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L'AFDEL, une association qui regroupe "plus de 300 entreprises, start-ups, PME, grands groupes", estime que le numérique "contribue au quart de la croissance nationale".
Hasta la victoria siempre
Internet, la 3ème révolution industrielle... mais sommes-nous sortis de l'âge de pierre du numérique ?
Publié le 20 février 2013
François Hollande se rendra ce mercredi dans le Puy-de-Dôme où il devrait développer sa stratégie sur l'économie numérique.
Jean-Pierre Corniou est directeur général adjoint du cabinet de conseil Sia Partners.Spécialiste des technologies, de l'innovation et de l'économie de la connaissance, il est l'auteur de "1,2 milliards d’automobiles, 7 milliards de terriens, la...
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François Hollande se rendra ce mercredi dans le Puy-de-Dôme où il devrait développer sa stratégie sur l'économie numérique.

Atlantico : L'AFDEL, une association qui regroupe "plus de 300 entreprises, start-ups, PME, grands groupes", estime que "le numérique est devenu le principal moteur de croissance de l’économie, en tant que secteur, mais aussi comme inducteur de nombreux secteurs économiques" et qu'il "contribue au quart de la croissance nationale". Où en est la révolution numérique en France ? Est-elle de même ampleur que la révolution industrielle à son époque ?

Jean-Pierre Corniou : La révolution Internet est de nature différente des révolutions industrielles qui ont précédé. En effet, elle a comme caractéristique majeure de ne pas s’appuyer sur quelques axes techniques dominants - comme la vapeur, les chemins de fer ou  l’électricité - mais de remettre en cause chacune des techniques existantes et de les transformer. Elle est différente de la révolution informatique du XXe siècle qui visait l’optimisation des processus existants et a permis des gains de productivité majeurs dans tous les métiers sans en changer la nature verticale.

Or, il ne s’agit plus seulement d’orienter l’investissement vers quelques secteurs structurants, mais de rapprocher des techniques, des métiers, des connaissances qui s’ignoraient. Ce sont tous les métiers et tous les secteurs qui doivent redéfinir leurs processus et leurs produits. En passant d’une économie qui cherchait à utiliser au mieux la main-d’œuvre en exploitant sans limite les ressources naturelles à une économie qui va exploiter les connaissances de tous, nous entrons dans l’ère du cerveau-d’œuvre. Nous pouvons qualifier cette transformation " d'iconomie" car elle met l'innovation, l'intelligence collective et l'internet au cœur de l'économie du futur. C’est une révolution puissante qui ne laisse à l’écart aucun secteur et provoque des bouleversements difficilement prédictibles. Que dire de l’impact d’un séquencement du génome humain à 400 $ sur toutes les pratiques médicales ? Que dire des avantages sociétaux d’une gestion optimisée de l’énergie décentralisée  ou de systèmes de transports intelligents multi-modaux  en termes de création de valeur ?

Nous sommes donc à l’aube d’un changement majeur qui est indispensable pour protéger les ressources naturelles et ouvrir des perspectives nouvelles à l’humanité en s’appuyant sur l’intelligence collective.

Benoît Thieulin : Nous vivons à la fois une révolution numérique - qui est probablement plus forte que la révolution industrielle du 19e siècle - et une révolution cognitive et culturelle que nous avions connu avec l'imprimerie. Nos outils et manières de penser évoluent en même temps que les business models et les cycles de croissance se transforment. En réalité, il est probable que la révolution numérique ait déjà été faite et que la vague que nous percevons ne se soit que l'onde de choc qui continue de se propager et n'épargne aucun secteur. Il y a actuellement un grand débat aux Etats-Unis sur cette question. Les industries du loisir - et plus particulièrement celle de la musique - ont été les premières touchées au point que toutes les cartes ont été rabattues avec parfois un manque de clarté sur les nouveaux modèles proposés. Il en est de même désormais avec le cinéma, la télévision (qui devient sociale et connectée)... il n'y a plus de limitation aux secteurs. Preuve en est, nous parlons beaucoup de l'automobile avec PSA Peugeot Citroën et Renault... mais la plupart ignorent qu'il y a aujourd'hui plus de lignes de code dans une voiture que sur Windows.

La révolution numérique est une révolution de l'empowerment, le phénomène qui consiste à donner de nouveaux moyens, de l'autonomie et de nouvelles capacités aux individus. Lorsqu'un patient consulte son médecin, il a déjà été se renseigner en amont sur des sites comme Doctissimo. Il vont voir le médecin pour obtenir plus d'informations et de compréhension. Dans le champ de la consommation, les clients ne pouvaient que difficilement se regrouper, surtout dans les pays sans class action comme la France. Aujourd'hui, ils peuvent se regrouper très rapidement pour relayer une information relative à une entreprise. Dernier exemple en date, Instagram (une application ayant séduit plus de 90 millions d'utilisateurs permettant d'appliquer des filtres sur ses photos et de les partager par la suite, ndlr) a du faire face au mécontentement de ses utilisateurs suite à une modification des conditions d'utilisation. Tous les acteurs gagnent en pouvoir avec cette révolution numérique.

