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Comment la guerre d’Algérie a fini par ruiner la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe

Publié le 16 février 2020
Roland Lombardi publie "Les 30 Honteuses" chez VA Editions. Cet ouvrage retrace l’histoire des relations entre la France, Israël et le Liban, entre la fin de la guerre d’Algérie (1962) et la fin de la guerre civile libanaise (1990). Ces trois décennies ont creusé le tombeau de l’influence française. Extrait 2/2.
Roland Lombardi
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Roland Lombardi est consultant géopolitique indépendant et associé au groupe d'analyse JFC-Conseil. Il est docteur en Histoire contemporaine, spécialisation Mondes arabes, musulman et sémitique. Il est membre actif de l’association Euromed-IHEDN et...
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Roland Lombardi publie "Les 30 Honteuses" chez VA Editions. Cet ouvrage retrace l’histoire des relations entre la France, Israël et le Liban, entre la fin de la guerre d’Algérie (1962) et la fin de la guerre civile libanaise (1990). Ces trois décennies ont creusé le tombeau de l’influence française. Extrait 2/2.

« Les Trente Honteuses » de Roland Lombardi sont l’histoire des relations entre la France, Israël et le Liban, durant une période qui s’étend de la fin de la guerre d’Algérie (1962) à la fin de la guerre civile libanaise (1990). Mais elles sont aussi, l’histoire des trente années qui sont finalement à l’origine de la perte de l’influence française dans le monde arabo-musulman en général. Par ailleurs, l’auteur nous explique comment, durant ces trois décennies, les élites françaises sont peu à peu devenues hermétiques à une véritable compréhension des réalités de cette région. Extrait 2/2.

Si l’indépendance accordée à l’Algérie est aujourd’hui généralement admise en France comme une décision magnanime de la part de De Gaulle, pour une grande partie de l’opinion arabe et de ses dirigeants, elle ne fut qu’une preuve du déclin et de la faiblesse de la France. (...) Finalement, après la défaite de 1940, qui relégua déjà la France dans son rôle de puissance de second rang, l’issue de la guerre d’Algérie a paradoxalement fini de ruiner, et en profondeur, la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe.

Bien entendu, d’autres raisons peuvent être avancées pour expliquer les échecs de la « politique arabe de la France ». En premier lieu, les chefs d’État français, de De Gaulle à Mitterrand, n’ont-ils pas manqué de connaissances et de discernements sur le sujet ? Il est vrai que De Gaulle, Pompidou, Giscard et Mitterrand n’étaient pas des Méditerranéens. Leurs origines venaient de la « France profonde » et ils étaient des hommes de leur époque, marqués par l’Europe et ses dangers (Première et Seconde guerres mondiales puis la Guerre froide). D’autre part, ils étaient étrangers aux mentalités de cette région. Ils n’ont pas compris qu’à partir du début de la Guerre froide jusqu’à sa fin (surtout à sa fin d’ailleurs), la Méditerranée deviendrait la frontière la plus importante pour la France. Malgré la guerre d’Algérie et du Liban, qui en étaient pourtant les annonciatrices, ils n’ont pas su déceler les défis et les enjeux à la fois démographiques, politiques, socio-économiques et surtout religieux qu’allaient affronter, à partir de la fin du XXe siècle, les rives sud et orientale de la Méditerranée. 
Mais il est vrai que la « politique arabe de la France » fut portée par quelques-uns et si les présidents de la Ve République étaient, par essence, les chefs de la diplomatie, il ne faut pas négliger le rôle des diplomates. Nous avons pu apprécier, durant notre étude, l’influence de ces derniers. Il ne faut pas perdre de vue que les décisions importantes sont prises sur le fondement de leurs dépêches, de leurs télégrammes et de leurs analyses. Et si, il leur incombe la mise en œuvre des politiques décidées par les gouvernements ou les présidents, nous avons pu voir combien parfois, ils accéléraient ou bien freinaient certaines actions. Par ailleurs, nous avons évoqué l’influence de certains ministres des Affaires étrangères comme Jobert, Cheysson, Dumas ou encore, plus que tout autre, Couve de Murville. Nous avons même traité d’une sorte de « culture » ou de « tradition » du Quai d’Orsay. Mais, affirmer, comme le font certains Israéliens ou encore certains Juifs à travers le monde, que les diplomates du Quai d’Orsay sont antisémites puis antisionistes par culture, est une simplification abusive et aberrante. Il n’en demeure pas moins que leur « préférence arabe » était basée sur une vision d’abord mercantile, mais aussi des paradigmes traditionnels, ancestraux certes, mais depuis, erronés, mythifiés, voire fantasmés du monde arabe. Habités par le « syndrome de Saladin », la plupart des diplomates et des ministres qui étaient à leurs têtes, regardait le monde arabe tel un bloc monolithique et n’entendait finalement rien aux mentalités et à la psychologie DES peuples arabes. Par ailleurs, ceux qui conseillaient auparavant les décideurs français, les Européens arabisants, civils ou militaires, qui étaient nés ou avaient vécu en Afrique du Nord ou au Levant et avaient une expérience réelle des Arabes, ont été, pour la plupart, écartés après la fin de la guerre d’Algérie. Durant les années qui suivirent, il semblerait qu’ils aient été peu à peu remplacés par des énarques, des technocrates, peu ou prou déconnectés des réalités de ce monde, ou des intellectuels pétris d’exotisme, de mythes et d’idéologies. Ainsi, le monde universitaire français et le milieu de la recherche sur l’islam, le monde arabe et le terrorisme, n’ont-ils pas été, depuis des années maintenant, pris littéralement en otage par ceux que Gilles Kepel nomme les « islamo-gauchistes » ?

