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République irréprochable...

Gestion hasardeuse ? Quand le passé entrepreneurial de Geneviève Fioraso, nouveau ministre de l'Enseignement supérieur, ressurgit

Publié le 28 mai 2012
Un rapport d'expertise judiciaire de la société Corys dont Geneviève Fioraso était directrice commerciale, démontre que l’entreprise gonflait ses comptes et avait empoché de larges subventions destinées à des centres de recherche et à certaines universités sans les reverser en totalité…
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Un rapport d'expertise judiciaire de la société Corys dont Geneviève Fioraso était directrice commerciale, démontre que l’entreprise gonflait ses comptes et avait empoché de larges subventions destinées à des centres de recherche et à certaines universités sans les reverser en totalité…

On n’est plus dans une affaire à 1 euro pour reprendre l'appréciation portée par Jean-Marc Ayrault sur la condamnation pour injure de son ministre du redressement productif Arnaud Montebourg mais plutôt dans des enjeux portant sur des centaines de milliers d’euros ! Alors que le président Hollande s’était engagé à une République et à un gouvernement exemplaire, le passé entrepreneurial de l'une de ses ministres resurgit. 

Avant d’être nommée ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso a été directrice commerciale de l'entreprise iséroise Corys S.A et membre du conseil d’administration de Corys Groupe de 1989 à 1995. Dans cette start-up créée par Michel Destot, l’actuel député-maire (PS) de Grenoble, elle était en charge des projets européens de recherche et développement, pour améliorer la sûreté des centrales nucléaires et thermiques.

Présentée sur son site comme « un des acteurs mondiaux de référence dans le domaine des simulateurs », tant dans le domaine du nucléaire que des transports, la start-up n’a pas fait preuve d’une gestion très orthodoxe si l’on en croit le rapport d’expertise judiciaire datant du 25 mars 1999 que nous nous sommes procuré (voir doc). En 1997, 2 ans après le départ de Michel Destot, son PDG fondateur devenu maire de Grenoble, la société (dont il était resté actionnaire) déposait le bilan avec un passif estimé à 120 millions d'euros, plus que le chiffre d'affaires de ses meilleures exercices.CORYS 1_Rapport d'Expertise 

 

"Il ne s’agissait pas d’erreur de comptabilité mais de millions de francs complètement inventés"

Mandatés en 1998, les experts judiciaires MM Martin et Zimero, du SRPJ de Lyon, ont mené une enquête préliminaire sur la comptabilité de l'entreprise du fait de présomptions de « présentation de comptes annuels non fidèles et escroquerie ». Un rapport accablant. Il démontre que les comptes de la start-up ont commencé à être dans le rouge quand Michel Destot et Geneviève Fioraso étaient encore aux manettes : "on constate, explique-t-il, que la société se trouve dans une impasse financière dans le courant de l’exercice 1995. On peut de ce fait penser que la société Corys SA se serait trouvée en cessation de paiement courant 1995, si elle avait respecté les règles régissant le financement des entreprises.»

Le rapport épingle de graves fautes de gestion et la « surestimation des résultats comptables des exercices 1994 et 1995 » (doc p13) ; La « balance générale établie (…) au 30 septembre 1996 faisait apparaître « une perte pour la période de 1er janvier au 30 septembre 1996 de 28 millions de francs (soit environ 4,3 millions d’euros)». De plus, (p19) on lit que les « dirigeants de la SA Corys ont « transgressé (…) les règles (…)  qui ne correspondaient pas aux conditions prévues par le Code du Commerce car aucun projet ne pouvait démontrer de sérieuses chances de rentabilité commerciale » et ont épinglé les pratiques de la société qui amortissait des « Actifs fictifs » ! (Page 20).

Qu’une start-up ne rencontre pas le succès peut naturellement arriver. Mais des dissimulations de l’entreprise sont évoquées par l’expertise. Le rapport explique ainsi que la société dont Madame Fioraso était l’une des administratrices a notamment perçu des fonds Européens dans le cadre d'un contrat signé avec l'École Polytechnique de Lausanne et trois instituts et universités. Il était prévu que Corys perçoive les fonds et les répartisse entre les partenaires. Hélas, en raison du redressement de la start-up, un versement de 395.362 Écus (soit 381 000 euros) de la communauté Européenne a été perçu par Corys et jamais reversé aux universités et instituts...

