En direct
Best of
Best of du samedi 9 au vendredi 15 novembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Energie : l'arrêt du nucléaire au Japon responsable de beaucoup plus de morts que la catastrophe de Fukushima

02.

Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels

03.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

04.

Le cerveau : ce grand régulateur de la douleur

05.

Nintendo Switch : l'UFC-Que choisir dénonce "l'obsolescence programmée" des manettes

06.

Ce discret courant souterrain qui fragilise puissamment nos démocraties

07.

Les super bactéries font encore plus de morts qu’on le croyait

01.

"Faut ce qu'y faut !" : la réponse à Stéphane Hessel

01.

Energie : l'arrêt du nucléaire au Japon responsable de beaucoup plus de morts que la catastrophe de Fukushima

02.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Les hyper riches croulent sous des montagnes de cash mais l’excès de liquidités tue leur richesse

05.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

06.

Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels

01.

Notre-Dame de Paris : Jean-Louis Georgelin rappelle à l’ordre l’architecte des monuments historiques et lui demande de "fermer sa gueule"

02.

Crise (permanente) à l’hôpital : mais que faisons-nous donc de nos prélèvements obligatoires records ?

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Toujours plus… sauf sur le terrain idéologique : la diversité selon Delphine Ernotte

05.

Cette nouvelle ère politique que vient s’ouvrir avec la marche contre l’islamophobie

06.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

ça vient d'être publié
décryptage > Atlantico business
Atlantico-Business

Peur de la science et règne de l’émotionnel : les deux mamelles de la panne du progrès

il y a 1 heure 34 min
décryptage > Politique
Illusion ?

Congrès des maires de France : ce que le profil de nos élus nous dit de... l’illusion de la démocratie participative

il y a 2 heures 2 min
pépites > Europe
Désastre
Venise : un milliard d'euros de dégâts ; une troisième montée des eaux attendue
il y a 15 heures 37 min
pépites > Santé
Drame
Deux tiers des Français ont déjà renoncé à se faire soigner
il y a 16 heures 25 min
pépite vidéo > France
Casseurs
Acte 53 des Gilets jaunes : d'importants dégâts sur la place d'Italie à Paris
il y a 17 heures 40 min
pépites > Politique
Baisse
Popularité : Emmanuel Macron perd un point en novembre
il y a 18 heures 27 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

SOS Europe en détresse ?

il y a 21 heures 40 min
décryptage > Santé
Danger

Les super bactéries font encore plus de morts qu’on le croyait

il y a 22 heures 26 min
décryptage > Politique
Sectarisme à tous les étages

Ce discret courant souterrain qui fragilise puissamment nos démocraties

il y a 22 heures 43 min
décryptage > Economie
Un but bien défini

La politique économique de Trump, une politique parfaitement prévisible

il y a 23 heures 49 sec
décryptage > Société
Insécurité

Insécurité : les tricheries statistiques du ministère de l’intérieur

il y a 1 heure 39 min
pépites > International
Dictature
Ouïghours : Xi Jinping a donné l'ordre d'être "sans pitié"
il y a 15 heures 14 min
light > Culture
Discrimination
L'actrice Mo'Nique accuse Netflix de la sous-payer car elle est une femme noire
il y a 16 heures 2 min
pépite vidéo > Culture
Pour les fans de la famille royale
The Crown : la saison 3 est disponible sur Netflix
il y a 16 heures 48 min
pépites > France
Noyau dur
Acte 53 des Gilets jaunes : 28.000 manifestants selon la police, 40.000 selon les organisateurs
il y a 18 heures 15 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
L'Inde veut aller explorer Vénus en 2023 ; Mars : les fluctuations de l’oxygène décontenancent la Nasa
il y a 18 heures 34 min
rendez-vous > Environnement
Atlantico Green
Dérèglement climatique : ce que la technologie pourrait apporter pour contenir les incendies géants
il y a 21 heures 58 min
décryptage > France
Un an déjà

Acte 53 des Gilets jaunes : statu quo en attendant décembre

il y a 22 heures 37 min
décryptage > International
Moderne... mais féroce

En Arabie Saoudite, « réforme » rime avec « répression »

il y a 23 heures 23 sec
décryptage > France
Agriculture

Revenus désastreux des agriculteurs : et si les banques étaient juridiquement en partie responsables ?

il y a 23 heures 1 min
© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP
Pétard mouillé

Grand Débat, Macron, Gilets jaunes… : et maintenant que l’effet Waouh n’est pas là, quel avenir politique pour la France ?