David Fayon : L’AFDEL ne fait que reprendre un chiffre issu d’une étude du cabinet McKinsey menée en 2011. Effectivement, il s’agit d’un quart de la croissance mais ce sera plus de la moitié demain. Dans ce contexte, la révolution numérique a lieu en France mais nous n’en profitons pas avec une croissance atone du fait d’acteurs qui créent de la valeur et qui ne sont que très rarement français ou européens. Nous restons très dépendants d’une géopolitique du numérique dont le double cœur est située aux États-Unis et en Asie. Pour autant, cette révolution du numérique est d’une ampleur tout aussi importante que le furent les révolutions agricoles puis industrielles en leurs temps.

La matière première de cette révolution est constituée par les données qui sont retraitées dans un contexte donné pour produire de la valeur. Cette révolution change le rapport au temps, à l’espace, à autrui et à l’économie. Chaque homo numericus souhaite avoir tout à portée de clic ou de son smartphone, y compris son réseau, être géolocalisable et n’a pas toujours conscience de l’importance de la valeur des données personnelles. Nous assistons à la fois à l’économie du don et de la participation (blogs, réseaux sociaux, Wikipédia, journalisme citoyen) mais aussi du modèle freemium où les applications Web phares sont souvent déclinées en une version basique et gratuite pour tous d’une part, et d’autre part une version enrichie et payante pour un petit nombre de clients.

La France dispose t-elle d'une véritable stratégie du numérique ? Y a-t-il une incompréhension des politiques quant à ce secteur particulier ?

Benoît Thieulin : Le secteur du numérique est suffisamment présent dans l'actualité. De fait, il n'est plus négligé par les politiques. Mais il y a souvent une incompréhension car il est question de phénomènes assez complexes, techniques, qui relèvent de nouveaux concepts encore mal connus et qui posent de nouvelles questions. Par conséquent, le niveau des débats sur le numérique en France n'a pas toujours été à la hauteur. Ils sont à la fois "hyper techniques", "hyper juridiques" et "hyper économiques". Rares sont ceux qui maîtrisent ces trois enjeux en même temps que se soit chez les politiques ou les grands chefs d'entreprise. De son côté, le secteur doit être capable de s'exprimer et parler de manière pédagogique au grand public.

David Fayon : Malheureusement, non. D’une part nous sommes une puissance moyenne esseulée qui, comme ses partenaires européens, a du mal à imposer une politique numérique européenne, tant dans les projets (par exemple, Quaero ou Galileo), l’innovation et la R&D que dans la formation. D’autre part, l’attractivité du territoire est mauvaise comparé aux États-Unis, que ce soit fiscalement ou dans la reconnaissance de l’entrepreneur. Aussi, il s’agit davantage d’opérations ponctuelles qui sont menées avec des bouts de chandelle. Nous sommes très loin du Plan Calcul qui avait été impulsé par le Général de Gaulle et avait permis l’éclosion des SSII en France. Nous vivons sur ces acquis qui se tarissent. 

L’incompréhension ou l’indifférence des politiques est réelle. Nous n’avons qu’une dizaine de parlementaires qui sont assez au fait des enjeux du numérique même si un consensus dans ce domaine est plutôt observé entre la gauche et la droite. C’est très maigre pour des sujets complexes comme, par exemple, l’industrie des biens culturels qui a pour corolaire téléchargement et streaming. De même, des lobbies d’un monde ancien font pression (par exemple, Hadopi ou licence globale) pour sauver des dinosaures alors que nous observons en particulier au sein des générations Y et Z la transition de la détention d’un bien à celle de l’usage. En étant provocateur, nous pourrions constater qu’en féminisant le Gouvernement, la proportion d’énarques a augmenté… mais pas celle des politiques qui ont une âme d’entrepreneurs et qui veulent changer le monde comme en rêvent les fondateurs de Google, Facebook ou Apple.

Comment se situe la France par rapport à ses partenaires européens et américains ? Pourquoi n'y a-t-il pas de Google ou de Facebook français ? La France se montre-t-elle capable d'exploiter au mieux les marges de croissance du numérique ?

Benoît Thieulin : L'époque des pionniers du numérique a correspondu à l'émergence de grandes plateformes internationales qui rendaient un même service à tout le monde. Il s'agit de Google, Facebook, Twitter... Sur ce domaine, la France, et plus largement l'Europe, a loupé le train. Cependant, la France et l'Europe n'ont pas à rougir par rapport aux Etats-Unis en termes d'usages. La pratique quotidienne des Français est totalement en phase et même plus dynamique dans certains secteurs. Typiquement, le marché de la fourniture de l'accès à internet est clairement plus dynamique en France qu'outre-Atlantique.

Sur cette seconde vague, qui concerne davantage les industries traditionnelles ou les innovations de niche, nous sommes compétitifs. La France est ainsi leader mondial dans les objets connectés, les robots. La question consiste désormais à déterminer si nous souhaitons accorder un soutien important à cette filière.

