En direct
Best of
Best of du 21 au 27 mars
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Le marché de Rungis va proposer un service de vente en ligne et de livraison suite au confinement

02.

Covid-19 : la stratégie sanitaire française est-elle efficace ? Analyse comparée des résultats par pays

03.

Coronavirus : ces cadavres dans le placard qui gênent la Chine dans son offensive de charme

04.

Yazdan Yazdapanah, qui coordonne les essais contre le coronavirus, est-il l'homme des laboratoires américains ?

05.

Pour les aider à faire face à l'épidémie, le Portugal régularise tous ses sans-papiers

06.

Béatrice Dalle se marie à nouveau, Katy Perry & Orlando Bloom décalent; Daniel Craig veut tout claquer avant de mourir; Kim Kardashian : sex-exploitée par sa mère ?; Angelina Jolie repart en guerre contre Brad

07.

Et maintenant voici Emmanuel la - menace - : « on se souviendra de ceux qui n’auront pas été à la hauteur » !

01.

Saint-Denis, ville ouverte : ouverte au coronavirus !

02.

Fonctionnaires en déroute... mais que se passe-t-il dans le secteur public ?

03.

Coronavirus : ces éléments venus d’Italie qui montrent que le nombre réel de morts pourrait être 4 fois supérieur aux chiffres officiels

04.

Procédures contre les responsables publics : ce qui sera juridiquement possible (ou pas)

05.

Combien de temps dure le coronavirus sur les surfaces?

06.

Coronavirus : pourquoi l’Occident ne comprend pas ce qui a vraiment marché à Wuhan

01.

Aussi inquiétante que le Covid-19, la crise de la raison ? Gourous et boucs émissaires font leur retour

02.

Chloroquine : les doutes qui pèsent sur la rigueur de l’étude du professeur Raoult expliqués par un biostatisticien

03.

Coronavirus : ces éléments venus d’Italie qui montrent que le nombre réel de morts pourrait être 4 fois supérieur aux chiffres officiels

04.

Lutte contre le Coronavirus : ces failles intellectuelles qui fragilisent la méthode française

05.

Et maintenant voici Emmanuel la - menace - : « on se souviendra de ceux qui n’auront pas été à la hauteur » !

06.

Procédures contre les responsables publics : ce qui sera juridiquement possible (ou pas)

ça vient d'être publié
décryptage > International
LES ENTREPRENEURS PARLENT AUX FRANÇAIS

Les Virus, l’économie, les politiques et la mort. Premières leçons de la gestion de la pandémie

il y a 10 min 37 sec
décryptage > Culture
ATLANTI-CULTURE

Contes de la rue Broca

il y a 54 min 12 sec
pépites > France
Un transfert pas comme les autres
Coronavirus: le transfert de patients s'accélère, l'épidémie aussi
il y a 1 heure 23 min
pépite vidéo > Insolite
"Pour Corona"
Les hymnes du confinement
il y a 2 heures 14 min
décryptage > France
En finir avec les pythies de mauvaises aventures

Étatisation et protectionnisme : les deux maux qui nous menacent probablement plus qu’une répétition de 1929

il y a 2 heures 47 min
décryptage > Economie
En espérant en tiré des leçons

COVID-19 : la pandémie sanitaire et financière en 5 tableaux

il y a 3 heures 31 min
décryptage > International
Alternative

La santé ou l’économie ? Petites réflexions philosophiques sur un vrai dilemme

il y a 4 heures 14 min
décryptage > Santé
Coronavirus

Covid-19... et les autres : pourquoi le nombre de maladies infectieuses est reparti à la hausse au 21e siècle

il y a 5 heures 9 min
décryptage > France
Vers une pénurie?

