En direct
Best of
Best of du 8 au 14 février
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Les mésaventures d’Erdogan en Syrie

02.

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

03.

Pourquoi Renault n’a pas fini d’être jaloux de Tesla

04.

Quatre leçons de l’affaire Griveaux : du narcissisme à la sécurité nationale en passant par la politique

05.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

06.

Elles lynchent Macron en chantant (mal) et en dansant (très mal)…

07.

Les Imams d'Europe se mobilisent contre la radicalisation… sans grandes perspectives de succès

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Le glyphosate : un coupable (trop) idéal

03.

Dissolution de l’ordre public : le vrai procès du siècle que les Français devraient intenter à l’Etat

04.

Pourquoi le GriveauxGate n’est pas qu’une question de sexe

05.

Mais d’où vient ce mystérieux signal radio émis des profondeurs de l’espace à destination de la Terre ?

06.

Politique arabe : pourquoi la France n’est plus écoutée au Moyen-Orient depuis la fin de la guerre d'Algérie

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Benjamin Griveaux retire sa candidature à la mairie de Paris après la diffusion de messages et de vidéos à caractère sexuel

03.

Bernard-Henri Lévy : “Les élites n’oublient pas les Français qui souffrent mais les Français, eux, oublient souvent ceux qui souffrent ailleurs dans le monde”

04.

Chantage à la vie privée : le vertige orwellien du monde contemporain

05.

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

06.

Agnès Buzyn sera la tête de liste LREM à Paris

ça vient d'être publié
décryptage > Société
Hémiplégie techno

Séparatisme islamique : cette autre dimension du défi qu’oublie Emmanuel Macron

il y a 22 min 47 sec
décryptage > Europe
Recomposition politique

Ce vote Sinn Féin irlandais qui devrait réveiller l’Europe

il y a 1 heure 23 min
décryptage > Politique
Milliardaires contre milliardaires

Vers une surprise Michael Bloomberg ?

il y a 2 heures 14 min
décryptage > Société
Entretien

Chantal Delsol : "L’Occident est passé de l’humanisme à l’humanitaire"

il y a 3 heures 18 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

il y a 4 heures 7 min
light > Insolite
L'habit ne fait pas le moine
Elle simule un voyage à Bali depuis Ikea
il y a 17 heures 51 min
pépites > International
La gestion politique du Coronavirus
Un avocat chinois arrêté pour avoir critiqué la gestion de l'épidémie par les autorités
il y a 18 heures 35 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Théâtre : "Le fantôme d'Aziyade" de Pierre Loti : Quête initiatique, nostalgique et fascinante sur les rives de l'amour et du Bosphore

il y a 21 heures 2 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 17 février en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 22 heures 38 min
décryptage > Société
Engagez-vous qu'ils disaient

Piot Pavlenski : artiste, voyou, les deux ?

il y a 1 jour 30 min
pépite vidéo > Environnement
Une page se tourne
Le premier réacteur de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire française, sera arrêté samedi
il y a 31 min 54 sec
décryptage > Sport
Haaland fait chuter Paris

Dortmund/PSG: 2/1 Paris passe au travers

il y a 1 heure 44 min
décryptage > Politique
La révolution sera cruelle ou ne sera pas

Elles lynchent Macron en chantant (mal) et en dansant (très mal)…

il y a 2 heures 47 min
décryptage > Santé
Usine du monde

Pénurie en vue : le coronavirus menace la production mondiale d’antibiotiques

il y a 3 heures 40 min
décryptage > France
Nouvelle réforme

Vraie-fausse suppression de l’ENA : le coup d’épée dans l’eau

il y a 4 heures 24 min
pépites > International
Le Camp des saints
La population grecque redoute l'invasion migratoire
il y a 18 heures 13 min
pépites > Politique
Nouveau rebondissement
La compagne de Piotr Pavlenski mise en examen
il y a 18 heures 53 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

