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Agriculture

Réforme de la PAC : et hop, une catastrophe de plus pour l’Europe

Publié le 31 mai 2018
Ce vendredi 1er juin, la Commission européenne dévoilera son projet global pour la PAC, dans un climat de tensions et d'incertitudes aussi bien pour les agriculteurs que pour les parlementaires.
Antoine Jeandey
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Ce vendredi 1er juin, la Commission européenne dévoilera son projet global pour la PAC, dans un climat de tensions et d'incertitudes aussi bien pour les agriculteurs que pour les parlementaires.

Ce vendredi 1er juin, la Commission européenne dévoilera son projet global pour la PAC, dans un climat de tensions et d'incertitudes aussi bien pour les agriculteurs que pour les parlementaires. Quelles sont les craintes entourant le projet actuel, notamment en termes budgétaires ?

 
Antoine Jeandey : Ce n’est pas seulement d’agriculture qu’il est question, mais d’Europe, et de société entière. Aujourd’hui, l’Europe n’a qu’une seule politique commune à tous ses Etats, l’agriculture. Elle souhaite se doter d’autres missions, avoir une défense européenne, assurer la sécurité des territoires, présenter une politique continentale cohérente sur les migrants, voire prendre en, charge l’essor de l’économie numérique. Pour ces nouveaux enjeux, deux possibilités : demander aux Etats-membres davantage de moyens, ou partager l’actuel budget entièrement dévolu à l’agriculture. C’est la seconde solution qui est envisagée. La baisse du budget agricole avoisinerait ainsi les 15 %. Par ailleurs, « en prime », le Brexit a également un coût pour l’agriculture européenne, le Royaume-Uni étant davantage contributeur qu’utilisateur. De facto, donc le budget dédié à l’agriculture va baisser fortement. Comment amortir cette tendance ? C’est là où, déjà, la technostructure de la Commission européenne se heurte aux élus du Parlement européen. L’Europe, si les propositions que va émettre la Commission européenne sont suivies, s’apprête à renvoyer le bébé aux Etats, lesquels devraient chacun trouver leurs solutions. De fait, la politique agricole européenne deviendrait bien moins « commune ». Déjà aujourd’hui, il existe quelques distorsions de concurrence, mais parallèlement les efforts existent pour, une à une, lentement mais sûrement, les gommer (coût du travail par exemple, avec l’instauration d’un Smic en Allemagne en 2015). Si la proposition de la Commission européenne était suivie, le risque d’un retour en arrière en la matière semble évident. 
 
Cela signifierait des « recettes » différentes pour chacun pour faire face aux budgets en baisse. Ici on épargnera les grosses coopératives génératrices d’emplois, là on préférera assurer un avenir aux paysans. Dans un pays, les efforts environnementaux seront mis entre parenthèses pour retrouver des rendements pour « compenser », chez son voisin on le refusera catégoriquement, d’où des distorsions accrues sur les produits sur les marchés.
 
Les parlementaires européens ont travaillé, ces dernières années, pour définir un contour de ce que doit être la prochaine Pac. En particulier, une réflexion aboutie existe sur la mise en oeuvre d’outils pour faire face aux crises, telles qu’il y en a eu sur la lait à la fin des quotas, ou que connaissent d’autres productions mises en concurrence depuis peu sur les marchés volatils mondiaux (citons notamment un rapport sur ce sujet signé Angélique Delahaye). Mais pour parvenir à ces objectifs, il faut des moyens, quitte à les réaffecter. D’où de fortes inquiétudes avec la baisse des budgets qui rendrait cette équation presque impossible à résoudre.
 
 

Dans quelle mesure les états généraux de l'alimentation, mis en place par Emmanuel Macron, ont-ils pu répondre aux attentes des agriculteurs, notamment dans le contexte de la présentation du projet de la Commission concernant la PAC ? 

