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Révolution au sein du couple ?

Pourquoi vouloir imposer un congé paternité obligatoire ne produira pas les effets recherchés

Publié le 13 septembre 2018
Selon un récent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, le congé paternité pourrait passer à trois ou quatre semaines et être généralisé.
Gérard Neyrand
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Gérard Neyrand est sociologue, est professeur à l’université de Toulouse), directeur du Centre interdisciplinaire méditerranéen d’études et recherches en sciences sociales (CIMERSS, laboratoire associatif) à Bouc-Bel-Air.Il a publié de nombreux ouvrages...
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Marc Mangin
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Marc Mangin a été journaliste pendant trente ans, spécialiste des questions asiatiques. Il est également photographe et auteur d'une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels Chine, l'empire pollueur (Arthaud, 2008), une série de récits de voyages ...
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Selon un récent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, le congé paternité pourrait passer à trois ou quatre semaines et être généralisé.

Atlantico : Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales rendu public cette semaine suggère de porter le congé paternité à trois voire quatre semaines. De plus il insiste sur le fait qu'il faudrait rendre obligatoire le congé paternité. Est-il selon vous pertinent de poursuivre les mesures visant à un partage égal de la maternité entre la mère et le père ? 

 
Gérard Neyrand : Il est tout à fait dans la logique de l'évolution des moeurs contemporains de tendre vers une égalité parentale, qui est encore loin d'être effective. Égalité, bien sûr, ne signifiant pas indistinction, car dans la processus d'égalisation des places il n'a jamais été question de nier la différence des sexes, et ce qu'elle produit quant à la procréation. Il ne s'agit donc pas de viser le partage de la maternité, mais plutôt de la parentalité, et de permettre aux pères d'y avoir une place plus affirmée, alors même qu'aujourd'hui la plupart des mères travaillent à l'extérieur du foyer. L'allongement du congé de paternité me semble donc tout à fait bienvenu, sachant que ce n'est que depuis 2001 que celui-ci est à deux semaines, auparavant il n'était que de trois jours, et les pères n'avaient guère le loisir de s'occuper de leurs bébés, ce qu'ils réclamaient pourtant de plus en plus... Quant au désir de le rendre obligatoire, on voit bien à ce que cela renvoie, à la volonté que le modèle de la "démocratie familiale" se généralise, autrement dit que les parents partagent les responsabilités dans une famille où sont affirmées, de façon parfois paradoxale, les valeurs d'égalité, mais aussi de liberté et d'autonomie. Ce qui laisse aux individus le soin d'interpréter comment cette visée égalitaire peut se mettre en place, y compris dans le rapport aux enfants.
 
Marc Mangin : Qu'un mécanisme propose de considérer les mères et les pères "sur un pied d'égalité", en leur proposant une formule qui leur permette de consacrer plus de temps à leur(s) enfant(s), on ne peut que s'en féliciter. Maintenant, une mère ne sera jamais un père et réciproquement ; vouloir en faire des parents interchangeables relève de l'erreur.
 
Imposer une mesure, en la rendant obligatoire, participe à la stigmatisation : vous avez d'un côté "les bons" (ceux qui se conforment à l'ordre) et, a contrario, "les mauvais" qui, pour des raisons qui ne regardent qu'eux, ne s'y conforment pas.
 
Maintenaant, il ne faut pas attendre d'un concept comme celui d'égalité, autre chose que des arguments philosophiques pour lutter contre la réalité des inégalités. Même chose pour la justice, qui n'existe qu'intellectuellement face aux injustices. L'égalité ne peut être qu'une quête ; il conviendrait de parler d'équilibre ou d'harmonie qui dépassent d'ailleurs les relations humaines et s'étendent à l'ensemble du monde qui nous entoure. Prétendre à l'égalité s'inscrit dans une démarche profondément égoïste contraire à son objet.
 

Marlène Schiappa, qui semble favorable à cette mesure, avait déclaré dans un tweet datant du mardi 11 septembre : « Réunion parents-profs de rentrée au collège : 27 mères. 6 pères ». Le constat d'une répartition inégalitaire des tâches dans une famille est souvent fait et décrié, notamment par les associations féministes. Qu'est-ce qui explique que celui-ci se prolonge ? 

