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Mauvaise recette

Demi-mesures sanitaires et économiques : en finir avec la recette vers le K.O

Publié le 23 mars 2020
Afin de savoir à quoi pourrait ressembler l'après coronavirus, d'un point de vue économique, il faut commencer par regarder la situation économique actuelle des pays qui ont su relever le défi de la crise sanitaire.
Philippe Murer
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Philippe Murer est professeur de finance vacataire à la Sorbonne et membre du Forum démocratique.
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Afin de savoir à quoi pourrait ressembler l'après coronavirus, d'un point de vue économique, il faut commencer par regarder la situation économique actuelle des pays qui ont su relever le défi de la crise sanitaire.

La crise économique qui s’annonce découle évidemment de la crise sanitaire, de sa puissance, de sa nature et de sa durée. Nous ne pouvons donc parler de la puissance de la crise économique à venir (une baisse du PIB sur un mois de 50% ?) sans parler de la crise sanitaire. Ce qui s’est passé dans les autres pays préalablement touchés ayant réussi à relever le défi de la crise sanitaire, nous éclairera.

Il y a 3 lignes successives de défense pour un pays dans ce type d’épidémie :

La phase 1 où il s’agit d’empêcher les porteurs de virus de rentrer sur le territoire. Taïwan a pour l’instant partiellement gagné cette bataille et n’a que 107 cas de Coronavirus actifs sur son territoire malgré des échanges économiques intenses avec la Chine. Pour empêcher le virus d’arriver de l’empire du milieu, Taïwan a interdit le séjour aux citoyens chinois et mis en place un système de quarantaine très strict pour ceux qui s’étaient rendus dans les provinces chinoises touchées, étendues plus tard aux autres pays touchés. Taïwan produit aujourd’hui 10 millions de masques par jour au profit de sa population qui peut ainsi se protéger. Grâce à ces mesures, le pays n’a pas eu besoin de confiner sa population. Les vies ont été sauvées. Le coût économique est très faible. Attention : la généralisation de l’épidémie à l’ensemble du monde va demander à Taïwan une vigilance et un combat renouvelé pour ne pas laisser entrer le virus. D’autres pays d’Asie gagnent cette bataille avec des mesures strictes. On pense à Singapour, Hongkong, au Vietnam etc.

Coincée par son idéologie « mondialiste » (les frontières doivent rester ouvertes, l’inverse serait se placer dans le camp des fachos), le gouvernement français a perdu la première bataille : il a laissé entrer le virus.

Dans la phase 2, le virus est entré et quelques grappes de malades, quelques chaines de contamination, commencent à se développer. Une dernière chance de détruire rapidement et sans trop de dégâts l’épidémie en développement s’offre aux autorités. La Corée du Sud a réussi pour le moment à gagner la bataille de la phase 2. Son arme : réaliser 20.000 tests par jour en toute sécurité dans des « Drive In », rapidement (5 minutes), avec envoi du résultat par SMS. Les Sud-Coréens sortent rarement de chez eux sans porter de masque facial, et de nombreux bâtiments affichent des panneaux indiquant « Pas de masque, pas d’entrée ». La Corée du Sud semble gagner la dernière bataille avant le confinement : malgré le nombre important de coréens contaminé (8.000 personnes), le nombre de contaminés quotidiens est descendu à 100 cas par jour quand des pays au même stade voient le nombre augmenter de 2000 cas par jour. Les vies sont pour l’instant sauvées. Il est possible que la Corée du Sud arrive ainsi à contrôler définitivement l’épidémie. 

Dans la phase 3, le virus est entré et s’est largement répandu. C’est le cas des Etats-Unis et des pays européens comme l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne etc. Il ne reste plus que le confinement général pour stopper le virus. Sinon, c’est la contamination d’au moins la moitié de la population comme le disait le ministre Blanquer dimanche : en utilisant les statistiques chinoises, on peut évaluer à 5% les malades finissant en état critique (1,6 millions de français) et ayant peu d’accès aux lits de réanimation débordés. Le nombre de morts serait terrifiant, inacceptable pour la population, plus encore au vu du succès connu par la Chine. Les lendemains seraient dangereux.

