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Polémique World Press Photo : peut-on encore croire les images ?

Publié le 21 février 2013
Le lauréat du prix du World Press Photo fait polémique. En cause ? la retouche Photoshop de la photo primée.
Alain Mingam
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Alain Mingam a été Lauréat du World Press Photo Contest pour son reportage sur l’exécution d’un traître en Afghanistan pendant la guerre contre l’armée soviétique en 1981. Il est commissaire d’exposition, consultant médias et édition, et collaborateur...
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Le lauréat du prix du World Press Photo fait polémique. En cause ? la retouche Photoshop de la photo primée.

Atlantico : La photo de Paul Hansen, qui vient d'être primée par le prestigieux World Press Photo, relance la polémique autour de la retouche des images. A titre personnel, que pensez-vous de cette image et de la polémique ? 

Alain Mingam : J'aimerais faire en préambule un rappel des articles 15 et 16 du règlement de ce Prix ancré dans l'histoire de la presse depuis plus de 50 ans .

-15. Le contenu de la photo ne doit pas être modifiéSeules sont autorisées les retouches conformes aux normes actuellement admises dans le domaine de la photographie. Le jury est l'arbitre final de ces normes et peut, à sa discrétion, exiger le fichier original et non retouché, tel qu'enregistré par l'appareil photo, ou un scan brut (non manipulé) du négatif ou de la diapositive

- 16. Seules sont acceptées les photos à un seul cadre. Les photos composites et les expositions multiples seront exclues. Les images avec cadres et fonds additionnels ou d'autres effets ne seront pas acceptées. Les photos ne peuvent pas afficher le nom d'un photographe, d'une agence ou d'une publication.

C’est une polémique qui est nécessaire, pour éviter tout excès sinon on va finir par banaliser une pratique photographique qui va dénaturer l’essence même de la photo-documentaire. La photo de presse doit demeurer une certification de la vérité . 

La manipulation par le biais d’une lumière travaillée - ré-étalonnée  finit par donner un caractère de tableau de propagande censé percuter l'effet émotionnel présumé. C’est dommageable, surtout  de la part du jury et non pas du World Press Photo, qui est l’un des prix les plus prestigieux avec le prix Pullitzer ,"Visa pour l'Image" ou Le Prix Bayeux des Correspondants de guerre. 

La polémique doit permettre de recadrer les méfaits de toute surenchère technologique  numérique, qui lisse ou idéalise la victimisation des guerres en l'occurrence ici des  jeunes palestiniens. Elle est une occasion de plus de mettre en garde de jeunes reporters  photographes. L'automatisation remarquable des nouveaux boîtiers relègue certes  le temps de la cellule à main aux oubliettes. Mais une prudence s'impose : faire attention à cette opportunisme photoshoppé, qui fait perdre  la perception spontanée de la vraie lumière , qui donne la signature, autant que son crédit, à une image. 

Nous sommes de plus en plus dans un théâtre de la simulation. Il ne faut pas oublier comme le soulignait Claude Berri, grand collectionneur : "C'est la lumière qui fait vivre un tableau , mais c'est la photo qui fait vivre la lumière". Je crois qu’on va vers une tendance qui peut porter préjudice à la crédibilité, à la véracité d’une image. Dans le domaine purement artistique, Photoshop est un outil intéressant pour traduire l' imagination d'un auteur .C'est alors une technique de construction sur-réaliste ,une manipulation du réel pour faire de la fiction visuelle . Nous sommes toujours dans le débat "Fascination esthétique et compassion éthique». C’est le problème que pose cette photo dans l'accentuation effective d'un effet de lumière retravaillée notamment sur les visages des 2 jeunes victimes.

La polémique se retourne aujourd’hui contre le photographe lui-même, dont la démarche porte une atteinte concrète à la crédibilité  de son témoignage de  photo-journaliste qui se tire une balle dans le pied en quelque sorte. C'est du Jeff Wall revisité mais sans le talent  de ce dernier maître de la simulation, au sommet de son art.  

Je ne mets pas en cause la sincérité de Paul Hansen devant la scène de ses funérailles. Mais il en fait trop, densifie les tonalités et devient  hors -sujet  en provoquant de la gêne. Son instrumentalisation  du moment ainsi caricaturée à outrance fait l'effet contraire et pervers  d'une image détournée de sa vérité première . Dans le  tsunami permanent d'images qui nous submerge quotidiennement, il eût mieux valu annoncer "la couleur" en signalant "photo retouchée" pour éviter le doute légitime qui se retourne contre lui et impacte toute une profession soumise à suspicion dans la course à l'esthétisation galopante de la souffrance humaine .  

L'amélioration par Photoshop n'est-elle pas déjà une transformation de la réalité ? Quelle est la limite entre l'amélioration et la transformation ? 

L’image en tant que telle, alors qu’elle est issue du champ naturel, devient une forme de non-vérité qu’on affiche, et à laquelle on donne une vertu esthétique qui n’a pas lieu d’être. La limite est la manipulation de l’information pour vouloir accentuer les traits d’une image : on passe du témoignage à la propagande, ce qui est totalement irrespectueux du public. 

Dans le domaine du photojournalisme, l'utilisation de Photoshop ne pose t-elle pas un problème d'éthique ? 

Cela pose évidemment un vrai problème. Il vaut mieux une photo imparfaite mais qui témoigne de la réalité d’un évènement sans modification, plutôt qu’une image parfaite qui se rapproche d’un tableau,pour prétendre à sa juste place en galerie ou dans un musée. On a besoin d’une forme d’esthétisme, spontané , sans trucage  car la force du  drame peut créer du beau de Goya à Nachtwey ,Yuri Kozyrev ou Rémi Ochlik tué à Homs . Mais on ne peut pas tolérer la manipulation. Les photographes doivent eux-mêmes être précautionneux. Photoshop est parfois le recours des moins bons, qui masquent  non seulement la vérité mais aussi leur manque de rigueur professionnelle sinon de compétence. A chacune et à chacun d'entre eux de faire le choix de leur genre de prédilection , artistique ou journalistique .  Faisons en sorte de revenir à des bases élémentaires : c’est le jury dans sa globalité qui est souverain,  donc c’est lui qui porte la responsabilité du choix du lauréat. 

