En direct
Best of
Best of du 28 novembre au 4 décembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Sarcelles : du côté de chez DSK

01.

"Covid partouze" dans le centre de Bruxelles: la police a interpellé 25 personnes dont un député européen qui a tenté de fuir

02.

Record de cagnotte pour l’EuroMillions : et au fait, voilà ce que font les vrais riches quand ils ont 200 millions devant eux

03.

Emmanuel Macron et la majorité sont-ils en train de perdre à vitesse grand V l’argument de leur supériorité morale et démocratique face au RN ?

04.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

05.

Pour une Charte de l'Islam de France : la primauté des lois françaises sur la charia n'est pas négociable

06.

Explosif : la dette française, 2700 milliards à la fin 2020. Mais qui va payer, quand et comment ?

01.

Valéry Giscard d’Estaing, le plus grand président de la Ve République après De Gaulle

02.

Loi de Dieu ou loi de la République ? Ce que Jean-Luc Mélenchon feint de ne pas comprendre sur la différence entre l’islam politique et les autres religions

03.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

04.

Covid-19 : Et si la première cible à convaincre de l’efficacité du vaccin étaient les médecins et soignants eux-mêmes ?

05.

Noël : Emmanuel Macron envisage des « mesures restrictives et dissuasives » pour les Français qui voudraient skier à l'étranger

06.

Après des propos d'Emmanuel Macron, des syndicats de police appellent à l'arrêt des contrôles d'identité

ça vient d'être publié
pépite vidéo > France
Les casseurs de sortie
Loi "sécurité globale" : 50.000 manifestants en France, des violences à Paris
il y a 3 heures 20 min
pépite vidéo > France
Vestiges
Sahara : des déchets français radioactifs enfouis sous le sable ?
il y a 10 heures 25 min
pépites > Société
Contrôles au faciès
Après des propos d'Emmanuel Macron, des syndicats de police appellent à l'arrêt des contrôles d'identité
il y a 10 heures 46 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Art Nouveau" : un architecte visionnaire à Budapest juste avant les heures sombres de la guerre de 1914. Un roman dense, bien écrit mais un peu décevant

il y a 11 heures 14 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Le métier de mourir", Prix Renaudot des Lycéens 2020 : le roman inoubliable d'une histoire vraie

il y a 11 heures 20 min
pépites > International
Désengagement
Somalie : la "majorité" des troupes américaines vont se retirer, annonce le Pentagone
il y a 11 heures 52 min
pépites > Société
Droit à l'enfant
L'Assemblée nationale assouplit les conditions d'adoption
il y a 12 heures 55 min
décryptage > Media
L’innocence plus forte que la sagesse ?

Le magazine Time choisit son "enfant de l’année" mais réalise-t-il vraiment ce qu’il fait ?

il y a 14 heures 11 min
décryptage > Politique
Rien de nouveau

Emmanuel Macron chez Brut : le message, c’est le médium

il y a 14 heures 33 min
décryptage > High-tech
Deux poids, deux mesures

Des documents internes montrent que Facebook souhaite modérer les discours de haine contre les Noirs de manière plus agressive que les commentaires anti-blancs : gestion fine d'une réalité complexe ou délire d'apprentis-sorciers woke ?

il y a 14 heures 49 min
pépites > Justice
Justice
Attentat de la rue des Rosiers : le suspect extradé de Norvège mis en examen et écroué
il y a 9 heures 22 min
pépite vidéo > International
My heart will go on
Une entreprise américaine veut proposer des visites touristiques sous-marines du "Titanic"
il y a 10 heures 37 min
pépites > Politique
Elections
Régionales : la candidature de Jean-Michel Blanquer en Ile-de-France se précise
il y a 10 heures 56 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Retour à Martha’s Vineyard" : Trois vieux amis tentent de retrouver la magie du passé. Un beau récit romanesque et nostalgique

il y a 11 heures 18 min
light > Media
Sujet sensible
Royaume-Uni : Netflix accusé de "troller la famille royale" en promouvant un documentaire "mensonger" sur le mariage de Diana et Charles
il y a 11 heures 32 min
pépites > Europe
No deal
Brexit : "les conditions d'un accord ne sont pas réunies", notent les négociateurs
il y a 12 heures 14 min
décryptage > Science
La vérité est ailleurs

