En direct
Best of
Best of du 20 au 26 juin
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Présidentielle 2022 : pourquoi le duel tant annoncé n’aura pas lieu

02.

Houria Bouteldja assassina la "gauche blanche"…

03.

Nouvelle explosion des cas de Coronavirus : mais que se passe-t-il aux Etats-Unis ?

04.

2020, fin de l’hégémonie occidentale et première victoire de la Chine dans la nouvelle guerre froide ?

05.

Nouvel espoir dans le traitement du cancer : un nouveau traitement stoppe le développement des tumeurs

06.

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

07.

Consommation de drogue : ces effets secondaires jamais vus auparavant provoqués par la crise du Coronavirus

01.

Les Vikings nous ont envahis et colonisés au IXe siècle ! Nous exigeons donc que le Danemark, la Norvège, la Suède et l’Islande se repentent

02.

"Tuez Sarkozy !". On ignore encore qui a donné l’ordre mais le Parquet National Financier s’est chargé de son exécution

03.

Pas de démocratie sans droit à offenser : ce capitalisme qui prend le risque de précipiter la guerre civile à trop vouloir montrer patte progressiste

04.

L'éolien peut-il être une alternative verte crédible au nucléaire ?

05.

Pire que le coup d’Etat permanent, la campagne électorale permanente ? Emmanuel Macron, le président cynique

06.

Cet espoir dans la lutte contre la Covid-19 qui se cache dans des études soviétiques vieilles de plusieurs décennies

01.

Municipales : mais que cache donc l’étonnante schizophrénie des Français entre élections locales et nationales ?

02.

"Tuez Sarkozy !". On ignore encore qui a donné l’ordre mais le Parquet National Financier s’est chargé de son exécution

03.

Arsène Lupin était noir ! La preuve : il va être joué par Omar Sy

04.

Désordres publics : la lourde facture des dérives de la lutte contre le racisme et les violences dans la police

05.

Affaire Fillon : François Fillon est condamné à 5 ans de prison, dont 3 avec sursis, et Penelope Fillon à 3 ans de prison avec sursis

06.

Les Vikings nous ont envahis et colonisés au IXe siècle ! Nous exigeons donc que le Danemark, la Norvège, la Suède et l’Islande se repentent

ça vient d'être publié
pépites > Politique
"Monsieur déconfinement"
Remaniement : Jean Castex est le nouveau Premier ministre et remplace Edouard Philippe à Matignon
il y a 3 min 51 sec
décryptage > Société
Addicts

Consommation de drogue : ces effets secondaires jamais vus auparavant provoqués par la crise du Coronavirus

il y a 1 heure 20 min
décryptage > Santé
Berzosertib

Nouvel espoir dans le traitement du cancer : un nouveau traitement stoppe le développement des tumeurs

il y a 2 heures 34 min
pépites > Politique
Nouvelle étape
Remaniement : le gouvernement d'Edouard Philippe démissionne
il y a 3 heures 16 min
décryptage > International
Président à vie ?

Ce que s'est vraiment offert Vladimir Poutine avec son référendum et ses 16 années de pouvoir supplémentaires

il y a 3 heures 50 min
pépites > Politique
"Ouvrir un nouveau chemin"
Emmanuel Macron se confie à la presse quotidienne régionale avant le remaniement et dévoile ses priorités pour la fin du quinquennat
il y a 14 heures 2 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le Cafard" de Ian McEwan : une fable mordante sur les politiciens britanniques et le Brexit, par un des maîtres du roman anglo-saxon contemporain

il y a 19 heures 44 min
pépites > Politique
Retrait stratégique
Municipales à Marseille : Martine Vassal se retire, Les Républicains vont présenter le député Guy Teissier pour la mairie
il y a 20 heures 31 min
pépites > Santé
Lourdes accusations
Covid-19 : le Conseil scientifique et la Haute autorité de santé dénoncent des propos "infamants" de Didier Raoult devant les députés
il y a 21 heures 47 min
pépite vidéo > International
Tragédie
Birmanie : un glissement de terrain provoque la mort d’une centaine de mineurs
il y a 23 heures 27 min
décryptage > Environnement
Macron veut un référendum sur le climat

