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Bonnes feuilles

Le sport et la marche : ces outils précieux pour aider et guérir certains jeunes en souffrance à l'adolescence

Publié le 08 décembre 2019
Boris Cyrulnik et Philippe Bouhours publient "Sport et résilience" aux éditions Odile Jacob. Les sportifs ont beaucoup à nous apprendre sur ce qui permet de surmonter l’adversité. Boris Cyrulnik et Philippe Bouhours nous montrent comment le sport, aussi bien le tennis que le football ou le triathlon paralympique, favorise le développement de la résilience. Extrait 2/2.
Boris Cyrulnik
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Boris Cyrulnik est psychiatre, psychanalyste, neurologue et éthologue.Responsable d'un groupe de recherché à l'hôpital de Toulon, il est un spécialiste de la résilience.Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent est Quand un enfant se...
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Philippe Bouhours est psychiatre, spécialisé en thérapie comportementale et cognitive.
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David Le Breton est professeur de sociologie à l’université de Strasbourg. Membre de l’Institut universitaire de France, membre de l’Institut des études avancées de l’université de Strasbourg (USIAS), il a publié de nombreux ouvrages dont En souffrance....
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Boris Cyrulnik et Philippe Bouhours publient "Sport et résilience" aux éditions Odile Jacob. Les sportifs ont beaucoup à nous apprendre sur ce qui permet de surmonter l’adversité. Boris Cyrulnik et Philippe Bouhours nous montrent comment le sport, aussi bien le tennis que le football ou le triathlon paralympique, favorise le développement de la résilience. Extrait 2/2.

La marche est souvent guérison, elle procure la distance physique et morale propice au retour sur soi, la disponibilité aux événements, le changement de milieu et d’interlocuteurs, et donc l’éloignement des routines personnelles. Elle ouvre à un emploi du temps inédit, à des rencontres, selon la volonté de chance du marcheur ou du voyageur… Comme l’anthropologie recherchant le « regard éloigné », elle est propice à une redéfinition de soi. Ces ressources propres à la marche et au voyage sont souvent utilisées par le travail social comme activités de médiation proposées aux jeunes en souffrance. 

Le mal de vivre adolescent ou l’immersion dans la délinquance ne sont nullement une fatalité, ils n’augurent en rien d’une voie toute tracée. Chez ces adolescents délinquants ou immergés dans les conduites à risque, les tuteurs de résilience que sont les parents ou les enseignants, les adultes de leur entourage ont échoué à les réconcilier avec le monde, à leur donner le goût de vivre. La parole d’August Aichhorn reste pertinente aujourd’hui : « Une carence éducative est à l’origine de tout délit. Celui qui y a été poussé ne peut être tenu pour responsable et la priorité doit être de remédier à cette carence éducative. » Bien entendu, il ne s’agit nullement d’« excuser », mais de prévenir ou de pallier ces failles pour donner leur chance à ces jeunes. 

La formule de la résilience pour un individu est toujours singulière, elle n’est jamais la résultante de schémas préétablis ou d’une structure psychique quelconque. Avec les mêmes soutiens, les uns s’en sortent, d’autres non. Seul importe ce que le jeune fait de ces structures, des soutiens dont il dispose, il n’est jamais passif devant les circonstances, il s’approprie son histoire pour la transformer, il n’est jamais sous l’influence pure des autres à son entour depuis sa naissance, mais de ce qu’il fait lui-même de ces influences. Il est toujours en négociation avec les événements, il ne les prend jamais de plein fouet, il dispose de ressources de sens propres à les amortir, ou pour un autre à les amplifier s’il campe dans une position de victime qui lui donne un statut, une reconnaissance par défaut. 

La plupart de ces jeunes en souffrance trouvent un jour une issue et donnent une signification et une valeur à leur existence. De ce moment le juge a posé un premier jalon en surprenant le jeune délinquant qui s’attendait à une répression de ses actes ou à une sévère admonestation. Son système d’attente vole soudain en éclat devant un homme ou une femme d’autorité qui loin de lui imposer la prison ou une punition lui demande de choisir lui-même entre une sanction ou une longue marche. La marche est une suggestion inattendue, elle ne bénéficie guère de valorisation, surtout pour les jeunes générations, avec son éloge de la lenteur, du silence, de la contemplation, de l’intériorité, etc.. En revanche, elle a l’attrait d’une tâche impossible, elle est un défi qui devient acceptable si le jeune apprend qu’une poignée d’autres ont réussi. Une longue marche est aussi à ses yeux une aventure, un accomplissement physique, un dépaysement susceptible de l’attirer. S’il accepte cet appel de l’ailleurs, il rompt le temps circulaire de sa délinquance ou de ses routines de souffrance. Il n’est plus dans un temps prévisible et répétitif, il relance la durée vers l’inattendu. Il commence un travail intérieur sur la personne qu’il sera peut-être au terme de l’épreuve, il retrouve un projet et coupe court à ses ruminations antérieures. Pour d’autres jeunes, la surprise est venue de la proposition déconcertante d’un travailleur social de les emmener ailleurs, dans un autre pays pour une longue marche, en opposition avec les activités habituelles de leur établissement. Rupture radicale de la sédentarité qui imprègne ces jeunes pour remettre leur corps en marche, les amener à nouveau à la sensorialité heureuse du monde, aux émotions, à l’effort. Elle favorise l’esprit d’indépendance, la prise d’initiative, la curiosité, la confiance en l’autre, la solidarité, l’estime de soi.

