En direct
Best of
Best of du 17 au 23 octobre
En direct
ça vient d'être publié
light > Société
Une heure de couvre-feu en plus !
Tout ce qu'il faut savoir sur le changement d'heure (eh oui, c'est ce weekend !)
il y a 7 heures 6 min
pépites > Politique
Voix de gauche
François Hollande : "une partie minoritaire de la gauche a pu manifester une étrange tolérance envers l’islam"
il y a 7 heures 44 min
pépites > Religion
Réforme
Le CFCM veut améliorer la formation des imams et mettre sur pied un plan anti-radicalisation
il y a 10 heures 27 min
décryptage > Politique
Indirect

Rokhaya Diallo n'est pas responsable de la mort de l'équipe de Charlie. Mais voilà de quoi ses idées sont incontestablement responsables

il y a 11 heures 22 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Les entrepreneurs de légende français" : les trajectoires d’une large palette d’entrepreneurs français retracées avec brio

il y a 12 heures 28 min
décryptage > Education
D'un autre temps

Non assistance à institution en danger ? Le discours lunaire d’Emmanuel Macron sur l’école

il y a 15 heures 13 min
décryptage > Santé
Danger

Notre cerveau préfère les histoires qui finissent bien, nous devrions pourtant nous en méfier

il y a 15 heures 24 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
Stéphane Plaza se fait larguer pour un plus jeune; Laeticia Hallyday plaque Pascal; Sia adopte des adultes; Kylian Mbappé récupère l'ex de Neymar; Marlène Schiappa aime les hommes, Britney Spears profite
il y a 15 heures 46 min
décryptage > Economie
Bonnes feuilles

L’influence de la fonction publique et des fonctionnaires sur la vie politique : aux racines d'un mal français

il y a 16 heures 24 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Conseils à l’usage des gens “normaux” en couple avec un surdoué

il y a 16 heures 31 min
pépite vidéo > Politique
Concours de punchlines
"Quelles sont vos propositions ?" Olivier Véran s'agace face aux députés
il y a 7 heures 27 min
pépites > Terrorisme
Glacant
Professeur décapité : le tueur a cherché d’autres cibles sur les réseaux sociaux
il y a 9 heures 29 min
pépites > Justice
Justice
Conflit d'intérêt : Eric Dupond-Moretti écarté de l'enquête visant le PNF
il y a 11 heures 2 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Inhumain" : De la bande dessinée à grand spectacle, mais...

il y a 12 heures 23 min
décryptage > France
Faut que ça saigne

"Jérémy Breaud on va te décapité" : l'odeur du sang attire toujours les hyènes...

il y a 15 heures 6 min
rendez-vous > Société
Zone Franche
Islamo-gauchisme : les lendemains ne chantent plus, c'est interdit
il y a 15 heures 21 min
décryptage > Education
Témoignages

Les dérives islamo-gauchistes de l'Unef vues de l'intérieur

il y a 15 heures 36 min
décryptage > International
A l’insu de son plein gré ou non

Donald Trump a un bilan majeur en matière de politique étrangère et voilà pourquoi

il y a 15 heures 49 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Oubliez astéroïdes et guerres nucléaires : au XXIe siècle, le principal danger pour l'humanité est les pandémies et maladies infectieuses

il y a 16 heures 27 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Comment l'idéologie du droit à la différence a fait basculer les banlieues dans le ressentiment identitaire et racial

il y a 16 heures 32 min
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Tournez manège

LREM 2ème génération : ces discrets ralliements à la majorité présidentielle que masque le fracas des départs

Publié le 07 octobre 2018
Si l'on note plusieurs départs de la République en Marche, qu'ils s'agisse de certains députés à un ministre comme Gérard Collomb -qui ne veut plus de l'étiquette du parti- il existe aussi, de manière plus discrète, des arrivées. Pierre Moscovici dans un entretien accordé au Monde, expliquait qu'il ne sera pas candidat aux élections européennes sous la bannière PS et ne semble pas fermé à l'idée de rejoindre Emmanuel Macron.
Maxime Tandonnet
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Maxime Tandonnet, universitaire, essayiste, auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire des Présidents de la République (Perrin 2013 et 2017)
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Si l'on note plusieurs départs de la République en Marche, qu'ils s'agisse de certains députés à un ministre comme Gérard Collomb -qui ne veut plus de l'étiquette du parti- il existe aussi, de manière plus discrète, des arrivées. Pierre Moscovici dans un entretien accordé au Monde, expliquait qu'il ne sera pas candidat aux élections européennes sous la bannière PS et ne semble pas fermé à l'idée de rejoindre Emmanuel Macron.

Atlantico : "Après la phase « Macron 1 »,peut-on s'attendre à un « Macron 2 », ? A quoi pourrait ressembler le macronisme 2.0 auquel fait allusions Pierre Moscovici ? 

