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Jeunesse désabusée

I have no dream

Publié le 03 mars 2011
A quoi pensent les jeunes en 2011 ? Certainement pas à 2012, et encore moins à s'engager en politique, déçus par les promesses, des politiciens de droite comme de gauche.
François-Xavier Bellamy
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François-Xavier Bellamy est normalien, agrégé de philosophie. Il est professeur de philosophie dans un lycée de banlieue parisienne.
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A quoi pensent les jeunes en 2011 ? Certainement pas à 2012, et encore moins à s'engager en politique, déçus par les promesses, des politiciens de droite comme de gauche.

Les jeunes seront-ils au rendez-vous de 2012 ? Rien n’est moins sûr. Après les manifestations contre la réforme des retraites, la classe politique était pourtant unanime à considérer la jeunesse comme l’un des enjeux majeurs de la prochaine décennie. Dans la rue, des milliers de lycéens criaient alors, plus que leur refus d’une réforme dont beaucoup ne connaissaient guère les implications techniques, leur angoisse et leur révolte devant une société dont ils se sentent largement exclus.

Depuis, des statistiques alarmantes ne cessent de justifier ce sentiment d’impuissance d’une génération, que la stagnation économique et les échecs du système éducatif condamnent à rester au bord de la route. A chaque fois, les responsables politiques de tous bords ont décrété que la jeunesse serait l’une des grandes questions de 2012.

Où sont les jeunes ?

Mais les jeunes, eux, seront-ils là ? Tout laisse à penser, à un an des présidentielles, que ces élections les laisseront largement indifférents. 2007 avait suscité un vrai enthousiasme et d’intenses engagements : les candidats, de gauche comme de droite, apportaient un renouveau dans le paysage politique. Nicolas Sarkozy prônait la rupture, incarnait un nouveau style, plus direct, moins compassé que celui de la génération précédente. Le contraste était saisissant avec un Chirac solennel et définitivement décalé ; d’aussi loin qu’on s’en souvienne, il avait toujours été Président, et maintenant il faisait figure de grand-père moralisateur, incapable de comprendre le rythme et les envies du nouveau siècle, et chaussant ses lunettes pour réprimander sans convaincre les jeunes révoltés par le CPE.

Ségolène Royal, de son côté, lançait des idées nouvelles, jouait la rebelle contre les caciques de son parti, représentants du socialisme de papa. François Bayrou créait le suspense en s’imposant comme le troisième homme inattendu, et dénonçait la dictature des médias comme le pouvoir de l’argent dans une rhétorique presque révolutionnaire. Bref, la jeunesse était au centre du jeu ; liberté d’action avec Sarko, liberté d’expression avec la démocratie participative de Ségo, liberté de choix avec Bayrou, on ne parlait que de renouveau et de « rupture » - un concept fondamentalement adolescent.

L'effet boomerang

Hélas, la désillusion fut brutale. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin la source de l’animosité si vive qui, bien au-delà des jeunes d’ailleurs, vise le président de la République : il a eu le grand tort de faire rêver beaucoup de monde. Promettre la rupture, assurer que tout devient possible, ne s’interdire aucun des mots qui portent le plus d’espoirs, c’est prendre le risque presque inéluctable de décevoir. La nature inédite de cette impopularité dont Nicolas Sarkozy ne parvient pas à se débarrasser est l’exacte réplique de cet espoir nouveau qu’il avait suscité. Impossible maintenant de retrouver cette ferveur passée.

Finie la promesse de gagner plus, ou de rendre l’ordre juste. L’heure n’est plus aux rêves et au renouveau, il est au pragmatisme et à la dure réalité. La droite ne peut promettre que la rigueur, c'est-à-dire la perspective d’une vie plus petite, plus inquiète, plus prudente, que celle des générations précédentes. Quant à la gauche, il est peu probable qu’elle puisse capitaliser sur le vent de révolte qui agite régulièrement lycéens et étudiants. Quel candidat socialiste se risquera à promettre l’abrogation immédiate de la réforme des retraites ?

La politique en France ne fait plus rêver

Un match Sarkozy – DSK, par exemple, risquerait fort de faire fuir les jeunes, loin de l’isoloir, ou bien dans les extrêmes. 2012 ressemblera à 2002 plus qu’à 2007 : en ces temps de crise, il semble que la parole politique joue sur l’anxiété plus que sur l’enthousiasme. Et la vertu de prudence n’a jamais été l’apanage de la jeunesse.

Le soubresaut de 2007 aura peut-être été une victoire à la Pyrrhus des partis pour mobiliser les jeunes. « Tous ceux qui veulent changer le monde » : le slogan a suscité l’ironie, tout autant que la piètre qualité du lip-dub auquel il servait de titre. Preuve, s’il en fallait, que les jeunes ne sont pas d’abord accessibles par les moyens de communication, mais par la qualité du message qu’ils véhiculent. Il ne suffit pas d’être sur Facebook pour y être populaire – c’est au contraire la seconde partie qui est la plus difficile. L’armada des consultants pourra toujours aller chercher dans la campagne d’Obama une recette miracle pour mobiliser la jeunesse ; ils ne la trouveront pas, si on ne lui offre pas une vraie raison de s’engager.

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fabreeze
- 06/03/2011 - 11:02
Pas si sur...
Les jeunes ont des rêves, mais ils rêvent hors des frontières hexagonales... le décalage générationnel est accru et accéléré par la mondialisation, tout cet afflux d'information, tous ces médias. Le made in France ne fait plus rêver du tout...ça fait vieillot! Il s'agit d'avantage d'une perte de repères que d'une perte de rêves...
Dub
- 05/03/2011 - 15:24
Oui et non (2)
La France comprendra peut-être en 2012, enfin, que nous ne sommes pas une enclave privilégiée dans un environnement mondial économique et politique agressif. La douloureuse remise en cause s'impose d'elle même en France et ce n'est pas la démagogie qui aura raison encore une fois. Tous camps confondus. Je l'espère.
Dub
- 05/03/2011 - 15:21
Oui et non
La politique n'a jamais fait rêver les jeunes. La lutte, oui.
Le cadre politique est et restera encore longtemps dans les franges de la modération, nous ne sommes ni l'Autriche, ni les Pays-Bas.
Je suis jeune moi-même (enfin, on l'est tous, au fond) et ce trou d'air de cohérence et de solidarité dans les idées ne peut que me motiver à prendre part.