 
Gérard Neyrand : Cette répartition très inégalitaire des activités, des tâches et des statuts qui y sont liés, est un héritage de l'histoire la plus récente. En 1960, le modèle familial restait très asymétrique, 40% seulement des femmes de 25-60 ans étaient actives, et quant elles travaillaient il s'agissait d'un travail et d'un salaire qualifiés d'appoints. Aujourd'hui les taux d'activité sont quasi équivalents, mais les postes élevés sont essentiellement masculins et les temps partiels pour s'occuper des enfants (notamment le mercredi) quasi exclusivement féminins... alors qu'on connaît par ailleurs les difficultés des femmes à se faire reconnaître dans la sphère politique, et des pères à rester en lien avec leurs enfants après une séparation. Le système social résiste à une évolution qui semble pourtant inéluctable, compte tenu de l'évolution des postes de travail, de la maîtrise de la fécondité, et des nouvelles représentations des rôles de sexe à une époque de baisse d'influence continue de la religion.
 
 
Marc Mangin : On ne sortira pas du problème tant que la question sera posée sous forme d'équation. Nous sommes avec ce tweet dans la comptabilité d'épiciers habituelle qui a pour objet, ici, de mettre en opposition les femmes et les hommes, les mères et les pères ; de créer des antogonismes plus que de trouver des solutions. Avec ce tweet, la secrétaire d'État nous rappelle fort à propos qu'il ne faut pas compter sur le microcosme politique pour faire avancer les choses (Nicolas Hulot en a fait l'amère expérience récemment) ; la politique sert aujoud'hui juste à gérer le système en nous le présentant comme immuable.
 

Est-il légitime que l'Etat se préoccupe de ces considérations qui semble appartenir à la sphère privée et familiale ? Quels genres de problèmes une telle mesure peut-elle engendrer ? 

 
Gérard Neyrand : Vous posez là une question fondamentale, et qui divise les citoyens. Que rôle doit tenir l'État au regard des mutations profondes de nos façons de vivre et de concevoir les choses ? Doit-il réguler les évolutions, les canaliser, les orienter ou tenter de le faire ?... Sans prendre position, compte tenu de la complexité de la question, il convient peut-être de rappeler que s'il faut préserver les libertés individuelles au fondement de notre démocratie, penser que la sphère privée pourrait être dégagée de l'emprise des rapports sociaux est une utopie. L'une des formulations les plus pertinentes des années 68 est sans doute que "le privé est politique", et que les rapports familiaux sont profondément imbriqués avec les autres rapports définissant une société, économiques, politiques, religieux, scientifiques, comme l'ont montré de grands anthropologues comme Françoise Héritier ou Maurice Godelier. Dans l'analyse que je fais des rapports de couple contemporains dans mon récent ouvrage "L'amour individualiste", je montre que ces rapports sont profondément influencés par la façon dont la société les définit, même si l'appartenance à des milieux différents fait qu'ils peuvent être appréhendés de façon divergente, et que, comme les rapports parentaux, on ne peut pas les comprendre si on ne les met pas en rapport avec le système social dans lequel ils se déploient. La caractéristique de notre société est qu'elle laisse une marge de manoeuvre plus importante aux individus, tant la valeur de liberté est importante dans notre démocratie, mais il n'empêche que l'État a un rôle de régulation qu'il doit assumer, par exemple en réprimant les atteintes au principe de libre consentement réciproque dans les relations entre adultes. On peut se demander cependant jusqu'où doit aller cette intervention de l'État, car les opinions sont multiples et parfois fort divergentes, en témoignent la virulence des débats concernant le "mariage pour tous", qui ont incité le gouvernement à repousser à une date encore inconnue la nouvelle formulation tant attendue de la "Loi famille"....
 
Marc Mangin : L'État est là pour gérer, pas s'ingérer. Il tire sa légitimité de sa capacité à planifier, à anticiper, à se projeter dans l'avenir. Cela fait donc quelques quinquennats qu'il a, de ce point de vue, perdu toute légitimité. Le rôle de l'État est de créer les conditions pour que les citoyens s'épanouissent dans une relation harmonieuse. Il n'y a pas de réponse individuelle aux inégalités ou aux injustices. La réponse ne peut être que collective, c'est-à-dire sociale, économique et politique. Chercher à culpabiliser les uns ou les autres ne vise qu'à les dresser les uns contre les autres selon le bon vieux principe : diviser pour régner.
 
Le rôle de l'État n'est pas d'expliquer comment élever ses enfants ni qui doit faire quoi dans la famille. Le rôle de l'État, c'est d'assurer à chacun les moyens de s'épanouir en garantissant une répartition équitable des richesses, un accès à l'éducation et à la culture ; que chacun ait les moyens de vivre dignement et la question sera réglée à 95%.

 

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