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Cannabis : entre risques avérés et bienfaits éventuels, que dit la médecine ?

Publié le 16 octobre 2012
Porté par les écologistes, ravivé par le ministre de l'Education Vincent Peillon, le débat sur la dépénalisation du cannabis divise et met en lumière la question du risque concret d'une consommation libéralisée sur la santé des Français. Entre substance toxique et thérapie du glaucome, le statut change.
Xavier Laqueille
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Xavier Laqueille est médecin psychiatre et chef du service addictologie de l'hôpital de Sainte-Anne.
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Porté par les écologistes, ravivé par le ministre de l'Education Vincent Peillon, le débat sur la dépénalisation du cannabis divise et met en lumière la question du risque concret d'une consommation libéralisée sur la santé des Français. Entre substance toxique et thérapie du glaucome, le statut change.

Atlantico : La dépénalisation du cannabis est un débat récurrent de la société française où s'affrontent deux clans distincts, les adjuvants et les opposants. Mais au-delà de ce clivage, quelles sont les raisons tangibles, médicales qui pèsent contre cette dépénalisation ?

Xavier Laqueillle : Plusieurs études menées ont démontré que les Français, de manière naturelle, considèrent le cannabis comme une drogue inquiétante. Un certain nombre d'entre eux, en revanche, ne sont nullement dérangés par ce qu'ils considèrent comme une drogue douce et sont très prosélytes de la dépénalisation. Les facteurs déterminants sont l'âge mais avant tout la proximité du produit. C'est un débat compliqué. Mais du côté médical, les choses sont plus claires, la toxicité du produit est incontestable, elle est - entre autres - d'ordre neuro-psychiatrique. Elle se caractérise par des complications cognitives qui atteignent le fonctionnement psychique : une diminution de l'attention et de la vigilance, mais aussi des risques de détérioration intellectuelle sur les consommateurs adultes, voire âgés.

On a aussi des risques d'ordre purement psychiatriques : les bouffées d'angoisse, les troubles anxieux généralisés, des phases délirantes avec hospitalisation mais aussi un caractère aggravant de troubles comportementaux. Il participe, par exemple, à l'apparition de maladies schizophréniques. Le gène schizophrénique concernant 20% de la population, la maladie 1%, cela signifie que le cannabis peut être un facteur déclenchant pour 1/10 de la population.

En dehors de cela, des travaux sont menés sur les possibilités de cancers - du poumon, de la gorge ou de la vessie -  qui seraient déclenchés précocement ou encore sur les maladies d'origine arthritiques et vasculaires.

Tout ces méfaits sont d'ordres purement médicaux, mais les scientifiques travaillent sur un lien entre la consommation de cannabis et les troubles sociaux tels que les rapports sexuels non consentis. Avec l'alcool, il en serait l'une des premières causes. Là où on peut tout de même être rassuré, c'est que, globalement, un jeune sur deux a déjà consommé du cannabis, mais 70% n'en avaient jamais pris l'année précédente. Il y a donc un fort taux d'expérimentation. Quand il y a consommation régulière, cela est un indicateur des difficultés psycho-affectives de l'adolescent : davantage de tentatives de suicide, d'échec scolaire, davantage d'insatisfaction dans les relations sociales, davantage de violences subies ou agies.

Sur ce débat, quand on est médecin, on est pris entre deux feux, car si c'est une toxicité, elle reste parfois toute relative et une croisade anti-cannabis ne prend pas en compte les réalités de la consommation.

Qu'en est-il des pays qui ont autorisé la consommation de cannabis en raison de ses vertus thérapeutiques ? Médicalement, scientifiquement, les bienfaits de cette drogue sont-ils prouvés ?

Le principe actif du cannabis, le THC* a en effet des vertus dans le traitement de la douleur neurologique mais aussi sur le glaucome. Cependant, il s'agit d'étudier correctement et profondément ces effets et ne pas s'en tenir à une position réductrice qui conviendrait de dire "Mon dieu, j'ai mal, je dois fumer un joint". Il faut connaître les doses et le potentiel de dépendance en sachant toutefois que des dérivés du cannabis, moins toxiques, avec des risques de dépendance moindre, existent aussi. 

Souvent quand les hommes politiques me demandent mon avis sur la dépénalisation du cannabis, je préfère avancer mon joker, car le débat "cannabis, alcool, tabac" est contaminé et éminemment politique. Il s'agit de ne pas s'aventurer sur des pentes glissantes avec une substance qui a une toxicité qui si elle n'est pas majeure est loin d'être nulle.

Propos recueillis par Priscilla Romain

___________________________

* THC : tétrahydrocannabinol

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (13)
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castres81
- 17/10/2012 - 10:22
Objections
Tout ce qui n'est pas interdit est permis. C'est à la fois une grande liberté indispensable et la porte ouverte aux abus de tous ordres qui ne sont pas désignés. Le législateur , les tribunaux et les policiers passent la moitié de leur temps à trier ce qui n'est pas interdit expressément mais aurait du l'être et ce qui fait partie de l'indispensable liberté.Dépénaliser la consommation de cannabis instituerait la liberté indiscutable d'en consommer. L'étape suivante sera celle devenue incontestable d'en cultiver et ainsi de suite sur toutes sortes de nouvelles brèches dans les interdits.

Or le cannabis actuel n'est plus l'herbe sauvage des soixante-huitards. C'est une plante sélectionnée ,cultivée sous engrais et qui tabasse 20 à 30 fois plus qu'un plant rustique. Ce n'est plus une drogue douce.

Avoir un ministre de l'éducation nationale qui fait la promotion de la consommation de cannabis sans que le ministre de la Santé ne hurle était impensable; c'est fait. Avoir un 1er ministre et un Président de la République qui s'en tiennent à la semonce ou au silence au lieu de virer l'intrus c'est fait aussi.
jean-paul
- 16/10/2012 - 18:57
et quand un tel article pour l'alcool?!
?!
LECANDIDE
- 16/10/2012 - 18:40
Le marchepied
Quelqu'un peut-il nier que le cannabis est le marchepied des drogues dures? Combien de jeunes sont-ils passés directement de "rien" à l'héroïne?
L'interdit du cannabis peut donc être utile contre les drogues dures. De plus, l'interdit étant un puissant moteur pour l'adolescent, mettre le curseur au niveau du cannabis ne peut être mauvais; cela laisse l'ado transgresser sans aller trop trop loin.
Plus tard, sa crise passée, on peut espérer qu'il pourra se raisonner.