L’association Seuil, fondée par Bernard Ollivier, prend en charge des jeunes que lui confient des services de l’État (juge des enfants, inspecteur de l’ASE…) pour une expérience de mise à distance de l’entourage immédiat et dans un objectif de réinsertion sociale qui repose sur l’idée que ces jeunes disposent de ressources qu’ils ne soupçonnent pas. Ce sont des mineurs, entre 15 et 18 ans. Avec un(e) accompagnant(e), ils effectuent autour de vingt-cinq kilomètres par jour à pied pendant un peu plus de trois mois sur un parcours de 1 800 kilomètres environ, sac au dos, sans portable, sans console de jeux, sans musique, sans alcool, sans cannabis ou autres produits psychoactifs. Difficile austérité mais plus exaltante sans doute que celle de la prison. Prix à payer pour un retour au lien social. 

En amont il y a des entretiens, des rencontres pour interroger leur volonté de partir et de mener l’expérience à son terme, les jauger, identifier leurs failles ou leurs forces. Une telle entreprise ne s’effectue pas sans un désir du jeune de changer quelque chose de son rapport au monde. Il ne s’agit pas de lui donner un sac à dos et de le laisser partir, un dispositif soigneusement pensé accompagne la démarche. Le jeune est un acteur de son projet, il le réfléchit, n’ignore ni ses devoirs ni ses droits, et il sait pouvoir à chaque instant trouver l’interlocuteur dont il a besoin s’il va mal. Tous disent ne jamais se sentir exclu d’un échange ou d’une réunion les concernant. Les parents ont également leur mot à dire quand ils sont encore impliqués auprès de leurs enfants. 

Certains ont déjà un parcours judiciaire, bénéficient d’une liberté conditionnelle ou d’un aménagement de peine ; d’autres sont signalés par des travailleurs sociaux car ils entrent dans une zone de turbulence sans avoir encore de soucis avec la justice, ils sont mal dans leur peau et commencent à se disloquer. Le jeune, bien entendu, est volontaire, sachant qu’il peut renoncer à tout moment. Il reçoit au départ un appareil photo pour nourrir une mémoire visuelle de son expérience, le rendre attentif aux lieux, aux situations, aux visages, qu’il lève à nouveau les yeux sur le monde et les autres, et renonce à l’hypnose de l’écran. Il est encouragé à tenir un journal de sa progression. Les jours de repos sont consacrés à la visite de lieux intéressants du voisinage pour le rendre éventuellement plus curieux du monde qui l’entoure s’il ne l’était pas déjà auparavant. 

Le jeune peut écrire à ses parents ou à ses amis. Le responsable de marche reste en contact régulier avec l’association. Chaque semaine un rapport corédigé par le jeune et son accompagnant est envoyé à l’association qui éventuellement le transmet aux parents, au juge, à l’éducateur référent. Une série de petites procédures veillent à la sécurité du cheminement et organisent la possibilité d’une intervention immédiate en cas de problème. 

Les accompagnant(e)s sont des hommes ou des femmes sans profil professionnel déterminé, ils viennent de tous les milieux, ils se sentent concernés par ce projet, par un long cheminement avec le jeune. Ils acceptent un emploi du temps aléatoire et permanent pour un salaire modeste. Ils n’ont aucun préjugé sur le jeune qu’ils encadrent, ils ne connaissent que des bribes de son histoire et ne l’enferment jamais dans une réputation, une imposition de statut qui rendrait vaine l’expérience de rupture. Le jeune doit sentir qu’il a une chance de se déprendre des rôles anciens qui parfois lui pesaient. La marche proposée est encadrée par une série d’objectifs comme celui de lui permettre l’élaboration de repères pour vivre avec les autres, développer son autonomie, sa confiance en lui et dans les autres, l’amener à se construire pour le temps du retour et notamment à travers un projet professionnel. Les premières rencontres avec les représentants de Seuil sont décisives, il importe d’emblée de créer la confiance : « J’ai senti qu’ils voulaient vraiment m’aider », dit l’un d’eux. « Ils étaient différents des éducateurs qui me suivent d’habitude », dit un autre. Leur sécurité et leur santé sont garanties par le certificat médical du départ mais aussi par les soins portés en cas de blessures, d’ampoules ou de fatigue. La marche n’est pas une quête de performance mais un cheminement intérieur qui appelle d’abord la reconnaissance des soucis ou des joies du jeune. Elle se teste d’ailleurs durant une semaine avec l’équipe d’accompagnement afin de préciser les règles, se répartir les tâches, se préparer physiquement. 

L’engagement de l’accompagnant dans l’aventure est aussi un outil essentiel.

Extrait du livre de Boris Cyrulnik et Philippe Bouhours, "Sport et résilience", publié aux éditions Odile Jacob

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