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Syrie : un coup d’Etat manqué à l’origine de la chute de l’appareil sécuritaire de Bachar el-Assad

Publié le 22 juillet 2012
Les événements se précipitent en Syrie. Les combats arrivent à la capitale Damas et la solution du tout sécuritaire se heurte au mur d’une contestation désormais militaire. Dans cette atmosphère, les médias officiels ont annoncé la mort de quatre figures principales de l’appareil sécuritaire. Mais beaucoup de zones d’ombres persistent et laissent penser que Bachar el-Assad pourra tirer profit de cet événement.
Wassim Nasr
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Wassim Nasr est journaliste et veilleur analyste. Il est diplômé à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS).
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Les événements se précipitent en Syrie. Les combats arrivent à la capitale Damas et la solution du tout sécuritaire se heurte au mur d’une contestation désormais militaire. Dans cette atmosphère, les médias officiels ont annoncé la mort de quatre figures principales de l’appareil sécuritaire. Mais beaucoup de zones d’ombres persistent et laissent penser que Bachar el-Assad pourra tirer profit de cet événement.

Les événements se sont multipliés d’une manière assez spectaculaire depuis le début de juillet. Les combats arrivent à la capitale Damas et la solution du tout sécuritaire se heurte au mur d’une contestation désormais militaire. Dans cette atmosphère les médias officiels annoncent la mort de quatre figures principales de l’appareil sécuritaire : le ministre de la défense Daoud Rajha, le vice-chef d’état-major Assef Chaoukat, d’Hassan el-Tourkmani à la tête de la cellule de crise et Hicham Bakhtiar à la tête de la Sécurité Nationale. Néanmoins beaucoup de zones d’ombres persistent et laissent penser que Bachar al-Assad pourra tirer profit de cet événement.

Le modus operandi

La thèse d’un attentat suicide avec un kamikaze investissant l’immeuble de la Sécurité Nationale est complètement irréaliste et donc à écarter d’emblée. Pour ceux qui connaissent les locaux et le quartier en question, il est impossible pour un « étranger » de déjouer la sécurité et d’opérer de la sorte sans être démasqué.

La thèse qui évoque un commando de l’Armée Syrienne Libre se heurte aux mêmes difficultés. La version la plus plausible est la suivante : un garde-du-corps affecté à la sécurité d’Hicham Bakhtiar a décidé d’agir. Il aurait introduit au fur et à mesure des petites quantités d’explosif en attendant le jour fatidique. Cette thèse explique l’absence d’une grande déflagration et la non-destruction de l’immeuble. Après inspection du quartier, les habitants et les journalistes sur place assurent n’avoir rien entendu et n’ont constaté aucune destruction.

La fin symbolique d’un régime ou la mise en échec d’un coup d’Etat ?

Si on regarde au-delà du rideau de fumer, on constate que le Président syrien pourra bénéficier de cette « décapitation » de son appareil sécuritaire. Assad fait d’une pierre deux coups : il déjoue un coup d’état que les officiers préparaient ; il se démarque de cet appareil coupable des pires atrocités. La réunion ayant lieu dans un des immeubles les moins sécurisés de la ville conforte la thèse du coup d’Etat, dans la mesure où les officiers cherchaient la discrétion. Selon des sources bien informées, les brigades ayant quitté la zone périphérique au Golan - mouvement de troupes dévoilé par les médias israéliens - pour s’installer dans les faubourgs de Damas allaient participer à la destitution d’Assad. C’est justement une partie de ses troupes qui se bat au côté des rebelles dans les rues de la capitale. Sans oublier qu’avec la mort des principaux lieutenants la chaîne de commandement - qui mène au sommet du pouvoir et à Assad lui-même - est rompue. (1)

Néanmoins, une zone d’ombre persiste autour d’Assef Chaoukat annoncé mort par empoisonnement une première fois le 20 mai dernier. Assad aurait gardé la mort de son beau-frère secrète, en attendant d’étouffer la contestation. Mais arrivé à l’équilibre des forces actuel, l’annonce de cette mort devient bénéfique pour le Président syrien. Malgré les apparences et les discours guerriers, la mort du beau-frère ouvre une porte au compromis, ce qui d’une certaine manière définit les contours de la mission du Général Manaf Tlass.

Le rôle du Général Manaf Tlass

Bachar al-Assad perçoit le mécontentement au sein d’une armée mobilisée depuis plus de seize mois. L’armée régulière perd du terrain face à la détermination des rebelles, mais aussi face à la toute puissance des Chabihas. La majorité des officiers opérationnels sur le terrain depuis plus d’un an ont été remplacé par des jeunes officiers alaouites loyaux envers Assad. On se retrouve dans une équation similaire à celle de la Wehrmacht et des SS lors de la Deuxième Guerre Mondiale. De plus en plus de militaires chercheraient à se démarquer des exactions en cours à travers la défection ou à travers des agissements qui aide indirectement la rébellion. Plusieurs informations évoquent : des officiers qui ratent leurs cibles d’une manière délibéré, des éclaireurs qui rejoignent les rangs des rebelles, mais aussi et surtout le dévoilement des mouvements de troupes ou des plans d’attaques aux adversaires. (2)

De son côté, le Général Tlass n’a pas encore annoncé sa défection ni rejoint l’opposition. (3) Tlass continue de minimiser la responsabilité d’Assad en imputant les exactions aux différents responsables des appareils sécuritaires. L’ami d’Assad n’hésite pas à critiquer « les intéressés » qui ont « mis en échec ses différentes initiatives de dialogue ». (4) Il assure que ce sont ces agissements qui l’ont poussé à s’éloigner des centres de décision et du terrain. Sachant qu’il a continué à fréquenter son bureau au Palais Présidentiel depuis lequel il dirige la 105ème brigade de la Garde Présidentielle en charge de la protection de la capitale.