Livre : "Tu seras un homme, mon fils" de Pierre Assouline : Un portrait inattendu, saisissant et remarquable de Rudyard Kipling

il y a 21 heures 31 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

Les mésaventures d’Erdogan en Syrie

il y a 23 heures 58 min
décryptage > Politique
A l'école du politique

Quatre leçons de l’affaire Griveaux : du narcissisme à la sécurité nationale en passant par la politique

il y a 1 jour 47 min
© AFP
© AFP
EI

Pourquoi la mort de Baghdadi n'entraînera pas la fin de Daech

Publié le 02 novembre 2019
La mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef du groupe Etat islamique, avait été annoncée par Donald Trump, le 27 octobre, après une opération militaire américaine. La mort d'Abou Bakr al-Baghdadi a été confirmée par l'organisation terroriste ce jeudi 31 octobre.
Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ardavan Amir-Aslani
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef du groupe Etat islamique, avait été annoncée par Donald Trump, le 27 octobre, après une opération militaire américaine. La mort d'Abou Bakr al-Baghdadi a été confirmée par l'organisation terroriste ce jeudi 31 octobre.

L'annonce de la mort d'Abou Bakr Al-Bagdhadi, « calife » autoproclamé de l'Etat islamique, survenue samedi 26 octobre, a été une nouvelle occasion pour Donald Trump de vanter les mérites des forces armées américaines et de sa politique étrangère... bien que ce raid ait été mené en coopération avec les Kurdes, lâchement abandonnés par leur allié face à la Turquie. La vantardise du président américain lui fait naturellement oublier la prudence minimum qui devrait accompagner ce genre de nouvelles. 

Il est vrai que l'annonce de ce décès ponctue une série de revers subis par Daech depuis deux ans. En effet, depuis la mi-2016, les djihadistes ont perdu toutes leurs implantations territoriales, et même leur force de frappe à l'étranger semble être mise en sommeil. Si en France, 238 personnes ont été victimes d'attentats entre janvier 2015 et juillet 2016, le chiffre est fort heureusement tombé à 13 entre août 2016 et décembre 2018. Depuis cette période, la France n'a plus connu d'attentat d'envergure, et dans les autres pays de l'Union européenne, seules deux attaques ont fait plus de dix morts (Manchester en mai 2017 et Barcelone en août de la même année).

Loin de s'arrêter au raid du 26 octobre, les forces américaines ont accentué leur pression sur les membres de l'organisation terroriste les jours suivants, tué de toute évidence le successeur présumé de Bagdhadi, Abou Hassan Al-Mouhajir, dans le nord-ouest syrien, et saisit plusieurs prisonniers soupçonnés d'être affiliés à Daech. Pour l'heure, et malgré un président désireux de retirer toutes ses forces du Moyen-Orient, le Pentagone semble réussir son opération tactique contre une résurgence de l'organisation terroriste. 

Mais si la mort de l'homme le plus recherché du monde porte effectivement un coup très dur à l'organisation terroriste, celle-ci est loin d'être réduite à néant. L'évènement n'a d'ailleurs pas suscité tant de cris de victoire au Moyen-Orient, et a même été accueilli avec une relative froideur. Les officiels iraniens ont ainsi largement minimisé la portée symbolique du raid américain, en rappelant que Daech avait déjà reculé depuis longtemps en Syrie et en Irak grâce à l'intervention des forces régionales, l'Iran et ses alliés en tête. Les plus cyniques, comme le ministre de l'Information Mohammad Javad Azari Jahromi, n'ont même pas hésité à flirter avec la théorie du complot en répondant au tweet bravache de Donald Trump « Quelque chose d'important vient de se produire ! » par un commentaire lapidaire et révélateur : « La belle affaire ! Vous avez simplement éliminé votre créature ». 

Au-delà de la provocation, la seule question qui prévaut désormais est bien celle de l'avenir du mouvement terroriste. A ce titre, la réaction iranienne souligne une réalité politique tangible : la mort d'Al-Bagdhadi ne signera pas la fin du terrorisme ni du sectarisme. Le net affaiblissement que l'on observe actuellement au sein de Daech ne fait sans doute que précéder une phase d'adaptation et de reconfiguration, qui sera peut-être ralentie par d'éventuelles querelles de succession et des rivalités, mais qui n'efface en rien sa dangerosité. En outre, l'EI bénéficie toujours d'une large réserve financière – entre 50 et 300 millions de dollars selon l'ONU – qui lui permet de nourrir des cellules dormantes et de mobiliser des combattants en Syrie, en Irak et dans le monde entier. Autant d'éléments qui en font une menace constante et avide de s'étendre à d'autres zones tendues comme l'Afrique de l'Est ou l'Asie du Sud-Est. Tel l'hydre de Lerne, dont les têtes repoussent perpétuellement une fois coupées, le terrorisme islamiste a toujours su s'adapter à la perte de ses chefs. Pas plus que la mort d'Oussama Ben Laden n'a entraîné la fin d'Al-Qaïda, la mort de Bagdhadi n'entraînera celle de Daech. Poussés par la nécessité de s'adapter pour survivre, les deux mouvements ne cesseront pas d'exister, tant que les causes qui les ont engendrés ne seront pas réglées. Celles-ci se nourrissent depuis plusieurs décennies d'un puissant ressentiment au sein du monde arabe. 