Maxime Tandonnet : En vérité, il existe deux possibilités: soit l'accentuation de la voie qu'il a prise jusqu'à présent, soit une prise de conscience de l'abîme qui est en train de s'ouvrir sous ses pas et un changement de cap. 

Dans la première hypothèse, nous verrions s'approfondir le scénario d'une mise en scène de son propre personnage, en héros romanesque de la cause du bien post-national et européiste, livrant une lutte sans merci au "mal nationaliste et populiste". Cette posture est probablement celle à laquelle songe M. Moscovici. Elle a l'inconvénient de radicaliser la cassure entre les élites, économiques, médiatiques, administratives et judiciaires, qui peuvent s'identifier à cette présidence, et la grande masse de la population qui se sent méprisée, sentiment aggravé par les saillies verbales ou gestuelles du président. Elle condamne alors cette présidence a une impopularité toujours plus grande. 

L'autre hypothèse est celle d'une remise en question et de l'inflexion du cours d'un quinquennat. Elle suppose le choix de l'humilité, de la sincérité, de la vérité, le retour à une présidence plus discrète, laissant le Premier ministre et les ministres gouverner le pays conformément à la lettre de la Constitution, un discours de réconciliation avec la France dite "d'en bas", axé sur une vision plus unitaire des choses. D'autres chefs de l'Etat ont su, dans le passé, s'adapter à une situation bien compromise, à l'image du tournant de François Mitterrand en 1983. Dans l'esprit de chaque personnalité dirigeante s'affrontent une vanité hors du commun et une part de bon sens ou de réalisme. Laquelle des deux l'emportera dans ce cas d'espèce? 

Qui sont ceux qui pourraient venir composer cette deuxième vague ? Quelles sont les orientations politiques qui pourraient encore venir grossir les rangs du macronisme à la veille des élections européennes ? 

Dans la première hypothèse, celle de la fuite en avant, les gains ne peuvent être que limités. On peut imaginer le ralliement de personnalités très engagées dans le système bruxellois, telles que M. Moscovici, ou d'autres qui ont servi au plus haut niveau à Bruxelles, pourquoi pas M. Barnier lui-même. Ceux-là joueront à fond le jeu de la lutte à mort contre le populisme maudit, la vile multitude, les peuples "réfractaires". Mais dès lors que les sondages de popularité continueront alors à s'effriter, la tendance générale restera à la débandade et la classe politique dans son ensemble suivra le sens des sondages. 

Dans la seconde hypothèse, en revanche, celle du changement de cap et de l'adoption d'un discours et d'une attitude plus unitaires, la marge de gains possibles est étendue. On peut imaginer un retour vers le président Macron des déçus du macronisme, par exemple M. Collomb, voire M. Valls lui-même. A la faveur d'une remontée dans les sondages, des personnalités de droite et du centre qui ont pris leur distance ces derniers mois, M. Bertrand ou M. Estrosi, pourraient revenir à des sentiments plus favorables, ceux qui ont prévalu en gros jusqu'à l'été 2018.  

A l'inverse, quels sont les rangs qui pourraient être imperméables aux sirènes du macronisme ? 

L'opinion publique est comme un paquebot, une fois lancée dans une direction, il est extrêmement difficile d'en modifier le cap sur une période de quelques années, en tout cas un quinquennat. La sensation négative produite par une personnalité politique est durable. Une majorité de l'opinion publique ne croit plus au discours sur la "transformation de la France" et encore moins à celui sur le "nouveau monde".  Il paraît inconcevable de modifier, en quelques années, l'impression générale négative des retraités et des Français de la classe moyenne sur le quinquennat de M. Macron. Même des événements titanesques, comme les attentats terroristes, nous l'avons constaté sous le mandat de M. Holllande, provoquent un réflexe légitimiste autour du président, mais il est de courte durée et l'impression profonde, négative, finit par prévaloir. La rupture avec la gauche socialiste et communiste paraît irrémédiable et l'adoption de la PMA n'y changera pas grand chose. L'image inégalitaire de M. Macron dans cette partie de l'opinion, le rejet que suscite sa personne et son parcours, sont trop forts pour être surmontés. Un élargissement de la majorité à droite est encore plus inconcevable, dès lors que de nombreux aspects de la présidence actuelle sont vécus comme le prolongement du quinquennat hollande, notamment sur les sujets régaliens (sécurité, politique d'immigration), sur la dette publique et les déficits, sur le poids des prélèvements fiscaux et sociaux. 

Alors? Alors, il faut bien voir que la politique française se trouve aujourd'hui plongée dans une vertigineuse impasse. Dans les années qui viennent, le chaos politique a toutes les chances de s'aggraver. Jamais l'incertitude sur l'avenir du pays n'a été aussi considérable. Si l'opposition républicaine ne parvient pas à s'organiser et à offrir une alternative crédible, la voie est cette fois-ci toute ouverte en 2022 pour une expérience radicale, de droite ou plus probablement, de gauche.    

 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires