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Alerte Tocqueville : ces libertés économiques et politiques auxquelles ne cesse de renoncer la société française sans trop y réfléchir

Publié le 19 juin 2019
Alors qu’est examinée la proposition de loi Avia sur la lutte contre le contenus haineux et que le gouvernement envisage de réformer la loi de 1881 sur la liberté de la presse, il devient tentant de paraphraser Churchill sur le déshonneur et la guerre au lendemain de Munich : "vous avez voulu éviter les risques économiques et sociaux au prix de la liberté ? Vous avez perdu les libertés et vous aurez la réalisation des risques".
Pierre Bréchon est professeur émérite de science politique à l’IEP de Grenoble, chercheur au laboratoire PACTE, directeur honoraire de l’IEP de Grenoble, et auteur notamment de Comportements et attitudes politiques aux Presses universitaires Grenoble....
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment  publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009)  et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017).
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Alors qu’est examinée la proposition de loi Avia sur la lutte contre le contenus haineux et que le gouvernement envisage de réformer la loi de 1881 sur la liberté de la presse, il devient tentant de paraphraser Churchill sur le déshonneur et la guerre au lendemain de Munich : "vous avez voulu éviter les risques économiques et sociaux au prix de la liberté ? Vous avez perdu les libertés et vous aurez la réalisation des risques".

Atlantico : Ce mardi, Laetitia Avia de LREM présentera sa loi qui vise à lutter contre les "contenus haineux" sur internet, loi qui suscite un débat entre la nécessité de protéger les relations numériques du racisme et le risque de suspension des libertés que représente une telle législation. Quand on regarde aujourd'hui la société française, diriez-vous que les Français privilégient la liberté ou la sécurité comme valeur ? Comment l'expliquez-vous ?

Pierre Brechon : Les Français veulent à la fois beaucoup de libertés dans leur vie privée mais sont aussi demandeurs de régulation et d'ordre dans l'organisation de l'espace public. On le voit très bien dans l'enquête sur les valeurs des Français. On ne veut pas être contraint dans sa sexualité ou dans l'usage de son corps. Beaucoup sont donc très favorables à ce qu'on appel le "libéralisme des moeurs" : avoir la possibilité de divorcer, d'avorter, de vivre son orientation sexuelle, d'avoir recours à l'euthanasie, voire au suicide. Par contre, les mêmes personnes libérales ne souhaitent pas que l'ordre public soit laxiste. La demande de respect de l'autorité se renforce et la confiance à la police également, contrairement à ce que les zooms médiatiques liés à l'actualité pourraient faire penser. Les Français ne tolèrent pas beaucoup plus la consommation de drogues douces ou les incivilités qu'il y a quarante ans, et ils sont nettement plus critiques à l'égard de la corruption en col blanc (triche à la déclaration d'impôts ou paiement de pots de vin). 

Au fond, pour beaucoup de Français, la première condition pour pouvoir vivre sa liberté et pouvoir s'exprimer sans crainte, c'est qu'il y ait de la sécurité dans l'espace public. De ce fait, la vidéosurveillance est acceptée par environ les deux tiers des Français. Mais tout ce qui est perçu comme une atteinte au caractère personnel des échanges sur internet est mal accepté (par exemple une surveillance des e-mails serait très mal tolérée). 

Concernant la régulation du contenu des sites, qui est un problème public, notamment pour lutter contre le racisme et les discriminations, une majorité de Français semble y être favorable. La grande devise qui résume l'état d'esprit de nos contemporains est donc : Fais ce que veux dans ta vie privée mais respecte l'ordre public.

Les politiques publiques mises en œuvre ces dernières années (en France en particulier) ne privilégient-elles pas systématiquement la protection ou une forme de pseudo-efficacité sur la volonté de défendre une forme de liberté économique ? Si oui, comment expliquer cette forme de crispation économique ?  

