En direct
Best of
Best of du 8 au 14 février
En direct
ça vient d'être publié
décryptage > Politique
Les entrepreneurs parlent aux Français

La vertu française, un puritanisme venu d’ailleurs ? Liberté française ubérisée ?

il y a 6 heures 15 sec
pépites > Société
Mobilisation
Appel des taxis parisiens à manifester vendredi devant la Gare de Lyon
il y a 7 heures 2 min
light > Sport
Solidarité
Racisme : le monde du football apporte son soutien à Moussa Marega
il y a 7 heures 50 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

Evguénie Sokolov, une pièce de théatre d'après le conte de Serge Gainsbourg

il y a 8 heures 44 min
pépites > International
Chevaux de Troie
Des soldats israéliens dupés par la ruse téléphonique des fausses femmes du Hamas
il y a 10 heures 28 min
décryptage > Environnement
Écologiste de plus en plus radicale

Écologie : vers un joli totalitarisme à visage humain

il y a 11 heures 36 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Signal, enfin une messagerie réellement cryptée pour protéger vos messages ?
il y a 12 heures 54 min
décryptage > Politique
Dure traversée de l'hiver ?

L’hiver noir du macronisme : quels lendemains pour LREM ?

il y a 13 heures 32 min
décryptage > Politique
Discours présidentiel

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

il y a 14 heures 7 min
décryptage > Politique
Grève

Grève dans les transports : que reste-t-il vraiment sur la réforme des retraites ?

il y a 15 heures 30 min
pépites > Terrorisme
Enquête
Allemagne : Le gouvernement condamne des projets d’attentats « effrayants » contre plusieurs mosquées
il y a 6 heures 24 min
pépites > International
Coronavirus
Le marathon de Tokyo annulé pour les amateurs
il y a 7 heures 29 min
Quel avenir pour la viande classique?
Steak in vitro, insectes,: quelle viande mangerons-nous demain?
il y a 8 heures 9 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La Minute antique", des excellentes courtes chroniques

il y a 8 heures 59 min
pépite vidéo > Politique
Affaire Griveaux
Juan Branco: "J'ai accompagné Piotr Pavlenski en tant qu'avocat et je continue à le faire"
il y a 11 heures 4 min
décryptage > International
Chiffre mensonger

Combien de contaminés par le Coronavirus, maintenant nommé : COVID-19 ? Des chiffres médicaux, politiques, économiques ou financiers ?

il y a 12 heures 5 min
décryptage > Politique
Rappel à l'ordre

Concurrence : quand Mario Monti rappelle sèchement aux Etats de l’UE leurs propres responsabilités dans l’absence de champions industriels européens

il y a 13 heures 16 min
décryptage > Economie
Disparition des classes moyennes ?

Daniel Markovits : “L’élitisme managérial a tué les classes moyennes.”

il y a 13 heures 57 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico Business

Mutuelles de santé : l‘UFC-Que choisir alerte sur la hausse des tarifs mais se garde d’en donner la raison

il y a 15 heures 7 min
pépites > Justice
Coupure de courant
Le PDG d'EDF annonce avoir déposé "entre 80 et 90" plaintes pour des coupures intempestives
il y a 1 jour 7 heures
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
Pour combien de temps ?

Retraites : Jusqu'où le gouvernement pourra-t-il rester sourd à la grogne dans les rues ?

Publié le 10 janvier 2020
Dans la contestation qui persiste sur le dossier des retraites, le gouvernement joue un jeu dangereux : passer en force, sans répondre clairement aux opposants qui se radicalisent. Cette technique qui s'assied allègrement sur la logique de dialogue expose le pays à un risque d'implosion.
Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Éric Verhaeghe
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dans la contestation qui persiste sur le dossier des retraites, le gouvernement joue un jeu dangereux : passer en force, sans répondre clairement aux opposants qui se radicalisent. Cette technique qui s'assied allègrement sur la logique de dialogue expose le pays à un risque d'implosion.

La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron vire à l’affaire des Gilets Jaunes. D’un côté, une contestation rampante dans les rues, persistante, entêtante, tourne progressivement à la radicalisation. Les images que nous affichons ici le montrent. La manifestation parisienne de ce jour a donné lieu à des scènes violentes et les confrontations entre protestataires et forces de l’ordre tournent peu à peu au vinaigre. D’un autre côté, le gouvernement droit dans ses bottes tourne le dos à la contestation et impose une politique envers et contre tout. 

Les retraites et l’étrange entêtement d’Édouard Philippe sur l’âge-pivot

Un jour, au calme, il faudra chercher à comprendre l’étrange scénario psycho-rigide qui a mis des centaines de milliers, probablement des millions de Français dans la rue pour la défense d’un âge-pivot qui n’a guère de sens. Bien entendu qu’il est important de défendre les comptes publics et leur équilibre. Mais la meilleure défense de ceux-ci passait par une négociation pacifique avec la CFDT pour faire passer la réforme avec un minimum de concessions à lâcher. Loin de cette solution de bon sens, Édouard Philippe a choisi l’inverse : cliver, affronter, et en bout de course payer plus cher l’adoption d’une mesure qui bénéficiait d’un soutien syndical initial utile.