L‘agriculture cherche 200 000 saisonniers pour éviter une pénurie alimentaire et surtout une rupture de Vitamine C. Et ça n’est pas à l’Etat de trouver une solution ..

il y a 5 heures 47 min
pépites > France
Augmentation
L'amende pour non-respect du confinement passe à 200 euros
il y a 23 heures 2 min
décryptage > Culture
ATLANTI-CULTURE

Le cauchemar

il y a 48 min 8 sec
pépites > Santé
Une nouvelle pénurie à cause du Covid-19
Vers une pénurie mondiale de préservatifs ?
il y a 1 heure 5 min
light > Insolite
Une perte musicale
Alan Merrill, auteur-compositeur " I Love Rock 'N' Roll '', décède du coronavirus à 69 ans
il y a 1 heure 54 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Les applications qui peuvent vous aider à supporter le confinement
il y a 2 heures 43 min
décryptage > France
Coronavirus

Yazdan Yazdapanah, qui coordonne les essais contre le coronavirus, est-il l'homme des laboratoires américains ?

il y a 3 heures 1 min
décryptage > Economie
Contre-intuitif

Coronavirus : pourquoi la mondialisation est le meilleur remède pour nous sortir de la crise

il y a 4 heures 6 min
décryptage > International
Choix cornélien

Sauver l’économie ou sauver des vies ? Pourquoi les citoyens occidentaux ne sont pas plus au clair que leurs gouvernements

il y a 4 heures 37 min
décryptage > International
Superpuissance en construction

Coronavirus : ces cadavres dans le placard qui gênent la Chine dans son offensive de charme

il y a 5 heures 33 min
pépites > Europe
Covid-19
Pour les aider à faire face à l'épidémie, le Portugal régularise tous ses sans-papiers
il y a 20 heures 9 min
pépites > Europe
Allemagne
Le ministre des Finances du lander de Hesse retrouvé mort sur une voie ferré
il y a 1 jour 28 min
© Francois Mori / POOL / AFP
© Francois Mori / POOL / AFP
Dissuasion

L’armement nucléaire français est incontournable à l'indépendance de la France

Publié le 21 février 2020
Alain Rodier revient sur le sujet de la doctrine nucléaire française, la politique d'Emmanuel Macron en ce domaine et les enjeux pour la nation.
Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alain Rodier
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alain Rodier revient sur le sujet de la doctrine nucléaire française, la politique d'Emmanuel Macron en ce domaine et les enjeux pour la nation.

Au moment où le président Emmanuel Macron est revenu sur la doctrine nucléaire française où il s'est montré très "gaullien", il est bon de revenir un petit peu en arrière pour comprendre quelles sont les données stratégiques et techniques.

Il y a un peu plus de 60 ans, la première bombe atomique française explosait à Reggane. Le général de Gaulle avait accéléré le programme lancé par la IVème République et la Direction des Applications Militaires (DAM) du CEA avait redoublé d’efforts pour parvenir à ce succès technique baptisé "Gerboise bleue". D’une puissance de 70 Kt, cette arme était de trois à quatre fois plus puissante que celle larguée du Hiroshima en 1945. Elle apportait à la France une indépendance inégalée vis-à-vis des Américains car l’armement nucléaire britannique, quoique conséquent, avait sa clef de mise à feu à Washington.

Ce même jour du 13 février 1960, le général lança à son ministre des Armées Pierre Mesmer : "Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière". Il a fallu encore attendre cinq ans pour que la bombe à inertie soit opérationnelle sous Mirage IV. Le bombardier larguait sa bombe alors qu'il était en pleine ascension, cette dernière poursuivait sa route par inertie et explosait à plusieurs centaines de mètres d'altitude pour obtenir un effet destructeur maximal. Cette tactique fut testée avec une tête réelle en Polynésie. Ensuite, le général a exigé que du "A" (arme à fission nucléaire) la France passe au "H" (arme à fusion dite aussi à hydrogène") beaucoup plus puissante. Cela fut réalisé le 24 août 1968 avec le projet "Canopus" lorsqu'une bombe de 2,6 Mt de puissance explosa au dessus de l'atoll de Fantagofa en présence de Robert Galley alors ministre de la Défense. De 1960 à 1996 (dernier essai), la France expérimenta 210 armes nucléaires.