Il y a un vrai motif d’espoir. La province de Wuhan (Hubei) où est situé l’épicentre de la maladie a gagné cette bataille : il y eut 60.000 personnes touchées par la maladie, il n’y en a plus que 6.000 aujourd’hui, tous confinés par l’Etat ou à l’hôpital. Il n’y aurait eu aucun nouveau contaminé depuis quelques jours. Selon les dernières informations, la gare de Wuhan va rouvrir. L’activité économique reprend en Chine. Un médecin français, chef de l'hôpital international de Wuhan, le médecin français Philippe Klein, ayant participé à la bataille dans une clinique internationale de Wuhan raconte dans une courte vidéo envoyée de Chine les mesures qu’il a fallu prendre. Dès le début, le confinement à Wuhan était un cran plus sévère qu’en Italie et qu’en France : les transports publics, les entreprises étaient arrêtés à l’exception des services essentiels. Les Chinois pouvaient sortir pour faire leurs courses. Malgré cela, 3 semaines plus tard, l’épidémie continuait à progresser. C’est à ce moment là que 2 mesures ont permis de gagner la bataille. Les habitants ont été complètement confinés chez eux. Ils étaient obligés de rester dans leurs appartements et leurs courses étaient livrées à domicile. Toute une chaîne logistique était organisée pour les fournir en nourriture. L’autre mesure était de tester à grande échelle toutes les personnes ayant les symptômes du Coronavirus (Tests PCR, tests cliniques, tests scannographiques). Pour qu’ils n’infectent pas leur entourage, ils étaient isolés dans des stades, situation terrible. Le nombre de nouveaux contaminés s’est effondré très vite. Un mois plus tard, un succès total est au rendez-vous : il n’y aurait plus de nouveaux contaminés à Wuhan et il ne reste que 6.000 malades, chiffre qui baisse de 1000 à 2000 unités par jour. 

Le docteur Philippe Klein finit par un appel poignant : «  J’ai la conviction intime pour avoir vécu dans ma chair toute cette crise sanitaire ici à Wuhan que toute mesure moins performante que celles appliquées en Chine entraîneront un plus grand nombre de morts et des conséquences économiques désastreuses dues à une épidémie plus longue dans le temps ». 

L’Italie est en avance d’une dizaine de jours sur la France en termes épidémiques. Plus de 47.000 italiens sont aujourd’hui infectés et le nombre de nouveaux contaminés continue à croître presque chaque jour (6.000 de plus aujourd’hui). Les médecins chinois ayant connu la bataille de Wuhan et arrivés en Italie il y a quelques jours recommandaient hier de durcir les mesures de confinement. Après avoir tergiversé, le gouvernement Macron a pris des mesures de confinement similaires à celles prise 8 jours plus tôt par le gouvernement italien. Les résultats des mesures sont faibles en Italie, on peut facilement deviner qu’ils ne seront pas meilleurs en France, même dans 10 jours. La réponse graduelle ne marche pas face à une épidémie qui croît à une vitesse exponentielle. Il faut frapper vite et fort.

Dans une guerre contre le virus, il faut aussi une économie de guerre.

Pour cela, il faut tout donner à l’hôpital, aux médecins et infirmières pour qu’ils sauvent le maximum de vies. Augmenter leur rémunération pour leur demander pardon pour le saccage subi depuis des années et montrer notre reconnaissance pour leur sacrifice est un préalable. Leur donner autant d’argent que nécessaire pour acheter des respirateurs, des gels hydro alcooliques, des masques protecteurs, des tests et tout ce qu’il faut pour sauver nos vies. Il faut aussi tout faire pour produire, comme en économie de guerre, des masques, des respirateurs, tous les appareils de soin et de tests nécessaires. La recherche sur les traitements et vaccins devra être 

grandement accélérée, dès maintenant. Les masques doivent être donnés par ordre de priorité aux activités les plus essentielles pour la Nation aujourd’hui, celles qui doivent rester ouverte : la santé, l’alimentaire, la logistique essentielle et les services régaliens pour assurer l’ordre. Il faut protéger tous ceux qui travaillent : pour ceux qui ne pourraient pas avoir de masques à cause des lacunes de l’Etat, des masques de fortune qui protègent un peu les porteurs et beaucoup les autres sont facilement réalisables comme l’ont montré des médecins.

