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Et maintenant un rapprochement États-Unis / Russie : l’Europe face à un nouveau destin ?
Publié le 25 juin 2018
La visite à Moscou de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n'est pas anodine. Elle pourrait précéder une éventuelle rencontre entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, que Donald Trump aimerait voir réintégrer le G7.
Jean-Sylvestre Mongrenier est docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie, et chercheur à l'Institut français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).Il est membre de l'Institut Thomas More.Jean...
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Guillaume Lagane est spécialiste des questions de défense.Il est également maître de conférences à Science-Po Paris. Il est l'auteur de  Questions internationales en fiches (Ellipses, 2013 (deuxième édition)) et de Premiers pas en géopolitique ...
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Jean-Sylvestre Mongrenier
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Jean-Sylvestre Mongrenier est docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie, et chercheur à l'Institut français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).Il est membre de l'Institut Thomas More.Jean...
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La visite à Moscou de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, n'est pas anodine. Elle pourrait précéder une éventuelle rencontre entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, que Donald Trump aimerait voir réintégrer le G7.

Atlantico : John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, est attendu à Moscou au cours de la semaine prochaine, après avoir visité le Royaume-Uni et l'Italie, dans le cadre de l'organisation éventuelle d'une prochaine rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Après les déclarations du président américain au début du mois de juin, souhaitant voir la Russie réintégrer le G7, comment analyser les enjeux d'une telle rencontre, notamment du point de vue des Européens ? 

Jean-Sylvestre Mongrenier : De prime abord, la proposition de Donald Trump d’inviter la Russie à rejoindre le G-7, à la veille d’un sommet dont on savait qu’il serait difficile, pourrait être interprétée d’autant plus comme une provocation à l’encontre des autres chefs d’Etat et de gouvernement qu’il savait le nouveau premier ministre italien a priori favorable à une telle proposition. C’était une tentative de diviser les six autres pays membres du G-7, plus particulièrement les Européens. Sans grande attention d’ailleurs pour Theresa May qui ne peut plus sérieusement voir dans la solidarité de l’« archipel anglo-saxon » une véritable alternative à l’Europe. Paradoxalement, on ne peut décidément affirmer que Donald Trump favorise la tâche des « Brexiters » : le président américain active des forces de dissociation en Europe, sans que Londres ou tout autre prétendant au grand départ puisse attendre de lui une quelconque clémence en matière commerciale. Très probablement, la proposition à brûle-pourpoint de créer une zone libre-échange intégral entre les pays du G-7 était de la même eau. Mais c’est une autre question.

Revenons au G-7. Il a été conçu pour pratiquer une diplomatie de club, entre les principales « démocraties de marché ». S’il était question d’en faire une arène internationale, en invitant un pays avec lequel nous sommes en conflit, un tel « format » n’aurait plus de sens (ce ne serait plus un club). Outre les relations bilatérales, il existe d’autres enceintes au sein desquelles Russes et Occidentaux peuvent traiter de ce qui les oppose : les relations diplomatiques ne sont pas rompues.Si Donald Trump voulait véritablement rénover le G-7, peut-être faudrait-il plutôt regarder du côté de l’Inde, un Etat-civilisation qui constitue la plus grande démocratie du monde (au regard du critère démographique). Située sur la ligne de faille entre Orient et Occident, une Turquie qui emprunterait une autre voie que celle de l’autoritarisme constituerait, elle aussi, un candidat honorable au G-7 (nous n’en sommes pas à ce stade). D’ores et déjà, la Turquie appartient à l’OTAN et elle est membre d’une union douanière avec l’Union européenne (UE). Un partenariat géopolitique turco-européen et l’entrée dans le G-7 seraient autrement plus bénéfiques à la Turquie qu’une improbable entrée dans l’UE.  