Plus largement, la retouche photo, notamment dans le milieu de  la publicité et de la mode devrait-elle être aussi soumise à des restrictions pour éviter les abus ? Ou bien la photo de presse est-elle la seule à devoir être soumise à un contrôle ? 

L’utilisation de Photoshop devrait être réservée à un certain type de photos. La confusion dans les genres pourrait entraîner une décrédibilisation de l’image. Chaque genre a son éthique : dans la publicité, on sait qu’on utilise l’artifice de l’invraisemblable, le consommateur est averti de la nature du support, une publicité est présentée comme telle.

C’est la représentation qui pose problème : si on veut faire de la photo documentaire le théâtre par Photoshop d’une représentation du monde qui n’est plus conforme à la réalité, on n’est plus dans le photojournalisme, on est dans la photo artistique. 

Après plusieurs polémiques, aucun changement n'a été observé dans ces pratiques. Peut-on envisager de mettre en place une règlementation stricte (notamment la mention "photo retouchée" lorsqu'une photo a été modifiée, comme cela avait été proposé pour les photos de mode) ?

Chaque prix crée son règlement, qui constitue la charte de travail du jury. Tout photographe qui souscrit à un prix,  doit en lire préalablement le règlement pour que la participation à ce concours rentre dans le cadre du règlement qui a été fixé. Mais compte-tenu de la crise qui touche le métier de photojournaliste, les prix attirent plus que jamais. Les photographes cherchent tous les moyens de proposer une œuvre qui sorte de l’ordinaire pour essayer parfois de survivre à la crise très grave qui affecte la profession.Tous les reporters photographes souvent contraints au chômage aujourd'hui, ne sont pas pour autant des artistes qui s'ignorent pour réaliser de superbes ventes chez Polka ou à ParisPhoto . Si les "prix" consacrent aujourd'hui cette incontestable effet de mode, c’est une grande prise de risque. Cela ne fait qu’augmenter l’attention que tout  jury doit porter au respect des règles spécifiques de son concours.

En 2010 Patrick Chauvel - dans son exposition "Guerre - ici" en transposant à Paris  des combattants tchétchènes, ou des soldats américains tout droits sortis numériquement de ses reportages à Grozny ou Bagdad, pour les transposer grâce au montage Photoshop place Joffre à Paris, a pratiqué une provocation totalement transparente pour mieux nous maintenir en état de vigilance. L'auteur de "Rapporteurs de guerre"  l'a toujours souligné : "Les guerres, celles qui se passent "loin" de chez nous, rendues abstraites par la distance et pourtant si proches dans leurs violences, cohabitent avec celle qui, ici, est plus sournoise, celle du non-dit, des petites et grandes injustices qui passent au quotidien,qui cachent le racisme et l’ignorance – les enfants de la guerre." Avec des photos qui permettent de faire vivre un court instant ce que ressentent les autres pour mieux comprendre notre belle société qui regarde sans voir.

La photo du World Press photo  2013 est à côté de la "plaque" comme on dit dans le métier. Paul Hansen à vouloir trop nous faire voir la mort de deux  jeunes palestiniens en novembre 2012  à Gaza, nous a empêchés de regarder en face la permanence du conflit israélo-palestinien , victime de cette course effrénée à l'esthétisation de la souffrance par l'image.

  

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Commentaires (7)
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OlivR
- 25/02/2013 - 17:00
L'amélioration par Photoshop n'est-elle pas déjà une
transformation ?
préalable que d'autres on déjà dit : la photographie n'a jamais été la réalité.
Quand aux traitements d'amélioration (je ne parle pas évidement des traitements de manipulation de l'image), réveillez-vous ! il est de moins en moins nécessaire de passer par Photoshop, de plus en plus de post-traitements sont directement intégrés dans l'appareil (y compris dans les boîtiers pro pour améliorer les flux de traitements)
C'est vraiment une question d'arrière garde...Ce qu'il faut c'est ÉDUQUER les gens pour décrypter ce qu'ils regardent ! Et méfions nous des vendeurs de vérité...
StéphaneP
- 22/02/2013 - 20:10
Et le N&B c'est permis?
Ben oui, le N&B ce n 'est pas la reproduction de la réalité. C'est pourtant accepté depuis les débuts de la photographie pour nous documenter la réalité. Et puis l'aspect contrasté et granuleux du légendaire TriX? Et puis les films diapo qu'affectionnaient certains journaux de documentation géographique, avec ses couleurs saturées et chaudes si particulières... ils ne nous ont pas documenté depuis des décennies?
Grwfsywash
- 20/02/2013 - 19:29
Déni de jugement
L'obsession de toujours faire ressortir "l'essence" d'un événement amène les photographes a "augmenter la réalité". Photoshop n'en est que le moyen technique.
Cela pose surtout le problème de la considération que l'auteur-photographe a pour le spectateur de la photographie. Le pense-t-il digne de se faire par lui-même une opinion sur le fait rapporté par la photo, ou comme le plus souvent, éprouve-t-il le besoin d'orienter sa lecture afin de s'assurer de son adhésion à la position personnelle du photographe.
Le photographe est-il un témoin ou un militant?
Dans ce cas particulier de la photo de Hanssen, je ne peux que faire état de ma méfiance envers l' "iconisation" de la position du Hamas.