Si nous faisons un tel effort, ce n’est pas pour le ruiner immédiatement par une contamination venue de l’extérieur. Pour la circulation des personnes, les frontières doivent être fortement contrôlées, voire fermées avec tous les pays touchés par l’épidémie. Seuls les personnes absolument utiles à la bataille doivent pouvoir entrer (camionneurs espagnols porteurs du masque de protection pour amener des fruits et légumes…). Qui voudrait d’ailleurs venir dans une France confinée et contaminée ? En nous protégeant, nous protégeons les autres.

Voilà pour la partie sanitaire, guère réjouissante. Les mesures trop faibles prises à chaque étape par le gouvernement français sont dues à l’idéologie (non fermeture des frontières aux Chinois au début de l’épidémie) et parfois à la peur de dégâts économiques trop importants. Le gouvernement se trompe, nous pouvons empêcher une détérioration de notre économie.

De coûts faibles au départ si des mesures de type Taïwan ou Corée du Sud avaient été prises, les coûts économiques du confinement peuvent sembler considérables aux naïfs. En effet, le pays étant mis à l’arrêt, le coût économique du confinement sera très élevé. Pour un pays comme la France, la moitié du PIB mensuel pourrait être perdue pour un mois de confinement soit un coût de 100 milliards d’euros. Nous verrons que ce coût est gérable si la seule entité aux épaules assez large le prend à son compte : l’Etat. 

En effet, la seule chose qui serait irréparable serait la destruction des entreprises, organisations humaines de production et/ou de leurs salariés. Tout doit être fait pour préserver nos entreprises, nos unités de production, ressources vitales pour les chefs d’entreprise et les salariés et tout doit être fait pour préserver les salariés. L’unité nationale pour répondre à cette crise nécessite la justice. 

Tout le reste est gérable. 

Concernant les entreprises et les commerces dont l’activité sera arrêtée : pendant la durée du confinement, la survie de tous nécessite un non paiement des impôts, un paiement total des salaires et des charges sociales par la puissance publique pour ces entreprises à l’arrêt. Pour les entreprises entièrement ouvertes (alimentaire et pharmacie), le problème ne se pose pas ou peu. Pour celles peu nombreuses dont l’activité est partiellement paralysée (essentiellement la logistique, l’électricité, les télécoms, les médias…) un équilibre doit être trouvé entre une aide totale et une aide nulle afin que ces entreprises vivent. A Bercy de plancher et vite sur le bon ratio. Enfin, un report des remboursements des emprunts et des intérêts dus aux banques est nécessaire pour laisser vivre les entreprises partiellement ou totalement arrêtées. La Banque Centrale compensera le coût subi les banques du report des remboursements des emprunts et des intérêts.

C’est à ce prix que nous empêcherons la destruction de notre organisation économique. Si de grosses entreprises cotées en bourse ou non sont, malgré toutes ces aides, confrontées à des difficultés insolubles dues à des risques très élevés pris précédemment, l’Etat devra les sauver en prenant des parts dans le capital. Cela s’appelle en bon français des nationalisations partielles. Les actionnaires sont rémunérés pour les risques pris nous dit-on, l’Etat, lui, n’est pas un gogo qui doit socialiser les pertes et assurer la privatisation des bénéfices. 

Ce n’est pas la bourse et le patrimoine instantané des millionnaires et milliardaires qu’il faut assurer, ce sont les organisations humaines qui sont nécessaires à la Nation. La Banque Centrale Européenne a annoncé la semaine dernière utiliser sa planche à billet donc de « l’argent public européen » (ce mot a-t-il un sens ?) pour acheter 120 milliards d’euros puis 750 milliards d’euros de dettes publiques et de dettes privées aux investisseurs. C’est toujours la même erreur, la même faute : sauver la finance en premier quand il faut sauver l’économie réelle d’abord. Nous n’y pouvons rien, étant aujourd’hui coincés dans l’Union Européenne. Mais, il est nécessaire que l’Etat français prenne ses responsabilités et sauve l’économie française par le bout de l’économie réelle et non par le bout de la finance, en la favorisant encore et encore. 