Daech comme Al-Qaïda ont été fondés sur le même terreau idéologique, qui en font des symboles difficiles à atteindre et à anéantir. Près de vingt ans après le 11 septembre 2001, et quarante ans après les débuts du djihad en Afghanistan, les ressorts qui les ont motivés hier sont restés les mêmes aujourd'hui : une pensée mortifère mais cohérente, qui redonne du sens à des individus en rupture ou marginalisés socialement, à la recherche d'une raison d'exister et inquiets face au progrès et à la mondialisation, des Etats et institutions corrompus qui ne répondent pas aux besoins de leur population et encore moins aux demandes de la jeunesse, des zones de conflit sans fin, une insécurité et une frustration renforcées par l'interventionnisme occidental. La différence majeure peut-être, et non négligeable, avec les djihadistes d'hier, réside évidemment dans le perfectionnement des nouvelles technologies de communication et leur facilité d'accès, qui permettent désormais une mobilisation transnationale sans précédent. 

L'actualité offre à ce titre une véritable photographie du dilemme qui secoue le monde musulman actuellement. Au Liban et en Irak, les manifestations appelant à des régimes plus laïcs et démocratiques séduisent les plus ouverts, tandis que les plus conservateurs, qu'ils résident au Yémen, en Afrique ou en Asie du Sud-Est, restent fidèles à Daech précisément en raison de sa radicalité et de sa brutalité, avec laquelle même Al-Qaïda ne parvient plus à rivaliser. Loin d'être décapité, l'EI saura sans doute profiter du chaos régional et surtout des dissensions entre ses ennemis pour se reconstruire et se développer sous une autre forme. 

Entre manifestations pacifiques et tentation de l'islam radical, le Moyen-Orient se trouve toujours à la recherche d'un nouveau modèle politique. Si l'intervention militaire reste indispensable à court terme pour lutter contre les mouvements terroristes, seules des actions politiques concrètes visant à stabiliser la région et assurer l'indépendance de ses Etats permettront de réduire efficacement l'attraction que Daech et ses avatars peuvent encore exercer. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Les mésaventures d’Erdogan en Syrie

02.

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

03.

Pourquoi Renault n’a pas fini d’être jaloux de Tesla

04.

Quatre leçons de l’affaire Griveaux : du narcissisme à la sécurité nationale en passant par la politique

05.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

06.

Elles lynchent Macron en chantant (mal) et en dansant (très mal)…

07.

Les Imams d'Europe se mobilisent contre la radicalisation… sans grandes perspectives de succès

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Le glyphosate : un coupable (trop) idéal

03.

Dissolution de l’ordre public : le vrai procès du siècle que les Français devraient intenter à l’Etat

04.

Pourquoi le GriveauxGate n’est pas qu’une question de sexe

05.

Mais d’où vient ce mystérieux signal radio émis des profondeurs de l’espace à destination de la Terre ?

06.

Politique arabe : pourquoi la France n’est plus écoutée au Moyen-Orient depuis la fin de la guerre d'Algérie

01.

Les ébats sexuels de Griveaux ? Mais on s'en branle !

02.

Benjamin Griveaux retire sa candidature à la mairie de Paris après la diffusion de messages et de vidéos à caractère sexuel

03.

Bernard-Henri Lévy : “Les élites n’oublient pas les Français qui souffrent mais les Français, eux, oublient souvent ceux qui souffrent ailleurs dans le monde”

04.

Chantage à la vie privée : le vertige orwellien du monde contemporain

05.

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

06.

Agnès Buzyn sera la tête de liste LREM à Paris

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires