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De l’air...! Pire que la concentration de tous les pouvoirs par la gauche, l’atrophie de la société civile française
Publié le 20 juin 2012
Présidence de la République, Sénat ou Assemblée nationale, la quasi-totalité des pouvoirs sont désormais tenus par la gauche. Une situation inédite en Europe, d'autant plus que, contrairement aux États-Unis, la société civile (communautés, églises, associations, think tanks...) n'exerce aucun véritable contre-pouvoir.
Titulaire d'un DEA d'histoire moderne (Paris IV Sorbonne), où il a travaillé sur l'émergence de la diplomatie en Europe occidentale à l'époque moderne, Jean-Thomas Lesueur est délégué général de l'Institut Thomas More. 
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Jean-Thomas Lesueur
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Titulaire d'un DEA d'histoire moderne (Paris IV Sorbonne), où il a travaillé sur l'émergence de la diplomatie en Europe occidentale à l'époque moderne, Jean-Thomas Lesueur est délégué général de l'Institut Thomas More. 
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Présidence de la République, Sénat ou Assemblée nationale, la quasi-totalité des pouvoirs sont désormais tenus par la gauche. Une situation inédite en Europe, d'autant plus que, contrairement aux États-Unis, la société civile (communautés, églises, associations, think tanks...) n'exerce aucun véritable contre-pouvoir.

Atlantico : Ce dimanche, le Parti socialiste a obtenu la majorité à l’Assemblée Nationale. La présidence de la République, le Sénat et l’Assemblée nationale sont aujourd’hui à gauche. Cette absence de contre-pouvoirs est-elle une exception en Europe ?

Jean-Thomas Lesueur : En Europe, il n’y a pas d’autres pays où la plupart des pouvoirs locaux et nationaux, exécutifs ou législatifs, sont aux mains d’un seul et unique parti. Cette exception française résulte d’une logique pyramidale institutionnelle et ultra-présidentielle qui caractérise notre Ve république.

Fondamentalement, il n’y a pas de contre-pouvoir en France depuis la Révolution. Nous sommes le seul pays développé et démocratique à élire le Président au suffrage universel direct. Dans les autres pays, le chef de l’Etat est soit souverain, soit endossé d’un nombre plus restreint de pouvoirs. Structurellement, ces derniers sont centralisés et détenus entre peu de mains.

Les pays anglo-saxons accordent une grande importance aux pouvoirs des Parlements. Leurs institutions permettent ainsi l’exercice de véritables contre-pouvoirs. Par exemple, le Parlement du Royaume-Uni est bien plus à même de mener des enquêtes ou encore des politiques d’audit et d’évaluation relatives à l’action du gouvernement.

Pourquoi les pouvoirs locaux français ne parviennent pas à former un contre-pouvoir ? Quid de la société civile.

Dans les systèmes politiques d’inspiration fédérale, le contre-pouvoir est exercé par les provinces qui peuvent avoir des prérogatives parfois très élevées comme en Allemagne où les landers peuvent exercer la levée de l’impôt. Elles déterminent une grande partie des politiques économiques, d’éducation... Ces plusieurs niveaux de pouvoirs permettent d’exercer un bras de fer entre les différents tenants.

Enfin, contrairement aux États-Unis, la société civile française n’existe pas dans l’exercice de ces pouvoirs. Outre-Atlantique, les communautés, les églises, le monde associatif, les médias, les think tanks... produisent une expression de la société beaucoup plus forte qu’en France. Les syndicats, pour leur part, devraient faire vivre la démocratie sociale et refléter la société française au travail. Mais leur faible représentativité ne le leur permet pas.

L’Union européenne représente-t-elle un pouvoir modérateur des politiques nationales ?

L’Union européenne n’a pas vocation à être un contrepouvoir. Elle est, pour une majorité de citoyens, un objet politique mal identifié qui détient des morceaux de souveraineté. Mais personne ne lui reconnaît vraiment un rôle autonome de prise de décisions politiques.

L’Etat français, comme les vingt-six autres membres, est engagé du fait de sa signature dans un certain nombre de traités. En ce sens, l’UE, ainsi que la Cour européenne de justice, peut constituer un pouvoir modérateur. Mais il ne s’agit pas d’un contre-pouvoir au sens strict du terme.

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carredas
- 21/06/2012 - 09:49
La presse est libre...
quand quasiment tous les journalistes ont voté F.Hollande ?
Certes, elle n'est pas sous contrôle du pouvoir en place, c'est inutile et c'est bien plus efficace, elle est en soutien du pouvoir en place.
Dormez tranquilles braves gens, le parti socialiste a tous les pouvoirs mais ce n'est pas grave car François Hollande est un démocrate, pas comme l'autre rappetout de Sarko :-)))
La corruption existe déjà dans les régions dirigées par les socialistes, ce n'est pas l'hégémonie du PS qui va arranger les choses, on peut le craindre...
germain
- 21/06/2012 - 07:17
La gauche avait-elle raison quand elle disait...
... que notre Constitution était dangereuse... Quand aux contre-pouvoir, il s'agit de la presse, qui est libre, de la justice, qui va redevenir à peu prés indépendante, et le fait qu'il faille 3/5eme des parlementaire pour modifier la Constitution... et qu'il y a peu de chance que 3/5eme des parlementaires sont un peu fachos. Bref, c'est un débat ridicule... d'autant que Hollande est bien plus démocrate que Sarko qui ne pensait qu'à court-circuiter ce qu'il y avait entre lui et le pouvoir (la justice notamment: suppression des juges d'instruction, rappelez vous...)
cloberval
- 20/06/2012 - 23:49
le principal contre-pouvoir nous est caché
La réalité.
Nous allons peu à peu apprendre qu'il y a une crise et qu'on ne la résout pas en réemployant les moyens qui l'ont provoquée depuis 30 ans mais en remettant en cause ce qui ne va pas au lieu de le conforter en l'aggravant.