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© Julie SEBADELHA / AFP
© Julie SEBADELHA / AFP
Rupture des élites

Trou noir sociétal : cette culture populaire qui échappe aux élites

Publié le 16 avril 2019
Michel Maffesoli nous convie à une réflexion sur les trous noirs du social, c’est-à-dire sur les champs de la société française que les élites ne parviennent ni à percevoir, ni à décrypter, ni à comprendre. Au fond, les élites sont coupées de leur réalité ambiante, faute d’une intelligence capable de percevoir la culture populaire.
Michel Maffesoli
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Michel Maffesoli est Membre de l’Institut universitaire de France, Professeur Émérite à la Sorbonne. Ces derniers livres publiés sont "Écosophie" (ed du Cerf, 2017), "Êtres postmoderne" ( Ed du Cerf 2018), "La nostalgie du sacré" ( Ed du Cerf, 2020). ...
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Michel Maffesoli nous convie à une réflexion sur les trous noirs du social, c’est-à-dire sur les champs de la société française que les élites ne parviennent ni à percevoir, ni à décrypter, ni à comprendre. Au fond, les élites sont coupées de leur réalité ambiante, faute d’une intelligence capable de percevoir la culture populaire.

De nombreux adages, de la sagesse populaire, soulignent que le diable se cache dans les détails. Détails mis en scène. Ce qui est normal dans la société du spectacle. Détails n’en étant pas moins instructifs en ce qu’ils dévoilent ce qui meut, en profondeur, une manière d’être et de penser.

Macron et les faux-monnayeurs

En la matière, le détail, c’est une photo officielle du président de la république, dans laquelle, avec quelque négligence, figure l’œuvre de Gide. Ce qui ne manque pas d’être éclairant quand on sait que l’auteur des Faux monnayeurs joua dans son œuvre et dans sa vie d’une constante simulation.

Le détail d’un livre mis en évidence est, de ce point de vue, un indice on ne peut plus parlant. Indice, index, pointant une vérité de fond : la fraude ontologique d’un monde se prétendant nouveau et n’étant, de fait, que la queue de comète d’un monde en déshérence.

Détail, aussi, que le lapsus d’un homme politique rappelant avec naïveté et suffisance que l’action du gouvernement est incomprise car, « trop subtile et trop intelligente ». La vérité est, on le sait, le dévoilement (a-letheia) de ce qui est plus ou moins bien caché. Là, elle est on ne peut plus évidente : le mépris de la Caste envers ceux qui ne comprennent pas que l’on pense et que l’on agit pour leur bien. Leur ancêtre, Saint Just, ne proclamait-il pas, au beau milieu de la Terreur : « le bonheur une idée neuve en Europe » !

Déconnexion entre pouvoir et puissance

Ce qui conduit à s’interroger sur la déconnexion existant entre le pouvoir institué et la puissance instituante. En un temps où une mutation de fond s’opérait dans la société française, Joseph de Maistre notait, dans Bienfaits de la révolution française,  avec la lucidité roborative qu’on lui connaît : « les hommes qui ont le droit de parler en France, ne sont point la Nation. » On ne saurait mieux dire !

Mais la simulation des faux monnayeurs gidiens ou l’arrogance des politiciens apportant le bonheur à un peuple ignare, ne font pas très longtemps recette. Leur prétention étant, fort rapidement, mise à jour. Et ce, tout simplement, car ils ne saisissent pas la force de l’imaginaire à l’œuvre dans la sagesse populaire et dans son imprévisible réaction.

C’est dans les moments de décadence que l’on oublie l’étroite connexion existant entre les choses invisibles et leur manifestation visible. Mixte étroit ne pouvant en rien être réductible à une conception quantitative du monde social semblant être l’alpha et l’oméga des élites contemporaines. Pour celles-ci la statistique et les sondages constituent le nec plus ultra de leur vision du monde. Qu’il s’en défende ou pas, le pouvoir établi fait créance à une telle comptabilité , celle-ci est son inconsciente astrologie.

Imagination créatrice du peuple

Mais un tel a priori d’apothicaire est totalement incapable d’apprécier la puissance des soulèvements populaires contemporains. Peu importe la quantification des rassemblements des gilets jaunes. Ce qui est en jeu dans leurs multiples manifestations, c’est l’imagination créatrice qui les anime. C’est la « correspondance », quelque peu mystique, dont ces manifestations sont l’expression. Une vraie synesthésie sociétale ne se satisfaisant pas du tout de quelque avantage matériel concédé ou de quelque aumône financière qu’on pourra avec mépris leur lancer comme autant d’os à ronger. L’importance de l’invisible est le vrai cœur battant des soulèvements actuels.

Et, dans une telle mise en perspective, on peut comprendre la figure emblématique des ronds-points , Aventin postmoderne ai-je dit, comme un véritable trou noir condensant une énergie populaire de plus en plus étrangère à la sphère politico-économique. Une énergie que les demi – mondains que sont les experts autoproclamés sont, totalement, incapables de comprendre.

