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Selon un sondage Ifop, la cote de popularité de François Hollande est descendue à 43%.
Chroniques du pot aux roses
La France faible : François Hollande pourra-t-il tenir encore quatre ans et demi à l'Elysée ?
Publié le 27 septembre 2012
Cette semaine, Serge Federbusch revient aussi sur la baisse de popularité de François Hollande, Marine Le Pen qui compte interdire le port de la kippa et du voile en public, la BPI et le gaz de schiste.
Serge Federbusch est président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10 ème arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne.Il est l'auteur...
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Cette semaine, Serge Federbusch revient aussi sur la baisse de popularité de François Hollande, Marine Le Pen qui compte interdire le port de la kippa et du voile en public, la BPI et le gaz de schiste.

1 – Le pouvoir sens dessus dessous 

Comment, en 160 jours, ont-ils pu en arriver là ? Pour éviter de prendre des coups politiques, François Hollande, depuis son élection et malgré sa posture récente à destination des téléspectateurs de TF1, s’abrite derrière le gouvernement. Au prétexte de normalité constitutionnelle, la répartition des tâches est simple : à lui les annonces agréables et les généralités, aux autres, Premier ministre et ministres, les mauvaises nouvelles. Jusque là, rien que de très classique …

Sauf qu’hélas le froid souffle beaucoup plus fortement sur l’actualité que le chaud ces derniers mois. On se trouve donc dans une situation paradoxale où le président s’exprime essentiellement sur les mesurettes et gadgets de peu de portée contenus dans son programme alors que le gouvernement est contraint d’aborder les sujets lourds, ce qu’il ne fait naturellement qu’avec le plus d’ellipses et de précaution possible, à la notable exception de Manuel Valls.

Ainsi, ces derniers jours, a-t-on entendu François Hollande préempter des sujets aussi considérables que l’inauguration d’un monument au camp des Milles, de nouvelles salles au Louvre ou une aide d’urgence aux sans-abris alors que son Premier ministre n’abordait rien moins que la question des tensions autour de l’islam, du traité européen ou de la hausse de la fiscalité. Sur ce dernier sujet d’ailleurs, c’est le sauve-qui-peut car personne ne veut prendre la responsabilité d’annoncer le retour de la TVA sociale ou l’alourdissement considérable de la CSG. Tout est donc abordé de biais, par des fuites, des confidences anonymes et autres bruits de couloirs. A ce rythme, les ministres vont bientôt parler masqués.

Sans aller jusqu’à l’hyper-présidence, le service minimum du chef de l’Etat, sous la cinquième République, est de traiter des grands enjeux. Depuis mai dernier, c’est un Premier ministre-zombie qui doit s’y coller et, naturellement, ni sa légitimité ni son autorité ne sont respectées, sur ces sujets de première importance, par les ministres ou qui que ce soit. François Hollande voulait un Premier ministre qui le protège sans lui faire d’ombre, ce qui est impossible, surtout en temps de crise. D’où l’étrange sentiment de vacance du pouvoir qui s’installe chaque jour un peu plus à la tête de l’Etat et accroit son impopularité. Les Verts n’en font déjà plus qu’à leur tête et le gouvernement tire à hue et à dia.

Conséquence directe de cette situation : devant Matignon, la danse du scalp a commencé, François a ouvert son carnet et Martine ressorti ses ballerines. Le problème, c’est que François ne veut pas de Martine.

2 – Hollande tiendra-t-il encore 4 ans et demi ?

Ce début de règne sent déjà la fin et l’effondrement sondagier du pouvoir est plus inquiétant qu’il n’y paraît. En effet, l’expérience des présidences passées montre qu’après pareille chute, on ne rebondit jamais sauf en période de cohabitation.

Dès lors que la proportion de mécontents franchit la barre des 50 %, la pente est trop rude à remonter (juin 1983 pour Mitterrand, novembre 1995 pour Chirac et mars 2008 pour Sarkozy). C’est déjà le cas pour François Hollande dans le « baromètre » du JDD, ce le sera bientôt dans celui du Figaro. Puisque, malgré nos objurgations, le président ne se résout pas à provoquer une cohabitation, que peut-il faire ? Rien, si ce n’est encaisser les coups. Dès lors, il va se trouver face à une situation inédite sous la 5ème République : effectuer un entier mandat en première ligne de l’impopularité. Il est peu probable que la rue, les entreprises et les banlieues le laissent terminer sereinement.

3 – Les calottes sont cuites.

A ceux qui rêvent d’une nouvelle Saint Barthélémy, le climat qui s’est installé en France depuis deux semaines donne quelque espoir. Des vendeurs de mauvaise soupe journalistique, caricaturistes sans inspiration et démagogues de tout poil font commerce éditorial et politique d’une tension réelle, montante, en grande partie liée à l’inculture et au défaut d’assimilation d’une fraction non négligeable des jeunes musulmans. La vidéo mise en ligne sur le site de Riposte laïque, où l’on voit d’inquiétants imbéciles se goberger sur les Champs-Elysées de la bataille victorieuse des fidèles de Mahomet sur les Juifs d’Arabie au 7ème siècle ( !) n’a été que très discrètement reprise par les médias. Mais le silence et la gêne ne sont pas des solutions. Le plus terrible est d’entendre Mou-Président, pardon Moi-Président, balbutier que : « Ce qui divise n’est pas bon ». Quel rappel à l’ordre ! Les extrémistes vont trembler. Et, pendant ce temps, Marine Le Pen nous apprend qu’une fois le Front national au pouvoir, on pourra arborer des crucifix mais pas trop gros, des kippas discrètes et des voiles labellisés non islamiques.

Nous ne sommes guère enclins au catastrophisme mais cette situation commence à devenir préoccupante. Elle ne pourra trouver de solution que par des mesures courageuses mais respectueuses des libertés.

D’abord, les lois mémorielles et privatives de liberté d’expression ont ouvert la boîte de Pandore de la censure. Puisqu’on ne peut parler librement de la Shoah, se moquer des homosexuels ou déblatérer des Noirs, pourquoi ne pas interdire également la fustigation de l’islam ? Il n’existe plus de rempart intellectuel sérieux contre le rétablissement du délit de blasphème dès lors que la critique virulente des religions ne diffère guère de celle des races. De même, empêcher une manifestation de salafistes ne les fera pas disparaître. Cela accroît leur prestige auprès de leurs coreligionnaires, puisqu’ils peuvent se targuer de combattre un interdit à géométrie variable. Le ministère de l’Intérieur plastronnera un temps mais le cycle paranoïa/répression est engagé et l’infection va se développer à bas bruit.

Le retour à la liberté d’expression est donc paradoxalement la première étape de la lutte contre ces obscurantistes, elle mettra le mal au grand jour. Elle va de pair avec le fait de considérer que le port d’un voile, d’une calotte ou de tout autre signe religieux dans la rue est un droit individuel inviolable sauf nécessité impérieuse d’ordre public. Si le visage n’est pas dissimulé, rien ne justifie l’interdit. S’il n’ya pas appel au meurtre mais simple expression de l’imbécillité, nulle raison de censurer.

A contrario, et c’est essentiel, le rétablissement du droit commun implique qu’on en finisse avec les ruineuses politiques de la ville et autres subventions clientélistes à une myriade d’associations parasitaires. Tout comme on devrait cesser de promouvoir, sous le nom de logement social, des ghettos. Ou de contourner, comme à Paris, la loi de 1905 en subventionnant la construction de mosquées sous prétexte de pratiques culturelles.

La question de l’islam est l’abcès de fixation des tensions sociales en France et toutes les politiques de discrimination positive entretiennent positivement les discriminations. Les populations issues de l’immigration ne doivent bénéficier ni de faveurs ni de défaveurs.

Enfin, et c’est toute la difficulté, seule la création d’emplois pérennes dans le secteur privé et le retour de la croissance économique parviendront à ramener ces sujets et les partis qui les exploitent à ce qu’ils étaient avant le début des années 1980 : des lubies et des ramassis folkloriques d’énervés. La réforme des institutions pour réduire le poids des élus professionnels et celui de l’administration, la baisse des impôts, la lutte contre les corporatismes et la déréglementation mais aussi le refus d’adopter la règle d’or budgétaire tant que la question de la surévaluation de l’euro n’est pas réglée, bref la levée des contraintes qui nous étouffent : telles seraient les solutions réelles à la crise sociale et communautaire vers laquelle nous nous dirigeons.

