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© DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP
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Disraeli Scanner

Le Brexit va-t-il finir en tragédie ou en tragicomédie ?

Publié le 29 septembre 2018
Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraëli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXe siècle.
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Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de...
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Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraëli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXe siècle.

Londres, 

Le 28 septembre 2018

Mon cher ami, 

Les calculs à courte vue de Jeremy Corbyn

A quel genre dramatique attribuerons-nous finalement le Brexit? S’agit-il d’une tragicomédie? Nous voici dans l’obscurité, avant que la scène se rallume pour le dernier acte. Le 4è acte s’est terminé avec Jeremy Corbyn en protagoniste. Avant-hier, il a prononcé le discours de clôture du Congrès du parti travailliste; et hier il a rencontré Michel Barnier à Bruxelles. Le chef du parti travailliste a complètement raté son coup. Il avait une occasion unique de prendre de la hauteur; or il a fait, devant ses militants un discours politicien, expliquant que le Labour avait peu de chances de voter le texte final sur le Brexit, énumérant une série de conditions si spécifiques qu’elles obscurcissent considérablement l’enjeu et n’excluant pas un second référendum sans le réclamer franchement. Or, loin de corriger cette image d’indécision et de manoeuvre à courte vue, la visite de Corbyn à Bruxelles le fait apparaître comme encore plus indifférent à l’intérêt du pays, prêt à déstabiliser le Premier Ministre au lieu de faire du Brexit une cause d’union nationale. Comment Jeremy Corbyn peut-il être crédible en expliquant à Barnier qu’il faut un accord, après avoir mis des conditions quasi-insurmontables à un vote par le Labour du futur texte d’accord? 

Jeremy Corbyn aurait pu entrer dans l’histoire comme un grand leader travailliste. Il lui arrive d’avoir une vision de l’avenir industriel de la Grande-Bretagne. Mais il vient, en deux jours, de rapetisser. Il est des hommes politiques qui révèlent leur grandeur grâce aux circonstances. Corbyn vient de nous montrer toutes ses limites. 

Les Tories vont-ils faire passer l’intérêt national avant toute chose? 

Le 5è acte va donc s’ouvrir, avec la Conférence du parti conservateur. Les Tories  sauront-ils utiliser les erreurs stratégiques de Corbyn pour retrouver une unité partisane, faire bloc derrière le gouvernement et imposer à Bruxelles un front enfin uni? Il faudrait pour cela que Theresa May accepte de se rapprocher autant que possible d’une proposition d’accord ressemblant au traité de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne - la proposition qui commence à faire unanimité chez les opposants conservateurs à Chequers; et que les Brexiteers du parti soient suffisamment convaincus par l’évolution de Theresa May pour se réconcilier avec le Premier ministre. Il faudrait trouver un moyen que Theresa May sauve la face en conservant les apparences de Chequers mais en le transformant de fait.  

Dans le Telegraph de ce jour, Boris Johnson propose ce qu’il appelle un accord « SuperCanada». Lisez-le attentivement et vous verrez que la Theresa May du discours de Lancaster de janvier 2017 pourrait sans problème s’y rallier. Beaucoup est dans les mains de Boris: son intérêt n’est pas de renverser le Premier Ministre maintenant mais d’amener Theresa May à évoluer et de pouvoir, ensuite, fort d’un tel succès, jouer la carte d’une candidature au 10 Downing Street. Sans être exagérément optimiste, quelque chose me dit que le parti conservateur pourrait laisser parler son instinct et saisir l’occasion d’une spectaculaire réconciliation. Je n’ai jamais pris Boris très au sérieux, jusqu’à aujourd’hui; mais il faut souhaiter qu’il révèle le contraire de Jeremy Corbyn: un tempérament à la hauteur des circonstances. Nous allons voir s’il est plus qu’un Matamore prenant des accents churchilliens. 

Merkel et Macron ne réussissent à s’entendre que contre Londres

Si l’on se déplace vers le continent, on retrouve les suspects habituels. Michel Barnier vient d’annoncer qu’il donnait la priorité à l’obtention d’un accord entre l’UE et la Grande-Bretagne; il ne briguera pas la présidence de la Commission Européenne; cependant à Bruxelles il se murmure qu’un succès de Michel Barnier dans le Brexit lui permettrait de s’imposer finalement. Le commissaire européen a donc profondément intérêt à trouver un accord rapidement. Mais il devra composer avec une partie des gouvernements de l’Union Européenne, à commencer par l’Allemagne et la France. 