Le trou noir sociétal comme einsteinisation du temps

Mais laissons filer la métaphore. En ces lieux de rassemblements : du rond point à la manifestation, l’histoire concrète, l’histoire vécue avec d’autres, se contracte en espace. Le trou noir sociétal comme une « einsteinisation » du temps ! Le lieu fait lien.

Dans sa célèbre conférence prononcée en Sorbonne en 1882, Ernest Renan notait que « la Nation est une âme, un principe spirituel ». N’est-ce point cela la force de l’imaginaire ? Nation, on le sait, natio, dérive de nascere, naître. C’est bien cette naissance collective que célèbre l’ordre symbolique que sont les actuelles révoltes.

Il y a bien sûr dans ces fusions collectives des dérapages possibles vers la confusion. Ces dérapages sont nombreux. Mais ils n’invalident en rien ce qui est essentiel. Car c’est bien le partage des affects qui est en jeu. Le contrat social, en ce qu’il a de rationnel laissant la place à un pacte sociétal, tout pétris qu’il est d’émotionnel. Émotionnel pouvant être, parfois, effervescent !

L’invagination du sens

Véritable reviviscence du mystère de l’incarnation. Ou, pour utiliser une métaphore du philosophe Merleau Ponty, « la chair du monde ». J’ai dit pour ma part : «  invagination du sens ». C’est-à-dire non plus le sens lointain d’un politique abstrait et désincarné, mais un sens se vivant dans la proxémie, dans le localisme d’un être ensemble primordial.

Il s’agit bien là d’une signification essentielle et, donc, invisible. Signification issue d’un instinct naturel ou d’une expérience ancestrale. Autre manière de dire le Zoon politicon, l’animal politique d’Aristote.

Mais c’est cette force de l’imaginaire que le rationalisme abstrait a bien du mal à comprendre. Les protagonistes du pouvoir sont, certes, instruits, mais pas intelligents. Instruits de ce savoir abstrait propre aux élites françaises, savoir de la technocratie, savoir d’une « bureaucratie céleste » s’il en est.

Instruits mais non intelligents

Instruits, mais non intelligents ! Voilà le reproche que l’on entend on ne peut plus fréquemment concernant le président français. Et celui-ci ne mérite attention qu’en tant que figure emblématique de l’oligarchie dont il a été question. Sous prétexte de « Grand Débat National », le monologue présidentiel est fort éloigné d’une intelligence réelle. C’est-à-dire d’une connaissance concrète d’un réel existentiel qui est celui du peuple.

Le monologue désincarné est l’expression ultime, ultime qu’il faut comprendre en son sens fort : proche de sa fin. Expression donc de l’autonomie d’une raison individuelle ayant été la marque essentielle de la modernité. Raison individuelle ne comprenant rien à la raison sensible s’exprimant collectivement : la raison du sens commun. Négation ou plutôt dénégation de ce sens commun, voilà ce qu’est ce savoir technocratique.

Le riénisme des élites françaises

C’est le « riénisme » à son apogée. Ne comprenant « rien », car ne saisissant pas la « correspondance » dont il a été question. Correspondance mystique et spirituelle, confortée par les réseaux sociaux. Cette « noosphère » dont parlait, prophétiquement, Teilhard de Chardin. Correspondance rappelant qu’il n’y a pas de pensée personnelle. Car toute pensée vient, toujours, de fort loin. Ainsi que le rappelait Auguste Comte : « les morts gouvernent les vivants ». C’est cela le sens commun, reprenant, actuellement, force et vigueur.

Dans les trous noirs populaires s’exprime le rejet d’un jacobinisme dogmatique. C’est la révolte d’une intelligence incarnée contre le savoir appris d’une instruction éthérée. C’est la révolte du peuple réel, vivant, concret contre le politicien comptabilisant un peuple abstrait et misant sur cette abstraction en vue des prochaines échéances électorales.

Le faux monnayeur gidien et le politicien « subtil » peuvent un moment amuser la galerie. Et, toute révérence gardée, à côté du momentané gamin facétieux, qu’est le président,  ils sont légion tous ceux qui jouent leur rôle dans la théâtralité contemporaine. Politiciens soit-disant philosophes, sociologues tout à la fois journalistes et militants, journalistes commissaires politiques et véritables procureurs Et à tous on pourrait rajouter, comme titre essentiel : « danseurs de claquettes ».

La liste est longue des illusionnistes médiatiques, « ces canailles mondaines », proposant des Ersatz plus ou moins frelatés à la place de la pensée authentique, de l’action politique proxémique, et d’un journalisme ancré dans la vie réelle et courante. Mais de l’illusion à la désillusion, le pas est vite franchi.

La réponse de la rue à tout cela est là, indéniable. Ainsi qu’un trou noir, elle absorbe la morgue des politiques, le bavardage des experts et la suffisance des journalistes. Mais, gage de bonne santé, pour mieux le déféquer.

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Commentaires (1)
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pierre de robion
- 22/10/2019 - 22:55
Ben dis donc!
Les voilà habillés pour l'hiver les macronistes de tout poil, leur chef en tête!
Quant aux journaleux et leurs merdias, le dernier mot suffit!