 
Les états généraux de l’alimentation se sont affranchis, dès leur démarrage, du contexte européen. On a lancé notre petite réflexion entre nous, sans se préoccuper des tendances fortes des débats à Bruxelles. De fait, les réponses trouvées n’ont qu’une valeur toute relative, puisque les grandes lignes des affectations des budgets sont décidées à Bruxelles. L’objectif était de présenter une politique qui aille au-delà de l’agriculture en parlant d’« alimentation », de manière à y intéresser le maximum de citoyens. En soi, très bien. Seulement, quelles que soient les décisions prises au terme de ces états généraux, que vont-ils apporter pour les assiettes des Français quand, parallèlement, l’Europe négocie avec quasiment toute la planète région par région des accords de libre-échange, où les denrées alimentaires figurent comme des monnaies d’échange ? Par exemple, la société européenne refuse de la viande bovine nourrie aux hormones, il s’en est fallu de peu (du refus de Donald Trump de signer le traité au dernier moment en fait) pour que nos assiettes en soient pleines venues des Etats-Unis alors que nos éleveurs n’en produisent pas. Autre exemple, la majorité des pays européens (exception faite de l’Espagne, de l’Autriche, et de quelques autres de moindre importance en termes de production) refuse les cultures OGM. Mais nous nous apprêtons à importer des produits d’élevages nourris avec depuis les pays d’Amérique Latine (pour l’instant, les tractations avec le Mercosur sont au point morts, mais là encore, pas du fait des négociateurs européens). Or, l’Europe, c’est nous. La France en est un des acteurs principaux. Un accord de libre-échange ne peut être signé sans son consentement... Emmanuel Macron s’est positionné en faveur de l’accord avec le Mercosur (les pays d’Amérique latine) et a donc engagé la France dans cette voie. Pour autant, les conclusions des états généraux laissaient-elles la porte ouverte à es steaks nourris aux soja OGM dans nos assiettes ? Je ne le pense pas... De fait, on a vu quantité de petits débats annexes à l’Assemblée, finalement éloignés de l’ambition d’une véritable politique agricole et alimentaire française qui serait ensuite portée au niveau européen. 
 
 

Quels sont les enjeux qui ont été oubliés en l'espèce ? Quel est l'écart existant entre les propositions faites et les attentes des acteurs du secteur ? 

 
Tant au niveau des agriculteurs que des observateurs de la société, l’envie de sortir du système d’aides existe. Pour autant, quel que soit le système, on ne décrète pas sa fin sans avoir préalablement préparé une véritable solution de substitution. Aujourd’hui, l’impression est donnée que l’on va doucement mais sûrement vers l’atténuation – et petit à petit vers la fin – des aides mais sans rien proposer en échange. Les états généraux auraient dû aussi servir à cela, préparer l’avenir, lancer les premières pistes d’un système avec moins d’aides. Prenons un exemple connu, car il s’est déjà produit. La carte de France des zones défavorisées a été redessinée. Certaines communes ont été exclues, dissiminées sur le territoire national. Derrière, les éleveurs concernés perdent une aide de 5 à 12 000 € annuels, alors que certains sont en dessous de 500 € de revenus mensuels. Et rien n’est fait pour compenser. Donc on s’apprête à avoir des arrêts d’activité, moins de production interne selon nos normes, plus d’importation (sans contrôle des normes), plus de terrains en friche aussi... Certains avancent qu’il faut davantage de vente directe pour être rémunéré en fonction des prix et non plus des subventions. Certes, et je connais des producteurs effectivement plus heureux depuis qu’ils ont franchi le pas. Mais malheureusement ce marché-là n’est pas suffisamment extensible pour intéresser tout le monde. On pourrait citer d’autres exemples de « il faut que », « il n’y a qu’à », avec à chaque fois quelques cas réels probants, mais impossibles à généraliser.
 
Il manque une réelle vision politique, économique, sociale, sociétale dans laquelle les acteurs du monde agricole trouvent toute leur place. Certains parlementaires européens (en France, il ne sont que cinq ou six à connaitre à la fois nos territoires ruraux et la technicité bruxelloise) ont de véritables idées sur le sujet, avec des options différentes bien sûr, et c’est donc à Bruxelles qu’ils vont les défendre... Bien loin du ministère de l’Agriculture français qui pilotait les états généraux de l’alimentation.
 
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Commentaires (3)
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moneo
- 31/05/2018 - 10:18
@Atlante 13
on a une pléthore de fonctionnaires...et oui ce n'est pas la solution c'est le problème.... plus le nombre augmente ,plus les réglementations suivent plus ça devient kafkaïen ils veulent notre bonheur...et même ils savent à notre place ce que nous devrions aimer.. et si nous ne comprenons pas ,la contrainte y contribuera
vangog
- 31/05/2018 - 09:44
La politique de Macron est mondialiste, affairiste et gauchiste
cette politique est destinée à détruire, petit à petit, l’agriculture française, et à la mette à la botte des grands groupes de la distribution, les copains de Drahi, Pigasse etc...tant que les accords MERCOSUR ne seront pas signés, N.Hulot devra fermer son clapet, car il est contre les OGM... »ferme-ta-gueule ou démissionne!... »ensuite, Macrouille le ressortira de son chapeau comme un lapin, pour grappiller quelques électeurs benêts...
Atlante13
- 31/05/2018 - 08:53
Et pourtant
on a une pléthore de fonctionnaires, d'agents de l''Etat et d'élus. Qu'est-ce qu'ils foutent, à quoi servent-ils?