En direct
Best of
Best of du 23 au 29 mai
En direct
ça vient d'être publié
pépites > International
Vers une nouvelle guerre froide ?
Donald Trump annonce que les Etats-Unis mettent fin à leur relation avec l'Organisation mondiale de la santé
il y a 2 heures 52 min
pépite vidéo > Insolite
Visage humain
Covid-19 : une entreprise indienne propose des masques avec la photo du visage des clients
il y a 4 heures 9 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Moura, la mémoire incendiée" d'Alexandra Lapierre : épique, palpitant, et romanesque en diable

il y a 6 heures 44 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les couleurs éclatent et quand les sportives rayonnent : c’est l’actualité des montres en mode prairial
il y a 7 heures 50 min
pépites > Justice
Secret des sources
Affaire Geneviève Legay : suspension à Nice d'un policier soupçonné d'avoir renseigné Mediapart
il y a 9 heures 1 min
pépites > Economie
Inquiétudes pour l'emploi
Renault a l’intention de supprimer 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France
il y a 9 heures 52 min
décryptage > International
Mirage ?

Face à la crise économique violente et les critiques, Riyad accélère son projet de ville pharaonique "NEOM"

il y a 12 heures 1 min
décryptage > France
Atout pendant le confinement

Risques du télétravail : les techniques des négociateurs antiterroristes au secours des chefs d’entreprise sur la sellette

il y a 12 heures 34 min
décryptage > Santé
Méthode efficace

Radioscopie des armes rhétoriques des discours anti-establishment à la Raoult

il y a 13 heures 20 min
décryptage > Science
Crew Dragon

Premier vol de SpaceX: le lancement qui risque de révolutionner le voyage spatial

il y a 13 heures 48 min
pépite vidéo > Media
Scène surréaliste
Emeutes à Minneapolis : des journalistes de CNN ont été arrêtés en plein direct
il y a 3 heures 28 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le vieil homme qui vendait du thé. Excentricité et retrait du monde dans le Japon du XVIIIe siècle" de François Lachaud : le confinement volontaire d’un sage japonais, plein de surprises et de poésie

il y a 6 heures 25 min
pépites > Politique
Lyon
Elections municipales : LREM retire son investiture à Gérard Collomb
il y a 7 heures 18 min
Embellie pour le commerce
Les Galeries Lafayette à Paris vont pouvoir rouvrir dès ce samedi 30 mai
il y a 8 heures 18 min
pépites > International
Tensions maximales
Mort de George Floyd : nouvelle nuit d’émeutes à Minneapolis, un commissariat a été incendié
il y a 9 heures 29 min
pépite vidéo > Consommation
Grands magasins
Les images de la réouverture du Printemps Haussmann à Paris
il y a 10 heures 51 min
décryptage > Politique
État gadget

Inciter à faire du vélo plutôt que d’empêcher qu’on les vole : SOS fonctions régaliennes disparues

il y a 12 heures 17 min
décryptage > Media
Internet Protocol Television

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

il y a 13 heures 13 sec
décryptage > France
Roman national ?

Réouverture du Puy du Fou : oui mais que pensaient les Chouans des Noirs et des Arabes ?

il y a 13 heures 36 min
décryptage > France
Table des négociations

Démocratie sociale: monde d’après ou pas, le gouvernement conserve les mêmes travers

il y a 14 heures 13 min
© BERTRAND GUAY / AFP
© BERTRAND GUAY / AFP
Effet diffus

Massacre à la Préfecture de police : quand le déni de réalité alimente l’islamisation des esprits

Publié le 06 octobre 2019
Si les Français veulent se protéger du terrorisme islamiste, la tuerie de la Préfecture de police de Paris devrait déboucher sur une transformation complète des mentalités. La question posée par l’islamisme n’est pas seulement politique, elle est d’abord et avant tout culturelle.
Nathalie Krikorian-Duronsoy est philosophe, analyste du discours politique et des idéologies. 
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nathalie Krikorian-Duronsoy
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nathalie Krikorian-Duronsoy est philosophe, analyste du discours politique et des idéologies. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Si les Français veulent se protéger du terrorisme islamiste, la tuerie de la Préfecture de police de Paris devrait déboucher sur une transformation complète des mentalités. La question posée par l’islamisme n’est pas seulement politique, elle est d’abord et avant tout culturelle.

Il faut en finir avec le déni de réalité qui consiste à refuser de considérer, dans l’origine des actes terroristes, ce que j’appelle, l’islamisation des esprits.

Tant que l’Etat et les politiques refuseront de s’attaquer au processus de la radicalisation, enclenché par l’islamisation des esprits, notre société continuera à fabriquer des terroristes.