Au-delà des remous provoqués par le G-7, il importe de comprendre la vision que Donald Trump a de la Russie. Il est vrai que, lors de sa campagne électorale, le candidat Trump, à plusieurs reprises, a dressé l’éloge de Vladimir Poutine. De nombreux observateurs et analystes de la politique américaine insistent sur sa prédilection pour les « hommes forts » (i.e. des despotes et autres tyrans), ce qui renvoie possiblement à une dimension de sa personnalité. Au vrai, on peut penser que bien des hommes de pouvoir, de par leur nature profonde, développent de tels tropismes, mais ils prennent soin de le dissimuler en respectant les formes. Pourtant, ce n’est pas seulement une question d’ego et de goût de la provocation du président américain. Il semble convaincu de la nécessité d’un « Nixon in reverse » : défaire l’entente avec la République populaire de Chine (RPC) et désolidariser Moscou de Pékin. Un tel projet néglige les objectifs propres de Moscou et les représentations dans lesquelles ils s’inscrivent. La volonté de revanche et le révisionnisme géopolitique des dirigeants russes ne peuvent être transmutés à coups de claques dans le dos et de propos flatteurs. En Europe, un tel sommet convoque d’emblée le spectre de Yalta. Pourtant, les rapports resserrés entre les Etats-Unis et la Pologne, l’active politique américaine sur l’axe Baltique-mer Noire et les sanctions additionnelles prises par Washington à l’encontre de la Russie ne vont pas en ce sens.

Guillaume Lagane : Il me semble qu’une telle rencontre s’explique d’abord par la personnalité de Donald Trump, qui est un homme très attaché au contact personnel avec les dirigeants de la planète. Cela vient de son passé de promoteur immobilier à New York où il privilégiait la confiance établie entre deux entrepreneurs pour monter un projet. 

C’est la raison pour laquelle, lors de la rencontre nord-coréenne, il a vraiment considéré que la rencontre avec Kim Jung-un était un tournant dans le conflit. Il est convaincu que ce type de rencontre peut permettre de régler des problèmes que l’administration et les diplomates ne parviennent pas à résoudre. Je précise que depuis son élection, Donald Trump n’a rencontré Vladimir Poutine qu’une seule fois, et donc qu’il n’a pas encore établi cette relation interpersonnelle avec lui qu’il affectionne. Je m’empresse d’ajouter que c’est son point de vue, et qu’il n’est pas certain que le contact interpersonnel suffise à régler des problèmes qui sont souvent complexes et très anciens. Du point de vue des Européens, il y a effectivement une inquiétude ; ils ont pu observer lors du G7 de Charlebois que Donald Trump appelait à un retour de la Russie dans le groupe. La question pour les Européens est : quelle type de relation Donald Trump compte-t-il établir avec Vladimir Poutine ? Et n’y a-t-il pas un risque qu’il prenne des initiatives et fasse des concessions - je pense au cas de l’Ukraine - sans en référer et à ses alliés.

  1. Atlantico : John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, est attendu à Moscou au cours de la semaine prochaine, après avoir visité le Royaume-Uni et l'Italie, dans le cadre de l'organisation éventuelle d'une prochaine rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Après les déclarations du président américain au début du mois de juin, souhaitant voir la Russie réintégrer le G7, comment analyser les enjeux d'une telle rencontre, notamment du point de vue des Européens ? 

    Jean-Sylvestre Mongrenier : De prime abord, la proposition de Donald Trump d’inviter la Russie à rejoindre le G-7, à la veille d’un sommet dont on savait qu’il serait difficile, pourrait être interprétée d’autant plus comme une provocation à l’encontre des autres chefs d’Etat et de gouvernement qu’il savait le nouveau premier ministre italien a priori favorable à une telle proposition. C’était une tentative de diviser les six autres pays membres du G-7, plus particulièrement les Européens. Sans grande attention d’ailleurs pour Theresa May qui ne peut plus sérieusement voir dans la solidarité de l’« archipel anglo-saxon » une véritable alternative à l’Europe. Paradoxalement, on ne peut décidément affirmer que Donald Trump favorise la tâche des « Brexiters » : le président américain active des forces de dissociation en Europe, sans que Londres ou tout autre prétendant au grand départ puisse attendre de lui une quelconque clémence en matière commerciale. Très probablement, la proposition à brûle-pourpoint de créer une zone libre-échange intégral entre les pays du G-7 était de la même eau. Mais c’est une autre question.