Il est curieux de constater qu’une fois les « coupables » pointés du doigt et le rôle d’Assad minimisé, voilà qu’un attentat décapite l’appareil sécuritaire. Ce même appareil qui vient d’être désigné par Tlass ! Sans oublier que les médias officiels syriens n’ont jamais accusé Tlass de trahison et demeurent très mesurés dans l’approche de son départ. Alors que lui, tout en condamnant la solution du tout sécuritaire, il demeure convaincu de la réalité d’un complot contre Assad. Le Général assure que des hommes en armes sont payés - à la hauteur de 300$ - par le Qatar pour semer le trouble à Damas. Selon lui Assad aurait « franchi la ligne rouge en livrant au Hezbollah libanais des missiles modernes » - en 2006 lors de l’offensive israélienne - parmi lesquels des missiles anti chars très performants, mais aussi des missiles de moyennes et longues portées. Un argument qui sera également utilisé par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans sa dernière allocution.

Finalement, Bachar al-Assad aurait donné son feu vert au départ de Tlass, après avoir réalisé son incapacité à mettre un terme à la contestation et en l’absence d’alternative. L’option d’un conseil militaire qui regroupe des officiers des principales communautés (Sunnites, Alaouites, Chrétiens-Orthodoxes, Druzes et Kurdes) est à l’ordre du jour. Tlass à la tête d’un tel conseil, il permettra d’assurer la transition en donnant les garanties nécessaires aux soutiens d’Assad. Cette solution, à défaut d’être idéale, elle préserve l’ossature de l’actuel régime et évite à la Syrie de tomber dans le chaos le plus total. Il s’avère que le Président syrien a usé toutes ses cartes, mais la particularité géographique et stratégique de la Syrie lui évitera une chute similaire à celle de Kadhafi. Mais quoiqu’il advienne d’Assad et de son régime, le peuple syrien dans toutes ses composantes continuera de payer le lourd tribut d’une aventure guerrière pour les uns et d’une liberté utopique mais bien méritée pour les autres.

 

(1) Le régime baasiste a déjà éliminé plusieurs acteurs de la scène libanaise ou syrienne suivant la même logique à l’instar du ministre de l’intérieur Ghazi Kenaan en octobre 2005 – en charge du dossier libanais de 1982 à 2001  ou comme pour le suicide de Mahmoud el-Zoghbi premier ministre de 1987 à 2000. L’assassinat à Damas d’Imad Moughnieh à la tête des opérations militaires du Hezbollah soulève aussi beaucoup de questions.

 (2) Le Général Tlass aurait agit de la sorte en refusant de prendre la tête des opérations de Bab-Amro, mais aussi en fournissant les plans d’attaque de Deraa aux rebelles, selon son cousin Abdel-Razak Tlass à la tête de la Brigade el-Farouk de Homs.

 (3) Tlass aurait quitté la Syrie le 26 juin pour rejoindre le Liban, avant de quitter Beyrouth pour l’aéroport de Nice où son père et sa sœur Nahed Ojjeh l’attendaient pour l’amener dans la villa familiale de Saint Paul de Vence sur la Côte d’Azur. Aux dernières nouvelles il serait rentré à Damas.

(4) Tlass avait conduit plusieurs initiatives de dialogue avec les opposants dans différentes localités sunnites, sachant qu’il n’a jamais imputé l’échec de ses initiatives au Président syrien, mais plutôt aux personnalités du premier cercle autour du Président. Selon le Général les figures comme Chaoukat ont œuvré pour mettre en échec toute solution pacifique au profit d’une solution militaire et sécuritaire. Cela alors qu’il avait réussit à renouer avec la population en tant qu’envoyé spécial d’Assad, fils de Moustapha Tlass et du village de Rastan qui est le village natal d’un grand nombre d’officiers de l’armée syrienne.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
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Ramos
- 22/07/2012 - 16:18
Goebbels est un enfant de choeur ...
comparé aux journalistes actuels. Rien que de l'intox.
Soit ils sont incompétents , ne vérifient rien, ne lisent même aucun journal étranger ( il faut ,hélas, connaître l'anglais au moins ) soit et ce n'est pas impossible, ils sont embrigadés dans une opération de manipulation de l'opinion publique pour nous préparer à un conflit majeur.
Le journalistes devraient être pénalement responsables de l'information qu'ils véhiculent.
François78
- 22/07/2012 - 15:40
La vraie crise
La vraie crise commencera avec le départ d'Assad.

Les développements prévisibles sont des massacres pendant un période indéterminée de chaos, car il est illusoire d'espérer que les "rebelles" vont s'arrêter.

Faut t'il le souhaiter même si Assad est la tête d'un état policier implacable, ce que personne ne conteste ?.

A part ça, article partisan. J'ai rien contre, chacun défend et argumente son point de vue, mais ill faut le savoir.
Raleva
- 21/07/2012 - 20:42
Langue française
Est ce que vous vous relisez ? Un élève de secondaire de mon pays ne ferait pas autant de fautes d'orthographe et de grammaire.... "d'ambler" ... ç porte un coup sérieux à la crédibilité de l'article ... Engagez un correcteur comme tout organe de presse qui se respecte ou sous traitez dans des pays francophones qui je penses respectent plus cette belle langue