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Publié le 11 juin 2019
Il y a déjà trente ans après, le massacre de la place Tiananmen interloquait chercheurs et politologues. L'idée d'une pareille répression faisait soudainement resurgir les plus sombres années maoïste alors que tout le monde pensait la Chine en chemin vers un processus plus démocratique.
Emmanuel Dubois de Prisque est chercheur associé à l'Institut Thomas More et co-rédacteur en chef de la revue Monde chinois nouvelle Asie. 
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Emmanuel Dubois de Prisque
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Il y a déjà trente ans après, le massacre de la place Tiananmen interloquait chercheurs et politologues. L'idée d'une pareille répression faisait soudainement resurgir les plus sombres années maoïste alors que tout le monde pensait la Chine en chemin vers un processus plus démocratique.

Atlantico : Il y a déjà trente ans après, le massacre de la place Tiananmen interloquait chercheurs et politologues. L'idée d'une pareille répression faisait soudainement resurgir les plus sombres années maoïste alors que tout le monde pensait la Chine en chemin vers un processus plus démocratique. De la même manière, les experts s'accordaient pour prévoir l'émergence de nouvelles formes démocratiques à mesure que le pays s'enrichirait, à l'image des "Tigres asiatiques (Japon, Corée du Sud, Taiwan). Avez-vous d'autres exemples en tête où la Chine a défié les prédictions des chercheurs et politologues durant ces trente dernières années ? 

Emmanuel Dubois de Prisque : Je ne sais pas si les événements de Tiananmen ont vraiment surpris les observateurs. La République populaire de Chine ne s'était pas caractérisée, depuis son avènement en 1949, par sa retenue dans l'usage de la violence. Plus généralement, les répressions sanglantes de soulèvements ou de manifestations populaires sont fréquentes à l'époque moderne. Les régimes républicains ne font pas exception, en Asie ou ailleurs. Alors que Louis XVI s'était toujours refusé à faire tirer dans la foule de ses sujets, la République en 1848 ou au moment de la Commune de Paris n'aura pas cette délicatesse. En Asie même, la répression du soulèvement de Gwanju en mai 1980, par l'armée de la République de Corée (du Sud) fera des centaines, peut-être des milliers de morts, un bilan comparable au massacre commis par l'armée chinoise à Pékin, le 4 juin 1989. 
Non, la vraie différence, c'est ce que ces régimes feront de cette violence : aujourd'hui en France ou en Corée du Sud, il est possible de parler de ces événements. L'usage de la violence par le régime pour réprimer sa propre population  n'est pas impossible, mais il est contesté, il prend la forme d'un aveu d'échec, d'une impuissance du pouvoir à faire face correctement à une situation de crise. En Chine, le massacre du 4 juin 1989  a longtemps été passé sous silence. Il l'est encore largement aujourd'hui, même si le pouvoir, de plus en plus convaincu d'être installé dans le sens de l'Histoire, estime que cette violence fut non seulement nécessaire mais fondatrice. Le ministre chinois de la Défense a récemment affirmé qu'il s'agissait d'une bonne décision. Les médias officiels ont comparé l'usage de la violence sur la place Tiananmen à une "vaccination" : un peu de violence immunisera contre la violence et tandis que les pays communistes en Europe ont été incapables d'user virilement de la force, seule capable de restaurer l'ordre et de permettre à la société de reprendre sa marche vers le progrès, les dirigeants chinois n'ont pas fait preuve de cette coupable mollesse. Voilà ce que pense au fond le régime et  voilà où le régime chinois nous surprend : en assumant de plus en plus l'usage de la violence contre son propre peuple, au nom de la stabilité et l'harmonie. Dans l'esprit des dirigeants chinois, la violence d'Etat est bénéfique, elle porte des fruits. La violence politique en Chine reste fondatrice, ce qu'elle n'est plus en Occident. 
Un exemple de ce qui a pris les sinologues de court? Le "système de crédit social" par lequel le pouvoir prévoir dès 2020 d'évaluer, voire de noter, l'ensemble des citoyens chinois, projet que personne n'avait anticipé. Alors que ce projet date d'avant l'an 2000, le premier article en français sur le sujet est paru en avril 2015 sur le site Causeur.fr qui n'est pas exactement, il me semble, ce qu'on peut appeler un haut lieu de la sinologie française...

Comment expliquer cette capacité à surprendre ?

Le Parti communiste chinois nous surprend parce que l'Occident mésestime systématiquement la dimension culturelle et idiosyncratique de la politique en Chine (et ailleurs). Libéraux, socialistes et communistes ne laissent aucune place dans leurs idéologies respectives à la culture. L'économisme transforme l'homme chinois, européen ou autre en Homo Œconomicus, espèce parfaitement interchangeable d'un bout à l'autre de la Terre. 
En outre, le Parti surprend par sa détermination qui ouvre le champ des possibles. Tout ce que qui est susceptible de fonctionner est susceptible d'être expérimenté. Mais ce "pragmatisme" ne doit pas nous laisser penser que le Parti se contentera de gérer l'économie chinoise en bon père de famille. Alors que nous imaginons que l'ère des grands desseins historiques s'est refermée avec la fin de la Seconde Guerre mondiale puis avec la chute du Mur de Berlin, en Chine à l'inverse  le Parti communiste se pense depuis 1949 mandaté par l'Histoire (avec sa grande hache, comme disait Georges Perec) pour, par ordre de priorité décroissante 1) exercer sempiternellement le pouvoir et 2) pour faire de la Chine la puissance dominante du XXIe siècle. Tous les moyens sont bons pour réaliser ces deux priorités. 

Est-ce que cette capacité n'est pas due à l'ambivalence même du pays dont la nature et la persistance est unique, à savoir un Etat se déclarant idéologiquement attaché aux valeurs du Communisme tout en étant ouvert au capitalisme de grand marché ?

Ce n'est pas ainsi que je décrirais l'ambivalence de la Chine. La Chine est ambivalente parce qu'elle est à la fois une nation parmi les autres, et selon son idiosyncrasie impériale, une civilisation, et même LA seule et unique civilisation. S'il faut prendre au sérieux le grand projet séculaire du Parti, celui de restaurer la Chine dans sa puissance passée, alors il faut imaginer qu'avec le retour de la Chine  au premier plan, ce n'est pas un nouveau "leader" qui se profile à l'horizon, mais une civilisation qui s'imagine d'une autre essence que le reste du monde qui devra attendre d'elle d'être éclairée et civilisée. C'est le paradoxe de la Chine aujourd'hui d'être entrée dans une rivalité mimétique totale avec les Etats-Unis tout en se concevant comme étant d'une autre essence que les nations occidentales, fragmentées, belliqueuses et divisées, tandis que la Chine serait par essence unificatrice, pacifique et harmonieuse. 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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