En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
Et si ?

Divorces dans la zone euro : les quatre scénarios possibles selon Morgan Stanley

Publié le 28 mai 2012
La banque d'affaires Morgan Stanley évalue les probabilités de départ des pays de la zone euro. Des scénarios plus ou moins probables et plus ou moins dramatiques qui donnent une idée de ce à quoi l'on peut s'attendre en cas d'éclatement.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La banque d'affaires Morgan Stanley évalue les probabilités de départ des pays de la zone euro. Des scénarios plus ou moins probables et plus ou moins dramatiques qui donnent une idée de ce à quoi l'on peut s'attendre en cas d'éclatement.

La banque d'affaires Morgan Stanley publie sur son site le tableau titré "La Grèce quitte l'euro : 4 divorces et pas d'enterrement" indiquant les probabilités de départ des pays de la zone euro, la Grèce en tête, et les conséquences que cela aurait. Quatre scénarios, pour des résultats plus ou moins dramatiques.

Scénario 1 : La Grèce quitte la zone euro, la contagion est modeste. Probabilités : 35%.

L'impact négatif sur la croissance européenne d'un départ de la Grèce serait plutôt limité, contrairement à celui sur le pays sortant, beaucoup plus important. L'union monétaire, elle, resterait quasiment intacte.

Le secours aux banques resterait assez faible. La Banque centrale européenne (BCE) devrait toutefois augmenter son action. Le mécanisme européen de stabilité (MES), qui permet d'offrir une aide d'urgence à un État qui se trouverait en difficulté économique, devrait augmenter son aide en levant plus de fonds sur les marchés financiers. Le Fonds monétaire international (FMI) devrait lui aussi probablement apporter son aide dans certains cas. Les tendances de la croissance à long terme resteraient les mêmes : 1,25%.


Scénario 2 : La Grèce quitte la zone euro. La contagion, très rapide, entraîne de fortes réponses. Probabilités : 40%

L'impact d'une sortie de la Grèce de l'euro aurait un impact négatif à court-terme sur l'UE, et bien évidemment plus important sur les pays déjà fragilisés. L'impact serait très négatif sur la Grèce elle-même.

La BCE serait forcée de prendre des mesures inédites pour tenter de stabiliser le système : des pas vers une union bancaire et fiscale, vers les eurobonds, devraient notamment être envisagés.

La croissance à long terme serait plus élevée qu'auparavant, équivalente à 1,75%.


Scénario 3 : Plusieurs pays décident de quitter la zone euro. Probabilités : 20%.

Les autres pays qui pourraient suivre la Grèce seraient l'Italie et l'Espagne. Aucune mesure ne pourrait vraiment minimiser les dommages entrainés par le départ de plusieurs pays de la zone euro. Cela entraînerait une forte récession dans l'UE, et aurait donc un impact très important sur tous les pays de la zone euro, ceux du noyau dur, comme les états périphériques. La dépréciation financière des pays restant dans la zone euro serait très forte, et la croissance à long-terme, assez basse bien évidemment, d'environ 0,5%.


Scénario 4 : Des pays du noyau dur de la zone euro la quittent. Probabilités : 5%.

Les pays du noyau dur de la zone euro comme la France, l'Allemagne ou encore la Belgique ne veulent plus de la monnaie unique, contrairement aux Etats du sud. Ces décisions entrainent une véritable dépression économique au sein de l'UE, une déflation dans les pays du noyau dur, et une inflation dans les Etats périphériques. La croissance serait quant à elle quasi nulle.

Le risque principal serait la conversion des obligations des Etats forts, ce qui causerait la panique au sein du système financier, due notamment à la dépréciation des actifs étrangers après la réévaluation.

Il y aurait une importante détérioration du bilan net des investissements internationaux, et les contrôles de capitaux deviendraient nécessaires, voire primordiaux, dans les pays du noyau pour éviter l'entrée de capitaux spéculatifs.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

02.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

03.

Après l’annonce de la mort d’Hamza Ben Laden, de hauts responsables d’Al-Qaida réapparaissent

04.

Hong Kong : ces nouvelles formes de censure très efficaces pour empêcher les mouvements sociaux

05.

L'arrivée du Pape François et la fin d'une Eglise dogmatique

06.

Miley Cyrus s’éclate avec une ex Kardashian, Claire Chazal se souvient de quand elle s’éclatait avec (un de) ses ex; Énième réconciliation pour Jamel & Melissa, 1ère grossesse pour Louane; Anouchka Delon pacifie sa famille, Brigitte Macron choie la sienne

07.

Classement Bloomberg des familles les plus fortunées : pourquoi les dynasties règnent plus que jamais sur le capitalisme mondial

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

Pour comprendre l’après Carlos Ghosn, l’affaire qui a terrassé l’année 2019 dans le monde des entreprises

03.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

04.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

05.

Comment se fait-il qu'un pays aussi beau que la Pologne ait un gouvernement de m... ?

06.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

01.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

02.

M. Blanquer, pourquoi cachez-vous à nos enfants que les philosophes des Lumières étaient de sombres racistes ?

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

Réorganisation de la droite : cette impasse idéologique et politique qui consiste à s'appuyer uniquement sur les élus locaux

05.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Equilibre
- 28/05/2012 - 15:53
Un mix dans les scénarios
Sortie de la Grèce puis sortie de l'Allemagne, ou l'inverse... Bah, de toutes façons, à terme, tout le monde sortira de cette bouse, alors...
fms
- 27/05/2012 - 22:33
gentil résumé
mais comme on le voit ce n'est pas une décision économique mais politique...
quesako
- 27/05/2012 - 21:03
Peut on vraiment imaginer les conséquences ?
La chute de Bankia semble couter beaucoup, beaucoup plus cher à l'Espagne et à l'état qui n'en a pas les moyens.