L’islamisme est une idéologie totalitaire parce qu’elle confond le politique et le théologique et peut, de ce fait, conduire au massacre de ceux qui n’y adhèrent pas. L’islamisation est le phénomène qui rend possible l’adhésion à cette idéologie .Elle se manifeste par une radicalisation de la pratique religieuse.

Deux solutions s’offrent à la France, et à tous ceux qui partagent les valeurs de l’Occident, pour en finir avec le terrorisme : adhérer en masse à l’islamisme, selon le scénario de la soumission décrit par le romancier Michel Houellebecq, ou le combattre.

Encore faut-il que nous souhaitions conserver nos moeurs dans un ensemble commun, appelé la France ou l’Europe, et dans une vie commune qui ne se résignerait pas à devenir un univers multiculturel. Tel quue le désigne « le vivre-ensemble », qui sous entend, chacun selon les règles de sa communauté.

Pour combattre efficacement l’islamisme, il faudra s’attaquer aux deux facteurs principaux de sa diffusion dans les esprits.

1) Il s’agira dans un premier temps d’en finihj avec l’idéologie dominante, qui interdit, à gauche comme à droite, d’établir un lien entre la religion islamique et l’islamisme.

Analyser le lien objectif entre islam et islamisme ne veut pas signifier que tous les individus de culture ou de religion musulmane adhèrent à, ou verseront un jour dans, l’idéologie islamiste. Dire que l’islamisme provient d’une radicalisation de la religion musulmane, à laquelle adhèrent de plus en plus de musulmans, et qu'il constitue, dés lors, un danger pour la religion musulmane elle-même, et les pays musulmans (on l’a vu avec Daech en Syrie et en Libye), c’est parler d’une réalité, c’est dire la vérité. C’est le contraire du déni, qui est déraisonnable.

C’est le déni qui est cause du fait que l’on compte deux jours entre le massacre de la Préfecture de Police de Paris, qui débute à 12h53, le jeudi 3 octobre (et dure sept minutes) jusqu'au vendredi soir, pour qu’enfin, le parquet anti-terroriste prenne en charge l’enquête et re-qualifie le drame en attentat terroriste.

Mickaël Harpon, 45 ans, agent de la Préfecture de police depuis 2003, a attaqué 6 personnes, en a tué 4 à lui tout seul, avant d’être abattu. Il avait accès à des informations ultrasensibles, dont celles de la lutte contre l'islam radical. Il était habilité au secret-défense du pays, et pourtant il avait été repéré comme converti à un islam radical en 2015.

Une telle défaillance, au sein même de notre système de sécurité et de protection anti-terroriste, révèle un dysfonctionnement, non seulement de nature politique, mais plus profondément, d’origine culturelle.

D’ailleurs le déroulé de l’attaque aurait dû dès les premières minutes alerter et orienter la prudence en direction de la suspicion, par les autorités, d’un attentat islamiste : le mode opératoire, avec le choix de l’arme, un couteau en céramique de 33cm, la connaissance de la conversion à l’islam et, détail macabre, l’égorgement d’au moins une des victimes. Enfin, le signalement de la radicalisation de Mickaël Harpon, repérée à l’époque des attentats de Charlie Hebdo, qu’il avait ouvertement soutenus.

Au contraire, durant 48heures, la prudence, la précaution, ont été orientés dans un sens inverse à la réalité. On a pu entendre ad nauseam des phrases du type : « la conversion n’implique pas la radicalisation » ce qui n’est pas faux en soit, mais qui, ajouté à la concordance des faits, dans le mode opératoire de la tuerie, aurait dû interroger dans l’autre sens, et obliger la majorité des commentateurs à ne pas tomber dans le courage fuyons.

L’idéologie dominante, issue de la propagande anti-raciste des années 80, transformée aujourd’hui en crainte d’être taxé d’ « islamophobe », ou de passer pour un « raciste anti-musulman », a fait de la dénonciation de la radicalisation un tabou. Et si la radicalisation n’est pas un délit, sommes-nous contraints de nous soumettre à sa loi ?

Les plus hauts personnages de l’Etat, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, ont eux-mêmes donné l’exemple, en minimisant sciemment la réalité.

Le ministre affirmait, dès les premières heures de l'attentat, que l’auteur du massacre n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale » ni « le moindre signe d'alerte ». La porte parole de son côté renchérissait: « Ce n'est pas parce qu'on est musulman qu'on est terroriste (…) Nous n’avons pas d’indication sur une radicalisation éventuelle de l’auteur de ces assassinats ».

La majorité des politiques sont pris dans un déni idéologique de la réalité, qui n’oppose aucun frein à la progression de l’islamisation des esprits. Ceux qui se sont succédés au pouvoir depuis le 11 septembre 2001 n’y font pas exception.

2) Il est par conséquent urgent de déconstruire les raisons culturelles de ce déni.

