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Résilience

Orages meurtriers dans l’Hérault : comment l’urbanisme pourrait (pourtant) sauver des vies

Publié le 25 octobre 2019
Le ministère de l'Intérieur a indiqué jeudi matin que trois personnes sont décédées à la suite des intempéries dans le sud de la France. Des trombes d'eau se sont abattues sur plusieurs départements du sud de la France depuis la nuit de mardi à mercredi.
Isabelle Thomas
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Isabelle Thomas est professeur d'urbanisme à l'Université de Montréal, spécialiste des zones exposées aux risques naturels, présente à la Nouvelle Orléans lors du passage de l'ouragan Katrina.
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Le ministère de l'Intérieur a indiqué jeudi matin que trois personnes sont décédées à la suite des intempéries dans le sud de la France. Des trombes d'eau se sont abattues sur plusieurs départements du sud de la France depuis la nuit de mardi à mercredi.

Presque un an après les inondations de l’Aude qui avait très sévèrement touché territoires et collectivités, l’Hérault et d’autres départements doivent maintenant faire face à des dégâts importants dus aux intempéries des derniers jours. Si le maire de Béziers souligne le fait qu’il n’y a eu aucun blessé dans sa ville, il qualifie, le 23 octobre à Radio-France la situation comme étant «apocalytique».  L’heure est au bilan, aux retours d’expériences, et à des réflexions de fond pour assurer une reconstruction résiliente. Cet événement marque ainsi par son ampleur puisque au moins 8 départements ont été touchés, le centre de Marseille inondé et d’autres pays européens affectés comme l’Espagne et l’Italie. 
La résilience en aménagement du territoire est un objectif et un mode d’action. C’est la «capacité interne dont est doté un système pour agir dans un environnement turbulent et incertain » (Thomas et Da Cunha 2017, "La ville résiliente, comment la construire?", PUM). Elle vise à transformer les villes et les communautés afin de réduire les vulnérabilités des systèmes socio-écologiques tout en mettant en place des mesures d’adaptation cohérente avec les enjeux locaux. 

Les enjeux majeurs concernent tant la connaissance des aléas, qui peuvent être modifiés en relation avec les effets des changements climatiques. Les spécialistes parlent de pluies plus longues, de temporalité différente. Les vulnérabilités sociales et territoriales constituent également des enjeux à considérer, accentuées par l’augmentation de l’urbanisation dans les zones à risque. Alors que faire? Comment assurer prévention, protection de collectivités touchées par des événements qui les affectent gravement et sur le long terme? Comment changer l’histoire qui se répète année après année? 

En France, des progrès importants sont à souligner, par exemple en termes de méthodes pour établir les retours d’expériences. Ainsi, le CEREMA d’Aix en Provence travaille en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique et l’université de Montréal sur les apprentissages à tirer après les inondations. Les méthodes développées pour ces REX (retours d’expérience) permettent de porter des diagnostics réfléchis sur les causes et conséquences des événements et ainsi de pourvoir poser des gestes en termes de prévention (COPARI.info). De même, ces analyses aident à comprendre les conséquences et enjeux de décisions prises après les catastrophes. L’exemple de Deux-Montagnes et Gatineau au Québec suite aux inondations de 2017 est instructif.Les deux municipalités ont bénéficié de dérogations collectives au décret qui bloquait la construction en zone inondable de forte récurrence (0-20ans). Les analyses montrent que malgré la possibilité de reconstruire dans ces zones à risques, beaucoup de citoyens ont décidé d’accepter le dédommagement du ministère et d’aller s’installer dans des territoires où ils ne seraient pas inondés à nouveau. D’ailleurs on peut imaginer leur soulagement quand les inondations de 2019 ont touché les mêmes quartiers dans le cas de la ville de Gatineau.

De plus, on note l’importance d’homogénéiser les pratiques et méthodes sur l’ensemble des territoires, que ce soit concernant l’élaboration des cartes d’aléa, de vulnérabilité ou les règlements. 

Au-delà de l’amélioration de la connaissance des risques et des événements, on ne peut que mettre en valeur les initiatives d’acteurs locaux courageux, qui ont commencé à mener des démarches audacieuses. Citons la détermination du maire de Villegailhenc, une des communes sinistrées en 2018 dans l’Aude, qui a demandé une étude afin de réfléchir à l’aménagement paysager des secteurs détruits et de concevoir avec une équipe pluridisciplinaire un nouvel aménagement sur son territoire qui permette une reconstruction viable et résiliente pour ses habitants. Saluons également au Québec, l’initiative du maire de Beauceville qui a l’intention d’opter pour un repli des zones les plus dangereuses tout en proposant une nouvelle planification pour sa collectivité en fonction des besoins locaux. Notons les résultats du directeur général de la Communauté Métropolitaine de Montréal qui pilote non seulement un projet de cartographie innovante des zones inondables mais encourage aussi à repenser l’urbanisation en zone inondable jusqu’à revoir le cadre réglementaire.   

Si l’urgence repose en premier sur la connaissance des risques et des conséquences directes et indirectes qu’ils peuvent engendrer, il est temps de revoir nos manières de construire et reconstruire nos villes. Donner la capacité et les moyens financiers aux gouvernements de proximité de prendre des décisions visant un aménagement intégré viable de leur territoire est essentiel. Le ministère de la Sécurité publique au Québec offre des encadrements très utiles pour les municipalités en les accompagnant dans leurs démarches grâce au Cadre de prévention de sinistres.  Ces projets permettent aux villes de mieux connaitre leur territoire tout en conscientisant leur population vis-à-vis des enjeux, en mobilisant leurs citoyens et en mettant en action des démarches d’aménagement du territoire résilient. Si ces initiatives sont exemplaires, elles nécessitent des financements importants via des programmes qui doivent perdurer dans le temps. 
Il s’agit donc aujourd’hui, face aux événements qui viennent de se passer dans le sud de la France d’agir avec une grande prudence, de repenser différemment l’aménagement du territoire et d’encourager les collectivités à opter pour un réaménagement résilient qui pourra sauver vies et traumatismes.

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lasenorita
- 25/10/2019 - 18:29
Le Gard a été épargné.
mais je me souviens des inondations d'octobre 1988 où j'ai vu un fleuve de boue dévaler,dans la rue,devant mon domicile, des voitures flottaient sur ce fleuve; il n'y a pas eu beaucoup de victimes parce que ces inondations se sont produites à 8 heures du matin, au moment où les Nîmois s'apprêtaient à se rendre à leur travail. On a accusé ''l'urbanisme'' d'être responsable de ces inondations parce que l'eau dévalait des rues qui avaient été goudronnées, et... ces rues étaient, autrefois des chemins de terre.. Sur les hauteurs de Nîmes, des Nîmois avaient transformé des mazets (dans la garrigue)en résidences principales, etc.. Mais on CONTINUE de construire dans des ''zones inondables'', ainsi, à Nîmes, un lotissement a été construit sur un terrain que les ''Anciens'' appellent ''La Mare aux canards''!..
NIKKO
- 25/10/2019 - 12:12
Ailleurs ..
Pourquoi, ailleurs, ils ont fait ci, ils ont fait ça ..
A ce demander s'il pleut depuis plus longtemps chez eux que chez nous !! Vu autrement, l'eau suit toujours le même chemin ..
Anouman
- 25/10/2019 - 11:55
Aménagement
L'auteur conclut qu'il faut repenser l'aménagement du territoire. Mais encore faudrait-il le penser avant de le repenser.