La question sera sans doute : "Voulez-vous qu’on mette les villes à la campagne car l’air y est plus pur ?"

il y a 59 min 46 sec
décryptage > Société
épanouissement

Une nouvelle étude montre que si, l'argent fait bien le bonheur...(et de plus en plus)

il y a 1 heure 40 min
décryptage > Société
Névrose de la culpabilité

Villes vertes : mais que se passe-t-il dans la tête de ces cadres qui votent contre leurs propres modes de vie ?

il y a 2 heures 52 min
décryptage > Politique
Remaniement

Emmanuel Macron : il faut que tout change pour que rien ne change (sauf le Premier ministre ?)

il y a 3 heures 41 min
décryptage > Environnement
Misanthropes et libertophobes

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

il y a 3 heures 59 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Histoire du Consulat et de l’Empire" de Adolphe Thiers : le Consulat, le meilleur de Bonaparte ?

il y a 19 heures 28 min
light > Justice
Espoir pour les victimes
Affaire Jeffrey Epstein : Ghislaine Maxwell, sa complice présumée, a été enfin arrêtée par le FBI
il y a 20 heures 6 min
pépites > Media
Critiques
Le parti EELV va alerter le CSA après les propos d'Eric Zemmour sur CNEWS dans "Face à l'Info" sur la vague verte et l'islam
il y a 21 heures 19 min
pépites > Justice
Condamnation
Scandale de la Dépakine : la justice reconnaît la responsabilité de l'Etat
il y a 22 heures 6 min
décryptage > France
Bataille de chiffres

Pourquoi les comparaisons internationales sur la mortalité du Covid-19 sont moins fiables qu’on ne le pense

il y a 1 jour 6 min
© BERTRAND GUAY / AFP
© BERTRAND GUAY / AFP
Bras de fer

Covid-19 : la France et les Etats-Unis cherchent un bouc émissaire aux failles de leur modèle politique

Publié le 07 mai 2020
Les États-Unis et la France se sentaient intouchables et pourtant ils ont été touchés en plein coeur encore une fois par le coronavirus. Les deux nations se rendent compte de leurs impuissance face à la pandémie. Quel sera l'impact d’une telle découverte sur l'opinion des deux pays ?
Barthélémy Courmont
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Barthélémy Courmont est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est en charge du programme Asie-Pacifique. Il dirige la collection Asia Focus à l’IRIS, et a publié de nombreux ouvrages, dont L...
Voir la bio
Michel Ruimy
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Ruimy est professeur affilié à l’ESCP, où il enseigne les principes de l’économie monétaire et les caractéristiques fondamentales des marchés de capitaux.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les États-Unis et la France se sentaient intouchables et pourtant ils ont été touchés en plein coeur encore une fois par le coronavirus. Les deux nations se rendent compte de leurs impuissance face à la pandémie. Quel sera l'impact d’une telle découverte sur l'opinion des deux pays ?

Après le 11 septembre, les États-Unis se sentaient intouchables et pourtant ils ont été touchés en plein coeur, encore une fois ils pensaient être la première puissance au monde mais se rendent compte qu'ils sont impuissants face à la pandémie. Sur quoi se base le fait que la nation américaine se considère comme la plus grande puissance au monde ? Quel sera l'impact d’une telle découverte sur l'identité américaine ?  

Barthélémy Courmont : On parle ici de l’exceptionnalisme américain, croyance en un destin singulier, une destinée manifeste même. Cette croyance est ancienne, elle a bien sûr évolué, et la fin de la Guerre froide a nourri l’idée d’une Amérique invincible et chargée d’une mission, à savoir propager son modèle. Il faut relire les travaux des think tanks américains dans les années 1990. On réfléchissait alors aux conditions d’un « nouveau » siècle américain pour certains, d’un « second » pour d’autres, afin de pérenniser la puissance américaine, mais surtout de poursuivre ce double travail d’invincibilité et de propagation des valeurs de ce pays. Les attentats du 11 septembre 2001 ont porté un sévère coup à ces croyances. Mais ils ont dans le même temps servi de justification à la mise en place de mesures de protection, et à un aventurisme en politique étrangère dont on connaît les conséquences. Il n’y a donc pas tant que cela un avant et un après-11 septembre, en tout cas dans le regard que l’Amérique porte sur elle-même. En revanche, il est indiscutable qu’aux yeux du reste du monde, les Etats-Unis n’incarnent plus cette puissance intouchable, et les vulnérabilités constatées en 2001 mais aussi actuellement ne font qu’accentuer cette réalité. 