Marcel Gauchet, l’a montré dans La démocratie contre elle-même (Gallimard, 2002) : « Une démocratie qui n’entend plus la disposition globale de soi (…) qui n’est plus qu’attentive à la coexistence de ses parties (…) est une démocratie qui ne comprend plus non plus les bases sur lesquelles elle repose (…) Elle devient aveugle à ses conditions pratiques d’existence et susceptible, dès lors, de se retourner contre elle-même ». La démocratie fabrique sa propre destruction.

Nous en sommes arrivés là. Voilà l’explication à la crise de nos valeurs existentielles que sont la liberté et l’égalité.

C’est en effet au nom de la liberté que l’islamisme condamne nos moeurs démocratiques comme l’égalité entre hommes et femmes. Nous sommes passés du respect de la différence culturelle à l’auto-destruction de notre propre culture.

Aujourd’hui, des moeurs contraires à nos valeurs de liberté de conscience, de pensée et d’expression, sont admises et respectées au nom de la liberté individuelle.

5 janvier 2019 : « Vous êtes encore là ? » interrogeait en une le magazine Charlie Hebdo, quatre ans après la monstrueuse tuerie que le terroriste de la Préfecture de police approuvait déjà, à l’époque.

Lors d’un entretien accordé à atlantico.fr, le 6 janvier dernier, je m’étonnais « que la banalisation de la multiplication des foulards islamiques (…) ne soulève pas plus d’interrogations sur la montée de l’intégrisme islamique ».

Aujourd’hui je me pose cette question : comment notre démocratie en est-elle venue à accepter que, selon un rapport parlementaire sur la radicalisation au sein des services publiques, sur 150.000 policiers, une trentaine soient effectivement suivis pour radicalisation et par conséquent susceptibles de massacrer un jour leurs collègues?

L’attentat de jeudi, au sein même de la Préfecture de Police, apporte une preuve accablante de notre désarmement intellectuel et moral. Si nous voulons trouver les moyens de lutter contre la monstruosité de l’islamisme, et l’une de ses conséquences les plus horribles, le terrorisme, il y a un préalable obligatoire : comprendre et accepter la réalité de l’islamisation des esprits. Il y va de la survie de nos valeurs, qui sont la condition sine qua non de notre mode de vie, démocratique, libéral et si possible républicain.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (13)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
evgueniesokolof
- 07/10/2019 - 08:18
Qu'est ce qu'il en pense...
cette ordure de Joffrin Mouchard ou encore Adie Plenel ? ( je rappelle qu'Adie est la contraction des prénoms de ses deux parents Charlie Ch. et Adolf H)
Ils vont défiler en dégueulant: "Je suis Charlie" !
Houellebecq a affirmé que l'Islam était une religion de cons et il était malheureusement au dessous de la réalité mais on peut toujours écrire "Mort aux cons" ce qui constitue un...vaste programme! n'est ce pas Bendidoudidons?
evinrude
- 06/10/2019 - 23:10
Un auteur essentiel sur ces questions: Daniel SIBONY
Daniel SIBONY a analysé et éclairé de nombreux aspects impliqués dans la dynamique religieuse, en particulier islamique, les ressorts psychiques en lien avec la transmission symbolique que génère le texte coranique, la dynamique occident-islam et les mécanismes par lesquels les Occidentaux plient face à l'islamisation, ainsi qu'un éclairage sur la dynamique du martyr. Voici les titres:
Un certain "Vivre ensemble"; Islam, phobie, culpabilité; Un amour radical; Le grand malentendu; Coran et Bible en questions et réponses.
Cet auteur connaît le coran en arabe et en connaît bien les arguments et procédés logiques, il répond donc aussi aux islamologues arabes. Il répond à la question de savoir "ce qu'il y a et ce qu'il n'y a pas dans le Coran" et "y apporte un nouveau regard".




evinrude
- 06/10/2019 - 23:10
Un auteur essentiel sur ces questions: Daniel SIBONY
Daniel SIBONY a analysé et éclairé de nombreux aspects impliqués dans la dynamique religieuse, en particulier islamique, les ressorts psychiques en lien avec la transmission symbolique que génère le texte coranique, la dynamique occident-islam et les mécanismes par lesquels les Occidentaux plient face à l'islamisation, ainsi qu'un éclairage sur la dynamique du martyr. Voici les titres:
Un certain "Vivre ensemble"; Islam, phobie, culpabilité; Un amour radical; Le grand malentendu; Coran et Bible en questions et réponses.
Cet auteur connaît le coran en arabe et en connaît bien les arguments et procédés logiques, il répond donc aussi aux islamologues arabes. Il répond à la question de savoir "ce qu'il y a et ce qu'il n'y a pas dans le Coran" et "y apporte un nouveau regard".