En direct
Best of
Best of du 16 au 22 mai
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

02.

Ce syndrome Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française

03.

Deuxième vague du coronavirus… ou pas : le point sur ce qu’en savent aujourd'hui les scientifiques

04.

Alerte météo : Climat pourri pour les chasseurs homosexuels musulmans de droite

05.

Tentative de main basse sur Hong Kong et l’Asie : les Chinois profitent du Coronavirus pour lancer une inquiétante offensive

06.

Alberto Alesina, l’économiste qui mettait les pieds dans le plat des sujets qui fâchent

07.

Génération loose (salariale) : les diplômés de 2020 se préparent à des années de galère

01.

« L’islam est la religion la plus con » avait dit il y a quelques années Houellebecq. « L’islam est la religion la plus à craindre » déclare aujourd’hui Onfray

02.

En 2022, il ne faudra pas hésiter à voter pour le candidat (ou la candidate) qui s’engagera à abroger la loi Avia !

03.

Covid-19 : l’outil de notification de l’exposition au virus d’Apple-Google ne semble pas parti pour un envol spectaculaire

04.

Coronavirus : Combien de temps faut-il vraiment aux malades pour s’en remettre ?

05.

Deuxième vague du coronavirus… ou pas : le point sur ce qu’en savent aujourd'hui les scientifiques

06.

Tempête d’argent gratuit… et de prélèvements en vue

01.

« L’islam est la religion la plus con » avait dit il y a quelques années Houellebecq. « L’islam est la religion la plus à craindre » déclare aujourd’hui Onfray

02.

Renault : sauver les entreprises en les accablant de contraintes nouvelles est-il vraiment le meilleur moyen de reconstruire une industrie française performante ?

03.

Chloroquine : Olivier Véran saisit le Haut conseil de la santé publique

04.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

05.

En 2022, il ne faudra pas hésiter à voter pour le candidat (ou la candidate) qui s’engagera à abroger la loi Avia !

06.

Euro-miracle ? Comment ne pas louper le tournant historique que Macron et Merkel proposent à l’Europe

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’empreinte du dieu" (Tome 4 de la saga "Gens du Nord") de Maxence Van der Meersch : cet été 2020 marchez en Flandres dans les empreintes du dieu

il y a 14 min 11 sec
pépites > Politique
Bataille pour Paris
LREM : Agnès Buzyn annonce qu'elle est toujours candidate pour le second tour des municipales à Paris
il y a 1 heure 11 min
pépite vidéo > International
Menace pour les récoltes
L’Inde fait face à une invasion de criquets
il y a 2 heures 19 min
décryptage > Economie
Politique industrielle

Les Etats moyens d’Asie, ces alliés "naturels" pour la France et l’Europe

il y a 4 heures 17 min
décryptage > Sport
Activité physique

L’avenir en demi-teinte pour le sport en ville par temps de pandémie

il y a 5 heures 11 min
décryptage > Economie
Génération Covid-19

Génération loose (salariale) : les diplômés de 2020 se préparent à des années de galère

il y a 5 heures 51 min
décryptage > International
Stratégie

Tentative de main basse sur Hong Kong et l’Asie : les Chinois profitent du Coronavirus pour lancer une inquiétante offensive

il y a 6 heures 38 min
décryptage > Santé
Réforme

Ségur de la santé : voilà pourquoi l’argent seul ne réglera pas les problèmes des hôpitaux français

il y a 7 heures 27 min
pépites > France
"Route Nationale 7"
Nicolas Dupont-Aignan réclame la gratuité des autoroutes pour cet été
il y a 17 heures 51 min
pépites > Economie
Soutien aux salariés
Coronavirus : les entreprises vont assumer 15% du coût du chômage partiel dès le 1er juin
il y a 21 heures 2 min
pépites > Politique
"Agir ensemble"
Création d’un 10e groupe politique, situé dans la majorité, à l’Assemblée nationale
il y a 34 min 29 sec
pépites > High-tech
Atout contre le virus
StopCovid : la Cnil autorise l’application de traçage pour lutter contre le coronavirus
il y a 1 heure 49 min
décryptage > France
Monde d'après