En outre, ce rapport indique également que l’entreprise avait reçu de l'argent public de la recherche (l’ANVAR) pour un montant de 3 000 000 de Francs (457 000 euros) sur un faux bilan (voir ci-dessous). Une somme jamais remboursée puisque la société a déposé son bilan en 1997 alors qu'elle devait commencer à rembourser en 1999.

Les chiffres de ce rapport montrent enfin que, dès 1994, la situation comptable de la société se dégradait fortement puisque les capitaux propres et le fonds de roulement (FRNG) devenaient négatifs et que si, à la clôture des comptes de l’exercice 1994, l’actif circulant de la société était encore en mesure d’assurer le paiement des dettes à court terme, ce n’était plus le cas dans le courant de l’exercice 1995…

Elus à la mairie de Grenoble en juin 1995, Michel Destot et Geneviève Fioraso n’ont jamais été mis en cause dans cette affaire. C’est le successeur de Michel Destot qui sera poursuivi pénalement et reconnu coupable pour « présentation de faux bilan » et condamné à une amende et à de la prison avec sursis.

En 1997, la société Corys a, elle, été cédée par décision du Tribunal de commerce à la société belge Tractebel, filiale du groupe Suez-Lyonnaise. Un nom connu à Grenoble depuis les déboires ayant conduit le prédécesseur de Michel Destot à la mairie en prison. 

A noter, que pour leur part, les deux inspecteurs du SRPJ de Lyon chargés de travailler sur le rapport d'expertise judiciaire de 1999 sont devenus pour l'un ( M. Ziméro) membre du cabinet du Maire et pour l'autre (M.Martin) membre du cabinet du Président PS de l'agglomération où il est encore.

 

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Commentaires (42)
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JACKPOT
- 01/06/2012 - 16:32
Rachat de Corys par Tractebel
Pour la petite histoire, Corys a été rachetée en 1997 par les belges de Tractebel, sans que la maison mère d'alors, Suez-Lyonnaise des eaux, ne soit au courant. En effet le montant du rachat ne nécessitait pas l'autorisation de Paris, et le patron de Tractebel à l'époque, Philippe Bodson, était tatillon quant à son indépendance vis à vis de Paris. Il l'a d'ailleurs payé par la suite. Alors les insinuations sur le lien avec la Lyonnaise des eaux chère à Carignon sont totalement sans fondement.
Lounguina
- 01/06/2012 - 11:51
Compléments d'informations
A Grenoble, on connait bien les relations entre élus, industrie, recherche et armée, et on sait qu'il n'y a pas de distinction entre recherche publique et recherche privée, pas plus qu'entre recherche "fondamentale" et recherche "appliquée". Cette "synergie" alimente notamment la course actuelle aux nanotechnologies et autres technologies convergentes, à laquelle participe Fioraso. Tout ceci est bien documenté par le groupe Pièces et main d'oeuvre (un site www.piecesetmaindoeuvre.com et une dizaine de livres aux éditions l'Echappée), depuis dix ans au moins. Rien de nouveau sous le soleil, sinon que le "laboratoire grenoblois", comme l'appellent les économistes, acquiert désormais une notoriété nationale grâce à la ministre.
NYOR
- 31/05/2012 - 02:36
bobocleaner
Mon propos n'est pas d'absoudre les gens (encore qu'ici, il semble bien qu'elle puisse l'être totalement). Mais de ne pas mettre en rapport des choses totalement disproportionnées. On ne peut pas traiter de la même manière un élu qui détourne des fonds à son usage personnel et un élu qui en détourne pour son parti. Les deux sont condamnables mais pas identiquement.
Je trouve particulièrement vain (et cet article en est la parfaite illustration) d'aller chercher absolument n'importe quoi pour essayer de tempérer ce qu'a pu faire Sarkozy.
Demander à Montebourg de démissionner parce qu'il a traité quelqu'un d'escroc est tout simplement pathétique. Que dire de Sarkozy quand il a traité quelqu'un de con alors ? Fallait-il qu'il démissionne aussi ? Un peu de sérieux.
Pour le reste, on verra. Les vrais affaires en cours Bettencourt et Karachi concernent Sarkozy.