Il n’est pas sûr qu’Angela Merkel sera encore sur la scène à la fin du 5è acte; cela n’empêche pas la Chancelière, alors qu’elle vient de rater l’élection d’un de ses proches à la présidence du groupe chrétien-démocrate au Bundestag, de refuser ce que souhaite profondément son parti: un accord avec la Grande-Bretagne qui ne mette pas en danger la croissance du continent. Si Corbyn a pu susciter des espoirs, aujourd’hui déçus et si Johnson est peut-être en train de se hisser à la hauteur des circonstances, Angela Merkel reste fidèle à elle-même, à son rôle de Secrétaire Générale du Parti Progressiste de l’Union Européenne. Aucune imagination, aucune grandeur; seulement une formidable capacité à conserver le pouvoir qui est en train de s’émousser. 

La Chancelière fait partie de ceux, dans l’UE, qui pensent qu’il faut faire un exemple, à propos de la Grande-Bretagne, pour dissuader tous les autres pays de sortir. Et, alors que nous avions pu espérer le contraire il y a quelques semaines, le camarade président pense comme la camarade Chancelière.  Emmanuel Macron, qui a dû faire face à une rentrée politique difficile, abandonne les ouvertures qu’il avait pu faire cet été; il a argumenté dans le même sens qu’Angela Merkel il y a un peu plus d’une semaine, à Salzbourg. Mon ami David Davis identifie deux autres motivations chez le Français: l’espoir d’affaiblir les entreprises de Grande-Bretagne au profit de l’économie française (il faudrait simplement que la camarade maire de Paris nettoie un peu mieux sa ville si vraiment vous autres Français vous voulez sérieusement que des entreprises établies à Londres viennent s’installer à Paris); et un vieux ressentiment, bien français dit David, envers « l’économie à l’anglo-saxonne ». Comme tant de responsables politiques français avant lui, Emmanuel Macron est prisonnier de représentations historiques ancestrales dans lesquelles l’Angleterre est « l’ennemi héréditaire ». 

Au moment où commence le dernier acte, il est donc bien difficile de prévoir comment vont se comporter les personnages qui représenteront l’Union Européenne sur la scène.  L’ambitieux Barnier, la Merkel (comme l’appellent les Italiens) et le petit Napoléon (comme le surnomme mon ami David) sont prêts à entrer sur scène bardés de certitudes. Les amèneront-elles à étaler des divisions à un moment, dont profitera mon pays? Ou bien resteront-ils unanimes dans leur fascination quelque peu nihiliste pour la possibilité d’un échec, d’un no deal Brexit? Tragicomédie ou tragédie? 

Le peuple est le choeur du théâtre: il fait entendre sa plainte et craint de subir les caprices des puissants

Tout ceci montre pas mal de myopie: au même moment, Donald Trump, s’est entretenu avec Theresa May en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Certes elle s’est entendu dire, une fois de plus, qu’il fallait négocier bien plus durement qu’elle ne le fait; mais la conversation a porté ausssi sur un accord de libre-échange qui sera négocié entre Washington et Londres dès que la Grande-Bretagne sera sortie de manière irréversible. Theresa May sera-t-elle à la hauteur du partenariat que lui propose le nouveau président américain. Si ce dernier a l’étoffe d’un nouveau Reagan, Theresa May n’est pas une nouvelle « Dame de Fer ». Elle n’a pas réussi, jusqu’à maintenant à formuler une vision d’avenir, à se laisser porter par elle. 

Le peuple britannique attend de voir comment tout cela va tourner. Le rideau vient de se lever, au début du 5è acte. Le choeur est assis un peu en retrait. Il retient son souffle.  Est-on proche du dénouement ? Une atmosphère de calme avant la tempête règne sur la scène. Les voix du choeur expriment tout à tour l’espoir d’un avenir de liberté pour la Grande-Bretagne, l’incompréhension devant les querelles byzantines de la classe politique britannique, la crainte d’être volé du résultat du référendum. Comme dans toute tragédie, le choeur exprime en partie l’impuissance de ceux qui s’apprêtent à subir des choix sur lesquels ils n’ont pas prise. Habituellement, dans la tragédie, le choeur et les protagonistes ne se parlent jamais. Mais nous sommes en Grande-Bretagne; au premier acte de la pièce, le Parlement a respecté le vote du peuple, alors qu’il ne partageait pas forcément son avis. N’excluons pas que le choeur puisse faire à nouveau entendre sa cause en ce cinquième acte. La tragédie est un genre littéraire pour la monarchie absolue; la démocratie réclame la tragicomédie, une fin heureuse malgré le déchaînement de passions chez les puissants. 

Espérons que le dénouement soit heureux, malgré la démesure, la méchanceté et la bêtise qui se sont emparées de certains protagonistes dans les quatre premiers actes. Souhaitons que le bon sens et le goût de la mesure l’emportent! Souhaitons que la liberté triomphe du destin! 

Je vous souhaite une belle fin de semaine

Fidèlement à vous 

Benjamin Disraëli

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