Jean-Paul Betbeze : Il n’y a pas de liberté économique sans les moyens de cette liberté. Notre monde économique vit une révolution technologique majeure, à l’instar de celles de la vapeur ou de l’électricité. Elle prolonge et accélère la mondialisation des échanges qui avait soutenu et réparti la croissance, des pays industrialisés aux pays émergents, entre États-Unis et Chine notamment, avec un creusement des écarts de situation au sein de chaque pays. C’est ce couple révolution technologique – mondialisation qui pèse aujourd’hui sur la croissance et l’emploi et amène aussi avec lui toutes les tensions que l’on voit, dans les échanges et les avancées technologiques, autrement dit dans les conditions de leurs protections. Les guerres des tarifs douaniers et des normes, des brevets, des instances juridiques, qui ne cessent de monter, avec celles des taux d’intérêt et de change, pèsent partout sur la croissance mondiale et l’emploi, menaçant l’édifice de nos libertés.
Pour sortir de cette dérive, il faut former les salariés, permettre certes plus de marges et de souplesses aux entreprises, mieux former les jeunes, mais surtout dire ce qui se passe et énoncer les enjeux. C’est donc, en même temps, qu’il faut protéger les droits des personnes et des biens, c’est-à-dire investir plus que jamais dans la protection, au sens militaire du terme, des marchés, contre les attaques classiques et modernes qui se développent. Protéger n’a de sens que si on forme mieux et se renforce plus, dans un monde où les acteurs sont plus conscients des enjeux, mieux équipés et désireux de les défendre. Un monde libre est économiquement instable ; s’il est stabilisé, c’est qu’il n’est pas libre. C’est dans cet « entre deux » qu’il faut agir et avancer.

La mesure est pointée du doigt non pas pour son objectif (qui est de faire appliquer la loi contre les propos racistes notamment) mais pour le risque concret de censure qu'elle implique. Les Français préfèrent-ils donc se voir protéger des attaques d'autrui par l'État aujourd'hui, quitte à ce que l'État les censure eux aussi ?

Christophe Boutin :Ce n'est pas tant l'objectif, effectivement louable en soi, de vouloir faire appliquer un texte de loi qui existe - ce qui devient suffisamment rare pour être signalé - que les risques de voir le pouvoir se lancer ici dans une chasse aux sorcières aussi dangereuse pour les libertés individuelles qu’inefficace pour la préservation de l'ordre public qui peut inquiéter.

En la matière de liberté d’expression dans une démocratie digne de ce nom, et ce quelque soit le support de cette expression, tout a été dit ou presque par les grands auteurs de l'école libérale. Ainsi, pour John Stuart Mill, la démocratie n’existe vraiment qu’à une époque « où l'humanité devient capable de s'améliorer par la libre discussion entre individus égaux » (De la liberté - 1859), ce qui suppose selon lui une totale liberté d’expression, et ce pour quatre raisons : parce que l’on se saurait se croire infaillible ; parce que l’opinion adverse peut être partiellement vraie et contribuer ainsi à nous faire progresser en modifiant la nôtre  - comme plus tard Karl Popper, Stuart Mill considère en effet qu’il y a « une différence extrême entre présumer vraie une opinion qui a survécu à toutes les réfutations et présumer sa vérité afin de ne pas en permettre la réfutation » (id.) ; parce que le débat, même avec quelqu’un qui a entièrement tort, en nous impliquant, nous évite de nous limiter à réciter un préjugé ; enfin parce que sans débat ce préjugé deviendra un dogme « empêchant la naissance de toute conviction authentique et sincère fondée sur la raison ou l'expérience personnelle » (id.).

La France de 2019 a choisi, on le sait, une autre direction, en pénalisant certaines opinions, et c’est dans cette même logique que madame Avia a présenté cette loi contre les « contenus haineux » sur Internet. Le malheur vient ici de ce que l’objet en question est souvent bien délicat à définir. Nul, sinon quelques provocateurs, n’a envie d’encourir inutilement les foudres de la loi, et l’esprit humain, qui recherche ici comme ailleurs les interdits, est ainsi fait qu’il aime à user d’euphémismes et de circonlocutions, bref de déguisements qui permettent de dire ce qui est interdit au nez de censeurs qui n’en peuvent mais. Et comme le note Benjamin Constant, « si le gouvernement veut être actif, au lieu d'être simplement préservateur, il se condamne à un travail sans fin ; il faut qu'il agisse contre des nuances : il se dégrade par tant de mouvements pour des objets presque imperceptibles. Ses efforts, renouvelés sans cesse, paraissent puérils : vacillant dans son système, il est arbitraire dans ses actes. Il devient injuste, parce qu'il est incertain : il est trompé parce qu'il est injuste" (Des réactions politiques et des effets de la Terreur - 1797).

