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PSG / Liverpool

Entre fulgurances, trous d'air (physiques) et erreurs évitables, les Parisiens se montrent enfin à la hauteur de leur destin européen

Publié le 29 novembre 2018
Le PSG a battu Liverpool 2-1 au Parc des Princes. Un résultat qui lui permet de rester dans la course à la qualification pour les 8èmes de finale de Ligue des Champions.
Olivier Rodriguez est entraîneur de tennis... et préparateur physique. Il a coaché des sportifs de haut niveau en tennis.  
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Le PSG a battu Liverpool 2-1 au Parc des Princes. Un résultat qui lui permet de rester dans la course à la qualification pour les 8èmes de finale de Ligue des Champions.

Une victoire méritée et acquise dans la douleur qui permet au PSG de croire en son avenir européen.

Il s'agissait là d'un match que tout passionné se devait de cocher sur son calendrier. Un challenge à enjeu maximal, avec sueurs froides et obligation de résultat. Pour que les choses continuent à dépendre de lui (Liverpool, Naples et Belgrade pouvant également prétendre à la qualification) le PSG devait aborder ce match comme une rencontre à élimination directe. Et pour cause, seule une victoire pouvait assurer au club parisien la perspective d'un printemps européen dans la plus prestigieuse des compétitions de clubs. Le match aller entre les deux formations avait déjà tout d'un mauvais souvenir et il s'agissait de savoir si la leçon infligée à Anfield avait été retenue. Dépassé dans la production du jeu comme dans l'intensité, le PSG, en affichant ses carences habituelles, avait été asphyxié toute la partie. Cette revanche à quitte ou double obligeait donc les parisiens à marquer les buts, les points et les esprits. Tout scénario contraire à la qualification garantissait les promesses du pire. 

Dans ce contexte compliqué, à défaut d'un match référence, Paris aura peut-être accouché d'un match fondateur.

La première période laissera un goût amer aux joueurs comme aux supporters. Après l'avoir dominée de la tête et des épaules durant les vingt-cinq premières minutes, les parisiens ont offert à Liverpool la possibilité de revenir dans la partie dans les arrêts de jeu de la première période. Des parisiens qui concrétisent par Bernat (13è) et Neymar (37è) leur maîtrise collective et qui voient leur mi-temps plombée par une faute aussi bête qu'inutile de Di Maria. Les observateurs attentifs, qui avaient reproché à l'Argentin son dilettantisme défensif chronique par le passé, pourront désormais, à l'avenir, deviner le pourquoi de ses abstinences dans ce secteur...

Le début du deuxième acte est plus brouillon car le PSG n'a plus la possession et les pertes de balles se multiplient. C'est que l'adversaire, relancé, commence à croire en ses chances... Sur le terrain comme dans les tribunes, le stress monte à mesure le bloc parisien descend. Dans ces moments, tous les acteurs sentent que le match peut basculer sur la moindre action et l'égrainement de chaque seconde devient alors un supplice. Dans ces minutes particulières, le temps semble se figer et les ballons pèsent bien plus lourds que les matériaux qui les composent et l'air qu'ils contiennent. Mais l'essentiel est là, ce match, pénible et crispant jusqu'à son terme, le PSG saura l'arracher. Ce résultat nécessaire, l'équipe saura le préserver jusqu'au bout. 


Le PSG, grâce à son attitude générale et à la prestation particulière de sa défense a mérité de pouvoir encore croire en son rêve. Si tout n'a pas été parfait presque tout aura été conforme à ce que l'on sait de cette équipe: un jeu inégal, des fulgurances, des trous d'air (physiques) et des erreurs évitables. Il faut souligner le niveau de tous les défenseurs Parisiens hier soir, impeccables de discipline, de solidarité et d'engagement. La mention spéciale sera décernée à Tiago Silva, monstrueux de présence et d'impact d'un bout à l'autre de la rencontre. Les autres grands gagnants sont Tuchel, par son coaching et ses choix, Verratti par son abattage et sa qualité technique, Marquinhos pour sa capacité à être exemplaire dans un rôle qui n'est pas le sien et Neymar qui, dans un soir quelconque, pèse finalement beaucoup sur le résultat final. La nouveauté se situe au niveau de l'état d'esprit, de l'envie affichés tout au long de la rencontre et ce résultat est d'abord basé sur des vertus collectives. Un groupe est peut-être en train de se construire, un esprit est peut-être en train de naître. Il faut également évoquer l'arbitrage car Verratti et Milner n'auraient jamais dû finir le match. Le premier parce qu'il est aussi irritant qu'irritable et le second pour l'ensemble de la brutalité de son œuvre. Milner a mérité le droit de rejoindre l'équipe très fermée des joueurs pouvant accumuler les fautes grossières en toute impunité. En ce domaine précis, il est évident que Sergio Ramos fait des émules.

 Précisons pour conclure que l'avenir à court terme appartient à ce PSG. Pour assurer sa qualification, il lui faudra s'imposer à Belgrade, ce qui ressemble à un objectif plus que réalisable, même si les Serbes sont invaincus sur leur terrain. Hier soir, un bloc équipe soudé, aidé par un public formidable, a battu Liverpool à la loyale et en rivalisant avec lui sur le terrain de la combativité. Un examen de passage plus que probant. Hier soir, un collectif a éloigné le spectre grandissant de la Ligue Europa, ce qui, pour l'instant, revient à ne pas épouser une compagne qu'on aurait toujours voulu dédaigner. 


Lorsque le club de la capitale affiche de telles valeurs, il mérite les encouragements.

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