    Revenons au G-7. Il a été conçu pour pratiquer une diplomatie de club, entre les principales « démocraties de marché ». S’il était question d’en faire une arène internationale, en invitant un pays avec lequel nous sommes en conflit, un tel « format » n’aurait plus de sens (ce ne serait plus un club). Outre les relations bilatérales, il existe d’autres enceintes au sein desquelles Russes et Occidentaux peuvent traiter de ce qui les oppose : les relations diplomatiques ne sont pas rompues.Si Donald Trump voulait véritablement rénover le G-7, peut-être faudrait-il plutôt regarder du côté de l’Inde, un Etat-civilisation qui constitue la plus grande démocratie du monde (au regard du critère démographique). Située sur la ligne de faille entre Orient et Occident, une Turquie qui emprunterait une autre voie que celle de l’autoritarisme constituerait, elle aussi, un candidat honorable au G-7 (nous n’en sommes pas à ce stade). D’ores et déjà, la Turquie appartient à l’OTAN et elle est membre d’une union douanière avec l’Union européenne (UE). Un partenariat géopolitique turco-européen et l’entrée dans le G-7 seraient autrement plus bénéfiques à la Turquie qu’une improbable entrée dans l’UE.  

    Au-delà des remous provoqués par le G-7, il importe de comprendre la vision que Donald Trump a de la Russie. Il est vrai que, lors de sa campagne électorale, le candidat Trump, à plusieurs reprises, a dressé l’éloge de Vladimir Poutine. De nombreux observateurs et analystes de la politique américaine insistent sur sa prédilection pour les « hommes forts » (i.e. des despotes et autres tyrans), ce qui renvoie possiblement à une dimension de sa personnalité. Au vrai, on peut penser que bien des hommes de pouvoir, de par leur nature profonde, développent de tels tropismes, mais ils prennent soin de le dissimuler en respectant les formes. Pourtant, ce n’est pas seulement une question d’ego et de goût de la provocation du président américain. Il semble convaincu de la nécessité d’un « Nixon in reverse » : défaire l’entente avec la République populaire de Chine (RPC) et désolidariser Moscou de Pékin. Un tel projet néglige les objectifs propres de Moscou et les représentations dans lesquelles ils s’inscrivent. La volonté de revanche et le révisionnisme géopolitique des dirigeants russes ne peuvent être transmutés à coups de claques dans le dos et de propos flatteurs. En Europe, un tel sommet convoque d’emblée le spectre de Yalta. Pourtant, les rapports resserrés entre les Etats-Unis et la Pologne, l’active politique américaine sur l’axe Baltique-mer Noire et les sanctions additionnelles prises par Washington à l’encontre de la Russie ne vont pas en ce sens.

    Guillaume Lagane : Il me semble qu’une telle rencontre s’explique d’abord par la personnalité de Donald Trump, qui est un homme très attaché au contact personnel avec les dirigeants de la planète. Cela vient de son passé de promoteur immobilier à New York où il privilégiait la confiance établie entre deux entrepreneurs pour monter un projet. 

    C’est la raison pour laquelle, lors de la rencontre nord-coréenne, il a vraiment considéré que la rencontre avec Kim Jung-un était un tournant dans le conflit. Il est convaincu que ce type de rencontre peut permettre de régler des problèmes que l’administration et les diplomates ne parviennent pas à résoudre. Je précise que depuis son élection, Donald Trump n’a rencontré Vladimir Poutine qu’une seule fois, et donc qu’il n’a pas encore établi cette relation interpersonnelle avec lui qu’il affectionne. Je m’empresse d’ajouter que c’est son point de vue, et qu’il n’est pas certain que le contact interpersonnel suffise à régler des problèmes qui sont souvent complexes et très anciens. Du point de vue des Européens, il y a effectivement une inquiétude ; ils ont pu observer lors du G7 de Charlebois que Donald Trump appelait à un retour de la Russie dans le groupe. La question pour les Européens est : quelle type de relation Donald Trump compte-t-il établir avec Vladimir Poutine ? Et n’y a-t-il pas un risque qu’il prenne des initiatives et fasse des concessions - je pense au cas de l’Ukraine - sans en référer et à ses alliés.

