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Comment les programmes électoraux ont forgé les mandats des présidents de la Ve République

Publié le 09 février 2019
Pierre-Henri Tavoillot vient de publier "Comment gouverner un peuple roi?: Traité nouveau d'art politique" (ed. Odile-Jacob). Il s’interroge sur la démocratie qui se révèle être en réalité un vertigineux chantier. Entre le cauchemar de l’impuissance publique et le spectre de l’autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l’efficacité du pouvoir ? Extrait 1/2.
Pierre-Henri Tavoillot
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Pierre-Henri Tavoillot est philosophe, spécialiste de l'histoire de la philosophie politique.Il codirige la collection "Le Nouveau collège de philosophie" (Grasset).Il a notamment publié Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots …  en...
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Pierre-Henri Tavoillot vient de publier "Comment gouverner un peuple roi?: Traité nouveau d'art politique" (ed. Odile-Jacob). Il s’interroge sur la démocratie qui se révèle être en réalité un vertigineux chantier. Entre le cauchemar de l’impuissance publique et le spectre de l’autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l’efficacité du pouvoir ? Extrait 1/2.

Pour la première élection du président au suffrage universel, en 1965, il n’est pas question de programme. De Gaulle est le programme à lui tout seul, fondé sur cette idée simple qui animera la campagne : « Moi ou le chaos ! » 

Dans ses échanges avec lui, Peyrefitte note : « [De Gaulle] ne veut pas entendre parler de programme électoral. Ni à l’occasion des législatives ni même des présidentielles. “Un programme ? Jamais ! La politique, c’est la réalité ! La réalité, c’est tous les jours qu’elle change ! C’est tous les jours qu’on la découvre ! Il faut avoir des principes et des objectifs, non un programme.” » 

Erreur majeure. L’acuité de De Gaulle est ici prise en défaut. Il ne perçoit pas que cette élection inédite ne peut plus être un sacre. Les Français veulent en être les acteurs. Et ils sont désormais informés non seulement par les sondages qui se diffusent, mais aussi par la télévision, devenue le théâtre de la campagne. Après sa mise en ballottage au premier tour – et l’habituel coup de blues du grand homme –, l’erreur est intégrée et le tir corrigé : « C’est moi et moi seul qui ai confondu élection et référendum… La preuve est faite que nous sommes en démocratie. Est-ce que l’on met un dictateur en ballottage ? », dit-il à ses ministres. Entre les deux tours, le général se démène à la télé où il utilisera cette fois-ci tout son temps de parole. Il est vainqueur à 55 % devant François Mitterrand qui a réussi l’exploit de l’union de la gauche. Désormais, c’est acquis : l’exigence du programme est incorporée à l’élection présidentielle. Le postgaullisme en témoigne. 

Après la démission du Général, en 1969, le programme du candidat Pompidou est simple : « Le changement dans la continuité » ; il n’aura pas à le déployer bien davantage mais il sera tout de même plus précis que son illustre prédécesseur. 

En 1974, Giscard d’Estaing prônera « le changement sans le risque » ; avec cette fois-ci un programme très détaillé. Réformes sociales amples pour se parer à gauche du « risque » Mitterrand ; projet d’une « union politique européenne » pour rester dans le cadre gaulliste d’une « grande politique » ; mais surtout jeunesse et modernité pour convaincre la France qu’elle a désormais quitté l’après-guerre. 

En 1981, le changement n’aura plus de timidité : pour Mitterrand, il faut « changer la vie ». Ce seront les 110 propositions pour la France (avril 1981) annonçant de vraies ruptures qui seront, certes, bien vite atténuées (1983). Mais la victoire du candidat de la gauche représente la vraie entrée de la France en démocratie : elle inaugure pour la première fois depuis la Révolution de 1789, une nouvelle unanimité sur les institutions républicaines qui ne seront plus contestées. D’ailleurs, le dénonciateur du régime du « coup d’État permanent » en devient le locataire comblé.

Après 1981, les programmes seront marqués par des « coups ». En 1988, Mitterrand sait se renouveler en adoptant le ton intimiste et désidéologisé de la Lettre à tous les Français (7 avril 1988) : « Je ne rêve pas, mes chers compatriotes, d’une société idéale. Je cherche à éliminer les inégalités qui sont à portée de main… » : voilà pour ceux qui croyaient encore à l’avenir radieux. La Force tranquille est devenue la sagesse sereine ; et il n’est plus question de changer la vie. 

En 1995, Jacques Chirac, marqué à droite par la candidature Balladur, propose un vrai projet de gauche axé sur la « fracture sociale » ; il l’emporte d’extrême justesse. 

Pour la présidentielle de 2002, les deux principaux adversaires sont déjà aux manettes. L’un, Jacques Chirac, est président ; l’autre, Lionel Jospin, Premier ministre. Les programmes comptent donc moins que l’aptitude à englober l’autre. On connaît le résultat de ce conflit stérile. Ce fut le choc du 21 avril, un Premier ministre battu au premier tour et un président réélu par défaut, qui, sans légitimité, deviendra une sorte de « roi feignant ». 

À partir de 2007, une nouvelle séquence commence avec la première génération de candidats qui n’ont pas connu la guerre. Nicolas Sarkozy renouvelle le genre électoral avec ses « cartes postales » dont le but est de dicter l’ordre du jour de l’agenda médiatique, voire de le saturer. Il sera le candidat du « pouvoir d’achat » et « de la France qui se lève tôt », prête à « travailler plus pour gagner plus ». Excellente pour la conquête, cette stratégie frénétique sera moins efficace pour l’exercice. Les médias finiront par le rattraper, d’autant que la crise financière de 2008 viendra plomber sa course. 

Surfant sur la détestation du « président des riches », François Hollande vient le défier en 2012, en l’englobant dans une adversité plus vaste : « Le monde de la finance », dont il déclare (dans son discours du Bourget, le 22 janvier 2012) qu’il est son principal ennemi ! Quant au versant positif du programme, il se trouve, dans les « 60 engagements pour la France », une campagne dédiée à la jeunesse, et donc à l’avenir. Là encore, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes suscitées. L’écart est tel qu’il empêche même sa candidature à la présidentielle de 2017. 

Celle-ci est marquée par une fournée de livres : tous les candidats ou presque publient le leur, voire les leurs. Celui du vainqueur, Emmanuel Macron, intitulé sobrement Révolution (XO), comporte en fait très peu de mesures révolutionnaires, mais entend faire exploser le clivage gauche/droite en renouant avec le geste gaullien d’une réforme au-dessus des partis. À suivre…

Extrait du livre de Pierre-Henri Tavoillot, "Comment gouverner un peuple roi?: Traité nouveau d'art politique", publié aux éditions Odile-Jacob.  

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