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Littéralement explosif : le sondage exclusif qui montre que la condamnation de la violence par les Français... baisse (et que le nombre de ceux qui disent la comprendre augmente)

Publié le 12 janvier 2019
Le pourcentage de Français condamnant les violences survenues lors des manifestations des Gilets jaunes a baissé de 6 points depuis décembre, selon un sondage Ifop pour Atlantico.
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Le pourcentage de Français condamnant les violences survenues lors des manifestations des Gilets jaunes a baissé de 6 points depuis décembre, selon un sondage Ifop pour Atlantico.

Atlantico : Selon ce sondage, la condamnation de la violence par les Français est en baisse par rapport au mois de décembre, et ce malgré la violence enregistrée lors de l'acte VIII, une baisse qui apparaît significative chez la FI, les RN, et les GJ. Comment expliquer cette situation ? 

Jérôme Fourquet : On constate en effet une baisse, qui n'est pas massive, mais qui est tout à fait significative puisque la proportion de personnes qui condamnent sans réserve les violences étaient de 69% les 3 et 4 décembre – après les violences et l'épisode des dégradations de l'Arc de Triomphe – est passée à 63% aujourd'hui. La baisse n'est pas énorme, mais elle est tout de même de 6 points et intervient alors que nous sommes après la 9e journée de mobilisations dont la dernière a été marquée par des violences particulièrement spectaculaires, avec les images du fameux boxeur qui ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux comme sur les chaînes d'info en continu, idem pour ce qui est de l'attaque du ministère de Benjamin Griveaux. En dépit de la réitération de ces violences, de l'ancrage dans la durée de cette contestation radicale et illégale, nous observons une baisse de la condamnation de la violence. Nous devons nous interroger sur le rapport qu'une partie des Français entretiennent avec une violence que l'on peut qualifier de violence sociale. Cette interrogation a pris corps dès les premiers weekends de mobilisation des Gilets jaunes puis qu’à la surprise générale, le soutien au mouvement n'a pas marqué de recul ou de baisse après les premiers actes, notamment ceux de l'Arc de Triomphe. Nous sommes ici toujours un peu sur le même processus, c’est-à-dire que si une large majorité condamne les violences (63%), ce mouvement n'est rejeté pour autant par une majorité de la population.

Retrouvez la suite de l'analyse de Jérôme Fourquet et celle d'Edouard Husson ici : Si la France vit un moment révolutionnaire (et voilà pourquoi c’en est bien un), quelle stratégie politique pour éviter le chaos et en sortir par le haut ?

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del1968
- 12/01/2019 - 17:40
Creusons le problème ... pas la tombe
L'image serait plus complète s'il y avait:
- les "sans opinion" ... si tous en ont a une aurait le mérite de le montrer.
- les gens proches d'autres partis et ceux sans proximité politique.
- était indiqué le poids de chacun des groupes.
En outre, c'est loin d'être neutre, les violences sont le fait d'individus d'au moins 3 groupes : les gilets jaunes ou personnes se disant telles, les forces de l'ordre, les casseurs ... et des extrémistes opportunistes.
De quelles violences parle-t-on ? Celles des gilets jaunes uniquement ? Quelles sont les responsabilités respectives ?
2 "rencontres" en Normandie avec des gilets jaunes : éminemment pacifiques.
2 samedis de manif à Paris: 1 où certains aident les commerçants à remettre de l'ordre, 1 où il est difficile de se faire une idée. Dans les 2 cas, des casseurs qui saccagent et volent de l'alcool.
Et puis les images en boucle à la télé.
Où se trouve la réalité ?
Je n'approuve pas la violence, quelle que soit sa forme, qu'elle vienne d'un groupe l'utilisant pour en dominer un autre , ou qu'elle semble le (dernier) recours pour être reconnus et/ou entendus.
Elle est toujours le révélateur d'un problème à ne pas laisser pourrir.
AZKA
- 12/01/2019 - 16:37
Acceptation de la violence
Révolution,...puis guerre civile.
Winter
- 12/01/2019 - 16:13
Débats ?
C’est vrai que l’histoire des débats énerve les gens. Rien que de les faire là maintenant très vite signifie qu’il y a un déficit de démocratie. Et on n’en attend rien de bon. Au contraire. Il va y avoir un autre subterfuges pour nous imposer des trucs contre notre intérêt et contre notre volonté. Avec force explications qui mettront les français les uns contre les autres. C’est ça la gouvernance Macron. Occuper l’espace public avec l’inutile, l’outrance, la provocation, les magouilles, les selfies et tout le reste.