Pour les chercheurs de la DAM, ce fut une aventure extraordinaire, le droit à l’erreur n’étant pas toléré en haut lieu surtout que les Chinois avaient doublé la France le 17 juin 1967 à la grande fureur du général (ils n'avaient expérimenté une bombe "A" que le 16 octobre 1964 soit quatre ans après les Français). Nombre d’entre eux connurent une fin prématurée ayant assisté à trop d’essais nucléaires dont certains avaient été contaminants. Même Pierre Messmer alors ministre des armées (mort en 1999 à 91 ans)  et Gaston Palewski,  ministre de la recherche scientifique (mort en 1984 à 83 ans) furent contaminés à In Ecker le 1er mai 1962 lors d'un incident survenu au cours d'un essai enterré. Les risques n’étaient pas bien mesurés à l’époque. Cependant, ces pionniers - ou leurs proches - n’ont jamais rien demandé jugeant qu’ils n’avaient fait que leur devoir comme d’autres combattants défendant les intérêts de la France les armes à la main. La différence, c’est que leur sacrifice a sauvé l’Europe d’une nouvelle guerre meurtrière car Moscou n’a pas osé prendre le risque de lancer ses divisions blindées/mécanisées à l’assaut. 

En 1966, la France est sortie de l’organisme militaire intégré de l’OTAN pour garder la liberté de son choix de décision de déclenchement du feu nucléaire. Aussi étrange que cela puisse paraître, cela a participé à la sécurisation de l’Europe vis-à-vis du Pacte de Varsovie. En effet, les stratèges soviétiques n’avaient plus un adversaire en face d’eux (USA et Grande Bretagne) mais deux, la France apportant son grain de sel. À savoir qu’il n’était pas certain que les gouvernements américain et britannique accepteraient de sacrifier leurs populations pour défendre l’Europe continentale en cas d’invasion des forces du Pacte de Varsovie. Par contre Paris avait mis une "ligne rouge" volontairement imprécise pour faire douter les stratèges soviétiques. À partir de quel moment le président de la République estimerait-il que les "intérêts vitaux" de la nation seraient engagés justifiant une frappe nucléaire ? Avec le général de Gaulle, personne ne doutait qu’il pourrait "appuyer sur le bouton" s’il jugeait la situation désespérée.

Plus tard, l’emploi de l’arme nucléaire tactique fut complètement intégré dans la stratégie française en particulier avec les missiles sol-sol Pluton (plus les armes sous aéronefs). La bataille en centre-Europe serait nucléaire pour pallier à la faiblesse du corps de bataille occidental face au rouleau compresseur soviétique. Pour preuve, dans tous les thèmes de manœuvres, les forces françaises pouvaient s’engager contre les avant-gardes ou les flancs-gardes soviétiques mais pas contre le "gros" (le corps de bataille). Pour la France, il fallait juste obliger les Soviétiques à regrouper un certain nombre de forces destinées à emporter la décision militaire pour les neutraliser avec une salve d’armes nucléaire du "champ de bataille." Même les Allemands (de l'Ouest à l'époque) étaient réticents - comme aujourd'hui devant les propositions du président Macron - car ils se doutaient que si une rafale de missiles nucléaires français (tactiquement, le tir devait être groupé pour être sûr de franchir les défenses anti-aériennes adverses) était lancée contre l'Armée rouge, c'est après qu'elle ait franchi le rideau de fer, donc fort logiquement, en Allemagne fédérale! Cela constituait le "dernier avertissement" avant l’emploi des armes stratégiques clairement destinées à détruire les grandes métropoles soviétiques. Le général de Gaulle avait bien déclaré : « nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Et bien je crois qu'on n'attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes [sur 130 millions de Russes en 1970] , même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu'il y eût 800 millions de Français [il y avait 50 millions de Français en 1970] ». L’objectif consistait bien à démontrer au Kremlin qu’il avait plus à perdre qu’à gagner à envahir l’Europe en général et la France en particulier.

Depuis, la politique a évolué. L’armée de terre a perdu ses missiles sol-sol nucléaires, le plateau d’Albion (appelé la base aérienne 200 Apt-Saint-Christol) et ses dix-huit silos accueillant des missiles stratégiques trop vulnérables à une première frappe a été fermé. Il reste deux composantes : les sous-marins nucléaires stratégiques (dont un armé de 16 missiles MSBS à têtes multiple est systématiquement à la mer; un deuxième peut être déployé en cas de graves tensions) destinés à déclencher une "deuxième frappe" et les missiles de croisière emportés sous avions Rafale. Cette deuxième option plus souple d'emploi permet au président de la République de disposer d’une solution intermédiaire d’avertissement avant le déclenchement de l’apocalypse. En effet, le sous-marin peut se trouver fort éloigné de la cible au moment où la décision politique de tir est prise. Il lui faut des dizaines de jours pour rejoindre une zone de lancement adéquate. Des Rafales dotés de l'arme nucléaire sont aptes au tir en quelques dizaines d'heures.

