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Post-Trumpium animal triste

Pourquoi l’idée d’une Angela Merkel leader du monde libre se révèle désormais clairement être l’illusion qu’elle a toujours été

Publié le 09 juillet 2018
Angela Merkel serait-elle devenue la nouvelle leader du "monde libre" depuis l'élection de Donald Trump ? Des paroles, des paroles, des paroles mais aucun acte qui permettrait de les cautionner.
Edouard Husson
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Angela Merkel serait-elle devenue la nouvelle leader du "monde libre" depuis l'élection de Donald Trump ? Des paroles, des paroles, des paroles mais aucun acte qui permettrait de les cautionner.

Après l'élection de Donald Trump, l'idée de l'incarnation du "monde libre" avait émergé à la faveur de la visite de Barack Obama à Angela Merkel en novembre 2016, au lendemain de la défaire de Hillary Clinton. Ben Rhodes, ancien conseiller du président Obama, indiquait pour sa part que la décision d'Angela Merkel d'être à nouveau candidate à sa succession avait été guidée par sa volonté de défendre "l'ordre libéral" en réaction à l'élection de Donald Trump. En quoi cette idée d'une Allemagne dirigée par Angela Merkel comme phare du "monde libre" était elle "curieuse" comme l'indique Kirk Bennett dans un article publié par The American Interest ? Notamment au regard de la position allemande concernant les questions de défense, ou de stratégie géopolitique ? 

Edouard Husson : Un véritable déni de réalité a suivi l’élection de Donald Trump. En fait, il est ancré, profondément, dans une sous-estimation constante de Trump. Depuis les primaires républicaines, on nous annonce que ça y est, c’est le début de la fin le concernant. Le déni de réalité est double: d’un côté, il consiste à refuser d’accepter que le peuple américain, dont on ne voit pas qu’il puisse être qualifié de “fasciste”, ait pu voter Trump; de l’autre, si l’on est sincèrement inquiet des possibles dérives du régime présidentiel américain, le déni consiste à ne pas prendre les moyens de construire un modèle alternatif. Il ne suffit pas de proclamer qu’Angela Merkel est le nouveau “leader du monde libre”. Il faudrait que les actes suivent les propos. Or, comme le souligne justement beaucoup d’observateurs américains, à commencer par Kirk Bennett, que vous citez, il n’y a aucun signe que l’Allemagne ait entraîné l’Europe, depuis deux ans, vers la constitution d’un véritable pilier européen de l’Alliance atlantique ou vers une défense européenne autonome. L’Allemagne n’est pas devenue la grande puissance diplomatique qui aurait pu servir de médiatrice dans la crise iranienne. L’Allemagne n’a pas véritablement su quoi faire de la main tendue par la Chine: adhérer à la “Nouvelle Route de la Soie” signifierait se réconcilier avec la Russie. De même, être en mesure d’impressionner les Américains dans un bras de fer diplomatique sur l’Iran ou un autre dossier ne pourrait venir que de dépenses augmentées dans le secteur de la défense. Pour avoir un minimum de crédibilité, l’Allemagne devrait atteindre les 2% du PIB consacré à l’effort de défense. Et puis, surtout, il faudrait avoir le courage politique et la possibilité de faire évoluer la politique budgétaire européenne. 

Comment cette idée a-t-elle pu s'étioler au fil des mois, et comment Emmanuel Macron a-t-il pu, au moins en apparence, tenter de s'approprier un tel rôle ? Avec quels résultats ? 

Emmanuel Macron a inversé la courbe budgétaire du budget de la défense français. Vous remarquerez cependant que la France ne reviendra qu’en 2025 à un budget militaire représentant 2% du PIB. C’est effroyablement lent comparé au rythme du monde actuel, au développement des armes hypersoniques russes en particulier. En fait, le président français a l’énergie d’un “leader du monde libre”; il exprime la vision d’une Europe-puissance; mais c’est une vision qui manque de plausibilité tant que la France et l’Europe seront pris dans l’étau des principes de gestion de la monnaie à l’allemande. Le monétarisme ordo-libéral est magnifique sur le papier. En pratique, il obtient l’opposé de son cousin anglo-saxon: l’économie européenne ne dispose pas des liquidités nécessaires à une forte croissance et à l’emploi. Du coup, les Etats ne sont pas en mesure de prélever l’impôt nécessaire au développement du budget de la défense. 

Comment arriver à dépasser cette question actuelle du leadership du "monde libre" ? En quoi la proposition faite par Kirk Bennett, dans son article, d'articuler une coopération entre Europe et Etats Unis sur des bases plus équitables pourrait-elle cohérente, notamment pour mettre fin à la trop grande dépendance actuelle des européens ? Une telle solution pourrait-elle être voir le jour politiquement parlant ? 

Dans le monde ouvert et polycentrique qui émerge depuis le décollage de la puissance économique chinoise et le redressement militaire russe, l’Europe doit repenser l’équilibre des puissances, qui appartient à sa tradition. L’Europe fait partie du monde polycentrique qui a émergé suite à l’ouverure du Mur de Berlin. D’abord, il nous faut une autre Europe, un nouvel équilibre européen. Nous ne pouvons pas accepter durablement le Mezzogiorno européen créé par la politique monétaire (que nous avons nous-mêmes mise en place!). Nous ne pouvons pas accepter l’ignorance des réalités méditerranéennes qui caractérise une partie de l’Europe du Nord. En partioulier, il faut une politique qui fasse que la Turquie respecte à nouveau l’Europe, au lieu de la défier de manière inadmissible comme le fait Erdogan. Il n’est pas possible d’être dans une situation de confrontation permanente avec la Russie, dont nous avons besoin, face à la Turquie et à l’Iran et, surtout, pour développer une relation réaliste avec la Chine. Vu l’absence de leadership européen - l’Allemagne en a les moyens mais non la volonté; la France en a la volonté mais non les moyens - il est évident que nous avons besoin des Etats-Unis, en particulier pour peser en faveur de la démocratie dans un monde où, potentiellement, la première puissance du monde à l’échéance de quelques années, la Chine, n’est pas une démocratie.  Vous avez raison, la question est moins celle du “leadership du monde libre”, qui restera évidemment américain, que du renforcement de ce monde libre, à commencer par l’Europe, continent affaibli. 

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