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Otages français : Emmanuel Macron, savez vous qui sont vraiment les deux hommes que vous accueillez en fanfare ?

Publié le 12 mai 2019
Le mot honneur a encore un sens. Mais il ne fait manifestement pas partie du vocabulaire du président de la République.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Le mot honneur a encore un sens. Mais il ne fait manifestement pas partie du vocabulaire du président de la République.

Deux hommes sont morts au Burkina Faso. Deux soldats d'élite. Ils sont morts pour sauver la vie de deux autres Français. Citons leurs noms : Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Nous ne citerons pas les noms des deux otages libérés : ils n'en valent pas la peine. 

Les deux soldats tombés sous les balles des terroristes étaient membres des commandos de Marine. Des hommes d'élite. De la seule élite qui vaille. Celle du cœur et du courage. On n'en dira pas autant des deux hommes pour lesquels ils ont donné leur vie. Ils étaient en couple. Et c'est sans doute pour fêter leur union qu'ils se sont payés une coûteuse expédition au Bénin. Une sorte de voyage de noce ? Ils avaient le goût de l'aventure et voulaient certainement voir de près des animaux sauvages. 

Sur les plages quand la mer est démontée un fanion rouge signale que la baignade est interdite. Parfois des inconscients entrent quand même dans l'eau. Des sauveteurs interviennent. Ils les sauvent en prenant le risque de mourir eux-mêmes pendant cette périlleuse action. Il en va de même en montagne avec les dangers mortels d'avalanches. 

La zone où se sont rendus les deux voyageurs était zone interdite pour les Français à cause des groupes terroristes. Une note du Quai d'Orsay, disponible pour tout voyageur, le signalait expressément.  Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, a eu l'honnêteté de le rappeler, rompant avec le déluge compassionnel du gouvernement. 

Jamais, jamais, les deux hommes n'auraient dû se rendre au Bénin. Pour eux, à cause d'eux, deux hommes, des héros, sont morts. 

Il est indécent, pour rester mesuré, que Macron déroule le tapis rouge sous leurs pieds. On peine à comprendre les motivations du chef de l'Etat… Mardi, il présidera une cérémonie d'hommages aux deux soldats d'élite. Mais avoir reçu en grande pompe les deux voyageurs, c'était salir le drapeau tricolore qui sera sur les cercueils de

Deux hommes sont morts au Burkina Faso. Deux soldats d'élite. Ils sont morts pour sauver la vie de deux autres Français. Citons leurs noms : Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Nous ne citerons pas les noms des deux otages libérés : ils n'en valent pas la peine. 

Les deux soldats tombés sous les balles des terroristes étaient membres des commandos de Marine. Des hommes d'élite. De la seule élite qui vaille. Celle du cœur et du courage. On n'en dira pas autant des deux hommes pour lesquels ils ont donné leur vie. Ils étaient en couple. Et c'est sans doute pour fêter leur union qu'ils se sont payés une coûteuse expédition au Bénin. Une sorte de voyage de noce ? Ils avaient le goût de l'aventure et voulaient certainement voir de près des animaux sauvages. 

Sur les plages quand la mer est démontée un fanion rouge signale que la baignade est interdite. Parfois des inconscients entrent quand même dans l'eau. Des sauveteurs interviennent. Ils les sauvent en prenant le risque de mourir eux-mêmes pendant cette périlleuse action. Il en va de même en montagne avec les dangers mortels d'avalanches. 

La zone où se sont rendus les deux voyageurs était zone interdite pour les Français à cause des groupes terroristes. Une note du Quai d'Orsay, disponible pour tout voyageur, le signalait expressément.  Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, a eu l'honnêteté de le rappeler, rompant avec le déluge compassionnel du gouvernement. 

Jamais, jamais, les deux hommes n'auraient dû se rendre au Bénin. Pour eux, à cause d'eux, deux hommes, des héros, sont morts. 

Il est indécent, pour rester mesuré, que Macron déroule le tapis rouge sous leurs pieds. On peine à comprendre les motivations du chef de l'Etat… Mardi, il présidera une cérémonie d'hommages aux deux soldats d'élite. Mais avoir reçu en grande pompe les deux voyageurs, c'était salir le drapeau tricolore qui sera sur les cercueils de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. 

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Gré
- 14/05/2019 - 23:37
Quand se décidera-t-on enfin
Quand se décidera-t-on enfin à décréter que ceux qui enfreignent les consignes doivent ASSUMER leur choix ? Non, il n'est pas normal que des personnes mettent leur vie en jeu pour aller chercher des irresponsables qui paient simplement le prix de leur connerie et de leur mépris des règles et de ceux qui les préviennent du danger. Vous allez sciemment là où vous ne devez pas aller ? Débrouillez-vous. Cette logique - tu as la liberté de transgresser, tu choisis mais tu assumes - aurait aujourd'hui sauvé la vie de deux militaires.
lasenorita
- 14/05/2019 - 14:33
Ils ont été tués par des musulmans!
Les musulmans tuent et torturent les ''mécréants''... en respectant les directives du coran!...Dimanche 12 mai 2019,à Dablo, dans le Burkina Faso:6 personnes,dont 1 prêtre, ont été tuées par des ''hommes armés''...Les non-musulmans ne sont plus en ''sécurité'' dans les pays où les musulmans sont en majorité,les musulmans chassent les Chrétiens des pays où ces Chrétiens se trouvaient avant eux, ils leur volent leurs biens,puis ils suivent les ''colonisateurs'',en Europe,où ils sont mieux reçus que les non-musulmans,honnêtes et travailleurs.. La Cour Européenne de Justice favorise la charia, nous finançons des flottes d'invasion, les droits-de-l'hommisme et le droit du sol sont au bénéfice de nos envahisseurs, sans devoirs de contrepartie.. les non-musulmans n'ont aucun droit dans les ''pays musulmans'', même pas celui de pratiquer leur religion.. en France, les musulmans ont des ''droits sociaux'' immédiats pour les non-cotisants, salaire et aide médicale gratuite, ce sont les non-musulmans qui paient par une pression fiscale confiscatoire au bénéfice des ennemis de notre civilisation!
Benvoyons
- 13/05/2019 - 23:47
Les 2 Français ont fait preuve d'un sérieux manque
de discernement sur la situation locale. En plus 2 Profs??
Maintenant l’État a décidé & les Militaires ont agi en prenant tous les risques d'une telle mission sur le terrain pour sauver les 2 Français. Finalement 2 personnes se sont ajoutées pour le retour 1 Américaine & 1 Coréen. Deux Militaires sont morts dans cette mission, qui n'aurait jamais du avoir lieu sans la bêtise des 2 Profs Français.
Le Président Français a fait le service minimum en allant recevoir à Vélizy-Villacoublay sans tapi rouge les 2 profs.
Il avait l'obligation de le faire par respect des Militaires qui ont participé à cette mission & dont 2 sont morts. En effet, les Militaires ont fait cette mission à haut risque, en sachant que les 2 profs avaient fait une connerie.
Hommage demain aux 2 Militaires qui sont morts pour assurer la survie de 2 Français & de 2 étrangers. Hommage terriblement douloureux pour les familles en ces circonstances.