Les États-Unis pensaient être la première puissance au monde grâce à leur société civile et la France pensait avoir une place importante sur l’échiquier mondial grâce à son État et pourtant ceux-ci sont les causes de leur débâcle face au Covid-19. Quels leçons vont tirer ces deux pays d’une telle découverte ?  

Michel Ruimy : La pandémie agit comme un révélateur des caractéristiques du monde actuel. Et notamment de deux de ces caractéristiques : la faiblesse de la gouvernance globale en matière sanitaire et le basculement du centre de gravité des rapports de force vers la Chine et l’Asie, en général.

Avant que de nombreuses études ne fassent le tour de la question, les problèmes économiques liés à la crise sanitaire sont l’illustration concrète de l’absurdité de notre système. La mondialisation ne peut pas se réduire uniquement aux échanges. Elle repose aussi sur la division internationale du travail. C’est ainsi qu’au fil du temps, une part importante de la production mondiale s’est trouvée délocalisée en Chine. Avec cette crise, les pays comme l’Italie, l’Allemagne, la France… et pas seulement eux, ont compris que ce système est déraisonnable : nous sommes tous dépendants de la Chine. C’est pourquoi, demain, il y aura vraisemblablement des mesures correctives du capitalisme tel que nous l’avons connu. Mais il ne faut pas rêver. Après la crise financière de 2008, tout le monde avait juré la main sur le cœur que les bêtises et les erreurs étaient terminées.

Par ailleurs, jamais, auparavant, une épidémie n’avait provoqué de krach boursier. Cette crise est différente : les économies s’effondrent pour prévenir une catastrophe sanitaire ! La conscience universelle a haussé d’un cran l’exigence de protéger les populations contre le risque mortel. A ce jour, ce n’est plus d’un choc ponctuel dont on parle, mais d’une séquence beaucoup plus longue. Dès lors, quel modèle de société pourrait en résulter ?

Au-delà de faire le bilan de sa gestion de crise, l’Etat, que le coronavirus a fait revenir en force, devra repenser sa place au plan économique. L’attente des Français est qu’il joue son rôle de garant en dernier ressort du bon fonctionnement de la Société, qu’il s’agisse de l’approvisionnement en ressources fondamentales ou du soutien aux personnes en difficulté. D’immenses problèmes d’organisation risquent d’être de sa responsabilité dans un contexte nouveau : mouvement de relèvement des frontières (Brexit, attitude de Donald Trump…), réduction de la longueur des chaînes d’approvisionnement pour certains secteurs jugés stratégiques, régionalisation des échanges… 

Barthélémy Courmont : La société civile a joué un rôle considérable dans le dynamisme de l’histoire des Etats-Unis et les innovations en ont été la force de frappe. Plus que les dirigeants, ce sont ces innovateurs qui ont permis à ce pays de se hisser au sommet, y compris quand le pouvoir n’était pas à la hauteur. Ce libéralisme n’est ainsi pas simplement un principe économique, mais une sorte de contrat entre le politique et la société civile. Ainsi, quand le politique n’est pas en mesure de répondre aux défis, la société civile prend le relais pour le bien de tous, et le politique sait s’effacer derrière les innovateurs. C’est en tout cas le roman américain, au service d’un libéralisme aujourd’hui débridé et à bien des égards éloigné de la réalité, qui oublie que si les Etats-Unis doivent à Carnegie, Rockefeller ou Morgan, ils se sont aussi construits sur la loi antitrust de Theodore Roosevelt où le New Deal de Franklin Roosevelt. C’est oublier aussi l’émergence de nouveaux pôles de puissances. Ces croyances en un système vertueux et autorégulateur, que le libéralisme rendrait en quelque sorte plus fort, se traduit par une arrogance et une grande naïveté. Il est ainsi étonnant de voir la manière avec laquelle les médias américains continuent de traiter une pandémie aux conséquences profondes dans ce pays, avec une croyance aveugle en la découverte de traitements et d’un vaccin à courte échéance, avec la certitude que la situation s’améliore et que la vie peut reprendre... étonnant contraste avec les sociétés européennes, qui préfèrent s’autoflageller et imaginer les pires scénarios. Le modèle américain montre ces limites face à la crise du covid-19, mais ce sont aussi les croyances américaines, le rêve américain, qui vont devoir être repensés. Cela sera-t-il possible, et sur quelles bases? Difficile à ce stade de l’évaluer. Mais les enjeux sont immenses, et c’est la peur du vide qui se profile.