Ceux qui s’estiment outragés, et engagent au nom de telles législations des actions en justice appelant on le sait à de sévères condamnations, en sont donc maintenant réduits à examiner non seulement les diverses déclinaisons des vocables interdits, mais aussi les présupposés des termes les plus banals, les non-dits (ce qui est, reconnaissons-le, étonnant en matière d’expression), la gestuelle, et en viendront nécessairement un jour aux mimiques. Rappelons-nous en effet les vers immortels du poète préféré de Jean-Pierre Raffarin dans ce grand texte qu’est Quoi ma gueule ?: « Oh je sais que tu n’as rien di-it/C’est ton œil que je prends au mo-ot/Parfois un seul regard suffi-it/pour vous planter mieux qu’un couteau-eau ».

Quant à savoir si la loi en question est révélatrice de la volonté des Français, si, effectivement, nos concitoyens souhaitent très certainement, du moins peut-on le souhaiter, voir disparaître les violences racistes ou sexistes, il considèrent aussi qu’en matière de libertés individuelles notre État se montre parfois bien restrictif. Pour rester dans le cadre de la liberté d’expression, c'est le refrain que l'on entend partout, qui déplore que l'on ne « puisse plus rien dire » et se demande si, aujourd'hui, tel discours ou tel sketch, datant pourtant de peu d’années, pourrait encore être tenu ou joué sans risques.

Il est un élément qui effectivement pourrait conduire à un accord des Français, ce serait, comme vous semblez le suggérer, cette passion de l'égalité que dénonçait Alexis de Tocqueville, et qui conduit à préférer l'égalité dans la servitude plutôt que les inégalités dans la liberté. Effectivement, si personne ne peut rien dire sur rien, nous serions tous égaux, et une majorité s’en satisferait peut-être. Mais le problème vient ici de ce que ce n'est nullement le cas : en matière de liberté d'expression comme dans de nombreux autres domaines en effet, le deux poids/deux mesures est devenu la règle, et cette pression inégalitaire ne peut donc conduire qu’à des tensions.

En faisant ainsi, le gouvernement, le gouvernement repousse-t-il pour autant les risques de violences qui découlent des propos haineux, Les solutions antilibérales au nom de l'apaisement de la société ne risquent-elles pas de nourrir une forme de "montée aux extrêmes", pour reprendre le mot de Clausewitz ?

Christophe Boutin : On ne repousse pas les risques de violences réelles, physiques, en interdisant un discours. Ne pouvant être réfuté, celui ci devient un dogme intangible ; les interdictions le grandissent bien inutilement ; elles permettent de faire refleurir les habituelles théories du complot. Un discours « haineux » doit donc être déconstruit, et pas étouffé. Ce qui doit être sanctionné, et sans hésitation ni pitié, c’est l’action violente. Mais interdire une expression revient à bloquer la soupape de sécurité d’une cocote-minute sous laquelle brûle un feu - les résultats sont généralement peu satisfaisants.

Et moins encore quand ces interdictions se pratiquent de manière ouvertement inégalitaire. Or il n'est que d'écouter par exemple certaines chansons dont la poésie reste un peu rude, tant à l'égard des représentantes du beau sexe qu’envers nos institutions, pour constater qu’il est des appels à la violence hurlés avec force gesticulations qui n’émeuvent guère les habituels censeurs. Et quand par aventure c’est le cas, la justice se montre généralement bonne fille avec leurs auteurs, et leur milieu professionnel ne les sanctionne d'aucune manière. Dans d’autres cas pourtant, avec deux phrases coupées de leur contexte et une psychiatrisation de leurs supposés non-dits, on aboutit à des condamnations pénales - ou au minimum sociales -, conduisant à la mort civile de la personne concernée.

L’impression qu’il y aurait, d’un côté, d’inadmissibles propos haineux et, de l’autre, les légitimes cris de souffrance d’écorchés vifs débordants d’amour, ne conduit pas à une approche sereine de la question. Une société peut difficilement vivre sur un pareil décalage, et l’on peut se demander si en 2019 la France a vraiment besoin de cela.