Publié le 27 avril 2019
La réponse d'Emmanuel Macron au Grand débat n'a convaincu que 37% des Français, selon un sondage Harris LCI Le Figaro. Un chiffre sans doute trop faible pour amorcer un nouvel élan au quinquennat.
Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Chloé Morin est Chargée de projets internationaux chez IPSOS, ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, de 2012 à 2016.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Edouard Husson
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
Voir la bio
Chloé Morin
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Chloé Morin est Chargée de projets internationaux chez IPSOS, ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, de 2012 à 2016.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La réponse d'Emmanuel Macron au Grand débat n'a convaincu que 37% des Français, selon un sondage Harris LCI Le Figaro. Un chiffre sans doute trop faible pour amorcer un nouvel élan au quinquennat.

Atlantico : Selon un sondage Harris LCI Le Figaro, 37% des Français ont jugé qu'Emmanuel Macron avait été convaincant lors de sa conférence de presse de ce 25 avril. En quoi ce chiffre pourrait-il révéler une situation de statu quo, trop faible pour amorcer un nouvel élan au quinquennat, mais suffisamment fort pour éviter une véritable rupture, et que peut-on en attendre concernant l'avenir politique de la France ? 

Edouard Husson : On est une bonne dizaine de points au-dessus du taux d’approbation du président dans les sondages. Pour autant, on est loin de ce que devrait générer ce type d’émissions. Rappelons-nous ce qui était dit: il s’agissait d’un moment décisif, du début de « l’acte II du quinquennat ». Tout ça pour ne même pas atteindre la moyenne ! En fait, on se rend bien compte que l’actuel président de la République garde au fond un socle, celui de son résultat de premier tour à l’élection présidentielle. Avec une grande dépense d’énergie, il passe au-dessus; puis il perd à nouveau des points dans les sondages quand on s’aperçoit que les résultats ne sont pas à la hauteur des propos. Donc, effectivement, on va rester dans une sorte d’ « en même temps » de la cote d’opinions (dé)favorables: suffisamment forte pour permettre à l’actuel hôte de l’Elysée de rester actif mais pas assez pour faire autre chose que conserver le pouvoir. Le sondage publié par BFM TV ne donne pas une tendance différente de celui du Figaro, que nous commentons. Deux tiers des Français, selon cet autre sondage, n’ont pas trouvé le président convaincant. Surtout, 70% pensent qu’il n’a pas fait une prestation permettant de sortir de la crise des Gilets Jaunes. 

Chloé Morin : Je commencerai par un message de prudence : nous parlons là d’un sondage fait « à chaud » c’est à dire juste après l’émission, où la plupart des répondants ont « entendu parler » de la conférence de Presse. Cette remarque ne vise évidemment pas à disqualifier le process et la méthodologie, mais à rappeler que les annonces faites, ainsi que la tonalité globale des commentaires journalistiques dans la soirée qui a suivi et la journée d’hier, ne sont pas forcément intégrées par les répondants. Certaines mesures ont par ailleurs été précisées quelques heures après la conférence, ce qui pourra peut être amener certains à réviser leur jugement. Un exemple : les précisions apportées par Bruno Le Maire s’agissant des 5 milliards de baisse sur l’IR, qui me semblent assez importantes compte tenu du climat de ras le bol fiscal, n’étaient pas encore connues lorsque les Français ont été interrogés. 