Quels seront les réactions des opinions françaises et américaines lorsqu’elles verront l’ampleur de telles failles ? 

Michel Ruimy : Face à l’épidémie, les émotions et les comportements peuvent varier : inquiétude, stress, crainte, anxiété, confusion, rejet, stigmatisation... ou, au contraire, déni. Aujourd’hui, l’ensemble des populations a peur de cette pandémie du fait du caractère potentiellement mortel du virus, de l’invisibilité (à l’œil nu) du danger - ce qui renforce le sentiment de vulnérabilité et l’idée d’incapacité - et de sa spécificité : elle n’est pas d’origine humaine à la différence, par exemple, des attentats, qui sont d’origine humaine et intentionnels, auxquels la réponse peut être politique, policière, diplomatique… La peur est fonctionnelle. Elle signale un danger. Elle incite à la vigilance et va engendrer des comportements visant à éviter le danger. Le déni (non application des règles conseillées) est un moyen de se rassurer et de se protéger.

Mais, après cette peur, qui suppose une menace concrète, directe et immédiate, viennent l’anxiété, liée à l’anticipation d’une menace, et les questions. Quid de notre système ? A-t-il été suffisamment résilient ? Pourra-t-il, à l’avenir, faire face à d’autres chocs ?... 

Plutôt que d’apaiser, de rassurer, le gouvernement tergiverse, hésite… ce qui accentue les interrogations. Sa communication est très difficile. Ne rien faire serait perçu comme un aveu d’impuissance. Trop en faire serait perçu comme une exagération de la situation. S’il maximise le principe de précaution, certains pourraient considérer qu’il cherche à masquer d’autres problèmes. C’est donc un équilibre très dur à trouver d’autant que la crise est inédite. 

Barthélémy Courmont : On relève depuis quelques années d’inquiétantes dérives partisanes aux Etats-Unis, et un clivage Républicains-Démocrates que la présidence de Donald Trump n’a fait que renforcer. D’ailleurs, dans la réponse à la crise du covid-19, ces clivages prennent le dessus sur toute tentative d’unité nationale - en dépit d’un appel en ce sens, plein de bonne volonté mais presque inaudible, de l’ancien président George W. Bush, qui fut d’ailleurs moqué par Trump. Comme s’il était impossible de dépasser ces clivages pour faire face à la plus grave crise de ce pays depuis les années 1930. Ajoutez à cela la crise constitutionnelle, avec les divergences entre fédéralistes et anti fédéralistes qui reviennent à la surface, comme on le constate dans Le Bras de fer entre la Maison-Blanche et plusieurs gouverneurs, ou de manière plus inquiétante entre les responsables des États et des citoyens mécontents. Les réactions sont nombreuses, elles sont très inquiétantes car c’est la division qui semble l’emporter.

Sur la scène internationale, l’un des risques est, en plus d’un repli sur soi, l’identification d’un bouc émissaire que l’on rendrait responsable des problèmes que les Etats-Unis rencontrent. C’est ce qui se profile quand on regarde le sentiment anti-chinois, déjà très présent avant la crise, qui se développe sans que cela ne soit condamné. D’ailleurs, il faut noter que cette crise amplifie et accélère des tendances que nous avions relevées précédemment. Et le sentiment anti-chinois est l’une de ces tendances.