40 ans après son départ vers les profondeurs de l'espace, Voyager continue de découvrir des phénomènes inconnus

il y a 14 heures 48 sec
décryptage > Santé
Pénurie

L'étrange fiasco de la stratégie gouvernementale sur la grippe

il y a 14 heures 24 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Consommation, Black Friday : adieu le bio, local ou circuit court, 3 Français sur 4 vont regarder d’abord le prix

il y a 14 heures 43 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
Rihanna a un nouveau lover rappeur cogneur; Pas con(finé)s : Patrick Bruel & Ary Abittan sont allés à un dîner clandestin, George Clooney a un coiffeur du même genre dans sa vie; Elie Semoun est sûr qu’il n’y a rien entre François Hollande et son ex
il y a 14 heures 56 min
© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
© MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Conflit

Et si Trump voulait finalement la guerre avec l’Iran ?

Publié le 09 novembre 2019
Les tensions entre Téhéran et Washington se sont envenimées depuis le retrait par Donald Trump de l'accord nucléaire de 2015 et font craindre un embrasement.
Ardavan Amir-Aslani
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les tensions entre Téhéran et Washington se sont envenimées depuis le retrait par Donald Trump de l'accord nucléaire de 2015 et font craindre un embrasement.

Il l'a dit et répété depuis ces derniers mois : « Je ne veux pas la guerre avec l'Iran ». Après la destruction d'un drone américain au-dessus du détroit d'Ormuz par des agents iraniens au printemps dernier, Donald Trump avait même largement communiqué sur l'annulation de la riposte américaine et mis en avant cette magnanimité de dernière minute, visant à empêcher la mort de 150 personnes. Pourtant, fin octobre, le président américain, certes déterminé à retirer les troupes américaines des « guerres sans fin » à travers le monde, mais aussi connu pour sa versatilité, aurait déclaré « devoir peut-être engager une nouvelle guerre contre l'Iran ».

Ce revirement ne serait pas totalement surprenant. A quelques mois de la prochaine campagne présidentielle, Donald Trump est sous le coup d'une procédure de destitution, une position plutôt  inconfortable pour un président sortant. A la suite de sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie, quitte à les mettre en danger sur le terrain et à trahir ses alliés kurdes livrés à l'offensive turque, il a fortement gagné en impopularité. La mort du chef de Daech Al-Bagdhadi ne lui a d'ailleurs redonné aucun prestige. Et en entamant le processus de sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat en début de semaine, Donald Trump risque non seulement de s'aliéner de nombreuses grandes villes américaines, poussées d'entreprendre des initiatives autonomes pour respecter les termes de l'accord, mais aussi de voir un électorat jeune, qui désapprouve cette décision, choisir un autre vote que le sien en 2020. 

Quoi de mieux, dès lors, qu'une bonne guerre pour détourner l'attention ? C'est peut-être un cliché, mais avec Donald Trump, le monde n'est plus à un cliché près. En explorant ses tweets entre 2011 et 2013, à l'époque où Barack Obama négociait âprement avec l'Iran, certains journalistes ont pu remarquer que l'actuel président estimait alors un affrontement avec Téhéran très probable, car il aurait permis à Obama de détourner l'attention de sa propre situation sur la scène intérieure. Donald Trump disait ainsi dans un tweet du 22 octobre 2012 : « Ne laissez pas Obama jouer la carte iranienne et déclencher une guerre histoire d'être réélu. Républicains, prenez garde ! » Aujourd'hui, il pourrait trouver l'idée suffisamment séduisante, compte tenu de ses propres difficultés - sans commune mesure avec celles d'Obama!-  pour la reprendre à son compte. 