    1. Atlantico : John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, est attendu à Moscou au cours de la semaine prochaine, après avoir visité le Royaume-Uni et l'Italie, dans le cadre de l'organisation éventuelle d'une prochaine rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Après les déclarations du président américain au début du mois de juin, souhaitant voir la Russie réintégrer le G7, comment analyser les enjeux d'une telle rencontre, notamment du point de vue des Européens ? 

      Jean-Sylvestre Mongrenier : De prime abord, la proposition de Donald Trump d’inviter la Russie à rejoindre le G-7, à la veille d’un sommet dont on savait qu’il serait difficile, pourrait être interprétée d’autant plus comme une provocation à l’encontre des autres chefs d’Etat et de gouvernement qu’il savait le nouveau premier ministre italien a priori favorable à une telle proposition. C’était une tentative de diviser les six autres pays membres du G-7, plus particulièrement les Européens. Sans grande attention d’ailleurs pour Theresa May qui ne peut plus sérieusement voir dans la solidarité de l’« archipel anglo-saxon » une véritable alternative à l’Europe. Paradoxalement, on ne peut décidément affirmer que Donald Trump favorise la tâche des « Brexiters » : le président américain active des forces de dissociation en Europe, sans que Londres ou tout autre prétendant au grand départ puisse attendre de lui une quelconque clémence en matière commerciale. Très probablement, la proposition à brûle-pourpoint de créer une zone libre-échange intégral entre les pays du G-7 était de la même eau. Mais c’est une autre question.

      Revenons au G-7. Il a été conçu pour pratiquer une diplomatie de club, entre les principales « démocraties de marché ». S’il était question d’en faire une arène internationale, en invitant un pays avec lequel nous sommes en conflit, un tel « format » n’aurait plus de sens (ce ne serait plus un club). Outre les relations bilatérales, il existe d’autres enceintes au sein desquelles Russes et Occidentaux peuvent traiter de ce qui les oppose : les relations diplomatiques ne sont pas rompues.Si Donald Trump voulait véritablement rénover le G-7, peut-être faudrait-il plutôt regarder du côté de l’Inde, un Etat-civilisation qui constitue la plus grande démocratie du monde (au regard du critère démographique). Située sur la ligne de faille entre Orient et Occident, une Turquie qui emprunterait une autre voie que celle de l’autoritarisme constituerait, elle aussi, un candidat honorable au G-7 (nous n’en sommes pas à ce stade). D’ores et déjà, la Turquie appartient à l’OTAN et elle est membre d’une union douanière avec l’Union européenne (UE). Un partenariat géopolitique turco-européen et l’entrée dans le G-7 seraient autrement plus bénéfiques à la Turquie qu’une improbable entrée dans l’UE.  

      Au-delà des remous provoqués par le G-7, il importe de comprendre la vision que Donald Trump a de la Russie. Il est vrai que, lors de sa campagne électorale, le candidat Trump, à plusieurs reprises, a dressé l’éloge de Vladimir Poutine. De nombreux observateurs et analystes de la politique américaine insistent sur sa prédilection pour les « hommes forts » (i.e. des despotes et autres tyrans), ce qui renvoie possiblement à une dimension de sa personnalité. Au vrai, on peut penser que bien des hommes de pouvoir, de par leur nature profonde, développent de tels tropismes, mais ils prennent soin de le dissimuler en respectant les formes. Pourtant, ce n’est pas seulement une question d’ego et de goût de la provocation du président américain. Il semble convaincu de la nécessité d’un « Nixon in reverse » : défaire l’entente avec la République populaire de Chine (RPC) et désolidariser Moscou de Pékin. Un tel projet néglige les objectifs propres de Moscou et les représentations dans lesquelles ils s’inscrivent. La volonté de revanche et le révisionnisme géopolitique des dirigeants russes ne peuvent être transmutés à coups de claques dans le dos et de propos flatteurs. En Europe, un tel sommet convoque d’emblée le spectre de Yalta. Pourtant, les rapports resserrés entre les Etats-Unis et la Pologne, l’active politique américaine sur l’axe Baltique-mer Noire et les sanctions additionnelles prises par Washington à l’encontre de la Russie ne vont pas en ce sens.