Alerte météo : Climat pourri pour les chasseurs homosexuels musulmans de droite

il y a 4 heures 6 min
décryptage > Europe
Le point de vue de Dov Zerah

La BCE et la Cour de Karlsruhe

il y a 4 heures 54 min
décryptage > Economie
Disparition

Alberto Alesina, l’économiste qui mettait les pieds dans le plat des sujets qui fâchent

il y a 5 heures 42 min
décryptage > France
Danger public

Ce syndrome Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française

il y a 6 heures 19 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Les entreprises aspirent à plus de Made in France, moins de CO2... mais surtout pas à la décroissance

il y a 6 heures 58 min
light > Culture
Goût de la lecture
Les ventes de livres sont en forte hausse depuis la levée du confinement
il y a 17 heures 36 min
pépites > Santé
"Etude foireuse" ?
Covid-19 : l'OMS décide de suspendre temporairement les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine
il y a 20 heures 28 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Killign Eve" de Phoebe Waller-Bridge (saison 1), Emerald Fennell (saison 2) et Suzanne Heathcote (saison3) : la série qui tue !

il y a 21 heures 48 min
© ERIC PIERMONT / AFP
© ERIC PIERMONT / AFP
Gros coup !

LVMH x TIFFANY & CO : Pour qui sonne le glas ?

Publié le 26 novembre 2019
Non seulement le groupe LVMH a fait une très belle opération en rachetant Tiffany & Co, mais ses concurrents ont fait une très mauvaise affaire en laissant le champ libre à Bernard Arnault, qui dispose à présent d’une force de frappe inégalée sur le marché de la joaillerie…
Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Grégory Pons
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Non seulement le groupe LVMH a fait une très belle opération en rachetant Tiffany & Co, mais ses concurrents ont fait une très mauvaise affaire en laissant le champ libre à Bernard Arnault, qui dispose à présent d’une force de frappe inégalée sur le marché de la joaillerie…

En s’emparant de Tiffany & Co pour plus de 14 milliards d’euros, Bernard Arnault, l’actionnaire du groupe LVMH, n’aurait-il pas pris un risque financier inconsidéré ?

Contrairement à son fils aîné, Bernard Arnault n’est pas un amateur de poker, mais un méticuleux joueur d’échecs. Sans être précisément attendu, le rachat du joaillier américain Tiffany & Co par le groupe français LVMH (moyennant 16,2 milliards de dollars, soit deux fois et demi les bénéfices annuels du groupe) était relativement prévisible. Et même inévitable. C’est tout sauf un coup de poker : c’est, au contraire, une manœuvre aussi intelligente que stratégiquement réfléchie. Pour étoffer le portefeuille joaillier du groupe LVMH, on ne pouvait pas trouver mieux que Tiffany & Co : ce genre de maison ne passe sur le marché qu’une fois par siècle ! 16,2 milliards de dollars, c’est cher, mais très raisonnable – il est probable que LVMH aurait pu, pour ne pas manquer cette proie, mettre un ou deux milliards de plus sur la table. Pour un joueur d’échecs, cela pourrait ressembler à une attaque du roi pour placer l’adversaire en échec et mat, ce qui met fin à la partie en cours. En s’offrant [façon de parler] Tiffany & Co, Bernard Arnault assomme la concurrence : il devient le leader mondial de joaillerie en prenant ses compétiteurs sidérés entre la mâchoire Bvlgari (actuel fleuron joaillier du groupe LVMH) et la mâchoire Tiffany & Co (futur fleuron américain). Au passage, LVMH double tout simplement le poids spécifique sur le marché de son pôle Montres & Joaillerie, qui pèse désormais un peu plus de neuf milliards d’euros. Avantage annexe de cet échec et mat : il renforce les positions du groupe français sur le marché américain, tout en consolidant ses positions en Chine, sans parler des montres Tiffany & Co qu’on pourra produire dans la manufacture suisse du joaillier américain. Tout ceci alors que la joaillerie (haute ou moins haute) est considérée comme le secteur du luxe qui devrait connaître le taux de croissance le plus explosif dans les années à venir – les « grandes marques » n’y représentent encore que 15 % du chiffre d’affaires global de la branche…

Quels sont ces « compétiteurs sidérés » et pourquoi n’ont-ils pas réagi à l’offensive de LVMH ?