Le fait est que le bilan de son mandat est très mitigé. Certes, les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs mondiaux d'hydrocarbures, et sur le plan économique, la Maison-Blanche souligne que la croissance et la baisse du chômage ont permis une hausse du revenu médian, donc une vie meilleure pour la classe moyenne. L'argument permet d'ailleurs de chasser sur les terres électorales des Démocrates, qui veulent « reconstruire » cette classe moyenne - celle-ci s'érode en effet depuis près d'un demi-siècle. Pour autant, même si le taux de pauvreté a reculé, les inégalités ont encore progressé : 10% des ménages les plus riches captent depuis dix ans 70% des richesses, soit 8 points de plus en vingt ans, et 50% des moins riches n'en possèdent plus que 1,3% aujourd'hui. La mobilité sociale, sujet prégnant dans le débat public américain, s'est également dégradée, les millenials ayant beaucoup plus de difficultés à occuper des emplois qualifiés que leurs parents. 

Sur le plan international, la politique étrangère de Donald Trump est globalement un échec. Que ce soit en Corée du Nord, en Palestine, aucune sortie de crise ne semble en vue. L'abandon progressif de la Syrie fragilise grandement les intérêts américains au Moyen-Orient, sans que Trump ne semble en prendre conscience. Quel que soit le théâtre d'opérations, l'alternance d'un discours « va-t-en guerre », de négociations qui s'achèvent dans une impasse et de décisions aussi abruptes qu'inconséquentes, laisse un certain sentiment d'incohérence et d'inaction qui stupéfie jusqu'à l'entourage immédiat de Donald Trump. Seul point positif : la guerre commerciale qui oppose depuis un an et demi la Chine aux Etats-Unis semble peut-être sur le point d'être résolue, avec la signature d'un accord préliminaire dans les semaines à venir. 

Plus le temps passe, plus les difficultés s'accroissent pour Donald Trump. Trouver un ennemi utile, extérieur de préférence, au moment le plus propice – quelques mois avant sa campagne – ne paraît pas du tout invraisemblable au regard du bilan dressé. Et quel meilleur candidat que l'Iran, ce pays qui subit depuis mai 2018 sa « pression maximale » pour renégocier l'accord de Vienne sur le nucléaire, et n'a pourtant pas plié ? C'est bien plutôt l'Iran qui a inversé cette stratégie en frappant les alliés des Etats-Unis, l'Arabie Saoudite en tête, voire les Américains directement avec la destruction d'un de leurs drones, sans que les Etats-Unis ne réagissent. 

L'Iran est un caillou dans la chaussure de Donald Trump depuis le début de son mandat. Un jour belliqueux, le lendemain en faveur de la paix entre les peuples et des tables de négociation, le président américain n'a jamais su tenir une stratégie cohérente avec Téhéran. Rien ne serait plus facile que de choisir l'option la plus violente, en attisant de surcroit le ressentiment vieux de quarante ans entre les deux pays. Engager une guerre contre l'Iran aurait également le mérite de séduire une partie de l'électorat juif américain en redorant l'image des Etats-Unis auprès de Benjamin Netanyahu et des conservateurs israéliens, favorables depuis toujours à une intervention militaire contre la République islamique.

La stratégie comporte néanmoins des difficultés. Qui, en effet, n'y verrait pas un simple calcul électoral ? En outre, une intervention américaine déclenchée sans provocation iranienne serait impensable pour le Pentagone et même pour Mike Pompeo, qu'on ne peut pourtant pas soupçonner d'une quelconque sympathie pour les Iraniens. On peut aussi rappeler que les menaces de frappe agitées par Donald Trump contre le Venezuela, la Corée du Nord, et la Syrie, n'ont jamais été suivies d'effets. Cependant, ce serait une erreur de négliger le propre pouvoir de nuisance des alliés traditionnels des Etats-Unis – Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis et Israël - dans la région, qui pourraient initier « la » provocation de trop. Pour eux, les quelques mois qui restent avant une éventuelle alternance constituent leur dernière chance de déclencher le conflit tant espéré avec l'Iran. 