Naturellement, sur tous ces points, le pouvoir actuel va dans la direction opposée à celle qu’il faudrait suivre. Ses imprécations antiracistes et rappels à la mesure vont faire long feu. La suite à la prochaine provocation …

4 – La Banque Pléthorique d’Investissement

Dans l’esprit gosplanisé de nos dirigeants, la Banque publique d’investissement sera le remède miracle aux maux des entreprises françaises. C’est un syndrome classique qui frappe le grand corps malade de notre économie administrée : en regroupant les différents organismes qui œuvrent à son financement, le gouvernement espère obtenir plus de puissance de feu. Mais aveugles et paralytiques, même attelés, ne vont guère loin quand leur chemin est jonché de trous. Le gouvernement ne cherche pas d’économies d’échelle et il n’obtiendra pas d’efficacité accrue.

Le plus terrible, dans cette affaire, est le droit conféré aux régions de s’immiscer dans le fonctionnement de la BPI. Ce choix vient d’être confirmé par Moscovici : "La BPI est fondée sur un partenariat entre l'Etat et les régions. Dans la pratique, 90% des décisions de la BPI seront prises en régions. Elles définiront les orientations et les priorités de la BPI avec l'Etat, aussi bien au niveau national qu'au niveau local … des guichets uniques seront mis sur pied au plus près des entreprises".

Quand bien même les régions ne l’obtiendraient que pour les crédits et les projets qu’elles financent, c’est ouvrir la possibilité aux élus locaux d’interférer dans des décisions d’investissements privés à partir de fonds publics. C’est encore plus sûrement faire prévaloir des considérations politiques locales sur les besoins des marchés et des consommateurs. Les mille et un exemples de dérives dans la gestion des collectivités territoriales font craindre le pire en matière de dévoiement clientéliste si la France s’engage dans cette voie.

5 – Du socialo dans le gaz.

Intrusion autoritaire dans la hausse des tarifs, refus arbitraire et hypocrite de permis d’exploiter les gaz de schistes : une logique politicienne sévit déjà dans la fixation du prix de l’énergie à la consommation.

Comme pour la récente et vaine intervention gouvernementale sur le tarif de l’essence à la pompe, la démonstration de l’inanité des actions de l’Etat face à des mécanismes de fixation totalement mondialisés n’a pas tardé. Même Delphine Batho, ministre de l’Energie ( ?) soupire en réclamant le droit de ne plus être mise au pied du mur ! Sur ce sujet aussi, il fallait bien cet épisode « hollandais » pour que la France réalise à quel point les idées socialistes sont obsolètes. On en revient donc à notre observation liminaire : comment tenir quatre ans et demi dans ce cul-de-sac ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Satan
- 02/10/2012 - 21:57
On c'est bien débarrassé de Sarkozy,
Avec un peu de chance celui-ci ne fera pas long feu!
La France au peuple Français! Dehors les libéraux-véreux!
vangog
- 01/10/2012 - 22:00
@a340 le maître-mot de la révolution française était "Liberté"!
Si la liberté avait été le fondement de la politique de gauche en vigueur au siècle dernier, dans la moitié du monde séparée par un mur, nous n'aurions pas appelé l'autre moitié " le monde libre", et les habitants actuels de ces pays ne cracheraient pas, avec dédain, sur le mot "Socialisme"!
Gégé Foufou
- 01/10/2012 - 15:25
PEUVENT PAS TENIR
Le Président et les ministres ne sont plus payés depuis début Août.
La Loi de modification budgetaire N° 2002-1050 du 6 aout et notamment le paragraphe 1 de l'article 14 a été jugé non conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle dans sa décision du 9 août (décision N° 2012-54 DC)
Ce modificatif concerne l'abaissement de 20% du traitement du Président de la République et des ministres.
Pensez vous qu'ils en ignoraient l'anticonstitutionalité quand ils ont pondu cette Loi ou bien ils le savaient ce qui est encore plus grave?