Peut-on dès lors parler d'"escalade défensive", chacun essayant à tout prix de se défendre contre l'autre, peu importe le coût, au sein de la société française ? Et  si oui, est-il possible d'inverser cette tendance selon vous aujourd'hui ?

Christophe Boutin : L'escalade défensive que vous décrivez vient du dérapage de l’idée absolument essentielle qu’est la nécessaire protection des minorités dans un système politique démocratique. Par nature en effet, la majorité peut avoir tendance à porter atteinte à une minorité, à son droit à obtenir un minimum de respect dans les débats politiques et, à l'extrême, à son droit à sa sécurité physique. Mais on est passé de la protection de l’expression de minorités politiques à celles de l’identité d’autres minorités. Or les avantages induits pour celles qui peuvent se présenter en victimes – avantages en termes de protection, d'intégration sociale, de visibilité, de règles spécifiques, de dérogations… - les lancent dans une concurrence effrénée qui fragmente la société. En dehors de ce jeu pervers, une majorité, dont la caractéristique est de ne faire partie d’aucune minorité « victimisable », se voit refuser le droit de se plaindre d’aucun « discours de haine », étant seulement conviée à les subir pour expier son statut d’éternel coupable. Dans ce « vivre ensemble » où des communautés différentes vivent en fait « à part », comme dans la Ferme des animaux d’Orwell, si tous sont égaux, certains sont plus égaux que d’autres…

L'inversion de la tendance semble bien délicate. D'une part, parce que les minorités qui en profitent ont potentiellement trop à perdre en renonçant à une telle rente de situation. D'autre part parce qu'un pouvoir qui connaît cette fameuse « sécession des élites » dont parle Christopher Lasch préférera toujours diviser pour régner.

Les choses pourraient peut-être s’améliorer si les juges apaisaient un peu les choses, en traitant de manière identique les actions engagées par les différents groupes, ou en se refusant à se lancer dans de surréalistes explications, non de textes, mais de supposées arrière-pensées – ce que leur pouvoir prétorien leur permet de faire sans aucun problème au vu du flou des textes qu’ils ont à appliquer (où commence la « haine » ?). Mais ce ne semble pas être l’évolution envisagée. La réconciliation d’un peuple dont Emmanuel Macron déclarait en 2017 que la fraternité était « l’institution invisible » qui l’unissait attendra un peu.

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Escifer
- 19/06/2019 - 17:56
animosités
Cette disposition ne vise pas l'exception, la seule haine dépassant les barrières de l'excès. Elle est constitutive d'une gestion politique générale des animosités. Quand a disparu le liant social essentiel (ce qu'on peut appeler la Nation, et toutes ses incarnations charnelles et partagées), il ne reste que l'état de guerre entre individus pointé par Hobbes ou Rousseau. Loin aujourd'hui de chercher à y remédier par un contrat social, le pouvoir politique fait son miel, trouve sa raison d'être dans la gestion des animosités et l'imposition toute politique et idéologique de choix entre le bien et le mal. Mais le fond de l'affaire, c'est que les haines, compagnes obligées de l'individualisme poussé à l'absurde, sont désormais le matériau de l'action politique. Sauf que le contrôle débouchera un jour sur des explosions incontrôlables.
hoche38
- 19/06/2019 - 16:35
Projet de loi constitutionnelle
Projet de loi constitutionnelle pour protéger les électeurs contre la haine et les féqueniouses:

Article 1. "Toute publication électronique hostile ou contraire aux intérêts de la Macronie devra être dénoncée par nos journalistes indépendants et criminalisée par nos juges également indépendants".
Article 2. "Aucune publication ne pourra être diffusée sans avoir été reconnue vraie, c'est à dire conforme aux intérêts de la Macronie par la Haute Autorité de l'Information, composée de personnalités indépendantes nommées par la République (en marche)."
ajm
- 19/06/2019 - 14:32
Politique et haine.
La confrontation politique est naturellement pleine d'outrance, de détestation et aussi de haine. En dehors de la diffamation et de l'incitation au meurtre et à la violence physique sur des personnes, tout devrait être pouvoir être dit sur internet ou ailleurs. Les ennemis de la " haine" sont d'ailleurs toujours les premiers à l'utiliser à leur profit.