Pour gagner quoi? Édouard Philippe souhaite un âge-pivot à 64 ans et les Français partent effectivement à la retraite aujourd’hui après 63 ans. Autrement dit, le coût politique de son entêtement sera très élevé (probablement plusieurs milliards par an pendant plusieurs décennies) pour un bénéfice financier quasi-nul. C’est absurde. C’est incompréhensible. 

Les élites parisiennes n’aiment pas le dialogue social

En termes de gouvernance, le spectacle donné par Édouard Philippe procède au mieux d’un populisme poujadiste. Au lieu d’une réforme négociée à l’allemande, avec bon sens et mesure, le Premier Ministre choisit la voie d’un affrontement sans compromis apparemment possible. Cette attitude disqualifie par principe la notion de dialogue social. On retrouve la préférence de la bourgeoisie parisienne pour l’ordre imposé à la réforme négociée. 

On comprend que cette stratégie flatte l’électorat de droite à l’approche d’élections municipales où En Marche n’a plus guère d’espace que sur les terres des Républicains. La fermeté est sans doute perçue comme payante électoralement. Le calcul du Premier Ministre, et peut-être d’Emmanuel Macron, ne doit pas aller au-delà. Pendant ce temps, c’est une sorte d’équilibre sous-optimal qui se met en place et se généralise : la dispute vaudrait mieux que la concorde. 

Jusqu’où la surdité sociale peut-elle mener ?

Toute la question est de savoir à quel risque le Premier Ministre expose le pays en menant cette stratégie de l’extrême. En regardant les images tournées dans le cortège qui a défilé à Paris, la montée de la violence et des tensions est flagrante. C’est le prix à payer pour cette rigidité où le pouvoir exécutif assume de passer en force malgré les blocages. Progressivement, comme l’an dernier avec les Gilets Jaunes, la rue se durcit, et les opposants qui n’abandonnent pas le combat se montrent de plus en plus agressifs. 

On a tous bien compris que le gouvernement ne peut pas abandonner la partie sans dommage politique majeur après plus d’un mois passé dans cette seringue du conflit social qu’il a absurdement choisi. Il n’en reste pas moins que le compromis rapide souhaité par le Président n’est pas prêt d’arriver, et que le projet de loi sera déposé sans compromis préalable. 

C’est le genre de stratégie qui passe ou qui casse. Peut-être le gouvernement fera-t-il passer sa réforme sans avoir convaincu de son bien-fondé. Peut-être, à force de tirer sur la corde sociale, finira-t-elle (ce que nous croyons inévitable dans les six mois à venir sans pouvoir le prouver) par casser. Il faut que nous ayons bien conscience que cette rupture (pour, au fond, pas grand chose) risque d’avoir des conséquences désastreuses, voire cataclysmiques. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (14)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
spiritucorsu
- 11/01/2020 - 00:29
Péremption!
Annoncée en fanfare par le monarque président,sa cour et le 1er sinistre comme un modèle de concertation et vantée comme étant l'apothéose du règne en faisant le bonheur de son bon peuple,la pseudo réforme des retraites à finalement sous l'effet des bons génies de la macronie dont le vertueux mr retraite au 14 mandats non déclarés(dont certains très juteux) et sans doute sous l'influence de la bonne fée Black Rock,a finalement accouché d'un monstre.A tel point que lorsque le divine enfant est apparu,même les rois mages bienveillants des syndicats collabos ont refusé catégoriquement d'en endosser le parrainage.Malgré ce fâcheux événement, un certain 1er sinistre aiguillonner en cela par son maître élyséen s'échine à vendre à la sauvette à une clientèle hostile un produit périmé.Périmé comme la macronie son progressisme pour les riches son nouveau monde enchanté et sa république exemplaire.
gerint
- 11/01/2020 - 00:16
Il n’y pas que les retraites qui se dégradent
Mais les services publics et encore plus la Santé avec hôpitaux et médecine libérale en crise au détriment au premier plan des séniors qui plus que d’autres ont besoin de ces services. Là aussi la servitude vis-à-vis de l’UE contribue puissamment à cette calamité. En plus de problèmes qu’il faut résoudre obligatoirement liés à la mondialisation d’abord numérique qui va de plus en plus et très vite conditionner le reste et exige de se remuer les fesses et de travailler d’arrache-pied
gerint
- 11/01/2020 - 00:02
Cette réforme est un poison
Avec l’assassinat de Cédric Chiva, un autre manifestant tiré à bout portant au LBD, des avocats très bien autogérés qu’on spolie avec doublement des cotisations et réduction des pensions d’un tiers, ainsi que les autres professions libérales autonomes, un appauvrissement inévitable par le biais de la valeur du point de l’ensemble des retraités comme en Suède que Macron a copié avec une grande incompétence et une méthode d’éléphant dans un magasin de porcelaine. Cette réforme non urgente est finalement injuste, liberticide, commandée par l’UE comme la plupart des régressions de notre pays et non par notre intérêt propre de peuple Français dans le respect de notre souveraineté.