Comme le souligne Jacques Frémeaux, s’il existe bel et bien dans le monde arabe, « une certaine communauté de culture, de religion, d’histoire induit, entre les peuples, des liens de solidarité », l’ignorer, tout comme le surfaire, constituerait une erreur.

L’historien dénonce aussi une certaine forme d’idéalisme qui a habité les diplomates français (comme trop de nos chercheurs), « c’est-à-dire des représentations déformantes d’un monde arabe décrit comme entièrement pétri de valeurs positives, et ne faisant que réagir à des violences imposées de l’extérieur, à des héritages de la décolonisation ». Béchir Gemayel reprochait d’ailleurs aux Occidentaux de traiter avec les Syriens comme s’ils étaient des Suédois ! (...) 

Au sud de la Méditerranée et au Moyen-Orient, on vit de dignité personnelle. Les peuples qui y vivent sont des gens fiers qui méprisent, plus que tout, ceux qui s’humilient ou ceux qui renient leurs propres croyances, valeurs ou principes, d’autant plus pour des histoires d’achats de pétrole ou de ventes d’armes. Une sorte de « raison mercantile » qui aurait peu à peu surpassé la « raison d’État ». Au Proche-Orient, plus qu’ailleurs, pour être adopté comme un partenaire à part entière, il faut être respecté.

Il semblerait que la diplomatie française, durant les trois décennies que nous venons d’évoquer, ait agi au mépris de ces réalités.

Ainsi, là où certains voyaient dans la politique française, magnanimité et subtilité, les dirigeants arabes comme israéliens d’ailleurs, eux, n’y ont vu que faiblesse et reniement.

Pour retrouver un premier extrait du livre de Roland Lombardi, publié sur Atlantico, cliquez ICI

Extrait du livre de Roland Lombardi, "Les Trente Honteuses", publié chez VA Editions.

Lien vers la boutique : ICI

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Commentaires (1)
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Marie Esther
- 16/02/2020 - 13:44
j'ai lu avec beaucoup d'interet les 2 extraits
j'adore la conclusion qui est fort vraie.
Par contre en ce qui concerne la diplomatie du Quai d'Orsay, j'hesite tout de meme entre un certain antisemitisme ou antisionisme ou un tropisme et une trop grande proximite avec le monde arabe idealise
La phrase du General de Gaulle en 1966 sur le peuple juif, sur de lui..... a fait des degats dans les esprits