Si l’on observe ce qui se cache derrière ces 37%, on note qu’il s’agit essentiellement de sympathisants LREM. Donc si par « statu quo » vous entendez « consolidation » du socle électoral macronien, vous avez sans doute raison. Au delà de ce socle, à peine un tiers des sympathisants PS comme LR se sont dits convaincus. Mais là encore, il me semble qu’il faut prendre ce résultat avec prudence car d’une part, il se peut que certains révisent - en positif ou en négatif - leur jugement à mesure qu’ils digèrent les annonces, et d’autre part, ce qui reste de sympathisants PS et LR à ce stade du quinquennat est un noyau dur ayant résisté depuis deux ans à la séduction du « nouveau monde », donc forcément plus difficile à convaincre que ceux qui, ex-LR ou ex-PS, se sont éloignés de leurs chapelles d’origine depuis 2017.

Là où je ne partage pas votre lecture pessimiste des choses, c’est que 37% est un chiffre qui dépasse largement le niveau intentions de vote pour LREM - que ce soit le vote aux présidentielles en 2017 ou les intentions de vote aux Européennes. Ce n’est donc en soi pas un si mauvais score, surtout si l’on tient compte du fait qu’Emmanuel Macron se trouvait dans une situation quasi impossible : condamné à décevoir après avoir fait monter les attentes depuis 4 mois, assailli d’attentes et d’aspirations contradictoires.

Cela dit, je note qu’on a beaucoup dit qu’il avait parlé essentiellement « à la droite » lors de cette conférence de Presse. Or, au vu des chiffres publiés ici et là, la droite LR n’a pas été beaucoup plus convaincue que la gauche… 

De l'annonce d'une multitude de calendriers à des propositions apparaissant comme parfois contradictoires, quels sont les éléments qui pourraient accentuer cette situation de statu quo politique, et quelles pourraient en être les conséquences pour le pays ? 

Edouard Husson : En fait, si l’on est plus précis, par rapport au premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a tendance, depuis deux ans, à perdre des électeurs au centre-gauche et à en gagner au centre-droit. La mise en avant d’une réforme de la zone Schengen et les propos sur l’islam politique sont de grosses ficelles pour attirer une partie de la droite vers la liste LREM aux élections européennes. On comprend, à l’occasion de cette conférence de presse combien Emmanuel Macron qui, objectivement, a fait une prestation médiocre, survit politiquement, en fait, grâce à l’incapacité du président des Républicains à occuper l’espace laissé libre par un président très chahuté. C’est un des très grands mystères de ces derniers mois: l’incapacité de Laurent Wauquiez à profiter de la situation. On a donc, au centre de l’échiquier politique, une bataille des faiblesses. Et, pour l’instant, Emmanuel Macron survit en annonçant des dépenses qui ne sont pas financées. En fait, le président a passé deux heures à faire du délayage, à parler de ses états d’âme, à confier des dossiers à son gouvernement. 

Chloé Morin : Face à la parole politique, le premier réflexe est toujours le doute et la suspicion. Que les Français ne croient pas aux baisses d’impôts, par exemple, n’est pas surprenant. Tout se jouera donc sur la mise en oeuvre, et la capacité du gouvernement à créer un lien, dans l’esprit des Français, entre les « cadeaux » et l’action gouvernementale. De ce point de vue, prendre du temps peut se révéler utile, si c’est pour mieux mettre en oeuvre les choses. Dans le climat politico-médiatique actuel, il me semble en effet déraisonnable de tout miser sur un « blast » médiatique, il vaut mieux espérer convaincre « par la preuve »… Le « blast », cela n’existe plus dans le climat de défiance que nous connaissons, car la parole est directement confrontée à l’action, et personne ne vous accorde le bénéfice du doute. 

Plus globalement, il faut bien garder à l’esprit que l’un des principaux bénéficiaires de ce que vous appelez le « statu quo », c’est le Président lui-même. Certes, il n’élargit pas son socle de soutiens, mais au vu des intentions de vote actuelles son parti reste un des deux principaux partis politiques, et il a réussi jusqu’ici à paralyser toutes les oppositions, en encourageant leurs divisions ou en polarisant le débat entre lui et les extrêmes. Dans une perspective où il faudrait rallier une coalition large, face à une alternative unique, comme c’était le cas lorsque le jeu politique s’organisait autour de la gauche et de la droite, la situation actuelle serait effectivement dangereuse. Mais dès lors qu’il n’existe pas d’alternative dont on imagine, à ce stade en tout cas, qu’elle puisse arriver très haut dans un premier tour de présidentielle PUIS élargir son socle plus qu’Emmanuel Macron au second, le Président n’a pas de souci à se faire - rappelons tout de même qu’il dispose d’une très large majorité à l’assemblée, ce qui sur le papier lui permettra de continuer à gouverner, pour peu qu’il n’y ait pas de fronde dans les rangs de la majorité bien entendu... Evidemment, cela suppose aussi qu’il garde un socle solide, mobilisé. 

