avaient été planifiées suite aux négociations pour relever le plafond de la dette durant l’été 2011 (au moment de la perte du AAA de la dette souveraine américaine). Elles devaient à l’origine commencer au 1er janvier 2013, mais les récentes discussions ont finalement repoussé cette échéance au 1er mars.

Ces coupes automatiques étaient en fait une partie des mesures qui constituaient le « fiscal cliff ». Pour rappel, cette falaise fiscale regroupait un ensemble d’allègements d’impôts et de mesures de soutien à l’activité qui devaient arriver à expiration au 31 décembre 2012. Cet ensemble représentait 5% du PIB, ce qui était loin d’être négligeable. Un accord a finalement été obtenu entre Républicains et Démocrates afin d’éviter cette falaise, avec notamment la pérennisation de baisse d’impôts sur les revenus (hors revenus les plus élevés). Cependant, une partie de cet accord a été une nouvelle fois de repousser certaines décisions, dont le « budgetary sequester ».

Une autre échéance qui s’approche rapidement porte de nouveau sur la problématique du plafond de la dette. Techniquement, ce plafond – qui établit le montant maximal de dette que le Trésor américain peut émettre – a été atteint en d’année 2012. En pratique, cette échéance a été repoussée par des jeux d’écritures comptables puis une suspension temporaire de ce plafond jusqu’au 18 mai.

Selon l'économiste Paul krugman, le "sequester" pourrait coûter 700 000 emplois à l'économie américaine ? Quels sont les enjeux en termes d'emplois et de croissance ? Pénalise t-il la reprise américaine ?

Les coupes budgétaires comprises dans le « sequester » représenteraient environ 0,5 point de PIB en 2013 et légèrement plus en 2014. Dans ce cas, l’ajustement pourrait en effet avoisiner 700 000 emplois sur deux ans. Même s'il faut relativiser ce chiffre à la taille de l’économie du pays (cela correspond à un écart d’un quart de point de pourcentage sur le taux de chômage), la mollesse de la reprise du marché du travail aux États-Unis rend importante chaque emploi. En effet, le taux de chômage, légèrement inférieur à 8% de la population active, peine à retrouver un niveau proche de ceux observés avant la crise, plutôt de l’ordre de 5%.

Démocrates et Républicains peuvent-ils trouver un compromis ? Quelles sont leurs positions ? Pourquoi les Américains ne parviennent pas à surmonter leurs propres problèmes budgétaires ? Qu'est ce que cela révèle sur l'économie américaine ?

Les Républicains étant totalement défavorables à la suppression de niches fiscales proposée par les Démocrates, ils semblent aujourd’hui prêts à laisser ces baisses de dépenses publiques prendre effet.

La difficulté pour trouver un compromis illustre la polarisation des idées de politique économique visible aux Etats-Unis depuis la crise. Les deux principales forces politiques souhaitent diminuer le déficit et remettre la dette publique sur un sentier plus soutenable, mais les moyens pour y arriver sont différents. De façon un peu schématique, les républicains veulent couper dans les dépenses tandis que les démocrates veulent augmenter les ressources (notamment par une hausse de la fiscalité des plus hauts revenus). Cette polarisation rend difficile toute prise de décision, dans un contexte sans majorité politique marquée.

Finalement, les Etats-Unis se retrouvent confrontés au même dilemme que les autres pays développés : comment restaurer les finances publiques sans mettre en place des programmes d’austérité trop marqués qui fragiliseraient la reprise ? Cependant, même si l’ajustement des finances publiques continuera d’être un risque important pour la croissance aux Etats-Unis, il est important de souligner que l’ajustement de l’endettement du secteur privé est très net depuis la crise, et pourrait permettre à la croissance de se maintenir malgré l’ajustement budgétaire nécessaire.

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géodith
- 26/02/2013 - 15:04
Pièce en Platine
pourquoi une seule , comme dirait notre ami Olivier Delamarche ?