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© JOEL ROBINE / AFP
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Maastricht : la désillusion de Philippe Séguin suite à la trahison de la droite la plus libérale et face au climat de "terrorisme intellectuel" dans les médias

Publié le 11 novembre 2018
De Louis XVIII à la victoire de François Fillon lors de la Primaire de 2016, à travers l’avènement du général de Gaulle en 1958 ou bien encore avec l’indépendance de l’Algérie en 1962, Jérôme Besnard revient sur deux cents ans de déchirements, de réconciliations et d’unions des conservateurs en France dans le cadre de son dernier ouvrage, "La droite imaginaire, de Chateaubriand à François Fillon" publié aux éditions du Cerf. Il revient notamment sur l'histoire, l'identité intellectuelle, artistique et culturelle partagées par cette famille politique. Extrait 1/2.
Jérôme Besnard
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Jérôme Besnard est conseiller national LR - Élu de Mont-St-Aignan. Né en 1979, il a travaillé pour différents médias (Le Figaro, Valeurs Actuelles, Le Monde, la chaîne Histoire). Il est l’auteur notamment d’un essai sur le philosophe Pierre Boutang et...
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De Louis XVIII à la victoire de François Fillon lors de la Primaire de 2016, à travers l’avènement du général de Gaulle en 1958 ou bien encore avec l’indépendance de l’Algérie en 1962, Jérôme Besnard revient sur deux cents ans de déchirements, de réconciliations et d’unions des conservateurs en France dans le cadre de son dernier ouvrage, "La droite imaginaire, de Chateaubriand à François Fillon" publié aux éditions du Cerf. Il revient notamment sur l'histoire, l'identité intellectuelle, artistique et culturelle partagées par cette famille politique. Extrait 1/2.

La véritable affaire de notre génération balbutiante, ce fut le débat préalable à la ratification du traité de Maastricht en 1992. Opposé au projet fédéral européen tel qu’il était proposé par François Mitterrand, Philippe Séguin monta, dans la nuit du 5 au 6 mai 1992, à la tribune de l’Assemblée nationale pour prononcer son discours le plus célèbre et dénoncer le climat de terrorisme intellectuel qui régnait alors dans les médias. Ce discours avait une forte dimension juridique, tant le volontarisme européiste bousculait notre ordre constitutionnel. Il puisait dans le récit national pour relever l’aspect tragique de cette affaire. Écoutons‑le ! « Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d’opinion au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pis pour un nationaliste forcené, tout prêt à renvoyer l’Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur… ».  Or la principale critique que portaient vis‑à‑vis de Maastricht ceux que l’on n’appelait pas encore les souverainistes, c’était de fonder l’Europe sur l’alliance de la technocratie et de l’intégration économique, au lieu de le faire sur la culture. L’Europe vaticane de Robert Schuman était pervertie par l’Europe de l’argent‑roi jadis défendue par Jean Monnet. Le ralliement de Jacques Chirac et d’Alain Juppé aux positions de l’UDF et du PS eut raison du combat acharné de Philippe Séguin, Charles Pasqua, François Fillon et Philippe de Villiers. Le « oui » tant désiré par François Mitterrand l’emporta grâce au soutien de la droite la plus libérale et la moins nationale. Comme l’a bien résumé le critique et romancier Sébastien Lapaque, notre aîné de quelques années, « avec Jean‑Pierre Chevènement […], Philippe Séguin était le héros de notre jeunesse – une jeunesse qui lisait Péguy et Bernanos, vénérait De Gaulle et Leclerc. » 

En 1999, l’horizon d’un jeune gaulliste de vingt ans était passablement embrouillé. La belle union de 1992 avait volé en éclat. Devenu président du RPR après la dissolution de 1997, Philippe Séguin jetait l’éponge. Charles Pasqua saisissant, mais trop tard, la balle au bond fondait le RPF. Séguin et Pasqua ne partageaient pas le même imaginaire. Chéri des médias, encensé pour sa probité, bien réelle, fascinant ses interlocuteurs par une dimension intellectuelle rare chez un homme politique de sa génération, Séguin fut trahi par ses nerfs, et par les voies du destin. Son énergie resterait impuissante face au déclin de l’État en France. Comme le résume bien l’ancien ministre Jean de Boishue, « Séguin, c’était une figure unique, un mélange de Jaurès et d’Oblomov, ce héros du roman de Gontcharov frappé du mal de vivre ». 

De l’autre, il y avait Pasqua, résistant à quinze ans, homme d’un grand courage physique, héritier de la droite « poignarde » et pratiquant les financements occultes. Au lancement du mouvement des jeunes du RPF dans un sous‑sol de Levallois‑Perret, au début de l’année 1999, une jeune militante alors étudiante à Sciences‑Po Grenoble et aujourd’hui enseignante au Canada, s’offusqua auprès de Pasqua de la présence de militants monarchistes au banquet. La réponse du patriarche fut cinglante : « Mademoiselle, vous savez ils ont parfaitement droit d’être ici parmi nous ce soir. D’ailleurs je ne suis pas républicain, je suis bonapartiste. » Bien qu’ayant écrit un livre enthousiaste sur Napoléon III, il ne serait pas venu à l’esprit de Philippe Séguin de prononcer de telles paroles.

Extrait de  "La droite imaginaire, de Chateaubriand à François Fillon", de Jérôme Besnard, publié aux éditions du Cerf.

 
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