Accessoirement, elle peut aussi servir aussi contre un "État voyou" qui aurait décidé d’employer des moyens non conventionnels (comme des armes chimiques) contre nos forces ou un pays allié. Juste à titre d’exemple, si le colonel Kadhafi était resté au pouvoir et avait poursuivi une politique anti-occidentale et anti-française, un "tir d’avertissement" dans un désert libyen faisant le moins de victimes possible aurait pu être un bon argument. 

Ces deux composantes sont donc essentielles à la France si elle veut être encore une "grande puissance". En effet, il faut conserver le vecteur aéroporté de manière à ne pas se retrouver dans la configuration du "tout ou rien". 

60 ans après, l’on ne peut que constater que le général de Gaulle avait été un visionnaire stratégique particulièrement bien inspiré. Si la France est encore considérée comme une puissance majeure, ce n'est malheureusement pas dû à son économie florissante ni à son poids politique, diplomatique ou démographique, mais bien à sa force de dissuasion militaire indépendante. Il est vrai que cela ne couvre pas l'ensemble du spectre sécuritaire en particulier le domaine de la guerre asymétrique à laquelle la France est confrontée depuis des années. Mais quand plusieurs puissances dotées de l'arme nucléaire se rencontrent - même si elles ne sont pas d'accord -, elles se parlent poliment. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Le marché de Rungis va proposer un service de vente en ligne et de livraison suite au confinement

02.

Covid-19 : la stratégie sanitaire française est-elle efficace ? Analyse comparée des résultats par pays

03.

Coronavirus : ces cadavres dans le placard qui gênent la Chine dans son offensive de charme

04.

Yazdan Yazdapanah, qui coordonne les essais contre le coronavirus, est-il l'homme des laboratoires américains ?

05.

Pour les aider à faire face à l'épidémie, le Portugal régularise tous ses sans-papiers

06.

Béatrice Dalle se marie à nouveau, Katy Perry & Orlando Bloom décalent; Daniel Craig veut tout claquer avant de mourir; Kim Kardashian : sex-exploitée par sa mère ?; Angelina Jolie repart en guerre contre Brad

07.

Et maintenant voici Emmanuel la - menace - : « on se souviendra de ceux qui n’auront pas été à la hauteur » !

01.

Saint-Denis, ville ouverte : ouverte au coronavirus !

02.

Fonctionnaires en déroute... mais que se passe-t-il dans le secteur public ?

03.

Coronavirus : ces éléments venus d’Italie qui montrent que le nombre réel de morts pourrait être 4 fois supérieur aux chiffres officiels

04.

Procédures contre les responsables publics : ce qui sera juridiquement possible (ou pas)

05.

Combien de temps dure le coronavirus sur les surfaces?

06.

Coronavirus : pourquoi l’Occident ne comprend pas ce qui a vraiment marché à Wuhan

01.

Aussi inquiétante que le Covid-19, la crise de la raison ? Gourous et boucs émissaires font leur retour

02.

Chloroquine : les doutes qui pèsent sur la rigueur de l’étude du professeur Raoult expliqués par un biostatisticien

03.

Coronavirus : ces éléments venus d’Italie qui montrent que le nombre réel de morts pourrait être 4 fois supérieur aux chiffres officiels

04.

Lutte contre le Coronavirus : ces failles intellectuelles qui fragilisent la méthode française

05.

Et maintenant voici Emmanuel la - menace - : « on se souviendra de ceux qui n’auront pas été à la hauteur » !

06.

Procédures contre les responsables publics : ce qui sera juridiquement possible (ou pas)

Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
hoche38
- 22/02/2020 - 16:50
Bravo une fois de plus!
Voilà un article de vulgarisation qui montre qu'elle peut être excellente.
Till Eulenspiegel
- 22/02/2020 - 10:39
une évidence
Si vis pacem para bellum ,il est grand temps de relire Vegece et Sextus Julius Frontin.
RODIER
- 21/02/2020 - 20:46
à cmavoirin
Le titre n'est pas de l'auteur et vous avez raison.