Or, c’est justement là que se trouve peut être le risque pour le Président : sa dynamique politique, depuis deux ans, se nourrit de l’idée qu’il est résolument réformiste, courageux - notamment face à la rue -, et plutôt libéral économiquement. Est ce que les annonces, une fois l’attrait de la nouveauté retombé, pourraient être vues par les soutiens du Président comme une entorse à la ligne politique présidentielle ? C’est la question majeure, selon moi.

On sait qu’ «  à chaud » une immense majorité de sympathisants LREM s’est dit convaincue par le Président. Toutefois, il faudra observer la manière dont les argumentaires développés par les oppositions dans les prochains jours portent, ou non, auprès de cet électorat. 

De la colère politique accumulée, en passant par les fractures, l’atomisation de la société et l'émergence dune forme de mentalité de guerre civile- vue au travers des Gilets jaunes par exemple - qu'est ce que les fondamentaux actuels du pays laissent présager de la suite du quinquennat dans ce contexte de statu quo politique ? 

Edouard Husson : Il va d’abord falloir voir le degré de mobilisation des Gilets Jaunes dans les prochains samedis ainsi que la mobilisation du 1er mai. Si la mobilisation de la révolte populaire ne recule pas significativement, on aura effectivement un statu quo. La question, c’est pour combien de temps. Le risque est celui d’une détérioration. Par exemple, combiuen de temps la police tiendra-t-elle à faire des heures supplémentaires, samedi après samedi? A un peu plus long terme, la France va se retrouver dans une situation d’accroissement considérable de ses déficits - si les mesures annoncées le 10 décembre 2018 et le 25 avril 2019 sont effectivement mises en oeuvre. Par exemple, l’annonce de 24 élèves par classe, est une mesure sans aucun doute bienvenue mais qui coûte très cher. Que se passera-t-il le jour où un déficit français de 30 milliards supplémentaires, mettant la France bien au-dessus des 3% de Maastricht, est publié? Nous sommes à l’abri de l’euro, donc des taux allemands, certes; mais comment cela sera-t-il pris dans un contexte de grande fragilité de la zone euro et de l’UE. On imagine bien Viktor Orban s’alliant avec l’Europe du Nord pour proposer de sanctionner la France. En fait, on peut penser que le président sera pris en étau à l’intérieur et à l’extérieur. 

Chloé Morin : Le climat politique reste indubitablement au « dégagisme ». Le populisme, qui se nourrit de l’idée que les puissants s’en sortent toujours alors que les catégories moyennes n’ont plus les moyens de façonner leur destin, que les politiques et les élites sont égoïstes et/ou corrompus, et que le le système économique est de plus en plus injuste, est en dynamique dans de nombreux pays, et pas seulement en Europe. Il existe un divorce entre les « peuples » et les « élites », mais aussi une atomisation et une tribalisation des sociétés en multiples groupes et identités géographiques, religieuses, ethniques, politiques etc. qui rendent de plus en plus difficile de fédérer toute une nation autour d’un projet commun - sauf lorsque ce projet est appuyé sur le rejet de l’autre, la peur pour soi et ses enfants, et donc sur des dynamiques politiques plutôt « négatives ».

Dans un tel contexte, et dans le cadre de notre système électoral et des institutions qui sont les nôtres, le « but » d’un politique est de constituer un socle suffisant pour arriver au second tour, tout en étant « le moins rejeté » des deux finalistes. Cela n’incite pas à l’esprit de concorde nationale, mais pousse plutôt à cibler un ou plusieurs segments électoraux, mener une politique « clientéliste » pour solidifier ce socle, et parier sur le fait que les alternatives seront encore plus détestées que soi au moment du vote. 

Au regard de ce que l’on observe dans les sondages, à ce stade seul Macron et Le Pen sont parvenus à solidifier un socle important. Mélenchon semble revenu à l’étiage de ce qu’est historiquement l’extrême gauche, la gauche réformiste est trop divisée pour être une menace à ce stade, et la droite souffre encore des fuites d’une partie de ses soutiens vers LREM. Donc la suite du quinquennat peut être chahutée, difficile, le climat politique peut continuer à être lourd, mais on ne voit pas vraiment à ce stade ce qui pourrait véritablement empêcher le Président de gouverner - en dehors de lui même, bien entendu, car ses problèmes viennent moins souvent de ses adversaires que de ses propres erreurs (je pense notamment à ses « petites phrases »). 

Mais évidemment, dans le paysage électoral actuel, qui se caractérise par une forte volatilité des votes, une fluidité des comportements électoraux qui ramène l’espace politique à des logiques consuméristes, il est possible qu’un grand nombre d’électeurs bougent très vite d’un candidat à l’autre. Il faudra donc observer si l’un ou l’autre parti parvient à amorcer une dynamique, durant la fin de la campagne des Européennes ou au-delà...
 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Energie : l'arrêt du nucléaire au Japon responsable de beaucoup plus de morts que la catastrophe de Fukushima

02.

Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels

03.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

04.

Le cerveau : ce grand régulateur de la douleur

05.

Nintendo Switch : l'UFC-Que choisir dénonce "l'obsolescence programmée" des manettes

06.

Ce discret courant souterrain qui fragilise puissamment nos démocraties

07.

Les super bactéries font encore plus de morts qu’on le croyait

01.

"Faut ce qu'y faut !" : la réponse à Stéphane Hessel

01.

Energie : l'arrêt du nucléaire au Japon responsable de beaucoup plus de morts que la catastrophe de Fukushima

02.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Les hyper riches croulent sous des montagnes de cash mais l’excès de liquidités tue leur richesse

05.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

06.

Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels

01.

Notre-Dame de Paris : Jean-Louis Georgelin rappelle à l’ordre l’architecte des monuments historiques et lui demande de "fermer sa gueule"

02.

Crise (permanente) à l’hôpital : mais que faisons-nous donc de nos prélèvements obligatoires records ?

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Toujours plus… sauf sur le terrain idéologique : la diversité selon Delphine Ernotte

05.

Cette nouvelle ère politique que vient s’ouvrir avec la marche contre l’islamophobie

06.

Tous les chemins mènent à Rome : mais celui de Zemmour est quand même un peu tortueux...

Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Anouman
- 28/04/2019 - 11:46
Effet
L'effet qu'il donne est plutôt de confirmer son manque de cohérence et de volonté. Annoncer une baisse de l'IR c'est bien mais à condition qu'elle s'applique à tout le monde. Et annoncer "en même temps" des dépenses supplémentaires (surtout dans l'EN qui est un gouffre inefficace) signifie qu'il faudra bien prendre l'argent ailleurs. Quant à l'espace Schengen on sait bien que toute discussion pour modifier l'UE a du mal à trouver un consensus. Par contre en sortir est possible. Son seul atout est la médiocrité des propositions concurrentes qui peuvent récupérer son électorat.
AZKA
- 27/04/2019 - 19:35
Jupiterminé
Waouh serait, ...je pars!
athos1604
- 27/04/2019 - 13:15
effet Wouahou
qu est ce qui aurait plu aux Français? Qu est ce que l'effet Woouah? Il aurait donc dû annoncer que personne ne travaillerai plus, percevrait des allocations minimum de 5000 E par mois, soins et "éducation" gratuits..transports subsidiés, la baguette à 0.10 c, Bernard Arnault et consors en prison.. C'est cela l'"effet Wouah??
Allez sonc demander aux Chinois ou aux sujets de Mr Poutine, si ils attendent une ffet "wouahou" chez eux et si on leur pemettrez de crier à leur police "Suicidez vous"
..France et Europe dégénérée..sans effet wouahou mais avec beaucoup de tristesse.