Les dégâts collatéraux de cet échec et mat sont considérables, même si on va mettre du temps à s’en apercevoir. Le premier touché est le groupe Kering, grand concurrent de LVMH dans la mode, qui voit sa joaillerie (principalement Boucheron) désormais condamnée à végéter à l’ombre de ce duopole Bvlgari-Tiffany & Co. À présent, ce sera très dur de trouver des bons emplacements pour les boutiques Boucheron, de dénicher les plus belles pierres, de recruter des cadres de valeur et d’émerger en communication. On ne comprend pas très bien pourquoi François-Henri Pinault, le propriétaire de Kering, n’a pas tenté de contrer – il en avait les moyens financiers – cette offre de LVMH, tout comme son père avait victorieusement triomphé de LVMH quand il s’était agi de s’emparer de Gucci. Kering avait là une occasion inespérée de reprendre la main sur son éternel concurrent LVMH. Avec une horlogerie qui branle dans le manche et une joaillerie réduite à jouer les utilités, Kering n’a plus qu’à compter les points de la partie qui va se jouer entre le groupe LVMH et le groupe Richemont, qui a pour piliers joailliers Cartier et Van Cleef & Arpels.

Le principal perdant du raid de LVMH sur Tiffany & Co n’est-il pas, justement, le groupe Richemont ?

Sans doute, mais on vient de voir que Kering y laissera des plumes, tout comme le Swatch Group (Suisse), qui n’a que Harry Winston pour défendre ses intérêts dans la joaillerie. Disons que LVMH a sévèrement canonné le porte-avions Kering et le croiseur Swatch Group, mais c’est une vraie torpille qui a été tiré sur le vaisseau amiral de la flotte Richemont. Avec un chiffre d’affaires qui dépasse les cinq milliards d’euros, Cartier (groupe Richemont) n’est plus tout-à-fait le « premier joaillier du monde » (place désormais dévolue au binôme Bvlgari-Tiffany & Co, avec Chaumet, Fred, Dior et Louis Vuitton en complément). Même avec le renfort non négligeable du 1,6 milliard d’euros de Van Cleef & Arpels, le groupe Richemont n’est plus le leader de ce secteur. On ne comprend décidément pas pourquoi Richemont, pas plus que Kering, n’a rien tenté pour surenchérir sur LVMH – ne serait-ce que pour obliger LVMH à augmenter son offre sur Tiffany & Co et donc à se délester d’un ou deux milliards supplémentaires. On aurait parlé d’un coup de « poker menteur », mais c’est cette atonie des principaux concurrents qui permet de parler de « sidération » : aujourd’hui, avec Tiffany & Co, qui tire l’essentiel de ses profits du « luxe accessible » (les bijoux de moyenne gamme à forte marge), Cartier va voir débouler sur son marché de référence européen un concurrent américain qui se positionne exactement sur le même créneau de cette joaillerie accessible. Sauf que, pour cet assaut vers une Europe qui ne pèse aujourd’hui que 12 % de son activité, Tiffany & Co va maintenant bénéficier de tout l’appui du groupe LVMH. Ce qui n’est pas rien ! La guerre entre les géants de la joaillerie ne fait que commencer : il va y avoir du sang sur les murs de la place Vendôme, véritable « Arnault Land » où on peut parier que Tiffany & Co ne tardera plus à s’installer…

Pas d’autres concurrents en vue pour le conglomérat LVMH formé par l’alliance de Bvlgari et de Tiffany & Co ?

Les grands indépendants de la joaillerie encore « libres » de toute affiliation à un groupe se comptent sur les doigts d’une main. Même dans une logique de consolidation du marché de la joaillerie, les opérations de croissance externe se feront désormais très rares, faute de marques disponibles. Oublions Harry Winston (Swatch Group), marque très isolée qui semble vouée à ne plus jouer qu’un rôle résiduel sur ce marché. Ne tenons pas compte des propositions de haute joaillerie de marques comme Chanel ou Hermès. En dépit de l’excellente implantation internationale et du prestige de la marque, Chopard ne pèse pas tout-à-fait 750 millions d’euros, dont seulement la moitié en joaillerie : c’est une proie intéressante, mais relativement « mineure » dans la bataille qui s’annonce entre les grands fauves. Il reste Graff, maison familiale de grand prestige qui ne fait pas loin de deux milliards de chiffre d’affaires dans la très haute joaillerie, mais dont la cession n’est pas à l’ordre du jour. Mentionnons également David Yurman, qui n’opère qu’aux Etats-Unis, et des jeunes acteurs émergents de second plan comme Messika. Pour ces indépendants de la joaillerie, le jeu s’annonce à présent plus compliqué. Faute de « proies » disponibles, la bataille va donc se concentrer sur le grignotage des parts de marché respectives des leaders de la spécialité : ce sera au poignard de tranchée et à la baïonnette entre LVMH, Kering, Richemont et Swatch Group…

Tiffany & Co n’allait pourtant pas si bien que ça, ces dernières années : était-ce une si bonne affaire ?

C’est vrai que ça n’allait pas trop fort, mais des groupes de luxe comme LVMH excellent à redonner vie aux Belles au bois dormant. Il suffit d’avoir une trésorerie assez souple (actuellement, les liquidités sont abondantes) et des équipes conquérantes au savoir-faire éprouvé : ce n’est pas ce qui manque, avenue Montaigne, chez LVMH. Même si l’activité de Tiffany & Co patinait un peu ces derniers temps, faute d’avoir pu opérer une percée sur le marché européen et, à défaut faute d’avoir pu prouver la consistance de très relatifs succès en Asie, même si les bénéfices étaient en berne et le management un peu « juste » [la marque Tiffany & Co était pilotée par un ancien de… Bvlgari !], la force de ce joaillier reste, aux Etats-Unis, d’une puissance très mal appréciée par les Européens. Tiffany & Co, c’est un pan « culturel » de l’esprit américain et même de l’american way of life dans ce qu’elle a de meilleur. C’est une institution sanctifiée par la littérature et le cinéma (Breakfast at Tiffany’s) en même temps qu’une forme de rite social (la « petite boîte bleue »). Avec la consolidation de son nouveau pôle horloger-joaillier, le groupe LVMH a les moyens de relancer une machine un peu assoupie qui lui ouvre cependant un balcon légendaire sur la Ve Avenue, à New York. Avec la touche française façon Louis Vuitton, l’esprit « couture » pétillant de Dior, la dolce vita italienne dans le goût Bvlgari, la tradition « Vendôme » incarnée par Chaumet et l’identité américaine de l’approche Tiffany & Co, l’offre joaillière de Bernard Arnault se fait difficilement résistible. Si on y ajoute quelques montres suisses, un peu de mode, du champagne, des parfums et des palaces, c’est toute la planète luxe qui se trouve reformatée par l’échec et mat que vient de réussir Bernard Arnault : chapeau, l’artiste !

• Voir notre article : « Pour son petit Noël, Bernard Arnault aura un nouveau train électrique : Tiffany & Co » (Business Montres du 25 novembre)

• Lien Business Montres : https://businessmontres.com/article/pour-son-petit-noel-bernardarnault-aura-un-nouveau-train-electrique-tiffanyco-lvmh-kering-chopard-hermes-chanel-cartier-richemont-harrywinston

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : https://businessmontres.com/

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
assougoudrel
- 27/11/2019 - 03:56
Bernard Arnault
Président, pour nous sortir de cette merde qu'on a jusqu'aux yeux.