David Fayon : La France se classe au 11e rang des pays européens pour la compétitivité dans les technologies de l’information selon l’édition 2011 de l’étude réalisée par The Economist Intelligence Unit. Nous avons quelques grosses entreprises dans le numérique (Orange, Cap Gemini, Atos) mais peu de start-up à potentiel où se situe la croissance de demain. Nous avons quelques domaines où nous ne sommes pas mauvais, le haut débit, l’algorithmique, ce qui explique des succès d’entreprises comme Criteo, les jeux ou la carte à mémoire. Par ailleurs, la proportion d’internautes est bien plus faible qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne. Nous sommes en retard sur le très haut débit, les usages et n’avons pas d’indépendance numérique européenne. Nous gagnerons à avoir une vision européenne commune et à parler d’une seule voix et non en ordre dispersé comme nous l’avons constaté en décembre dernier à Dubaï lors du WCIT 2012 de l’Union Internationale des Télécoms.

Nous pouvons constater quelques initiatives (par exemple, le Social NeXtwork pour expliquer les enjeux du numérique aux parlementaires) ou encore la création du Conseil National du Numérique sous le gouvernement précédent et développé avec l’actuel. Mais toutes ces initiatives restent encore très insuffisantes pour tirer profit du numérique pour disposer de relais de croissance d’ampleur.

L'AFDEL estime que le numérique "représente plus d’un million d’emplois directs en France". Ce phénomène est-il amené à se poursuivre ? Peut-il créer autant d'emplois qu'il n'en est actuellement détruits dans l'industrie ?

Jean-Pierre Corniou : Nous ne pouvons projeter l’expérience du passé sur l’économie du futur. Chacun des composants de cette nouvelle économie connaît en effet une croissance exponentielle : capacité des processeurs, des réseaux, des logiciels. Les produits que nous utilisons aujourd’hui couramment comme le smartphone n’existent que depuis 5 ans et il va s’en vendre un milliard en 2013.  Facebook n’existait pas il y a dix ans et aujourd’hui dix concurrents potentiels, inconnus du grand public, se préparent à concurrencer ce nouveau géant. La France doit comprendre que l’avenir ne dépendra pas de sa base installée historique mais de sa capacité à exploiter les idées neuves de l’époque notamment en matière d’énergie, de transport, de santé, d’éducation à la fois dans les produits, qui embarquent  tous aujourd’hui des logiciels et les processus, désormais automatisés. Les emplois ne sont pas un stock fini, qui se dégrade au fur et à mesure des poussées de l’innovation, mais un flux constant qui se reconstitue en fonction du contexte socio-technique. Il n’y a aucune raison de penser que nous n’avons pas les ressources intellectuelles pour nous réinventer comme à la fin du XIXe siècle une poignée d’entrepreneurs ont su porter la France au premier rang des nations industrielles.

David Fayon : Bien sûr et il devrait selon le principe de destruction créatrice de Schumpeter générer davantage d’emplois induits que détruits. Le numérique est à prendre selon les trois dimensions : matérielle (l’assemblage et la fabrication sont devenues la force de l’Asie, Chine, Corée du Sud et Taiwan en tête), logicielle (les États-Unis règnent en maître et on constate des pools de développeurs en Inde à Bangalore par exemple même si l’Allemand SAP ou quelques acteurs isolés constituent des exceptions) et enfin les données (l’Europe est peu présente en matière d’acteurs de réseaux sociaux et sur le web 2.0 sauf quelques-uns très ciblés).

Aussi, une politique française et européenne est à mener globalement et tenant compte de nos particularités, ou du moins de celles que l’on souhaite mettre en avant (opt-in, protection de l’internaute citoyen, richesse culturelle, Internet des objets). Ceci suppose une nouvelle fiscalité (cf. l’idée des rapporteurs Colin et Collin par rapport à la fiscalisation des données), un Small business act pour créer un terrain favorable à l’incubation de nouvelles entreprises, des clusters pour concentrer puissance créatrice et monde universitaire dans des lieux qui seraient des "Silicon Valley européennee", etc. Mais même si en apparence nous apparaissons comme une nation numérique, dans l’esprit, nous restons hélas très attaché au fax et au parapheur, ce qui nous relègue dans les usages loin derrière l’Estonie par exemple.

Propos recueillis par Olivier Harmant

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Salvatore Migondis
- 20/02/2013 - 23:12
Les U.S. régnent en maître sur le logiciel...?
Ne confondons pas logiciel et bureautique..
 
http://www.linuxinsider.com/story/31855.html
Salvatore Migondis
- 20/02/2013 - 22:54
Il connait mal la géographie..
Lourdes, c'est un peu plus au sud et légèrement plus à l'Ouest..
walküre
- 20/02/2013 - 13:06
Guignols
Quand on pense que dans certaines grandes surfaces (par exemple intermarché) ils ne sont pas foutus de scanner le prix des packs d'eau dans le caddy, obligeant les vieux et handicapés à trimballer des kilos, on se dit que l'informatique n'a pas encore pénétré les esprits des dirigeants de ces boîtes. L'esprit d'entreprise en France c'est toujours et encore l'esprit fonctionnaire. No future.