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La France devrait-elle négocier avec l’Allemagne comme les Etats-Unis viennent de le faire avec la Chine?

Publié le 20 janvier 2020
Les Etats-Unis et la Chine, jusque là en pleine guerre commerciale, viennent de signer un accord.
Edouard Husson
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Les Etats-Unis et la Chine, jusque là en pleine guerre commerciale, viennent de signer un accord.

Une méthode Trump? 

Donald Trump vient de remporter un autre grand succès, commercial celui-là, et face à la Chine. Détestant ou sous-estimant le président américain, la quasi-totalité des commentateurs serre les dents mais doit bien reconnaître qu’il s’agit d’une énorme victoire. En particulier, la Chine ne pourra plus pratiquer les dévaluations compétitives qui lui ont permis de tailler des croupières aux industries occidentales. C’est moins sur l’accord en lui-même que je voudrais revenir, que sur la méthode Trump. Depuis qu’il est président, nous avons vu s’installer une séquence qui est à peu près toujours la même: le président américain rend public un constat de ce qui ne va pas dans un accord qui lie les Etats-Unis à un ou plusieurs autres pays. Il annonce son intention de le renégocier ou bien, s’il n’obtient pas gain de cause, de le dénoncer. Puis se met en place une négociation effective, dont la caractéristique est le professionnalisme. Elle se déroule loin des médias; ceux-ci colportent toutes sortes d'analyses sur le fait que Trump est soit en-dessous du niveau soit irresponsable; jusqu’à ce que l’on annonce que les Etats-Unis ont obtenu un accord, aux conditions posées par le président Trump quand il avait lancé la négociation. 

La méthode Trump semble donc avoir, d’une part, le mérite de la clarté: elle pose une alternative identifiable; et d’autre part une capacité à déboucher sur un accord, contre tous les pronostics de rupture. Plus près de notre pays, Boris Johnson a su aussi négocier avec maestria, pour obtenir une nouvelle version de l’accord de retrait du Royaume-Uni. Cependant, le modèle nous est moins utile à analyser à nous autres Français: le gouvernement britannique installé en juin 2019 avait toujours négocié, dans tous les accords européens, une position qui lui fût favorable. Alors que la France est entrée dans l’euro à des conditions mal négociées et elle fait face, dans la zone monétaire, à un pays non moins difficile en négociations que la Chine, à savoir l’Allemagne. C’est plutôt du côté de Donald Trump qu’un président français devrait regarder quand il réfléchit à la réaffirmation des intérêts français au sein de l’Union Européenne. Les Américains, en effet ont, depuis des années, exactement comme les Français avec l’Allemagne, laissé s’installer un rapport de forces asymétrique. Et comme pour les Etats-Unis, l’intérêt national commande de rétablir l’équilibre. Or nous voulons le faire pacifiquement; là encore il est intéressant de regarder du côté de l’actuel locataire de la Maison Blanche. 

L’Allemagne, comme la Chine? 

On entend souvent dire que la France n’aurait pas d’autre choix que d’accepter l’Union Européenne comme elle est ou bien en sortir. Il est pourtant une grande différence entre la France et le Royaume-Uni: en admettant que nos dirigeants en aient l’intention, les mauvais chiffres économiques du pays (taux de chômage deux fois et demi plus important que celui de l’Allemagne, déficit à 100% du PIB) rendent peu crédible une remise en cause globale de l’Union Européenne. Mais c’est là précisément que la comparaison entre la relation France-Allemagne et la relation Etats-Unis-Chine mérite d’être poussée. Les Etats-Unis étaient à première vue, au début de la négociation menée par Trump dans une situation de faiblesse: le fort déficit commercial et les énormes réserves de la Chine en dollars les rendent vulnérables; le pays était apparemment impuissant à remettre en cause la politique monétaire de la Chine. En face de cela, il faut mettre le fait que le dollar reste de loin la première monnaie de réserve du monde. Mais aussi le différentiel de puissance militaire entre les deux pays. Eh bien, n’avons-nous pas des parallèles qui s’imposent quand on regarde de près les relations entre la France et l’Allemagne? La France est apparemment en position d’infériorité face à l’Allemagne: déficit budgétaire, faiblesse de nos exportations, relation monétaire très favorable à l’Allemagne, d’un côté; de l’autre, nous avons une position inexpugnable, si nous le voulons: l’Union Européenne, et en particulier la zone euro, ne tiennent pas sans notre pays. Et puis nous avons les atouts de la puissance militaire, notre statut de membre permanent du Conseil de sécurité. Il s’agirait, comme les Etats-Unis de Donald Trump, de savoir négocier. 

