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Obsession des inégalités

Covid-19 : la surmortalité en Seine-Saint-Denis ne s’explique pas par l’exposition de travailleurs clés mal rémunérés

Publié le 19 mai 2020
Une étude de l’ORS suggérait la semaine passée que les inégalités sociales actuelles expliqueraient les chiffres du nombre de décès dans les quartiers populaires. La réalité est bien plus complexe.
Laurent Chalard
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Laurent Chalard est géographe-consultant. Membre du think tank European Centre for International Affairs.
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Une étude de l’ORS suggérait la semaine passée que les inégalités sociales actuelles expliqueraient les chiffres du nombre de décès dans les quartiers populaires. La réalité est bien plus complexe.

Atlantico.fr : Quelles failles avez-vous pu déceler dans l'interprétation des chiffres révélés par cette étude de l'ORS qui suggérait que les inégalités sociales expliqueraient les chiffres du nombre de décès dans les quartiers populaires ?

Laurent Chalard : Il convient de rappeler la prudence des auteurs de l’étude, qui reconnaissent qu’en l’état actuel de nos connaissances, il est difficile de faire des interprétations définitives, du fait de l’absence de données détaillées sur l’ensemble des communes franciliennes permettant d’établir une corrélation certaine entre la surmortalité constatée en mars 2020, principalement attribuable au covid-19, et les inégalités socio-spatiales, l’hypothèse retenue étant que plus une commune est pauvre, plus la surmortalité est importante. Or, l’argumentation tendant à soutenir cette hypothèse repose essentiellement sur la surmortalité constatée en Seine-Saint-Denis, département francilien le plus pauvre, par rapport au reste de la région, et plus particulièrement dans les EPT Plaine Commune et Paris Terres d’Envol, les plus populaires du département. Si, au premier abord, la corrélation est tentante, dans les faits, elle est hâtive. 

En effet, outre le manque de recul temporel de cette étude, le premier reproche que l’on peut lui faire est de ne pas envisager l’hypothèse épidémiologique de base, c’est à dire que les territoires les plus touchés par la surmortalité sont ceux qui avaient le plus de lien avec le foyer épidémiologique de départ, en l’occurrence le département de l’Oise, dont la ville de Creil, reliée par le RER D à Paris via Saint-Denis, desservie par deux gares très fréquentées, et Crépy-en-Valois, reliée à Paris par la ligne K du transilien qui fait un arrêt à Aulnay-sous-Bois. Il s’en suit que la surmortalité dans les deux EPT Plaine Commune et Paris Terres d’Envol peut s’expliquer, avant tout, par une logique de diffusion géographique du virus le long d’axes de transport plutôt que par la pauvreté de ces territoires. Même si cette hypothèse pourrait s’avérer erronée avec le recul, c’est a priori la plus probable.

Le second reproche concerne le choix de déduire des caractéristiques actuelles de la population active, qui n’est guère concernée par le risque de décéder du covid-19, les facteurs explicatifs de la surmortalité sur le territoire. Or, cette dernière concerne principalement des personnes âgées retraitées, qui ne prennent plus guère les transports en commun et dont les conditions de vie et de logements ne sont pas forcément les mêmes que les populations les plus jeunes. Par exemple, le critère « familles nombreuses » joue un moins grand rôle pour les ménages retraités. Outre le facteur de diffusion géographique, la surmortalité des personnes âgées de Seine-Saint-Denis pourrait donc s’expliquer aussi par leur plus grande fragilité générale, ce que les auteurs abordent à travers la surreprésentation des cas de diabète et d’obésité au sein de la population locale, mais en oubliant un autre élément d’importance, la plus grande fragilité sur le plan respiratoire de ces populations, liée à leur ancien travail dans les usines, à l’époque où l’industrie était encore florissante dans le département. L’hypothèse d’une surmortalité héritée de la période industrielle est plus probable que celle liée aux travailleurs clés actuels, d’autant que la Seine-et-Marne où ces derniers sont surreprésentés affiche plutôt une sous-mortalité par rapport au reste de la région.

Quelles populations âgées souffrent le plus de problèmes respiratoires ?

Les maladies respiratoires sont très inégalement réparties au sein de la population âgée, étant, en règle générale, sauf héritage génétique défavorable, liées à l’histoire des individus, c’est-à-dire leur contact avec des poussières ou des produits chimiques au cours de leur vie. Par exemple, les anciens mineurs ont toujours subi une surmortalité importante, consécutive de la silicose, car ils inhalaient des poussières de silice. C’est d’ailleurs sans surprise que le quotidien Le Républicain Lorrain se fait l’écho d’un bond de la mortalité attribuable au covid-19 chez les affiliés du régime minier en Moselle. Il en va de même pour les personnes ayant travaillé dans le secteur du BTP, comme les peintres en bâtiment, l’inhalation des peintures étant toxique, ou dans certaines usines manipulant des produits dangereux, comme de l’amiante, ce qui fut le cas, en Seine-Saint-Denis, avec l’usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois, en activité de 1937 à 1991, qui a aussi largement contaminé les populations environnantes (peut-être d’ailleurs que certaines sont décédées du covid-19 ?). A contrario, les anciens cadres et employés de bureaux, comme les enseignants, sont beaucoup moins touchés par les problèmes respiratoires, puisque, sauf exception, ils ont été peu en contact avec ces produits toxiques au cours de leur vie professionnelle. 

Comment pouvons-nous éviter que ces biais cognitifs déforment la réalité des chiffres de la mortalité dans l'avenir ?

Comme pour d’autres études en sciences-sociales, l’obsession des inégalités, si elle repose sur une cause honorable, finit par orienter les conclusions des auteurs qui ont tendance à privilégier les facteurs explicatifs d’ordre sociologique sur les autres facteurs, obérant la réflexion. S’il ne s’agit nullement de nier l’impact des inégalités sociales sur les dynamiques franciliennes, on ne peut à chaque fois ramener toutes les différences à ce fait, au risque de passer à côté du facteur explicatif principal. Concernant une crise d’ordre sanitaire, il apparaît évident que la première hypothèse à prendre compte est la logique de propagation du virus à partir du foyer originel, qui est potentiellement le facteur explicatif majeur des inégalités de surmortalité constatées. On le voit bien à l’échelle nationale, la carte de la surmortalité en mars-avril 2020 n’est nullement le produit des inégalités face à la pauvreté, mais correspond aux deux principaux foyers épidémiologiques, le rassemblement évangélique du Haut-Rhin et le foyer de l’Oise qui s’est diffusé à l’ensemble de la région Ile de France, avec un point d’interrogation cependant sur le rôle de la zone aéroportuaire de Roissy. Est-elle à l’origine de l’épidémie ou a-t-elle juste joué un rôle dans la diffusion du virus une fois l’épidémie commencée ? S’il s’avère que la partie septentrionale de la Seine-Saint-Denis a été plus touchée par la surmortalité attribuable au covid-19, c’est probablement beaucoup plus le produit du hasard de la diffusion de l’épidémie que de sa spécificité territoriale sociologique, qui peut effectivement jouer mais de manière secondaire. 

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Commentaires (1)
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ajm
- 19/05/2020 - 13:06
Régions ruches.
Les régions atteintes par le virus en Italie et en Espagne sont les plus riches, idem en France, USA , Russie, etc..en fait ce sont les régions les plus denses, aux échanges, notamment internationaux, les plus actifs. On sait, par ailleurs, que beaucoup de politiques, hommes d'affaires etc..ont été touchés car leur vie sociale et la multiplication des contacts favorisent le risque d'attraper le virus.