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Pierre, Paul, Jacques et Mohamed…
Publié le 25 mars 2019
Il y a des prénoms qui n’ont aucune signification particulière. D’autres si.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Il y a des prénoms qui n’ont aucune signification particulière. D’autres si.

D’après les statistiques du recensement, le prénom le plus donné en Seine-Saint-Denis est Mohamed. C’est un prénom aussi sympathique que Pierre, Paul ou Jacques, mais il est surtout et avant tout un très fort marqueur d’identité. Marqueur ethnique, marqueur religieux.

Depuis longtemps la France accueille des hommes et des femmes de toutes origines. Elle leur a donné beaucoup. Et ils lui ont donné beaucoup. Ils voulaient être Français sans rien renier pour autant de leurs origines. Français d’origine polonaise, Français d’origine italienne, d’origine espagnole, d’origine russe, d’origine juive. De belles appellations d’origine contrôlée…

Le prénom de Finkielkraut c’est Alain. Celui de Zemmour c’est Éric. Et Gary s’appelait Romain. Croyez-vous que les descendants des Polonais venus travailler dans nos mines s’appellent Boleslaw ou Mieczyslaw ? Pensez-vous que les filles des bonnes espagnoles répondent majoritairement aux prénoms de Conchita et de Carmela ? Et avez-vous regardé si les enfants des immigrés italiens étaient tous des Silvio ou des Luigi ?

Les prénoms ont un sens puisque dans les cas cités plus haut ils marquent, sans ostentation, l’adhésion à la terre d’accueil. D’autres prénoms – Mohamed par exemple – vont dans le sens de la séparation. Zemmour et Belattar sont tous deux de lointaine origine berbère. L’un s’appelle Éric. L’autre Yacine.

Un jour, Martin Hirsch a dit que la France irait enfin bien quand le Français de souche appellerait son fils Mohamed. Attendons donc. Mais, à dire vrai, nous ne sommes pas du tout pressés.

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Djams
- 28/03/2019 - 22:05
A qui la faute ?
Aux français d'origine de ne pas avoir imposé aux immigrants de s'approprier les valeurs d'accueil mais de leur avoir laissé le choix de garder leur racine. Est-ce réellement condamnable ? Je suis fière que ma France soit démocratique et non totalitaire. Elle n'impose pas de point de vue mais laisse tout le monde s'exprimer et faire ses propres choix. On peut ne pas être d'accord avec ces choix et reprocher à ceux qui ont souhaité garder un peu de leur racine de ne pas s'être laissés convaincre. Mais c'est une fausse information car ceux qui gardent leur prénom d'origine n'ont pas le choix du fait de leur religion qui leur interdit. Les polonais, les espagnols, les italiens, les portugais etc... n'ont pas cette contrainte car ils partagent la même religion. C'est peut-être ici que se trouve l'origine du problème.
magellan61
- 26/03/2019 - 13:02
Obligation de la religion musulmane
L'article ne mentionne pas qu'il y a une différence entre un enfant d'origine polonaise et un enfant d'origine marocaine : c'est que la religion musulmane oblige à porter un prénom à consonance arabe.
Donc un enfant musulman ne pourra jamais s'appeler Alain sauf à transgresser les prescriptions de cette religion.
SD..
- 26/03/2019 - 02:44
Un procès?
M Rayski, vous risquez maintenant un procès pour racisme primaire !!!!