Si la possible stratégie de Trump est risquée, elle a été rendue très plausible par les toutes récentes déclarations de Mike Pompeo et Benjamin Netanyahu ce jeudi, tous deux sans doute à la recherche de cette fameuse « provocation ». En visite à Berlin, le Secrétaire d'Etat américain a ainsi accusé l'Iran « d'extorsion nucléaire » et de développer sa technologie pour obtenir l'arme nucléaire. Quelques heures après ces déclarations, Benjamin Netanyahu renchérissait en accusant l'Iran de violer le traité de non-prolifération des armes nucléaires, et d'avoir conservé un site secret en vue de la fabrication d'une bombe atomique. Tous deux y voient une « agression » et pressent les Européens d'abandonner leurs efforts envers l'Iran pour sortir également de l'accord de Vienne. A quelle fin, sinon celle d'avoir la voie enfin libre pour une intervention militaire ? L'Histoire bégaie : l'argument ne rappelle que trop les prétextes avancés par les Etats-Unis pour envahir l'Irak en 2003...

Mais à trop vouloir jouer aux pompiers-pyromanes, les Américains pourraient finir par être pris à leur propre piège. Si le Moyen-Orient bascule dans un nouvel affrontement, l'issue pourrait être non seulement incertaine, mais potentiellement désastreuse pour eux et leurs alliés. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
ajm
- 10/11/2019 - 17:06
Risque maximum.
Le PNB Iranien, déjà pas brillant depuis des années, est en chute libre en 2019 avec un recul estimé de 10%. L'économie de l'Iran est étranglée par l'embargo et sa situation ne peut qu'empirer. Les choses ne peuvent rester longtemps en l'état. Le pouvoir Iranien est acculé et lancera inévitablement des actions pour en " sortir" avec un gros risque de guerre à la clef. Trump n'a aucune envie de faire une guerre dont il sait très bien que ses conséquences sont imprévisibles, y compris électoralement. En plus, une guerre cela coûte beaucoup d'argent, ce que Trump n'aime pas. Sauf attaques de l'Iran sur les forces US avec de nombreux morts, il ne déclenchera pas de guerre, préférant attendre le résultat du garrot économique qui étreint le régime des ayatollas. Mais les ayatollas le savent et chercheront à desserrer l'étau. Attaquer Israel directement est trop dangereux ( plus d'effet de surprise avec les missiles de croisière comme sur l'Arabie Saoudite) même en utilisant des bases au Yémen ou ailleurs. Ils doivent gamberger pour trouver une parade. Peut-être vont-ils s'en prendre au ventre mou que représente l'Europe.
Marie Esther
- 10/11/2019 - 12:07
c'est dommage
qu'Ardavan Amir-Aaslani retourne a ses vieux demons et ne nous livre pas une belle analyse en se livrant a du Trump bashing
Au fait si vous habitiez un pays quotidennement vise par les diatribes verbales (pour le moment) de Soleimani et de Salami, vous ne suhaiteriez pas mettre un terme a la dictature des ayatollahs ? sans compter les millions deverses non pas a fonds perdus mais pour acheter des armes de plus en plus performantes au hezbollah, aux troupes iraniennes et suppletives en Iak et en Syrie, au Hamas (aussi alimente par le Qatar) et surtout le djihad islamique ....pour entourer Israel et attaquer
moi je suis normale et j'attends effectivement la chute des ayatollahs qu'elle soit economique et militaire.
en Israel on ne demande pas la guerre mais on ne peut pas rester a la merci de ces cingles .. et il serait bien que d'autres pays se rendent compte que Netanyahu ne fait pas une fixation mais prend au serieux ceux qui menacent de destruction Israel.
l'issue pourrait être non seulement incertaine, mais potentiellement désatreuse : Kokhavi essaiera d'eviter de trop grandes pertes humaines mais on n'a pas le choix : il faudra gagner
evgueniesokolof
- 09/11/2019 - 14:42
"Bien pire que les
"Bien pire que les bombinettes de Kim, qui a pourtant fait reculer Trump"
Ah bon....parce que Trump a été terrorisé par ce pauvre Kim qui s'est surtout ridiculisé!!!
Des missiles qui frapperaient Jerusalem ? C'est à dire un pays qui possède l'arme atomique ?
Qu'entamer une guerre avec l'Iran puisse être coûteux parce que cela raviverait le nationalisme iranien, sans doute....
D'ailleurs si notre Ami Asalami termine son pecul par des rodomontades, eh eh eh....cela rappelle un certain Saeed al Saaf , ministre de l'"information " de sadam Hussein qui proclamait avoir exterminé les envahisseurs quand on entendait à l'arrière les tanks US dans Bagdad !