      Guillaume Lagane : Il me semble qu’une telle rencontre s’explique d’abord par la personnalité de Donald Trump, qui est un homme très attaché au contact personnel avec les dirigeants de la planète. Cela vient de son passé de promoteur immobilier à New York où il privilégiait la confiance établie entre deux entrepreneurs pour monter un projet. 

      C’est la raison pour laquelle, lors de la rencontre nord-coréenne, il a vraiment considéré que la rencontre avec Kim Jung-un était un tournant dans le conflit. Il est convaincu que ce type de rencontre peut permettre de régler des problèmes que l’administration et les diplomates ne parviennent pas à résoudre. Je précise que depuis son élection, Donald Trump n’a rencontré Vladimir Poutine qu’une seule fois, et donc qu’il n’a pas encore établi cette relation interpersonnelle avec lui qu’il affectionne. Je m’empresse d’ajouter que c’est son point de vue, et qu’il n’est pas certain que le contact interpersonnel suffise à régler des problèmes qui sont souvent complexes et très anciens. Du point de vue des Européens, il y a effectivement une inquiétude ; ils ont pu observer lors du G7 de Charlebois que Donald Trump appelait à un retour de la Russie dans le groupe. La question pour les Européens est : quelle type de relation Donald Trump compte-t-il établir avec Vladimir Poutine ? Et n’y a-t-il pas un risque qu’il prenne des initiatives et fasse des concessions - je pense au cas de l’Ukraine - sans en référer et à ses alliés.

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Labarthe
- 26/06/2018 - 11:16
La Chine...
Dans votre analyse de géopolitique vous oubliez que nous laissons les Américains seuls à tenter de contenir la Chine dans sa formidable expansion commerciale et politique. Les chinois sont en train de prendre le contrôle économique de l’Afrique pendant que nous nous débattons avec l’immigration. Ils sont de plus présents en Europe prenant peu à peu le contrôle de secteurs de l’economie de certains pays. Et nous sommes politiquement absents de l’Asie. Bien plus dangereux que les soi disantes velléités conquérantes russes.
ajm
- 25/06/2018 - 23:27
Cow-boy.
L'idée que les USA pourraient imploser me semble farfelue. Les USA, contrairement à l'Europe, n'ont pas encore perdu le sens commun, à savoir la claire perception de leurs intérêts nationaux. Beaucoup d'Américains, malgré les efforts de "libéraux " avancés, n'ont pas remplacé leur fierté nationale et locale ( de citoyen) dans un méli mélo sentimentaliste. Le goût de la protection individuelle ( les armes, le fameux esprit cow-boy) et de l'esprit de LIBERTE en est une illustration emblématique, c'est bien pour cela que tous nos bons esprits de gauche Français mettent toujours l'accent sur ce côté de l'esprit Yankee. Des dizaines de millions de citoyens US sont armés, surtout, mais pas exclusivement, dans les anciens états confédérés du sud et de l'ouest. Cette situation témoigne de l'existence toujours très vivace et très puissante dans ce pays d'un esprit "citoyen soldat " , un peu comme en Suisse . Les USA n'imploseront pas, parce qu'ils ont gardé leur dignité collective et individuelle de citoyen en arme , le cow-boy est toujours là.
ajm
- 25/06/2018 - 23:04
Trump n'est pas Bush.
Attention aux confusions : l'invasion de l'Irak ce n'est pas Trump, ou son clone plus jeune. Trump n'est pas dans la mouvance neo-conservatrice américaine qui voulait imposer le modèle Americain partout . Il représente une Amérique plutôt isolationniste qui n'accepte d'intervenir en dehors de ses frontières que si les intérêts vitaux de son pays sont menacés ou, éventuellement, ceux de ses alliés, à condition que ces derniers , au minimum, ne leur coûtent pas plus que ce qu'ils leur rapportent. Autrement dit, la puissance impériale fait payer ses services de protection. S'ils ne veulent pas payer, ils se débrouillent. Trump n'a pas, a priori, de vision plus stratégique, par exemple , l'Europe est un grand ensemble économique et scientifique que nous ne devons pas laisser dériver vers des puissances éventuellement hostiles comme la Russie .