Quel pouvons-nous attendre des élites de chacun de ces pays en réaction à un tel constat ? Allons nous vers une planification de l’économie ou une reconstruction type « trente glorieuses » pour la France ou « course aux étoiles » pour les États-Unis ? 

Michel Ruimy : A mon sens, ni l’une, ni l’autre. Pour cela, il faudrait un véritable cataclysme qui remettrait en cause les fondements de notre système. La voie est entre les deux. 

Il n’en demeure pas moins, malgré tout, qu’il serait souhaitable, de la part de nos élites, qu’à la suite de l’analyse qu’ils feront de la gestion de la crise, qu’ils aient l’intelligence de créer une structure de type Conseil national de la Résistance, qui rassemblait des représentants de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques de toute tendance. Sa version serait d’envisager, en quelques mois, un nouveau système plus résilient, qui essaierait de réduire les inégalités … et dont les modalités de financement serait accepté par tous, quitte à remettre en question certaines situations. 

Dans le cas contraire, on ne fera que corriger que quelques aspects de notre système - à définir - et on repoussera aux calendes grecques la rénovation d’un système qui risque de tomber, de plus en plus, en décrépitude. 

Barthélémy Courmont : Encore faudrait-il en avoir les moyens, et la marge de manœuvre politique. À courte échéance, d’ici l’élection de novembre, rien n’est envisageable. Trump est déjà en campagne, et les Démocrates n’ont pas l’intention de l’épargner. Cette campagne est violente, et le ton va se durcir au fur et à mesure que l’échéance approchera. Si Trump est réélu, ce sera à la faveur d’une campagne irrationnelle, où chacun cherchera à diaboliser l’autre sans qu’aucun projet de société ne soit proposé. Et les Etats-Unis s’enfonceront alors dans la crise. Si c’est Biden qui l’emporte, il lui faudra redoubler d’efforts pour tenter de rassembler les forces politiques de son pays. Il a sans doute sur ce point un meilleur profil qu’Obama, que de nombreux Républicains haïssaient, et bien sûr que Trump. Mais aura-t-il la capacité à endosser ce costume très large de président rassembleur, que George W. Bush avait un temps endossé au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, avant que les clivages ne reprennent. Et puis quelle orientation prendre? Les Américains sont-ils prêts à un nouvel État providence, à tourner la page de quatre décennies de libéralisme obsessionnel? Même si l’Exécutif se montre à la hauteur, d’autres interrogations demeurent, comme le poids du Congrès et la question du fédéralisme, qui n’a plus été à ce point disputée depuis des décennies. En toile de fond enfin, comment relancer le rêve américain et retrouver une certaine crédibilité sur la scène internationale, quand la gestion de cette crise s’est avérée catastrophique à tous les égards, bilan humain, crise économique et sociale, communication ou encore unité nationale. Le défi est immense, peut-être même bien plus que pendant la grande dépression.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Ganesha
- 07/05/2020 - 17:11
Revenu de Base
Citation :
''une structure de type Conseil national de la Résistance...sa mission (version ?) serait d’envisager, en quelques mois, un nouveau système plus résilient, qui essaierait de réduire les inégalités ''
Mr. Ruimy nous annonce donc ici, sans prononcer les ''mots fatidiques'', la création d'un Revenu de Base !
Dans son article de ce jour, Mr. Husson appelle à des élections législatives anticipées.
Mais ce concept, donc la création va devenir une évidence et une urgence, vu l'explosion du chômage et de la pauvreté, est largement accepté par les milieux libéraux, et il serait donc parfaitement à la portée d'un banquier capitaliste comme Emmanuel Macron.
Evidemment, cet épouvantail restera toujours totalement incompréhensible pour les ''papys-Atlantico'', mais chacun sait que, malheureusement, la démence sénile est un mal incurable !
ajm
- 07/05/2020 - 16:49
New Deal, un mythe.
Mr Courmont devrait relire ses bouquins d'histoire économique. S'il le fait, il verra que le New Deal, économiquement parlant, a été un échec. C'est la 2 GM qui a provoqué la fin de la crise et une mobilisation industrielle sans précédent. C'est vrai que de proposer une guerre pour sortir d'une crise ce n'est pas vendeur ni même souhaitable.