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Frange d'or
Non, tout ne va pas mal : les 9 graphiques qui prouvent que 2019 recèle aussi des germes d’espoir
Publié le 01 janvier 2019
Tout n'était pas raté en 2018 ! Certains progrès permettent d'envisager le meilleure pour l'année 2019 qui s'ouvre.
Pierre Duriot est enseignant du primaire.Il s’est intéressé à la posture des enfants face au métier d’élève, a travaillé à la fois sur la prévention de la difficulté scolaire à l’école maternelle et sur les questions d’éducation, directement avec les...
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Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
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Tout n'était pas raté en 2018 ! Certains progrès permettent d'envisager le meilleure pour l'année 2019 qui s'ouvre.

Education

 

Pierre Duriot : La belle année éducative 2018 apparaît en trompe l'oeil. Si au niveau mondial, on se félicite d'une augmentation d'un peu plus de 11 millions du nombre de lecteurs de plus de quinze ans, le satisfecit n'a vraiment pas lieu d'être tant les disparités qui peuvent se cacher derrière un chiffre global sont énormes. On a même de spectaculaires régressions de l'enseignement dans certains pays. Dans les pays en voie de développement, une petite fille sur quatre de moins de dix ans ne va pas à l'école. Dans de nombreux pays musulmans, des intellectuels dénoncent un enseignement recentré sur la religion depuis le début du XXIème siècle et une incapacité de certains de ces pays à mettre sur pied des systèmes éducatifs indépendants et critiques, quand il ne s'agit pas d'un effondrement total du tissu éducatif, dans des pays en guerre, comme la Syrie ou l'Irak. Plus que le nombre de lettrés sur l'ensemble de la planète, dopé par l'augmentation de la scolarisation ou de la qualité éducative dans des pays très peuplés comme la Chine, l'Inde et les pays Asiatiques ou d'Amérique du Sud, il faut regarder pays par pays et viser le palmarès des meilleures grandes écoles, toutes, encore situées dans les pays développés. Egalement, il faut noter la capacité d'une nation à mettre sur pied de manière autonome des systèmes éducatifs complets. Force est de constater que les élites de très nombreux pays sont condamnées à venir parfaire leurs cursus éducatifs dans les pays occidentaux. Toutes les études montrent que des systèmes éducatifs adressés de manière massifiée à l'ensemble des enfants, garçons et filles dès le plus jeune âge, sont facteurs de développement, de stabilité politique, de paix sociale et de recul de l'obscurantisme religieux. De ce point de vue, nous sommes encore loin du compte. N'oublions pas non plus qu'en la matière, rien n'est acquis et la lente érosion des résultats des petits Français dans les enquêtes internationales montre que l'effort à fournir ne se situe pas que dans le tiers monde.

Santé

Stéphane Gayet : Les indicateurs ayant trait à la grossesse et la petite enfance.

Ces indicateurs de santé publique sont des grandeurs numériques qui résultent de calculs statistiques. Ils obéissent à des définitions précises et sont consensuels. S’ils sont évidemment abstraits, leur signification est puissante. On peut les comparer aux indicateurs économiques, comme le produit intérieur brut et le taux de chômage.

 

 

Le taux de mortalité infantile – nombre de décès d’enfants de moins d’un an pour 1000 naissances vivantes – est d’une grande pertinence, car révélateur de la qualité de la grossesse, de l’accouchement, de la prise en charge néonatale et des soins du nourrisson. Il baisse d’année en année. Il était de l’ordre de 65 ‰ au début des années 1990 et il est passé depuis quelques années en dessous de 30 ‰.

 

 

Le taux de mortalité maternelle – c’est-à-dire le nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes - qui reflète la qualité de la grossesse, de l’accouchement et des soins maternels du post-partum (c’est-à-dire immédiatement après l’accouchement) continue également à baisser ; il était presque de 400 décès pour 100 000 au début des années 1990 et se trouve actuellement un peu au-dessus de 200. La différence entre le taux moyen des pays développés (entre 15 et 20) et celui des pays en développement (entre 200 et 250) est énorme ; c’est dans les pays d’Afrique subsaharienne qu’il est le plus fort, atteignant plus de 500 en moyenne avec un maximum mondial absolu de plus de 1000 en Sierra Leone.

 

 

De la même façon, le taux de retard de croissance infantile – qui reflète la nutrition et les soins de l’enfant – continue à diminuer ; au début des années 1990, on comptait presque 40 % d’enfants âgés de moins de cinq ans et ayant un retard de croissance, alors qu’il est un peu au-dessus de 20 % aujourd’hui. La baisse d’année en année de ces trois indicateurs traduit les efforts réalisés à l’échelle mondiale en matière de prise en charge de la grossesse, de l’accouchement et des jeunes enfants. Elle atteste l’efficacité des politiques de santé maternelle et infantile. Ces trois indicateurs de santé sont particulièrement déterminants, étant donné qu’ils concernent les enfants et les jeunes femmes en période d’activité génitale : ils préfigurent l’avenir des populations concernées.