Face à l’Allemagne, il faut négocier beaucoup plus fermement

Le premier test viendra avec la discussion du budget européen privé de la contribution britannique. Serons-nous capables d’imposer des objectifs propres? Dans les deux premières années qu’il a passées à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a jamais négocié durement avec Angela Merkel. Il avait d’énormes ambitions, telles la création d’un budget de la zone euro, à plusieurs centaines de milliards d’euros. La Chancelière allemande ne lui en a accordé - théoriquement - que quelques dizaines. Mais c’est depuis les négociations de Maastricht que cela dure: à l’époque, François Mitterrand avait dit que c’était déjà très beau d’avoir obtenu l’abandon du deutsche mark par les Allemands (de l’Ouest) et qu’on négocierait un gouvernement économique de la zone monétaire européenne unique ultérieurement. Depuis lors la France n’a jamais rien obtenu de l’Allemagne dans ce domaine. Pourtant, le schéma de négociation est simple à imaginer: faire savoir que le gouvernement français n’est pas satisfait sur tel dossier, ou série de dossiers, européens; exiger une renégociation; faire savoir que si l’on n’aboutissait pas, cela mettrait en cause notre participation à la politique commune concernée. Cela pourrait se faire sur la politique agricole commune, sur la politique commerciale, sur l’immigration etc.... pour en venir un jour naturellement à la question du gouvernement économique de la zone euro, à la politique de change européenne etc... La question est de vouloir défendre nos intérêts; et de jouer tous nos atouts, à commencer par celui de notre rôle clé dans l’UE. 

Peut-être la question de la zone Schengen est-elle celle que nos gouvernants oseront traiter en premier. Qu’est-ce qui empêcherait, quand on est la France, de proclamer un profond désaccord avec la politique globale de surveillance des frontières de l’Union; et en exiger la renégociation ou menacer de sortir. L’avantage de commence par ce sujet serait multiple: 1. C’est un domaine où l’Allemagne est vulnérable, depuis la crise des réfugiés de 2015. 2. Le soutien de l’opinion publique serait très large. 3. Maîtriser l’immigration, c’est résorber une série de coûts extraordinaires qui alourdissent nos finances publics et nous empêchent d’être complètement respectés au sein de l’UE. La renégociation de la zone Schengen pourrait être un précieux terrain d’essai. 

Remettre le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement au centre du dispositif

On objectera que la comparaison ne tient pas dans la mesure où l’Union Européenne est à vocation fédérale, tandis que les relations entre la Chine et les Etats-Unis relèvent des relations internationales. Mais, dans le cadre de la mondialisation, le type de relations multilatérales mises en place faisait que tous les Etats membres de l’OMC, entraient dans une logique en partie supranationale. Le tribunal suprême de l’OMC, « l’Appellate Body » a développer une mentalité faisant penser à celle de la Commission, jusqu’à ce que le président Obama, avant même Trump, mette son veto au renouvellement de certains juges. il en va de même dans l’UE, où la France aurait intérêt, pour elle-même, à revenir à un fonctionnement où le Conseil européen pèse beaucoup plus que la Commission. Si l’on veut laisser à l’UE une chance de se réformer, il faut que les Etats membres y jouent pleinement leur rôle; que les désaccords soient identifiés et nommés entre les Etats. La France, de par sa position centrale dans tous les dispositifs de l’Union, aurait intérêt, plus que tout autre pays de l’UE à jouer ce rôle. Le faire, en priorité, face à l’Allemagne, aurait d’autant plus de sens que notre voisin s’est érigé en dernier défenseur du libre-échange au même titre que... la Chine. 

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