Il faut aussi sauver les salariés, les chefs d’entreprise, les indépendants, les intérimaires aux contrats arrêtés, les chômeurs  qui sont confinés et ne peuvent travailler. Ils doivent avoir des ressources pour pouvoir vivre, payer leurs achats essentiels pendant cette crise. A Bercy de faire un calcul juste et de payer les salariés, les chefs d’entreprise et les indépendants : un salaire de 70-80% sera sans doute suffisant, les gens étant malheureusement confinés ; pour les plus pauvres dont les fins de mois sont très difficiles, ce sera 90%. Les chômeurs en fin de droit verront leurs allocations chômage prolongés. Evidemment, en échange des facilités prévues pour les entreprises, les licenciements seront interdits pendant cette période.

Les ménages doivent pouvoir payer leurs emprunts dont l’immobilier représente la plus grande part. Les échéances mensuelles peuvent être lourdes. La durée des prêts sera automatiquement reportée de la durée du confinement et les versements du mois annulés. 

Tout ceci coutera cher, sans doute plus de 100 milliards d’euros mais empêchera la destruction de notre tissu économique qui coûterait plus cher encore et obscurcirait définitivement notre avenir. Bien sûr, si le gouvernement avait su empêcher l’arrivée du virus comme à Taïwan et Singapour, avait su empêcher la massification de la contamination comme en Corée du Sud aujourd’hui, le coût aurait été infiniment moindre. Il est trop tard pour le regretter. Il faut mener ensemble cette guerre contre l’ennemi invisible qu’est le Coronavirus. 

Cet ennemi disparaîtra de notre pays en un ou deux mois. Pour qu’il ne revienne pas en franchissant les frontières avec des porteurs passant par des pays touchés, il faudra continuer à les contrôler fermement jusqu’à ce que la maladie soit terrassée par un vaccin. La circulation des personnes avec les pays encore touchés par l’épidémie ne pourra pas avoir lieu ou avec des quarantaines obligatoires assorties de tests du virus. L’affaire d’un an au minimum selon les spécialistes. 

On le voit, les mesures sanitaires et économiques du gouvernement Macron ne vont pas dans ce sens. Confinement peu strict, injonctions paradoxales (Vous devez aller travailler, prendre les transports collectifs mais vous devez rester confinés), injonction aux entreprises non essentielles d’ouvrir, lois contre les salariés pour une durée indéterminée, non protection des secteurs régaliens de maintien de l’ordre et protection faible des médecins, pas de moyens massifs pour les hôpitaux, planification des productions de « guerre » contre le virus inexistante, frontières ouvertes, mensonges graves à répétition tout en demandant l’union nationale.

Cette gestion peut mener à une situation extrêmement dangereuse. La crise que nous vivons démontre que les dogmes du néolibéralisme, la volonté de rabaisser l’Etat et le sans-frontiérisme nous font courir de redoutables périls en plus d’injecter le poison de l’injustice, de la haine et du désordre dans notre pays. Ils ne doivent pas conduire la France au bord du chaos économique et sanitaire.

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ajm
- 23/03/2020 - 22:32
Disparité des approches
On verra dans quelques mois ce qui aura été le plus efficace. Je constate tout de même que des pays comme la Suède et les Pays-Bas ont une toute autre approche et que l'Allemagne , la Suisse et la GB ont une approche intermédiaire entre l' Europe du Sud confinée et l'Europe du Nord qui table sur une immunité collective avec des protections très ciblées sur une partie vulnérable de la population.
CHABLIS
- 23/03/2020 - 15:14
deux biais dans cette démonstration
premièrement : l'expansion n'est pas exponentielle, mais relève d'une équation de type Y=AX, Y étant le nombre de cas le N et X le nombre de cas le jour N-1, a le coefficient de progression. Au début de l'épidémie A était supérieur à 1.45 en France et en Italie, actuellement nous sommes aux alentour de 1.15, (stat le 21 mars) . le décompte annoncé hier me parait étonnant, mais c'était dimanche.
deuxièmement : il est plus que probable que les résultats chinois, si brillants soient ils, sont complètement faux, malgré les mesures brutales qui ont été prises; et des régions entières, Shangai, Wengzou, toute la côte en réalité, en grande partie là où est le commerce, n'a pas été immunisée, et attention le retour de bâton.
Enfin, je préfère vivre en France dans un pays libre dont j'accepte les contreparties qu'en Chine, et même en Corée de Sud (que je connais)