 

 

Dans un domaine proche, le taux de grossesse chez les adolescentes baisse continuellement. Cet indicateur reflète l’éducation sexuelle, la scolarisation des filles, les campagnes d’information sur la contraception des adolescentes et les moyens mis en œuvre pour l’assurer, ainsi qu’à un moindre degré le comportement des garçons adolescents. Au début des années 1960, il était presque de 90 naissances pour 1000 adolescentes âgées de moins de 19 ans et il est actuellement de l’ordre de 45 ‰. Il convient d’insister sur le fait qu’une grossesse chez une adolescente est un événement lourd de conséquences : grossesse médicalement à risque, répercutions sur l’avenir gestationnel et obstétrical de la jeune femme, grandes difficultés à mener des études, fréquente précarité économique et handicap socio-éducatif et affectif pour l’enfant à naître ainsi que pour l’adolescente.

Dans un monde en proie à d’incessants conflits meurtriers et de violentes perturbations climatiques à répétition, il est rassurant de constater que malgré tout, les politiques de santé portent leurs fruits, certains indicateurs ayant même baissé de façon spectaculaire.

Les indicateurs ayant trait aux maladies infectieuses et parasitaires

 

 

La tuberculose et le paludisme sont deux maladies graves à l’échelle mondiale. Sans qu’il soit possible de les éradiquer à proprement parler, on dispose pour les deux de méthodes et de thérapeutiques préventives et curatives. Ces deux maladies sont de plus dépendantes du niveau de vie, de la salubrité et du système de santé. Leur évolution épidémiologique est donc un bon reflet de l’état de santé des populations concernées. Elles concernent particulièrement les régions les plus pauvres du monde. Concernant la tuberculose, le taux d’incidence moyen mondial continue à baisser nettement. Au début des années 2000, il était d’un peu moins de 175 nouveaux cas pour 100 000 habitants ; actuellement, il est d’environ 140.

 

 

S’agissant du paludisme ou malaria, la lutte est vraiment difficile, car la prévention est compliquée et exigeante, et la résistance des plasmodiums aux antipaludéens devient particulièrement préoccupante. Néanmoins, on observe une diminution de l’incidence (nombre de nouveaux cas) : au début des années 2000, l’incidence moyenne dans les pays à risque de paludisme était de 160 nouveaux cas pour 1000 habitants et elle est actuellement un peu supérieure à 90.

Ces deux maladies meurtrières et coûteuses continuent donc à régresser malgré les difficultés (pour la tuberculose : augmentation de la population vulnérable du fait de la pandémie à VIH ; pour le paludisme : niveau élevé des résistances aux antipaludéens).

L’évolution des phénomènes sanitaires

Pour rester dans le domaine des maladies infectieuses, on constate que la prise en charge et la maîtrise des épidémies localisées comme celles de choléra et de fièvre à virus Ebola sont plus performantes. Actuellement, le foyer de choléra le plus important se trouve au Yémen, du fait de la guerre qui perdure ; malgré les difficultés logistiques, on parvient de plus en plus à endiguer et contrôler l’épidémie. Le principal foyer de fièvre à virus Ebola se situe en ce moment dans la partie est de la République démocratique du Congo (RDC) ; en particulier grâce au vaccin et à l’expérience des équipes, le contrôle est en progrès également. C’est essentiellement grâce à la mobilisation et à l’efficacité des équipes des organismes sanitaires non gouvernementaux que cette relative maîtrise des épidémies peut s’effectuer.
Il faut souligner le fait que la surveillance épidémiologique mondiale, orchestrée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), permet aujourd’hui une réactivité forte et adaptée ; or, en matière de lutte contre les maladies infectieuses épidémiques, la rapidité est d’une grande importance.

L’évolution des politiques de santé

L’année 2018 a connu des avancées non négligeables en France, en matière de politique de santé. La mise en application du caractère obligatoire de 11 vaccins pour les enfants au lieu de trois auparavant a été une décision courageuse et justifiée. La protection vaccinale des enfants s’en trouve nettement augmentée et il faut garder à l’esprit les décès par rougeole, méningite à méningocoque ou hémophiles, coqueluche et pneumocoque. Il faut rappeler que cette décision a été difficile à prendre étant donné le climat actuel de défiance vis-à-vis des vaccins en France.
L’infection à VIH continue à faire des ravages parmi la population d’hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), et la décision de prendre en charge les préservatifs est exemplaire, malgré sa probable relative efficacité. D’autres mesures de ce type en matière de remboursement ont été décidées. Il faut le souligner, le ministère chargé de la santé en France a beaucoup travaillé en 2018 et plusieurs décisions significatives et utiles ont été prises.

Environnement

 

 

Philippe Crevel : En matière de lutte contre la pollution et le réchauffement climatique, certains se désespèrent de la passivité des Etats mais sur la planète, jamais le poids des énergies renouvelables n’a été aussi élevé. Selon l'Agence internationale de l'énergie, près de 25% de son électricité provient des énergies renouvelables en 2017, et ce chiffre devrait passer à 30% dans les prochaines années. Si d’autres s’alarment des rejets de plastique dans les océans, il faut souligner que de plus en plus de pays s’engagent à préserver les océans. Même en matière de biodiversité, un nombre croissant d’espèces menacé est surveillé et des mesures de sauvegardes sont prises.

Developpement

 

 

Philippe Crevel : Dans le monde, le taux de pauvreté recule d’année en année. Le nombre de personnes menacées par la famine recule. En France, la pauvreté ne gagne pas du terrain. Elle reste stable depuis plusieurs années autour de 14 %. Notre pays figure parmi ceux dont les inégalités sont les plus faibles, en intégrant les impôts et les prestations sociales.

87% de la population mondiale avait accès à l'électricité en 2017 et le taux de diffusion d’Internet, de la téléphonie portable s’accroît même au sein des pays sous-développés.

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